Pas aujourd'hui rassure-toi ami lecteur, dimanche.
Je voyais déjà des z'hommes z'affolés en train de se dire "putain j'ai encooore oublié? Elle va me tuer!"

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Mais c'est la semaine de la Saint Valentin, impossible d'y échapper: la mafia des fleuristes veille au grain, à peine les soldes terminés que les décos cul-cul s'étalaient déjà en vitrine des chocolatiers / carteries / boutiques de lingerie, etc etc ... Tu as compris Patate? C'est la Saint-Va-len-tin !!

Ma 3ème consécutive fête-des-z'amoureux-sans-z'amoureux ...
(La première était par ici et la deuxième par là)

Tu noteras ami lecteur, que chaque année le spectre de Cro N'ex s'est éloigné, au point que cette fois je ne me demande même pas ce qu'il fait, lui. Je me demande en revanche (J'allais mettre "par contre" mais elle m'a traumatisée) ce que moi je vais devenir. Et j'ai peur.

Cette semaine, cernée par les gros coeurs rouges et les z'amoureux qui s'bécotent devant les vitrines, je passe mes journées avec une boule d'angoisse dans la gorge, avant de m'endormir avec la trouille au ventre et la larme à l'oeil (Au passage, petit conseil de Procrastino-Potato: c'est une très mauvaise idée de pleurer sur son oreiller quand on a omis de se démaquiller avant de se coucher). Qu'est-ce que je vais devenir?

J'entame ma 3ème année de célibat avec le coeur en hiver.
Ok il a été brisé, piétiné et recollé à coups d'antidépresseurs, mais ça n'explique pas tout, et j'ai la trouille qu'il ne batte plus jamais. Juste le minimum, pour fonctionner, mais qu'il ne s'emballe plus jamais pour personne. Car c'est triste à dire mais absolument personne autour de moi n'a réussi à éveiller le moindre intérêt, ces dernières années, comme si j'avais perdu la capacité d'aimer.

Oh je fais bien semblant, je soupire après le Prince Charmant, je flirtouille par moments, mais tu veux que je te dise? En vérité je m'en fous.
Si le Prince Charmant débarquait je serais fichue de le rembarrer, j'invente plein d'excuses pour refuser des invitations alors qu'en fait j'ai juste envie de m'enfermer dans le Patat'home et de caliner ma chatte (Oué non, paske ça, même pas) mon pitichat. Même quand parfois j'ai l'air intéressé, en réalité je ne le suis pas, mon encéphalo-love est plat, tout comme mon quotidien et sans doute mon avenir.

Oui mais Pataaaaate, c'est juste qu'ils ne sont pas pour toi, quand "le bon" arrivera la machine repartira, bla bla blaaaa... Je n'y crois même pas, et ce qui m'inquiète c'est que je n'ai pas vraiment l'envie d'y croire. Je m'en fous.

Quand j'ironise sur mon avenir de vieille fille, je ne plaisante qu'à moitié: je suis une coquille vide, pas trop mal sapée, joliment maquillée, l'air avenant, mais pleine de rien, à l'intérieur.
Et quand par hasard tu l'expliques à un homme, gros naze qu'il est, il prend ça pour un défi et te court après, gaspillant son temps et le tien avant de découvrir dégoûté que non non, tu n'avais pas menti: t'en as absolument rien à carrer du sexe opposé.
(Meuuuh non, je ne suis pas en train de virer lesbienne!)

Ca me rend triste.
Mais un jour prochain, ça aussi je m'en foutrai ... C'est bien ce qui m'effraie.

[Oué non mais z'avez le droit d'être amoureux, les gens, vous pouvez même être heureux, je ne le prendrai pas perso contre moi! Je vous souhaiterai même une bonne fête]