... imaginé par les patatophiles.
(Et comme on a largement dépassé les 10 participants, promis bientôt je vous dirai tout tout tout sur le zizi lui) (Ou presque)

Maintenant les gens, c'est à vous de voter pour élire votre texte préféré.
(Je rappelle qu'il y a un délicat parfum à gagner)

Le règlement?
Pas compliqué: 1 vote = 1 commentaire sur cette blog-note et celle-ci seulement.
Une seule voix par personne, cela va de soi (Et inutile de tricher, je zyeuterai les adresses mails et IP si vous m'y forcez!) mais en ces temps d'élections, vous êtes bien sûr autorisés à faire campagne pour rameuter votre famille, vos z'amis, vos voisins, votre chien, vos blogo-potes voire les z'inconnus dans la rue du moment que tout ce petit monde s'engage à adhérer au culte de la Patate respecter les règles.
Cependant on n'est pas en Amérique ici, n'allez pas euthanasier votre vieille mémé la veille des élections pour faire pleurer dans les chaumières, ça ne marchera paaaaas (Surtout si elle vote, la grand-mère morte! Lol). * Patate Pourrite Powaaaaa *

La limite?
Les votes sont ouverts jusqu'au dimanche 9 novembre minuit, les comptes seront faits dans la foulée si je suis encore réveillée et le colis expédié dès que j'aurai traîné mon tubercule jusqu'à un bureau de Poste possible. P'tet même le lundi au soleil, vu que la Patate fait le pooooont oh yeah-que-j'aime-les-mardis-fériés!

Vos versions de mon nouveau Patatophile Perso?
Les voici, à la faute d'orthographe virgule près, leur forme et contenu n'engageant que leurs auteurs respectifs ... mais m'ayant parfois bien fait rire ou rêver, et je les en remercie!

ZIQUETTE
(La preum's)

Madame,

Oui, je sais, vous allez me dire que vous êtes encore une demoiselle. Ben sachez, ma petite, que ça m’étonnerait fort, vu le comportement désolant que vous avez avec mon Thierry.
J’étais déjà pas d’accord quand il a quitté la maison. Il n’avait que 23 ans ! Je savais que les filles allaient lui tomber dessus et lui faire tourner la tête. Lui voler ses sous peut-être même. On sait comment sont les femmes. Au début, je m’occupais de ses lessives, je lui faisais son ménage… Bon, depuis qu’il a engagé Carmen, je suis beaucoup moins présente dans sa vie, c’est vrai. Mais depuis que vous êtes là, c’est peau de chagrin !
Mon Thierry, il est bien élevé, il ne répond pas, et il pense à la fête de Mères. Et ça, aujourd’hui Madame, ce n’est pas rien. A une époque où ils oublient tous qui les a porté pendant 9 mois, qui a passé 17h en salle d’accouchement, qui a soigné leurs bobos, qui leur a préparé les bons petits plats qu’ils aiment tant… hé ben mon Thierry, il appelle sa maman tous les vendredi.
Et vous, vous arrivez, et vous me le dévergondez ! Déjà, ça fait deux fois qu’il appelle en retard. Et l’autre soir, il m’a pas appelée du tout. « J’étais en panne » Et depuis quand une panne, ça empêche de se servir de son portable ??? « J’ai rencontré une fille » Tu parles ! Une fille rencontrée au bureau, ce n’est pas une fille, c’est une opportuniste. Je vous préviens, si c’est une augmentation que vous cherchez, ou une promotion, c’est pas la peine de chercher après lui. Il ne vous donnera rien de ce côté-là ! C’est qu’il a une morale mon fils!
Alors j’aime autant vous prévenir de suite ma petite. Les amoureuses, j’en ai vu passer, et des coriaces, mais j’ai toujours su m’en débarrasser. Des pseudo-gentilles que j’ai vite fait filer. Des clairement chiantes que j’ai écrasé d’un revers de main. Des fragiles que je n’ai pas hésité à faire pleurer, quitte à les envoyer en dépression. Au moins, elles dégageaient.
Alors vous feriez mieux de ne pas trop vous attacher !

Tu touches encore à mon fils et je te crève tes pneus, pigé ?
J. Granbert.



PITOU G.

Aligot! ("allez go", jeu de mots auquel ne peut être sensible qu'un auvergnat pure souche)
J'imagine un très beau vendeur de Mac do, tellement mordu de ton adorable frite-mousse qu'il a écrit son numéro de téléphone sur ton menu Best of. Désespéré de ne point avoir de tes nouvelles, il s'est mis à archi-parmentier (=arpenter du tubercule) ton quartier de patate à ta recherche.
Il t'a un jour retrouvée sur un bord de trottoir, près de ta Patatomobile, en sanglots. Tu considérais avec effroi (de canard) de tous tes yeux (et dieu sait si une jolie Patate en a de nombreux!) de lourds cartons suédois indémontables et intransportables. Et il s'est fait un lumbago en t'aidant. Tu l'as réconforté et réamidonné.

Il porte de petites lunettes cerclées, a de jolies fesses rebondies, un style made in Berlin et arbore un air béat depuis qu'il t'a fait le coup de la panne.
Ou alors c'est le meilleur copain d'un collègue de bureau (mais c'est moins glamour)

J'ai bon? Ah oui, j'oubliais : il s'appelle Jacques Cartier.



DOUTOO

Une chose est sure, le patatophile n’est pas mécanicien auto parce que … bof, pas besoin d’expliquer, ça semble évident !!
Il me semble évident que la patatophile est un ingénieur diplômé de l’école supérieure de montage de meubles en kit IKEA. La question est de savoir comment il s’est trouvé sur le chemin de Dame Patate.
La patate n’était pas au mieux de sa forme ces derniers temps, un an sans amour, elle n’avait pas le cœur à de nouvelles rencontres et surtout pas à draguer. Mais le patatophile, lui, l’avait repéré sa belle dame-Patate, avec ses ongles, beaux et rigolos.
C’est l’ami d’un couple d’amis, ils s’étaient déjà croisé mais il n’avait jamais osé, d’abord à cause de Cromignon puis parce qu’elle semblait si triste...
Mais à son retour de vacances, la Patate, toute bronzée, était invitée à un diner. Le patatophile y était et a bien entendu proposé ses services lorsque Patate a expliqué que son meuble IKEA en kit trônait toujours dans son salon mais était toujours en kit, ce qui le rendait moins facile d’utilisation.
Rendez-vous fut pris pour une session montage de meuble. Le patatophile étant très doué et très rapide, la soirée était devant eux pour un échange de regards, de sourires, d’un petit verre et d’un… premier baiser.
Avec son humour, il a réussi à la séduire le patatophile gentil et patient.
La suite, c’est bien sur, d’autres rdv, des appels, des sms, des coups de la panne à 3h du mat...



PALATINIUM

Nom: Geoffrey
Prénom: Geoffrey on te dit !
Sexe: Vivi, Potato certified.
Age: Comme disait Mémé: "Ouh ben si j'avais 50 ans de moins...hin hin hin"
Profession: Héros - Prince charmant - Milliardaire - Futur Gendre (rayer les mentions inutiles, mais garder les quatres premières)
Particularité : A su se faire attendre! Pas peut dire.
Signe distinctif(avant): néant
Signe distinctif(actuel): Se présente toujours avec une p'luche d'origine inconnue dans les cheveux.

Lieu de rendez-vous : Pas loin d'une Calèche auto-tractée de ses 4 CV.
Lieu de concrétisation: INSIDE !!
Heure du décès de la sus-dite calèche: 4h45 am environ.
Cause: rupture des armortisseurs croisés suite à un roulis continu et prononcé.
Origine du roulis : nsp



NORZEM

Il était une fois une pomme de terre du nom de Patate. Patate oui, mais pas n’importe quelle patate. Rien à voir avec une patate pourrite, ou une patate pas cuite, noooon !

Il s’agissait d’une Patate qui pouvait avoir plein de visages : glamprout, desperate, coquine, les nerfs à fleurs de p’luches, sucrée, pouffe… bref, Patate pouvait passer par tous les états.
Comme chacun d’entre nous, Patate avait vécu un jour une belle histoire, mais celle-ci s’était terminée en gros chagrin d’amour..
Du coup, la Patate ayant eu le cœur en purée, décida que plus jamais on ne l’y reprendrait, et pensa même qu’elle n’aurait plus jamais la frite.
Faut dire qu’elle en avait gros sur la patate, et elle décida de retourner dans son milieu naturel : la terre.
Après de nombreuses visites, elle trouva un nouveau jardin au cœur de Paris, où elle pourrait enfin s’enterrer comme bon lui semblerait, pleurant sur son sort de Patate écrabouillée. Au printemps, elle s’enterra profond profond profond, jusqu’à ce que les gens ne la voient même plus. La saison avançait, et comme prévu, plus personne n’avait l’air de la voir.
Pourtant, au début de l’été, il était temps de biner un peu la terre, histoire que Patate puisse couler des jours paisibles mais pas heureux dans son trou noir qu’était la terre. Du fond de son trou, Patate priait pour qu’un jardinier vienne l’enterrer plus profond encore pour qu’on l’oublie et surtout pour qu’on la laisse tranquille !

Oui mais voilà, le jardin demeurait sans jardinier, et le plan de Patate ne pouvait pas fonctionner.Mais où était le jardinier ? Sûrement parti en vacances, allez savoir !
Et c’est ainsi qu’un jour de l’automne, alors que Patate ne savait plus quoi penser, et n’avait plus assez de larmes pour pleurer, elle décida de respirer un peu et de se déterrer.
Mais le problème, c’est que sans bêche et sans force dans les biscotos, il est impossible de déterrer les patates éplorées. Et puis…vous avez déjà vu une patate sortir de terre toute seule ? Et ce fichu jardinier qui n’était toujours pas là....

Un soir, alors que Patate ne s’y attendait pas, un jardinier spécialiste et amoureux des pommes de terre fit son retour dans le jardin où elle s’était enterrée. Il commença par contempler les dégâts causés par son absence.
Puis il tâta la terre.
Enfin, il se décida à voir si oui ou non, une Patate exceptionnelle l’attendait là-dessous. Il prit sa brouette, mit ses bottes et planta délicatement sa bêche dans la terre, de peur de fendre le cœur de Patate en deux ; il souleva la motte de terre, la posa au sol et commença à fouiller.
Son regard s’illumina lorsqu’il aperçu le tubercule de Patate ! Il la regarda puis décida d’enlever la terre qui la couvrait.
Mais Patate n’était pas si naïve, elle avait eu peur tout d’abord que le jardinier n’ait envie de la passer à la casserole, ou encore pire, d’en faire une patate sautée.. mais devant le regard de son sauveur, Patate fondit.
Elle ne voulait pas laisser passer l’occasion de revoir la lumière du jour ; au risque qu’il ne la jette dans la haie bordant le jardin, Patate se mit à remuer dans les mains du jardinier.
Celui-ci frissonna sous la douceur de sa peau (faut dire que Patate, même déprimée, prenait soin de sa peau !) et se dit que vraiment, celle-ci était la plus belle Patate de la saison ! Patate sauta dans la brouette du jardinier, et ils partirent tous deux, très très loin du jardin sinistre.

Morale de l’histoire : ce qui ne tue pas Patate la rend plus forte.

L’histoire ne nous dit pas si Patate et son jardinier sont revenus pour mettre du propre dans le jardin, ou s’ils ont décidé de nous faire mijoter un peu avant de connaître la suite de leurs aventures.
Souhaitons seulement que Madame Patate nous revienne avec l’envie de nous passer ses histoires d’antan à la moulinette et de transformer sa nouvelle histoire en un délicieux gratin...



GAZELLE
(La revenante)

Il était une fois une Patate Greluche qui promenait tristement mais dignement sa frite dans le rayon des surgelés du petit supermarché « chez Duckies » du coin (coin) en un dimanche soir morne et pluvieux, se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir se cuisiner...
Il était une fois un patatophile anonyme qui promenait sa libido dans les mêmes rayons, regardant amoureusement les sachets de frites, allumettes, pommes, dauphines, noisettes, paillasson et j’en passe et rêvant à la Patate Chaude Charmante de sa vie, à leurs folles nuits d’ivresse, de tendresse et leurs soirées échangistes au coin du feu ...
Il était une fois un unique petit sachet de Pommes Duchesse cabossées, oublié au fond du bac surgelé qui pleurait toutes les larmes de son corps dans son coin, triste d’avoir été abandonné par tous…..
Il était une fois 2 amoureux de la Patate qui se retrouvèrent, au même rayon, au même moment, au même instant, (instant magique d’après les témoignages), dans ce lieu réputé des solitaires du dimanche soir….. Brusquement le ciel s’assombri, les lumières vacillèrent, la tension fut à son comble, chacun retint son souffle….. Enfin leurs regards se croisèrent, leurs mains se frôlèrent, leurs doigts s’entrelacèrent autour du ptit sachet de Pommes Duchesse qui tressailli de plaisir à ce contact …. Puis soudain, surgit de nulle part, une flèche made in Cupidon zébra le ciel, traversa les rayons lessives et boites de conserve, failli entrer en collision avec Ginette la caissière (ouf on l’a échappé belle !!) et fini sa course dans le cœur émoustillé de nos tourtereaux…. ALLELOUIA !!!!
Le ptit sachet de Pommes Duchesse soupira d’aise, fut soulevé délicatement, tendrement, puis déposé au fond du caddie par 4 mains, 20 doigts qui ne se quittaient plus des tubercules, afin d’être emmené, transporté grâce à la Patate mobile jusque dans son nouvel Patate Home….. Enfin c’est ce qu’il pensait (long soupir….)…. car par un beau matin d’hiver (vers 3h du matin en fait) Patatophile fit le coup de la panne à Patate Greluche….. Ils en oublièrent le ptit sachet de Pommes Duchesses à demi décongelé dans le coffre, et s’embrassèrent longuement et goulument toute la nuit…. Il devint son Patate Charmant et elle devint sa Patate Sautée préférée….. Cependant, personne ne su ce que devint le ptit sachet de Pommes Duchesse décongelé au fond du coffre…..
Morale de l’histoire : méfiez vous des Patates en manque de sexe d’amour, surtout si vous êtes un ptit sachet de Patates Duchesse surgelé qui traine au fond d’un bac par un dimanche soir de pleine lune !!!



TAMARYS

La rencontre a eu lieu dans le hall d'entrée de l'immeuble de Madame Patate.

Notre Patatophile mystère sortait de chez un de ses amis ; Madame Patate rentrait d'un shopping de folie / d'un tour au supermarché pour remplir le frigo.
Voyant ses bras chargés, le grand Patatophile musclé lui propose de l'aider à monter ses paquets. Madame Patate, exténuée, accepte avec grand plaisir.

Lors du bref échange des paquets, stupeur! Le beau Patatophile reconnait les ongles colorés que sa petite soeur lui a montré sur un "blog de fille". Il engage donc la conversation sur ce sujet, après tout, faut bien commencer quelque part et c'est plus original que de commenter la météo...

Arrivée devant sa porte, Madame Patate invite le charmant Patatophile à se désaltérer (ça c'est si elle revenait du supermarché) / à déguster du Nutella (si elle rentrait de shopping).
Notre Patatophile déjà subjugué accepte bien volontiers, oubliant qu'il avait déjà des projets pour la soirée.

S'en suivit alors une soirée de discussion animée et spirituelle (en tout cas ils auront essayé), s'achevant sur un échange de numéros de téléphone et un chaste baiser (car Madame Patate est une princesse... et qu'elle n'avait pas planqué toutes les preuves, présentes dans la chambre et la salle de bain, réfutant cette thèse).



CLAIROUNETTE
(La timidette)

Drrrrrrrrriiiiiiiinnnnnnnnggg ... Patate essaie, en vain , d'éteindre son réveil et pour cause : 8h23 , un dimanche ... C'est l'interphone . Quel est l'abruti qui lui vrille les tympans, à l'aurore ?
"mouifff ? ( belle voix sensuelle du réveil forcé)
-Excusez-moi de vous déranger , j'aurais besoin de récupérer mon courrier mais je n'ai plus les clés et ..."
Patate raccroche, ouvre, va se recoucher . Toute l'histoire aurait pu s'arrêter là . Mais non. Dix petites minutes s'écoulent .
Drriiiiiiiiiiiinnnnggggg, rebelote .Cette fois-ci à sa porte .
Patate enfile un superbe pull informe qui traînait par là . " Mouiifff ? Quoi encore ?" ( l'amabilité incarnée cette patate au réveil ) Et voilà , qu'apparaît à sa porte : cheveux bruns ébouriffés, grands yeux noirs , lunettes qui donnent un petit air dans la lune , Yummy! Patate croit rêver , là, devant sa porte , un homme merveilleux et en plus ,il parle :
"-Euh , oui ... Je m'excuse . J'insiste mais auriez- vous par hasard récupéré du courrier à mon nom ? Je suis le précédent locataire et je devais recevoir une lettre plutôt importante."
Et là , gloupps , Patate rougit : " Nan nan, ggrrbrebre, rien vu désolée ." Argh , incapable d'aligner trois mots . Merdouille, notre Tubercule avait tout jeté. Ras le bol, de devoir garder du courrier qui ne lui était pas destiné alors qu'elle habitait là depuis presque un an .
"Bon,euh . Je ne vais pas vous déranger plus longtemps ."
C'est le moment d'agir .
"Vous, vous pourrez repasser si vous le souhaitez... pour... pour vérifier."
Patate n'avait pas entendu sa réponse, un vague oui, un non . Pfff, aucune idée.Enfin, vue l' amabilité et l'élégance de notre petite potatoes...Peu de risques que ce charmant prédécesseur repointe le bout de son nez (qu'il a parfait ,par ailleurs) .
Mais bon tout au long, de la semaine , Patate avait quand même un petit, un minuscule espoir .Elle se retrouva , le dimanche suivant, habillée, coiffée, parfumée, maquillée ... à 8h21 . Et là, notre charmante Patate se rend bien compte du ridicule de la situation . Zou, on abandonne tout ! Hop , la bonne vieille tenue du Dimanche et une journée larvaire en perspective avec le moral dans les chaussettes. Mais bon, la vie continue ! Bon, en parlant de chaussettes, il est temps que Patate lave les siennes. Il est 20h , l'heure de la petite lessive dominicale . Mais impossible de remettre la main sur son sac de linge sale . Et là, illumination! Elle se revoit saisir allègrement un sac vendredi matin et le fourrer dans le local poubelle pensant bien évidemment, qu'elle jetait tous ses indésirables déchets .
Scroggneuugneu de ... et là voilà , en train de fouiner dans la grande poubelle de son immeuble , à la recherche de ce fameux sac . Quand soudain , la porte d'entrée s'ouvre et là,Notre Apollon . Nooooooooonnnn , pas maintenant , pas comme ça !
" Besoin d'un coup de main ?
- haha, je le tiens . "
Et Patate, foutue pour foutue , brandit son sac de linge sale , victorieuse et explique sa mésaventure au charmant inconnu hilare .
"Bon, je n'ai peut-être pas retrouvé mon courrier mais en tout cas , j'ai trouvé une charmante successeur ! Je sais que ça peut paraître un peu rapide ... Que faites-vous ce soir ? "

Et voilà , on connaît la suite !



MAMY S

Certes le quotidien n'est pas glamprout, mais il est des corvées qu'on ne peut éviter. Tiens, descendre la poubelle par exemple, hein?
C'est ainsi que tout a commencé.
Patate, dans un moment de folle énergie, avait décidé de ranger-trier-nettoyer le patate-home. De cette belle, enrichissante et joyeuse activité elle obtint un sac-poubelle d'une dimension gigantesque.
Pensez donc: un an de kl*nex; douze mois de tristesse; trois cent quarante cinq jours de blues... Quand enfin on se décide à jeter tout ça, ça fait du volume!
L'esprit léger, le coeur repeint en rose pâle, Patate prit son courage et le sac de 100 litres à deux mains afin de le déposer dans le réduit d'où il serait ensuite acheminer vers la destruction totale.
Qu'il était lourd ce sac! Que le chemin vers le conteneur commun était long...
Elle parvint enfin dans la salle aux odeurs douteuses, prit son élan pour soulever le mastodonte quand.... la lumière s'éteignit!
Paralysée par la peur, Patate ne savait plus quoi faire. Elle ne voyait plus rien du tout car la porte du réduit s'était refermée. Où se trouvait l'interrupteur?
S'en était trop pour elle: elle fondit en larmes. Accroupie, tenant encore l'objet de son malheur entre ses mains crispée, elle sanglotait, persuadée que sa vie s'arrêtait là... Il faisait si noir, qu'elle ferma les yeux, pour ne pas voir qu'elle ne voyait rien.
C'est alors qu'une grande main chaude se posa sur son épaule tandis qu'une voix, plus chaude encore que la main, lui disait: "faut pas pleurer, chuis là!"
Dieu?..... Elle ouvrit les yeux, releva la tête et reçu la lumière en plein coeur: les yeux plein de douceur, les cheveux en bataille, son prince venait d'apparaître!

(Bon OK, elle a appris depuis que c'est pas un prince, que c'est juste le préposé aux poubelles, mais il est vachtement beau; hyper sexy; méga gentil.... Et en plus quand il est distrait Patate peut en profiter pour glisser sa langue dans sa bouche! Et il est super-méga-hyper distrait ce mec!!)



LALUCIOLE

D’amour entourée madame Patate
Avec Cro-Mignon ronronnait comme une chatte

Cro Mignon hélas se transforma en Cro Nul
Laissant désemparé le pauvre tubercule

Dans la baignoire il n’y avait plus qu’un canard
Pendant toute une année pour prendre son panard

Assaillie de moustiques et de meubles en kit
Autant dire que la Patate n’avait guère la frite

Un soir chez Carrouf elle errait toute molle
Ne sachant que choisir sur les têtes de gondole

Elle tenta d’atteindre de ses ongles de geisha
Bien trop trop haut un maxi pot de nutella

Accourut à son aide un charmant Brocoli
Non content d’être grand il était fort joli

De rayon en rayon et de fil en aiguille
Il l’emmena dans la brocoli-mobile

Le carrosse en chemin connut des ratés
Faut dire que c’était pas une Audi TT

Nonobstant ce détail, Patate et Brocoli
Se roulèrent des pelles jusqu’au bout de la nuit



"ELLE"

Dame Patate était bien ennuyée, toutes ces vis, ces clous, ces planches...de quoi en perdre une épluchure!Comment allait-elle s'en sortir???

Elle avait déjà largement sauvé la mise en arrivant par un éclair de génie à transporter ce foutu meuble morceau par morceau mais là elle séchait un brin.
Telle l'huile qui bulle dans la friteuse pour la faire rotir elle mis sont cerveau en ébulition et par un pur hasard, elle se rappella le jeune homme, bien fait de sa personne qui l'avait gracieusement aidée à mettre le lourd carton dans la patate'mobile et qui lui avait l'air de rien glissé son numéro si elle avait besoin d'aide dans la difficile étape du montage ou si elle avait envie d'un café un jour.

Dame patate décida de faire appel à lui...Après tout le sage a déjà posé la question alors que l'idiot ne la posera jamais et restera ainsi idiot!!! Faisons fi de la honte.

Les sonneries s'égrennent et il répond, un peu génée dame patate se présente comme la jeune fille au gros meuble.
Lui oh oui je me souviens, depuis le temps tu en est contente?
Elle et bien c'est-à-dire...(tentative de rester évasive)
Lui humm je vois je vois, que dirais-tu d'une rencontre qui ne soit pas sur le parking de mon taff?
Dame Patate qui se dit qu'après tout il faut bien se montrer aimable si on veut arriver à son but s'entend oui cet après midi 15H au café de la frite???
Lui ok vendu :)

Dame Patate apporta grand soin à sa tenue, après tout il ne faut jamais être moins que sublime en toute occasion et se rendit au rendez-vous.
Elle le vit, grand brun avec de beaux yeux noirs, bien plus mignon que dans son souvenir. Discussions, éclats de rire...la patate retrouvait sa bonne humeur absente depuis la désertion de euh de qui déjà ah oui CroN'ex.

Eblouie par la beauté, l'esprit et l'inteligence de Dame Patate, il lui proposa de continuer la soirée (l'après-midi tirant sur sa fin) dans un petit restaurant un peu loin mais charmant. Et patate accepta.

Il avait raison, joli cadre, bonne cuisine, une bonne soirée.
Au moment de rentrer dans leur pénates respectives, coup du sort la voiture refuse de démarrer...Panne de batterie leur rétorque la standardiste de l'assistance, la dépaneuse va arriver attendez...

Ils attendèrent en s'embrassant langoureusement....dame patate oubliant les planches toujours en vrac dans salon.
Fin



BIBOU

-Le shopping de Mme Patate-

Mme Patate flânait dans les rues de Paris quand son regard fut attiré par une boutique aux allures atypiques à la devanture rose et à la vitrine presque nue. Le tubercule n’hésita pas longtemps avant de franchir le seuil. Elle s’aventura ainsi dans un monde jusque là inconnu… Une odeur de bonbon acidulé flottait dans l’air et semblait enivrer tous ses sens.
Aucun vendeur à l’horizon, des rayons parfaitement vides, Mme Patate erra ainsi jusqu’au fond de la boutique où elle aperçut une petite porte à la minuscule poignée recouverte de strass…
Le tubercule, emporté par la curiosité, ouvrit la porte et ce qu’elle vit, dépassa ce qu’elle aurait, un jour, pu imaginer. Des allées à perte de vue d’hommes, de toutes les tailles et de toutes les formes. Eberluée, elle avançait maintenant à petit pas, intimidée par la vue de cette gente masculine ainsi exposée. Les hommes ne cillaient pas au passage de Mme Patate. Tels des mimes, ils étaient là, inexpressifs.
Une femme surgit alors devant Mme Patate et très naturellement lui demande si elle désire être conseillée. Le tubercule se laisse alors emporter par la folie de l’endroit et décrit à la petite bonne femme ses critères de beauté. Grand et plutôt musclé lui dit-elle, la vendeuse l’oriente alors dans le rayon approprié. Les hommes sont tous plus beaux les uns que les autres. Mme Patate est bien ennuyée, lequel va-t-elle pouvoir sélectionner ?
Elle confie alors ses doutes à la petite dame. Celle-ci lui répond en riant qu’il faut désormais passer à la seconde étape du choix : les traits de caractère pour ainsi affiner la recherche. Soit, le tubercule cite alors ce qu’elle veut chez un homme, enfin surtout ce qu’elle ne veut pas… Un homme fidèle ! Un homme qui déteste les jeux vidéo et surtout WOW ! Mais surtout, un homme qui l’aime et qui sache la réchauffer le soir sous la couette !
« Adjugé, vendu ! J’ai le produit qu’il vous faut », lui répond la vendeuse. Elle tend alors la main vers l’un des hommes et dit à Mme Patate : « Je vous présente l’homme de votre vie : …, vous pouvez choisir de l’appeler comme vous le souhaitez ».
Totalement séduite, le tubercule s’en alla, bras dessus, bras dessous avec son prince charmant. La petite dame n’omit pas de lui dire qu’en cas de soucis, l’homme est sous garantie et qu’elle peut repasser quand elle veut pour l’échanger. La vendeuse lui précisa aussi qu’il possédait sa propre voiture et leur remit alors les clés du carrosse.



ISILME

Après avoir lu et relu une dernière fois toutes les indications qu'il avait, l'inconnu prit sa voiture. Non qu'il avait beaucoup de route à faire puisqu'il vivait dans la ville où il souhaitait se rendre, mais parce que le peu d'indication qu'il avait au sujet de l'endroit allait lui rendre la tâche difficile.
Nous étions un certains jour d'octobre, une date qu'il ne pouvait ignorer tant elle était importante pour celle qu'il cherchait au travers de cette ville. S'arrêtant en chemin, il étala à nouveau sur le siège passager les photos et les textes qu'il avait imprimé et dont il avait surligné les indices du jeu de piste qu'elle lui avait laissé sans même en avoir conscience.
Passant une main dans ses cheveux noir jais, il soupira, se rendant compte de la chance infime qu'il aurait d'atteindre son objectif, puis il repris sa route, laissant les kilomètres défiler autant que les minutes sous les roues de sa voiture. Mais quelque part, Mr Hasard et Mme Chance se rencontrent parfois, et ce fut le cas ce jour-là.
Mme Patate passait sa journée dans le calme de sa demeure, par calme il faut entendre la déprime. Ce jour était important pour elle, hélas, pas dans le bon sens.. Un patatophile avait disparu de sa vie et rien n'avait repoussé depuis son passage.. Installée dans le canapé, devant un film d'amour à faire pleurer les plus endurcis, elle porta la main à sa boite de mouchoirs.
Vide.
Ne pouvant se laisser aller à renifler dans du papier toilette et se disant que sortir lui ferait du bien, notre tubercule décida de sortir de sa tanière après s'être chaudement habillée.
Mr Hasard (qui se trouvait dans la rue devant l'appartement de Mme Patate) aperçu soudain Mme Chance (qui, elle, se trouvait devant la porte de Mme Patate), dans sa grande politesse, il voulu aller la saluer.
Permettant ainsi à l'inconnu occupé par la contemplation des photos de percuter doucement notre Patate qui, distraite par Mme Chance, venait de traverser devant lui.
L'inconnu sorti de sa voiture pour s'excuser et savoir s'il n'avait pas écrasé une piétonne dans la lune. La Patate s'énerva d'abord puis se radoucit au ton implorant de l'inconnu qui lui proposa aussitôt de l'amener où elle désirait pour se faire pardonner. Il étant tellement persuasif qu'elle accepta sa proposition et pris place côté passager, prenant sur elle les feuilles de papier griffonnées.
Elle lui demanda ce qu'il faisait dans cette rue à ce point distrait et il lui raconta toute l'histoire : Celle d'une patate abandonnée seule dans un champ dévasté qu'il souhaitait inviter à dîner le soir même pour la réconforter, elle qui l'avait tant touchée par ses mots sur son blog, il lui expliqua qu'elle avait dans les mains les pages où il avait trouvé des indices sur le lieu où elle vivait et qu'il était pourtant sûr de ne pas être loin ?
Notre Patate regarda alors les feuilles, surprise de trouver là des photos et des pages de son propre blog, puis observa plus attentivement le jeune homme qui s'enflammait en lui racontant toute l'histoire. Il devait avoir son âge, les cheveux bruns coupés court, les yeux noisette pétillant, les mains plutôt fines s'agitant dans l'air comme pour mimer chaque chose.. Après un moment d'hésitation, elle finit par lui dire qu'elle était.. La Patate en question.
Il freina sec, remercia Mme Chance et lui raconta à nouveau l'histoire (ce qui la fit rire puisqu'il ne faisait que se répéter, complètement excité). Il lui proposa alors officiellement d'aller dîner et Mme Patate se dit "Au diable les mouchoirs" avant d'accepter.
La soirée se passa fort bien, pour la faire rire il avait trouvé en ville un restaurant dit "Le Temple Du Tubercule" où se servaient quantité de plats à base de Patate. Après l'avoir raccompagnée, il lui proposa de la revoir et elle accepta.
C'est ainsi que tout commença..



NOTILUS

Mine de rien, y en a des hommes dans ta vie !
Si, si j't'assure y avait le choix : le minot de chez M*c Do qui t'avait laissé son n° de tél, le chauffeur de bus qui t'a vue vomir (oui, je sais, c'est le genre de truc qui calme... mais on ne sait jamais !), un éventuel lecteur de ton blog (qui en avait marre d'attendre tes posts et qui du coup à attaquer par mail puis IRL !), un collègue, un voisin (qui t'entendant te battre avec une horribeule bestiole est venu à ton secours) , le suèdois aux gros biscottos qui t'a aidé à mettre ton meuble-qu'-on-a-toujours-pas-vu-à-quoi-il-ressemblait dans ta voiture et qui est venu te le monter à domicile après que tu sois repassée lui demander.... Non vraiment le choix ne manquait pas.
Pourtant, j'ai opté pour un autre patatophile. Ton propriétaire (naaaan attend !) a finalement décidé de changer les fenetre de ton patate home. Tu avais pris ta journée pour accueillir les gentils z'hommes venus travailler chez toi. Déjà, la première fois qu'il était venu, il avait été séduit par tous ces petits dessous affriolants qui sèchaient au beau milieu de ton salon. Mais à la fin de la journée, c'est toute la dame patate qui occupait ses pensées. il t'avait un peu draguer mais timide tu avais refuser son invitation. Et puis en revenant de vacances, tu avais remarqué que tu avais un peu de mal à fermer ta fenêtre alors tu l'a rappelé... Consciencieux, il a accouru . Tu ne pouvais pas refuser une seconde fois son invitation... rien que pour le remercier de s'être déranger ! Voilà... après une magnifique soirée, un bon resto vous vous êtes retrouvé dans une voiture à 3h du mat avec une batterie à plat ... et ta langue qui s'égare...
euh moi aussi je m'égare !



SUZIE

Ainsi patate se rendait tous les matins à son bureau, le teint pâle, le tubercule fatigué. Elle aurait souhaité que personne ne la voie, devenir transparente. Encore troublée par une nuit de chagrin, elle ne pensait à rien. Elle marchait simplement, son sac à patates bien coincé sous son bras, emmitouflée dans sa petite veste, elle pressait le pas. Et puis c’était la routine quotidienne : le métro, le travail, l’écran, les coups de fil qui vous lavent le cerveau et vous apaisent enfin.

Ce matin là pourtant la vie la surprit enfin. Sur le trottoir un jeune homme semble l’attendre, et l’accoste : « Bonjour… ». Patate n’en revient pas, panique presque. L’inconnu se reprend : « Je vous vois passer tous les matins comme ça… Ca ne vous dirait pas de prendre un café avec moi aujourd’hui ? ». Ca, ce n’était vraiment pas du genre de patate. Se laisser aborder, dans la rue, par quelqu’un qu’elle ne connaissait pas ! Mais il faut croire que, parfois, il est bon de faire des choses qui ne nous ressemblent pas. Patate se laisse aller, Patate se dit que 5 minutes de retard ne changeront rien à l’affaire et… Patate entre dans le café.

L'inconnu se révèle séduisant. Il n'est pas d'une beauté qui vous bouleverse mais de ces charmes dont on se laisse doucement envouter. Il parle et écoute, se raconte un peu. Il travaille dans la banque d'en face et prend ici son café chaque matin.



NIOUFETTE

J’imagine que Dame Patate avait oublié qu’à part en frites ou en gratin, on pouvait l’aimer différemment. Elle avait tort !!!

Pourquoi pas en tartiflette ? Il lui suffisait de rencontrer un p’tit savoyard, Mr Reblochon!

Au détour d’un coin de marché (oui, la Patate ne se promène pas au supermarché, au vu de tous, parmi ses congénères surgelées ou pré-cuites, elle recherche des personnes qui sauront apprécier sa robe, son goût et son allure) elle tombe sous le charme du crémier : Mr Reblochon. Il faut dire qu’il ne se ménageait pas ! Plus d’un an pour pouvoir attirer l’attention de Madame Patate ! Mais après avoir guéri son chagrin, elle aperçu le p’tit savoyard qui lui contait fleurette.
Je ne sais pas si ces 2 là nous feront des p’tits lardons, mais ils trouveront sûrement d’autres façons d’agrémenter Patate et Reblochon.


Voilà, c'est terminé.
A vos votes, prêts? Parteeeeeeeez