Ou "Triple alliance", en Français in ze texte, mais moi j'ai vu la VO, so...


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(NdT : je suis confusionnée d'ailleurs, parce que "The other woman" c'est déjà un film avec Natalie Portman... Jamais distribué en France à part en DVD, m'enfin entre Ricains, est-ce qu'on a bien le droit de se piquer les titres comme ça ?)

Bref.
Patat'a vu The Other Woman, et même si les critiques sont assez assassines, Patat'a suffisamment rigolé pour avoir envie de le partager. Parce que c'est Nowel et que les fêtes de fin d'année c'est trop la déprime qu'une petite comédie sympa, ça peut faire du bien entre la connasse de belle-soeur dinde et les cousins arriérés plateaux de fruits de mer.

Or donc, les critiques sont assassines, et avec raison.
Le scénario n'a pas une grande originalité, certains gags sont lourds et gras - et beaucoup à base de pipi-caca, c'est plein de stéréotypes, c'est trop comme ci ou pas assez comme ça ... Bah oui. Mais va savoir pourquoi, magie du cinéma, ça marche pour moi. (Rick Hunter, sors de ce corps !)
Il faut dire que j'ai un gros girl crush pour Cameron Diaz et ça tombe bien, le personnage central du film, c'est elle. M'étant fait sa filmographie quasi-entière, je peux en outre te certifier qu'il y a largement plus con et nettement moins réussi que ce film-là.

Il faut dire aussi que le casting a fait appel à deux bôgosses issus de séries télé : Jamie Lannister (Game of Thrones) et Kelly Severide (Chicago Fire) (Je ne t'en ai pas encore parlé ?! Mais TU DOIS voir Chicago Fire ! C'est des POMPIERS et il y a le bôgosse australien de Dr House dedans) (Juste, tu changes de culotte après chaque épisode, mais c'est pas grave, Patat'a du stock) (Bref).
Hein ? Quoi ? Oui, les acteurs ont des noms, m'enfin le premier en a un à coucher dehors et puis Google est ton ami, non ?

Revenons à nos moutons.
Le film commence comme une comédie romantique classique : Carly (Cameron Diaz), sublime avocate blonde que tu devines mariée avec son boulot et malheureuse en amour comme nous toutes, même que ça remonte le moral paske sans doute qu'à elle aussi on lui demande comment ça se fait qu'elle est toujours célibataire "jolie comme elle est", Carly donc, rencontre Marc (Jamie Lannister).
Feu d'artifice au lit (Et sur la table basse, et contre la fenêtre du salon, et...), sorties romantiques, cadeaux craquants et dîners sur fond de musique douce... C'est le coup de foudre et la romance dure 2 mois.
Jusqu'à ce que ça dérape et que Carly se retrouve un soir nez à nez avec Kate, la femme de Marc; car évidemment, c'était trop beau pour être vrai, le mec est un salaud déjà marié qui avait "juste" un peu oublié de porter son alliance pour sortir dans les bars. Carly n'omet d'ailleurs pas de préciser que NON, elle n'est pas la maîtresse du salaud, puisqu'elle n'était pas au courant qu'il était marié.

L'histoire pourrait en rester là, tu remballes tes dents et les morceaux de ton petit coeur brisé et tu repars avec dignité (Cameron Diaz est super douée pour incarner la dignité avec un talon d'escarpin cassé), sauf que l'épouse bafouée s'inscruste dans la vie de Carly comme un chiot en manque d'affection, et que de conversations désabusées sur les hommes en bouteilles de vodka, elles finissent par devenir copines et par échafauder des plans pour passer au salaud l'envie de recommencer.
Girl power !
La plupart des critiques trouvent que cette partie du film traîne en longueur et vole la vedette au vrai thème qui est la vengeance en elle-même. Perso je trouve au contraire cette première moitié la plus riche : marrante, un brin loufoque mais finalement touchante, avec des dialogues qui tapent juste et un bon rythme. C'est mon humble avis, et je le partage.

Rien à voir avec le fait que c'est aussi dans ce morceau du film qu'on découvre ce beau morceau de mâle (Je découvre d'ailleurs en écrivant cette blog-note qu'il a des goûts de chiottes originaux : ce serait le boyfriend de Lady Gaga).
Beaucoup à voir en revanche avec les fringues, les shoes, les coiffures et autres considérations greluchiennes. J'ai a-do-ré les tenues des actrices dans ce film : Kate la bobonne couture et Carly la it-girl branchée (Un peu moins les apparitions de Nicki Minaj, mais elle a au moins le mérite d'être originale).
Esprit de Sex and the City, es-tu là ? Oui, je suis dans la scène où Carly et Kate passent une plombe à picoler / discuter / rigoler dans le walk-in closet, au milieu des escarpins et des fanfreluches.

L'intrigue s'accélère quand nos nouvelles amies découvrent que Marc est en fait un escroc, doublé d'un serial-dragueur qui saute sur tout ce qui bouge, et qu'il a en particulier sauté sur Amber, bimbo de 20 ans incarnée par Kate Upton (Je te laisse Googueuler ses photos en maillot, c'est le top model du calendrier Sports Illustrated). Laquelle n'apporte pas grand chose à l'intrigue, mais fournit le personnage de la blonde bête et gentille. Stéréotypes, stéréotypes, je n'ai jamais dit le contraire.
Je te passe la suite, la dernière demi-heure pèse et emballe la vengeance des trois femmes bafouées qui servira en outre à cimenter leur amitié. Il y a des gags lourds et pas mal de clichés, mais il y a surtout de bons éclats de rire, quelques moments touchants, et au final, un bon divertissement.

Celui-ci est à ranger dans les "plaisirs coupables", il faut bien être une Patate pour se vanter de l'avoir apprécié, mais j'assume. Mes neurones ont besoin de se relaxer de temps en temps !