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On peut se demander comment c'est possible qu'une série ayant un postulat de départ légèrement irréaliste, puisse être à ce point juste, vraie, et proche de notre réalité.

Et pourtant, tu te souviens de Code Quantum ?
Mais si, rhoooo, ce n'est pourtant pas si vieux (Hein ? Quoi ? 15 ans déjà ?!) : Sam Beckett - le beau Scott "fossette-au-menton" Bakula - physicien quantique de son état, dont une expérience foirée avait fait un voyageur de l'espace-temps, qui incarnait l'espace d'un épisode, une personne dont il avait pour mission de régler les problèmes afin de "réparer les erreurs du passé".
"Heureusement, je suis aidé par Al, mon ange-gardien, qui me suit depuis le début. Malheureusement, Al est un hologramme et je suis le seul à pouvoir communiquer avec lui" (J'y crois pas, par coeur je viens de réciter ça !).
Ca se voit que j'étais archi-fana de Code Quantum ?

Et bien Erica, c'est la même, version fille et from Canada.
On fait la connaissance de cette trentenaire et des bananes (32 au moment où la série commence) (en 2008 je crois) qui avait tout pour réussir sa vie : jolie, intelligente, diplômée, motivée, sauf que...
Au moment où on la rencontre, elle est virée de son job miteux dans un call-center, elle se fait plaquer par un énième mec naze, et après un séjour aux urgences pour une réaction allergique (la lose ultime de sa journée de merde), elle se retrouve chez sa mère à devoir justifier devant la famille, le foirage de sa vie.
Genre Erica, on ne comprend pas comment elle en est arrivée là, elle avait tout pour réussir, la pauvre...

Erica, c'est moi.
Erica, c'est toi, c'est nous, c'est tous les gens qui d'une mauvaise décision à l'autre, ont vu leur vie prendre un virage dans la mauvaise direction et en ont peu à peu perdu le contrôle.

Sauf qu'Erica, elle croise le Dr Tom, "thérapeute" un brin azymuthé, fan de citations sentencieuses, et surtout porteur du pouvoir de la faire voyager dans le temps de sa propre existence, afin de corriger le tir.
Elle a fait une liste de tous ces événements qui ont, selon elle, mal orienté sa vie, et chaque épisode lui en fait revivre un. A charge pour elle d'agir différemment, même si ça ne tourne pas toujours comme elle l'imaginerait quand elle dit "si je pouvais revivre ça, je...".

Il y a de grands moments de rigolade, tu t'en doutes, vu qu'à chaque fois, on est replongé dans une époque différente qui va des seventies aux glorieuses années 80 en passant par les années 90 et 2000, avec tous les looks, les références culturelles et la musique qui vont avec.
(Perso je me suis bien reconnue dans la frange "éclatée" et le blouson en jean des années lycée).
Il y a aussi des moments très émouvants, qui remuent, qui font réfléchir, sourire ou rire mais en se disant que quand même, si seulement on pouvait faire ça nous aussi. Et puis il y a une intrigue qui avance au fil des épisodes et des choses qui ont changé ou pas, dans la vie d'Erica. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

Les acteurs sont canadiens (Anglophones, ça se passe à Toronto) donc inconnus au bataillon, mais réellement formidables et les personnages sont attachants tous à leur manière, même les "méchants". C'est bien rythmé, bien filmé, et bien agréable à regarder.
Au final, on se retrouve avec une petite série sympa, un rien déjantée mais bien ancrée dans la réalité, émouvante - voire triste - mais incroyablement positive, et 100% pleine de pep's. ZE feel-good série.

Trois saisons ont été diffusées, la 4ème (Et annoncée comme dernière * snif * ) va bientôt arriver.
La Patate a passé un week-end entier à mater la saison 1 (13 épisodes de 45 minutes, je te laisse imaginer l'état de mes globes oculaires à l'arrivée), avant de télécharger les 2 suivantes comme une malade (Dont 3 épisodes non sous-titrés bicoz pas moyen de les trouver en VOST et que pas question de rester en plan !) afin de ne pas quitter ce chouette petit univers.

Franchement, si jamais ça passe sur une de nos chaînes, ne vous laissez pas détourner par un titre français à chier ("les vies rêvées d'Erica Strange", plus nul que ça, tu meurs), ça vaut le coup d'être regardé.
(Sauf si c'est doublé avec les pieds, comme dans 95% des cas)
(T'façon rien ne vaut la VO sous-titrée)