Steampod : j’ai testé le lisseur Dyson-L’Oréal pendant 30 jours
Tu as vu la pub sur Insta. Tu as vu les influenceuses. Tu t’es dit « encore un lisseur qui va cramer mes pointes ». Normal. Moi aussi. Et puis j’ai reçu le Steampod en prêt pour trente jours. Bilan honnête, sans sponsor masqué, sans filtre.
D’abord, c’est quoi ce truc exactement ?
Le Steampod, c’est le lisseur « professionnel » de L’Oréal Professionnel. La promesse : lisser (ou boucler) à la vapeur, moins chaud qu’un lisseur classique, donc moins de dégâts. L’idée : un réservoir d’eau distillée envoie de la vapeur sur la plaque pendant que tu serres la mèche. L’appareil est utilisé en salon depuis longtemps et il existe une version « grand public » pour la maison depuis plusieurs générations.
L’Oréal ne cache pas la comparaison : sur le site officiel, la marque assume de se positionner face aux lisseurs « premium » (Dyson Airwrap, Corrale…), avec un ticket d’entrée nettement plus doux. Le ton marketing est très orienté « pro qui s’invite chez vous ».
Ce que j’ai fait pendant 30 jours
Conditions du test : cheveux normaux à mi-boisés, longueur aux omoplates, brushing naturel le matin, lavés tous les trois jours. J’ai lissé cinq matins, j’ai bouclé deux fois, j’ai fait trois fois « rien du tout, je laisse vivre ».
Mesures subjectives : brillance, facilité, durée du résultat, niveau de casse sur la brossette. Rien de scientifique, juste une imprimante qui a vu passer trop de mèches.
Semaine 1 — la galère de l’apprentissage
Premier matin : vingt minutes de retard sur mon planning. Le Steampod est plus large que mon ancien lisseur, plus lourd en main, et il faut apprendre à doser la vapeur. Sinon, soit tu as des mèches sèches, soit tu as des gouttes d’eau qui coulent sur la joue. Charmant.
Conseil conquis en cours de route : remplir le réservoir avec de l’eau déminéralisée (sinon entartrage rapide), ne pas serrer comme une brute, et toujours finir avec un passage lent sur chaque mèche.
Semaine 2 — la magie opère
Une fois la gestuelle trouvée, le résultat est objectivement plus brillant que sur mon ancien lisseur basique. La plaque n’étouffe pas le cheveu, la vapeur fait un travail presque de coiffeur. Mes pointes ont l’air moins grillées en fin de journée.
Le matin, je mets douze minutes au lieu de vingt-cinq. C’est pas rien, sur une année.
Semaine 3 — j’ai voulu faire des boucles
Là où l’appareil m’a le plus bluffée, c’est en mode bouclage. On enroule la mèche, on tient trois secondes, on relâche. Boucle souple, brillante, qui tient deux jours sans laque. Personne autour de moi n’a cru que je les avais faites moi-même.
Semaine 4 — bilan
Le cheveu reste plus souple qu’avec un lisseur classique, même après dix passages. La promesse « moins d’abîmement » n’est pas un argument marketing en l’air : à température égale, la différence se sent.
Points négatifs honnêtes : il est lourd (fatigue le bras en quinze minutes de brushing complet), il est encombrant dans la valise, et il faut nettoyer le réservoir régulièrement sous peine de voir apparaître des mini-algues.
Verdict, sans langue de bois
Si tu lisses tes cheveux plus de trois fois par semaine, oui, ça change la vie. Si tu lisses une fois de temps en temps pour un dîner, ton vieux lisseur à 40 € fait le job. Le Steampod vaut son prix (qui reste inférieur aux références haut de gamme du marché) si tu veux un appareil qui dure, qui respecte un peu la fibre, et qui sait aussi boucler. Sinon, ce n’est pas un achat impulsif de septembre, c’est un investissement qu’on réfléchit.
Trente jours, un seul constat : je le garde. Et je n’avais jamais dit ça d’un lisseur.
