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Mot-clé - Mindfulness

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dimanche 01 janvier 2017

C'est la saison des voeux (4)

Adios 2016, qui a réussi l'exploit d'être encore plus pourrie que l'année qui t'avait précédée (Patat'angoissée a envie de rajouter qu'on ferait mieux de s'y habituer parce que le monde ne peut aller que de mal en pis, et nous avec) (Ne l'écoutez pas, elle va vous plomber la journée/soirée) (Je vous jure, elle me FATIGUE !).

Bonjour 2017, année que l'on espère super chouette.
(Mouais enfin je te ferai remarquer qu'on dit ça tous les ans) (Ta gueuuuuuule !)

Voeux2017.jpg

Lecteur et -trice fidèle qui passe par ici ou Gogole qui t'es égaré(e) par là, je te souhaite une bonne et heureuse année, aussi zen et détendue que je le fus après avoir dessiné les voeux ci-dessus.

Environ une heure et demie à ne penser à RIEN si ce n'est l'alignement des traits (Tirer la langue CA AIDE, je vous PROMETS) ou le choix de la couleur suivante (Compliments bienvenus), c'est incroyablement reposant.
Essayez vous verrez, c'est une activité proche de la méditation tellement l'esprit s'y investit à l'exclusion de toute autre préoccupation. On en ressort envahi(e) d'une véritable sérénité.

(Avantage collatéral : l'activité demande une telle concentration que ça tient occupés et à peu près silencieux tous les gnomes charmants z'enfants dès qu'ils sont capables de tenir un crayon, ce qui est très pratique quand ils sont surexcités par les fêtes, les vacances, le sucre et le réveilloooooooon)


vendredi 16 décembre 2016

TGIF (16)

Pataterie de l'Avent n°16 : la règle c'est qu'on ouvre une case par jour, et en aucun cas à l'avance. Mais quand on est en retard, on fait comment ? On en ouvre trois d'un coup, pardi !

Avent-2016-J14-15-16.jpg
J'aurais bien entendu pu découvrir chaque surprise le jour dit, ce n'est pas que cela demande un effort surhumain d'ouvrir un carton prédécoupé, hein; mais je n'aurais pas eu le temps nécessaire pour apprécier chacune, au calme, à respirer le parfum de la tasse fumante dans mes mains. Et j'avoue que j'ai pris goût à ce petit mindful moment quotidien.

Donc j'ai triché.
J'ai sauté mercredi et jeudi, journées marathon où je n'ai touché terre qu'au moment d'aller au lit, épuisée (OK, et aussi l'estomac plein de vodka pour ce qui est de mercredi)(Oui, je fais des infidélités au rhum, parfois)(Oui, j'ai eu BEAUCOUP de mal à me réveiller jeudi), et ce matin en partant bosser, j'ai embarqué les 3 sachets pour me soutenir jusqu'à la quille, enfin, le début du week-end.

Et cela n'aurait pas pu mieux tomber si je l'avais fait exprès !

J'ai commencé pendant que mon pécé bootait, par Big Ben, un "mélange corsé de thés noirs" du Yunnan et d'Assam, absolument parfait pour démarrer la journée en se prenant pour une lady (Les mélanges de thés noirs, c'est apparemment très anglais).
Riche en théine histoire de se réveiller, absolument pas amer (raison pour laquelle je préfère les thés noirs aux thés verts) (Et fuck les anti-oxydants !) mais très goûteux et légèrement épicé, je dirais presque poivré, il m'a fait beaucoup de bien.
Tout au long de la matinée, puisque je l'ai réinfusé deux fois selon cette bonne vieille technique de Patate: tu bois la moitié de ton mug et puis tu l'oublies, il refroidit, tu remets le sachet dedans et tu rajoutes de l'eau bouillante, à répéter en boucle autant de fois que nécessaire pour ne finir par boire que de l'eau tiède vaguement colorée.


NdT: lors de ma pause déjeuner, j'en ai profité pour enfin me documenter sur le thé, vous serez donc ravi(e)s d'apprendre que le Yunnan est un thé de Chine poussant dans la province du même nom, tandis que l'Assam est un thé venant des plaines du nord-est de l'Inde, près de la Birmanie. Non, je ne suis pas soudain devenue bonne en géographie, c'est mon ami Gogole qui le dit.

Et en l'occurrence, ce sont des thés noirs parce qu'après la cueillette, on a laissé les feuilles s'oxyder. Thé noir ou thé vert, sur l'arbre c'est la même chose ... Encore que dans ce cas précis, ce ne soit pas 100% identique, vu que l'Assam serait, si j'ai bien compris, issu du camelia sinensis variété assamica alors que tous les autres thés proviennent du camelia sinensis variété sinensis, la différence entre les deux arbustes se situant dans la taille des feuilles.
(Oui, le théier en fait, c'est un cousin du camélia)(La légende raconte qu'il existerait une 3ème variété de camelia sinensis et que s'apelorio Quézac Cambodiensis, mais les puristes te diront que ce n'est qu'une variante régionale du sinensis)(Perso, je m'en bats le tubercule avec une boule à thé rouillée)

Le truc à retenir pour briller dans les goûters mondains, c'est donc que les feuilles de thé sont toujours les mêmes, ce qui fait qu'on parle de couleurs ou de types de thés, c'est le traitement qu'elles ont subi après la cueillette: aucune oxydation pour le thé vert, une légère oxydation naturelle pour le thé blanc, et une oxydation complète - faite exprès - pour le thé noir.
Pour compliquer encore les choses, entre le thé blanc et le thé noir, il y a le Oolong, qui subit une oxydation volontairement incomplète, entre 10 et 70%, et qui a la particularité de n'être produit qu'en Asie. Mais "oolong" ce n'est pas une couleur, alors ça ne collait pas dans la phrase d'avant.


Pour l'après-midi, j'ai quand même jeté mon sachet multi-infusé je suis passée au Goût Russe 7 agrumes, encore un mélange de thés noirs (de Chine, sans précision, et de Darjeeling) mais aromatisé de citron, citron vert, orange douce, orange amère, pamplemousse, bergamote et mandarine. Tu peux compter, ça fait bien 7.
Pas mauvais, mais un peu trop pamplemoussé à mon goût de Patate-pas-Russe.

Et ce soir, heureux hasard, j'ai infusé le Rooibos du hammam, version sans théine d'un grand classique du Palais des Thés, que personnellement j'adore. Ici il n'y a que de la pulpe de datte et des fruits rouges pour l'aromatiser, pas de rose ni de fleur d'oranger comme son grand frère le thé, mais il est tout de même délicieux.

Damned !
Maintenant j'ai envie de loukoums pour l'accompagner !! :-)


jeudi 14 avril 2016

Bonne résolution 2016

meditate-before-medicate.jpgLe 14 avril, oui, je sais.

Si j'ai procrastiné la blog-note, je te rassure lecteur de mon coeur, cette bonne résolution est bien en application depuis le mois de janvier.
Je vais même m'autoriser un peu d'auto-congratulation, tu permets, parce que malgré les difficultés et les imperfections, je m'y tiens, à ma résolution.

Meditate before you medicate.
La méditation avant la médication.

(Ou comment tenter de ne pas retomber dans les anxiolytiques et/ou les anti-dépresseurs, quand on se sent glisser et que jeter sa télé ou faire du sport, cela ne suffit pas)

Vu mon cheminement intérieur de ces dernières années, me mettre sérieusement à méditer aurait sans doute fini par s'imposer comme une évidence (Tu noteras que c'est d'ailleurs la suite logique de la bonne résolution 2015).
Surtout que la méditation, c'est comme le yoga - que je pratique d'ailleurs déjà - et le régime sans gluten : ZE truc à la mode. Cela ne m'étonnerait d'ailleurs pas que l'une ou l'autre célébrité branchée s'y adonne (Gwyneth Paltrow ? Emma Watson ? Jennifer Aniston ? Ou peut-être même Madonna ?) (Oh non, je sais, Angelinaaaaaa).
Mais comme les modes, moi, ça me saoule, j'aurais aussi bien pu passer à côté pendant encore quelques années.

Heureusement, vers la mi-2015, l'Univers a mis sur mon chemin un passionnant bouquin : "Full Catastrophe Living" de Jon Kabat-Zinn (Je l'ai lu dans sa version originale, mais en VF c'est "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience").

L'auteur est ni plus ni moins que l'inventeur de la fameuse "pleine conscience" dont on nous rebat régulièrement les oreilles (C'est à la mode, je vous dis...), qu'il a développée au début des années 80 pendant que d'autres allaient dans des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient Stan Smith aux pieds, le regard froid dans la "Stress Reduction Clinic" qu'il avait fondée au passage et au MIT (Zeugma, 10 points !).
Le livre explique les tenants et aboutissants, ainsi que les bases, de son programme MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction et c'est franchement passionnant. Je me suis en outre vite rendu compte (Sans E à "rendu", merci d'arrêter de me faire saigner les z'yeux) que lors de cette période noire de ma vie où j'avais plongé dans le burn-out, certains aspects de la méthode avaient été utilisés dans ma thérapie.
J'ai regretté a posteriori, qu'à l'époque on n'ait pas identifié comme telle la pratique du "mindfulness" (Si tu veux dire "pleine conscience" mais en te la pétant un peu, tu le dis en Anglishe) et que jamais personne n'ait mentionné cet ouvrage. Mais peut-être aussi qu'à ce moment-là de ma vie, il ne m'aurait pas autant bouleversée. Je finis par croire que les choses n'arrivent que quand on est prêt à les accepter...

Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui n'est pas un énième bouquin de développement personnel, mais un compte-rendu à la fois scientifique - car oui, le programme MBSR en 8 semaines, a produit des résultats validés et publiés - et profondément humain de ce que la pratique de la pleine conscience peut apporter à ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête.
Et soyons honnêtes : on souffre tous un peu, dans nos têtes.
(Rassurez-moi, c'est pas juste la mienne qui ne va pas ?)

J'ai donc lu ce livre en 2015, et tandis qu'il résonnait en moi, l'Univers n'a pas cessé de balancer de la méditation sur mon chemin pendant le reste de l'année, comme autant de peaux de banane; un article de magazine par ci, une appli pour smartphone par là (Petit Bambou) (Je t'en reparlerai si tu veux, elle est très bien), jusqu'à cette incroyable coïncidence : tomber (Après toutes ces chausse-trappes, tu m'étonnes...) sur un cycle de 6 semaines de pratique de la "méditation pleine conscience" qui commençait en janvier.

"Ce sont des exercices basés sur la méthode MBSR, c'est américain, je ne sais pas si vous connaissez ?" qu'elle a dit, la dame au téléphone. "On les a un peu adaptés parce que normalement c'est 8 semaines, mais nous on pratique en 6".
Cerise sur le gâteau : le jour et l'horaire de réunion qui semblaient choisis exprès pour se couler dans un interstice de mon emploi du temps surchargé.
Bon, ce n'était franchement pas donné, mais j'avais compris le message (Là, l'Univers s'est dit "Ouf, je commençais à en avoir marre de faire le singe avec mes bananes !") : j'ai signé. Et je ne l'ai pas regretté.

J'ai pratiqué la pleine conscience et j'ai médité.
En groupe, et toute seule à la maison, un peu comme des devoirs, comme dans le bouquin. Et puis j'ai un peu lâché. Et puis j'ai repris, sans me juger, parce que c'est aussi et surtout cela le principe : s'observer, s'accepter, ne pas se juger, et cent fois sur le métier remettre son ouvrage.

C'est ma bonne résolution 2016 : intégrer la méditation dans mon quotidien.
Parce qu'il est scientifiquement prouvé que cela fait du bien. Et que je ne sais pas vous, mais moi j'en ai bien besoin.


lundi 30 septembre 2013

Patate Multitâche

Multitasking-Potato.gifOu pas.
Définitvement pas.

Ce n'est pas que je n'essaye pas, hein ! En fait, je n'arrête pas d'essayer.

De finir de fermer mon trench tout en descendant les escaliers ET en rangeant mes clés, de sortir la Patate-mobile du garage tout en expliquant à JohnJohn où je veux aller, de téléphoner à Mamie tout en rédigeant cette blog-note (Quoique là je suis quand même aidée : 90% de la conversation, elle se la fait toute seule), de manger ma salade le midi tout en lisant un rapport de 10 pages ET en checkant mes e-mails vite fait...
Je N'ARRETE PAS d'essayer !!

Mais tu sais quoi, lecteur de mon coeur wannabe-multitaskeur ?
Il est impossible de réellement multitasker (Ben quoi ? Si j'invente un nom commun la ligne au-dessus, je peux bien me créer un verbe là, non ?).

Oh bien sûr, tu en trouveras toujours pour te jurer que EUX ils y arrivent sans problème (A MORT les gens parfaits !) mais la vérité, c'est qu'à trop vouloir en faire à la fois, on finit par tout (mal) faire à moitié.

J'ai déjà suffisamment failli me viander le matin dans les escaliers avec le trench à moitié boutonné ET les clés à peine dans le sac, pour pouvoir en témoigner...
Les gens multitâches sont un mythe ! Une légende urbaine !! Une diabolique invention destinée à faire complexer les gens normaux (Depuis le temps que je dénonce le complot international anti-Patates !)...

Parce que si on fait 36 choses à la fois, on n'a pas la tête à ce qu'on fait.
On n'est pas "présent" à ce qu'on fait, comme dirait Mme Mapsy lorsqu'elle tente - avec un succès pour l'instant mitigé - de me faire pratiquer la pleine conscience.
Et tout comme mes chevilles méritent que je leur épargne l'entorse pour gagner 10 secondes sur mon trajet quotidien, ma grand-mère mérite que je sois réellement présente au bout du fil pour l'écouter radoter me raconter sa journée, et ma délicieuse salade mérite que le message de mes papilles gustatives parviennent au cerveau sans être parasité. De même que ce rapport que quelqu'un a passé des plombes à rédiger mérite que ma lecture soit 100% attentive (Ne serait-ce que pour les 3 fautes à chaque ligne qu'il s'agit de corriger sans grincer des dents !), et les ceusses d'entre vous qui ont pris la peine de m'écrire un e-mail méritent assurément plus qu'une lecture en diagonale et un cliqué-glissé dans le folder "pour plus tard".

Et surtout MOI, JE MERITE de prendre le temps d'apprécier pleinement ce que je fais.
Bon ok, peut-être pas la lecture d'un pensum bourré de fôtes, mais l'exercice physique quand je descends les escaliers ? Le boutonnage de ce joli trench que j'ai eu tant de plaisir à dénicher il y a de ça plusieurs années quand je faisais encore du shopping ? Le contact de mon lovely porte-clés ? Une connivence avec ma petite mamie chérie qui n'est malheureusement pas éternelle ? Les gentilles pensées que des plus ou moins inconnus ont eu la gentillesse de m'envoyer ?
(Et finalement, même dans les documents mal écrits, on peut trouver l'opportunité d'apprendre quelque chose, si on y réfléchit)

Oui, tout cela je le mérite !
Et vouloir multitasker, c'est bêtement m'en priver.


Le remède ?
Cesser de vouloir me transformer en Multitasking Potato et plutôt tendre vers la Mindful Potato : la Patate qui est "présente à elle-même" (Non mais je vous jure, après quelques années de psychothérapies en tous genres, cela devient difficile de parler normalement !) - et aux autres par la même occasion - à chaque moment de la journée.

Premier exercice : couper le smartphone quand tu passes à table, Pataaaaate !
Mange ton assiette au lieu de l'instagrammer !!
(Oui oui, ça aussi c'est un verbe !)