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vendredi 19 décembre 2014

TGIF (7)

Et comme c'est le dernier vendredi avant Nowel...
Et que je suis quand même une vieille ronchon, au fond...

Noel-Grumeau.jpg
(Source : la république bananière et autoproclamée du Grumeauland)
(Que l'on ne présente plus, après des années de blog et autant de succès en librairie, m'enfin des fois que tu ne connaîtrais pas, fonce, clique, c'est de la bonne)


jeudi 18 décembre 2014

Mon pisse-mémé de saison

Désormais tu le sais, j'aime les thés et tisanes de Noël.

Cette année, mon pisse-mémé de saison, c'est "La tisane de Noël" des Jardins de Gaïa, une marque 100% bio et française cocorico ! que je ne connaissais absolument pas avant de tomber dessus par hasard dans un magasin bio.

Tisane-noel-gaia.jpg
(Et non, je ne suis PAS sponsorisée, des fois que tu te le demanderais)

A toi je peux bien l'avouer, lecteur de mon coeur : j'ai craqué pour la boîte (Car oui, j'aime les boîtes) (S'il te plaît, ne me juge pas). Hein qu'elle est festive et jolie ?

Mais après l'avoir goûté, ce pisse-mémé, je me suis félicitée de mon achat.
Je te cite l'étiquette, un "mélange céleste de plantes, de fruits et d’épices offrant une infusion harmonieuse à la saveur fraîche, citronnée et épicée. Une tisane délicieuse à savourer avec amour pour célébrer l’esprit de Noël !" (Oui, dans le genre marketing dithyrambique, ils concurrencent les mecs de YogiTea, je trouve aussi).

En pratique, c'est donc une infusion de cannelle (* love love love *), mélisse, feuilles de mûrier, écorces d’orange, morceaux de pomme, réglisse, clous de girofle, pétales de bleuet et pétales de souci, tout souci ceci bien entendu issu de l'agriculture biologique, sinon ils n'auraient pas le label.

Et c'est tout aussi délicat que délicieux.
Là tout de suite, je savoure mon "mélange céleste" avec mon amour à ronrons, et comme préconisé, nous "célébrons l'esprit de Nowel". Enfin surtout moi; Miss PotatoCat n'en a carrément rien à carrer.


mercredi 17 décembre 2014

Le tableau à 4 entrées

C'est une blog-note que j'aurais pu écrire depuis longtemps.

Parce que l'événement a eu lieu il y a longtemps, il y a un siècle, il y a une éternité (Joe Dassin, sors de ce corps !); parce que c'est une révélation qui a contribué à changer des choses dans ma vie, moi qui suis pourtant naturellement si résistante au changement; parce que... rien, j'aurais pu, c'est tout.

Mais en même temps, pas.
Parce que l'idée a mis du temps à faire son chemin. C'est qu'il est long qu'il est long, ton chemin Papaaaa (Joe, je t'ai prévenu, tu sors ou je te réclame un loyer !), le chemin entre l'intellect et l'inconscient, entre la cervelle et les tripes.

Change-how-you-react.jpgUn jour, je me suis retrouvée devant un psy qui expliquait qu'on ne change pas une situation en pesant le pour et le contre.
Situations, comportements, façons de réagir, même ceux qui nous font gravement souffrir ce n'est pas comme ça qu'on peut les changer ou s'en sortir.

Rester ou partir, les arguments pour, les arguments contre.
Oser dire non au boulot / à la maison, oui, non, pour quelles raisons ?

Inefficace qu'il disait, le psy.
Parce que pour mener ce genre de réflexions, il faut faire un tableau à 4 entrées.

Qu'est-ce que je gagne si je change ce comportement / cette situation ? Qu'est-ce que j'y perds ? Ce sont les 2 entrées classiques. Mais il reste à envisager leurs deux inverses :
- qu'est-ce que je gagne si je ne le change pas ?
- qu'est-ce que j'y perds ?
Parce que ces 2 entrées-là peuvent peser lourd dans la balance, et que c'est important d'en tenir compte quand on cherche à comprendre son propre fonctionnement et à l'améliorer.

Exemple (Pas du tout au hasard, tu t'en doutes) : je n'ose pas m'affirmer, je ne sais pas dire non. Quels seraient les arguments pour/contre changer ce comportement ?

  • Pour : si je dis non, je ne vis plus des situations imposées, je récupère le contrôle de ma vie, je diminue mon stress.
  • Contre : en disant non, je peux générer des conflits, et je ne sais pas gérer les conflits, d'ailleurs c'est bien simple, je les fuis.


Et les 2 entrées trop souvent oubliées : quels sont les arguments pour/contre NE PAS changer ce comportement ?

  • Pour : en disant oui, je suis contente parce que j'aime bien faire plaisir. J'aime aussi être la personne à qui on vient demander quelque chose "parce qu'il n'y a que toi qui peut le faire, Pataaaate", cela flatte mon ego. Si je dis oui, je fais ce qu'on attend de moi, zéro conflit, on est content de moi, on va m'aimer.
  • Contre : j'ai beau dire oui, je suis quand même en stress et en souffrance.


J'ai mis des années à digérer tout ça.
A accepter le fait que si je ne savais pas dire non, ce n'est pas juste parce que je suis une fille sympa et que je n'aime pas les conflits.
Que c'est aussi parce que je ne m'accorde aucune valeur et qu'il est donc normal de répondre aux désirs des autres sans jamais questionner les miens (J'ai beau le savoir, je ne suis encore pas toujours bienveillante envers moi-même) (Le changement, cela prend du temps).
Parce que je suis orgueilleuse, un peu beaucoup, et que j'aime bien me sentir importante et indispensable.
Parce que, ne m'aimant pas des masses moi-même, j'ai ce besoin maladif que les autres m'aiment, et cette conviction profonde que je ne suis pas digne d'être aimée ... Cela ne peut donc marcher que si je fais tout ce qu'ils veulent.

Les autres, cet enfer, ces salauds ?
Certes, mais aussi leur rencontre avec une Patate qui les laisse faire.

Les tenants et les aboutissants de tout cela, je suis encore en train de les dépatouiller avec l'aide de Mme Mapsy (Qui a donc grâce à moi pu chauffer sa maison plusieurs hivers et se creuser une piscine pour l'été) (Un bassin olympique, au moins !), mais je peux dire que la réflexion a commencé le jour où j'ai découvert le tableau à 4 entrées.
(Que j'ai appliqué à bien d'autres situations depuis)

mardi 16 décembre 2014

Grincheuse de fin d'année... Ou pas

Je ne reviens pas sur ce que je disais en 2010 (Et qui ne nous rajeunit pas !) :
la pression commerciale qui entoure Noël me débecte.
La cohue dans les magasins, la course aux cadeaux, les caprices des mioches au rayon jouets, les z'indécents z'étalages de fric et de bouffe qui règnent à cette période de l'année me sortent VRAIMENT par les trous de nez.

Mais je ne suis pas 100% grincheuse non plus.
Parce qu'il y a quand même quelques trucs qui me plaisent dans le mois de décembre, comme le prouve ce tweet du 14.12.2014 à 21h43 : Que serait la saison de l'Avent sans une tisane de Nowel bourrée d'épices et de cannelle, et le DVD de Love Actually ?

noel-deco-pecu.jpg
(Et les décos improbables - mais étrangement attirantes - glanées sur Pinterest)

J'aime les décorations de Nowel.
Les illuminations dans les rues, les vitrines des petits et grands magasins, les couronnes de verdure accrochées aux portes, les dessins aux fenêtres (Mais si, vous savez, ces trucs blancs qu'on faisait au pochoir quand on était petits, en forme de sapin, d'étoile ou de flocon de neige !), etc etc... Je suis fan.
Pas des sapins rachitiques made in China, des kitscheries clignotantes, des guirlandes criardes et des Pères Noël suicidaires qui pendent aux façades, hein ! Un minimum de bon goût, sinon j'ai vite la nausée et je redeviens grincheuse.
Mais les illuminations et décorations de Noël, pour moi c'est un peu la consolation du passage à l'heure d'hiver : oui il fait nuit quand on rentre et c'est tout pourri, mais au moins en décembre, on peut rentrer à pied via des rues drôlement jolies.

J'aime les pâtisseries de saison.
Avec un gros gros faible pour le panettone italien, le stöllen allemand, et bien sûr les bredele alsaciens.
C'est clair qu'il y a toujours moyen d'en trouver partout et tout le temps, mais pour moi cela reste quand même des plaisirs de fin d'année; j'adoooore contempler les alignements de menhirs panettones qui fleurissent en décembre dans les rayons de ma supérette, et c'est une tradition perso que de me baffrer déguster au moins un stöllen en guise de dîner par semaine durant l'Avent.

J'aime les thés et tisanes de Nowel.
A fond la cannelle, le gingembre, la cardamomme, l'anis étoilé, le clou de girofle, le poivre et la muscade ! Sur thé noir, rooibos ou en tisane, j'adore.
(Et ça fait drôlement bien passer les crises de boulimie le pavé au massepain ci-dessus)

J'aime le vin blanc chaud.
Délicieuse alternative au gros-rouge-qui-tache dont l'odeur me retourne déjà l'estomac quand il est froid, alors chaud je t'explique même pas, j'ai découvert cette pépite il y a quelques années sur un marché de Nowel - what else - et depuis, j'expérimente des dosages et des recettes.
La base étant toujours un vin blanc doux, une orange pressée, une lichette de jus de citron, de l'eau chaude et des épices de saison. (Tu rajoutes du miel et tu as un grog, c'est la boisson parfaite pour attaquer l'hiver, je te dis !)

J'aime les films de Nowel et les "Christmas specials" des séries US.
Pas de mois de décembre sans le DVD de Love actually, vous l'aurez compris, mais aussi les rediffs de Sissi impératrice et du Petit lord Fauntleroy, des Gremlins, du Père Noël est une ordure, et de * insère ici ton film cul-cul de Nowel préféré * (Tu peux même m'en parler en commentaires, si tu veux).
Pour tout vous avouer, j'aime aussi beaucoup me refaire le premier Piège de Cristal : Hans Gruber forever !
Tout ceci étant encore meilleur quand on les regarde lovée sous un plaid, avec une plâtrée de stöllen/panettone/bredele/pain d'épice sur la table basse, et un vin chaud pour tasser tout ça.

On va dire que je n'aime pas Noël, mais que je ne le hais point. va !


lundi 15 décembre 2014

[rediff] Diktats

bonhomme-de-neige-2.jpgNdT : petit dépoussiérage d'une blog-note de fin 2010 parce que :

  • - c'est de saison et d'actualité
  • - qui donc s'en souvient, 4 ans après ?!
  • - j'ai plus envie de tricoter que de bloguer



C'est trop triste d'être seul pour Noël.

Tout le monde est prompt à en convenir : c'est vraiment trop triste de n'avoir personne avec qui fêter Noël.
Note que ça marche aussi ave le Nouvel An, la Saint Valentin, ton anniversaire, ou tout autre occasion qui nécessite d'être entouré et de faire la fête. Mais revenons-en à nos moutons rennes (Tu permets, c'est de saison) : c'est trop trop triste d'être seul pour Noël.

Heuuu oui, mais en fait non.
Noël en soi, c'est un jour comme les autres, et le réveillon c'est un soir comme les autres - surtout cette année où l'on ne peut même pas en profiter pour gratter un jour de congé ou de pont.
(NdT : cette année-ci si, impératrice on peut, youpi !!)

Si tu es seul(e) tous les jours, si rentrer dans un appartement où personne ne t'attend, pour toi c'est tous les soirs, je ne vois pas ce que ça change, un de plus ou un de moins.

Ce qui change, c'est vous, les gens.
Vous qui préparez votre réveillon tout bien comme il faut, qui faites des plans, des sapins, des provisions, qui prévoyez d'être en couple, en famille, entre amis et qui, n'imaginant pas que ça puisse être différent, y allez systématiquement de votre petite question : "Et toi, tu fais quoi pour Noël ?".

J'ai essayé pour voir, de répondre juste "Rien" et de changer de sujet : ça ne marche pas. Ca entraîne automatiquement un "Comment ça, rien ?!" sous-entendu (ou pas) "C'est pas possible", sous-sous-entendu (ou pas) "Oh comme c'est trooooop triste".
Et si jamais tu pousses un peu le bouchon Maurice en demandant par exemple pour quelle raison tu devrais faire des plans, bah c'est évident voyons : "Parce que c'est Noël"

Mais pourquoi est-ce que ce serait plus triste le soir du 24 décembre ?!
Tous les jours je suis seule; la plupart des week-ends je les passe sans adresser la parole à un être humain. Un peu de ma faute, un peu de la leur, un peu de celle à pas de chance, on s'en fout, c'est comme ça, c'est mon quotidien. Alors pourquoi tout d'un coup, même le quidam que je connais à peine - et qui d'ordinaire s'en fiche comme de sa première sucette - vient de mêler de m'expliquer combien c'est trooooop triste et que je ne PEUX PAS rester seule ?

(Ben si, je peux et je vais, regarde moi bien)

Qu'est-ce qui pousse le parfait inconnu à t'inviter à sa table au milieu de toute sa famille d'inconnus - comme si ça pouvait remplacer la tienne - juste "parce que c'est Noël" ? Il ne se rend pas compte à quel point c'est incongru ? (Ah ben non voyons, c'est Noweeeeeel !) Ca va nous apporter quoi ? (A part un repas à l'oeil pour moi et tout plein de bonne conscience pour toi)
C'est écrit quelque part que la fête est obligatoire ? (A part sur le calendrier des PTT)

Tu es heureux de réveillonner, tu prépares ton grand dîner ? C'est super, je suis ravie pour toi et regarde, bonne fille, je suis même là à t'écouter comparer les mérites du chapon et du foie gras tout en réfléchissant à comment cadrer belle-maman pour qu'elle ne vienne pas tout gâcher.
Sincèrement, je suis ravie pour toi, tu n'as pas besoin de culpabiliser, ni de me prendre en pitié.

Non bien sûr, être seul(e) pour Noël ce n'est pas marrant.
Mais ce n'est pas pire que de l'être tout le temps. En tout cas ce ne le serait pas, si le reste du monde pouvait arrêter d'en faire des caisses avec la nécessité de s'amuser et d'insister si lourdement sur ton "anormale" absence de projets entre le 24 décembre et le 1er janvier.

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