Je ferais la même chose que lui, l'an dernier en janvier, sauf que ce ne serait ni pour faire du buzz, ni pour un juteux contrat publicitaire.
Non, pour moi, ce serait pour de vrai...
Je twitterais, je fesserais le bouc, je crierais au voleur ! à l'assassin ! sur tous les tons et tous les réseaux, afin de, pourquoi pas, atteindre les vilains méchants pas beaux qui ont cambriolé ce week-end la maison familiale.
Oui, vous là.
Qui avez fracturé notre porte, violé notre intimité et fouillé jusque dans les placards de la cuisine, des fois qu'on aurait des millions planqués entre les assiettes creuses et le service à café.
Vous qui êtes repartis avec quelques piécettes (Ben non, on ne cachait pas de liasses de billets sous les matelas) et la totalité des bijoux de valeur de la maison... Je vous exhorterais à nous les rendre, justement, ces bijoux. Mieux, je proposerais de vous les racheter.
Parce qu'on le sait bien que pour vous, c'est juste de l'or et de l'argent qui seront fondus et revendus au poids. Alors que pour nous ?
La valeur marchande on s'en fout. Ce sont des souvenirs, pour nous !
Une bague de fiançaille qui venait de loin dans le passé; une gourmette qu'il avait portée tel jour, tu te souviens, dis ? une alliance gravée de prénoms chers à nos coeurs; un sautoir délicatement ouvragé, comme on en faisait dans l'ancien temps, quand l'arrière-grand-père s'était saigné aux quatre veines pour l'offrir à l'arrière-grand-mère...
Pour la plupart, les gens qui les portaient sont aujourd'hui décédés, mais ces bijoux, c'étaient des preuves d'amour, comme autant de liens qui nous y rattachaient. Et maintenant, ils sont entre vos sales pattes dégoûtantes, j'ai envie de gerber...
Alors moi, si j'étais Michaël Youn, je vous proposerais un échange : mes babioles à la valeur surtout sentimentale, contre leur valeur en espèces sonnantes et trébuchantes.
Bon, je porterais un micro et je vous vendrais au FBI aussi, mais ça j'omettrais un petit peu de le mentionner * Patate Pourrite Powaaa * (Et puis je vous couperais les deux mains, pour vous passer l'envie de recommencer) (Et les deux pieds aussi, juste pour me venger !)
Ceci dit, je ne suis pas Michaël Youn, alors faut pas rêver.
Je ne suis qu'une petite Patate à qui il ne reste que ses yeux pour pleurer des souvenirs envolés que rien ne pourra jamais remplacer.
Potato-Scriptum : par "la maison familiale", il fallait bien entendu comprendre "celle où j'ai grandi" (MamyS, tu avais parfaitement saisi la nuance
) ... Donc je rassure tous les inquiets/inattentifs : Miss PotatoCat ne vivant pas là, elle se porte comme un charme.
Et machouille présentement l'une de mes chaussettes !
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