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mardi 08 août 2017

Patat'a vu des films français

Chose qui n'arrive pas souvent.

En partie parce que j'ai tendance à réserver cette ruine financière doublée d'une épreuve misanthrope qu'est le cinéma aux films dont le visionnage exige une technologie rendant justice aux effets spéciaux et au grand spectacle de la mise en scène (J'ai vu Wonder Woman, par exemple, tiens, j'aurais aussi pu venir t'en parler), en partie parce que, il faut bien l'avouer, notre production nationale est plutôt nulle moyenne et souvent chiante pseudo-intellectuelle, quand elle n'est pas carrément daubesque à base de "gauloiseries" starring Christian Clavier (Qui n'a plus été drôle depuis au moins... les Visiteurs) (Et encore, je ne sais pas s'il l'était encore vraiment ou si c'est juste moi qui étais une grande nouille de 16 ans) (Oui, j'avais 16 ans quand Les Visiteurs sont sortis au ciné) (Oui, LE PREMIER) (Ta gueule !).

Bonjour, je m'appelle Patate, je fais des phrases de 10 lignes et je regarde peu de films français. Encore moins depuis que je n'ai plus la télé et que je n'attrape donc plus leur (re-)diffusion sur le petit écran. Mais pour ces deux-là, j'ai fait l'effort de me traîner jusqu'au ciné, et je ne l'ai pas regretté.

patients-et-embrasse-moi.jpg

A ma gauche, Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir (NdT : celui qui réalise ses clips).

Ce n'est pas un secret, je suis plutôt fan de Grand Corps Malade et j'avais très envie de voir ce que pouvait donner son histoire racontée sur grand écran plutôt que par chansons interposées.
Pour ceux qui l'ignorent, son nom de scène vient de ce grand corps de basketteur tout cassé par une connerie de jeunesse, qu'il a réussi à rééduquer et apprivoiser jusqu'à "simplement" aujourd'hui marcher avec une canne alors qu'il s'était retrouvé paralysé de dessous la tête jusqu'aux pieds. On se doute bien de ce que ça a pu demander comme efforts et comme ajustements, mais c'est assez impressionnant de voir se dérouler "en vrai" son année en centre de rééducation.
Connaissant le bonhomme, je me doutais qu'il ne ferait ni dans le pathos ni le misérabilisme. Effectivement, malgré le sujet pas facile et le refus de brosser vite fait sur les réalités du handicap, Patients n'est pas un film à faire pleurer dans les chaumières. Il fait même plutôt marrer par moments, parce que l'humain est résilient et que des post-ados déconneurs, ça reste finalement des post-ados déconneurs même s'ils sont en fauteuil roulant. C'est un film extrêmement touchant sans être larmoyant, qui parle de souffrances et d'espoirs (parfois définitivement brisés, pour certains), de dépendance et de solidarité, de deuil et de courage.
On vit cette renaissance avec le héros - au départ à travers ses yeux, autant dire que le champ de vision est réduit au plafond - et c'est un sacré sentiment d'admiration et d'empathie qui prend aux tripes. Admiration aussi pour les soignants que l'on croise au fil des plans et qui, sans être parfaits, apportent chacun leur pierre à l'édifice avec beaucoup d'humanité et de dévouement (Dans un contexte de manque de moyens assez criant, même si ce n'est pas dit aussi clairement, c'est assez flagrant et ce n'est pas non plus édulcoré).
J'ai beaucoup ri mais je suis sortie de là assez chamboulée, mesurant ma chance de pouvoir le faire sur mes deux jambes (Et c'est là que tu commences à noter les ascenseurs cassés, les trottoirs trop hauts ou les interrupteurs mal placés et que tu te dis qu'on vit quand même dans un monde bien égoïste et "valido-centré") et me disant qu'à la place de ce mec, je ne sais pas si j'aurais réussi à me relever. Au propre comme au figuré.

("Espoir adapté", extrait de la BO du film... paroles magistrales, as usual)


A ma droite, dans un tout autre registre, Embrasse-moi, de et avec Océanerosemarie et Cyprien Vial (NdT : là j'avoue, je ne sais pas qui c'est) (C'était "La parenthèse qui sert à rien", by Dame Patate).

Une comédie romantique toute fraîche, un peu culcul-la-praline par moments (Comme toute comédie romantique qui se respecte, tu me diras), pleine de bons sentiments et de gentils clichés, mais... entre filles. Ouais des lesbiennes, sur grand écran, dans un film "normal", pas une grosse comédie à la gazon maudit ni un film de niche intello : une comédie romantique comme les autres, qui contribue à relayer ce message ô combien crucial que oui, parmi les gens qui s'aiment, des fois c'est une fille qui aime un gars, et des fois c'est un gars qui aime un gars et des fois c'est une fille qui aime une fille. Banal. Point final et pas de débat, l'homosexualité n'est franchement pas le sujet du film (Même si, en se moquant de quelques uns des clichés qui lui sont attachés, on l'aborde quand même un peu).
Rien que pour cela, le film mériterait d'être vu, mais en plus je l'ai trouvé drôle et mignon tout plein.
Bon, drôle je m'en doutais, j'avais déjà vu Océanerosemarie sur scène (Un one-woman-show intitulé "chatons violents", que j'avais choisi uniquement sur le titre - bonne pioche ! - et qui parlait bien de chats, mais pas que) (Oui je saaaaais, j'aurais dû venir t'en parler) mais la transition au cinéma n'est pas toujours réussie pour les comiques, donc : bonne pioche again !
Il y a plein de moments drôles dans ce film, entre autres les apparitions de la mère d'Océanerosemarie (Michèle Laroque, coeur avec les doigts), il y a une belle énergie, mais il y a aussi de jolis moments romantiques et touchants, qui font que malgré les invraisemblances et les maladresses, la sauce "prend", et qu'on ressort de la salle avec un soupir et un sourire un peu niais sur les lèvres. Une vraie comédie romantique, quoi.

(C'est bon ? Je peux me reconvertir en critique de cinéma, tu crois ?)


vendredi 28 juillet 2017

Calamity salade tiède de quinoa & œuf poché on top

Ça en jette, ce titre, hein ?

Ça donne l'impression que, telle un Jamie Oliver en jupons, future candidate de Top Chef que je suis, pif paf pouf je t'improvise une petite salade originale avec ze détail qui tue pour bien te complexer de la mort : l’œuf poché.
(Allez, avoue que tu es impressionné(e))


Sauf que #CalamitySalade...

Tout commence avec la cuisson du quinoa : une mesure de quinoa pour 3 mesures d'eau, on porte à ébullition et on laisse gentiment bouillonner jusqu'à absorption complète de l'eau (environ 20 minutes).

Tu vas me dire : "il a une couleur dégueu ton quinoa, Patate ! Kest'as calamité ?!"
Rien (encore), c'est normal, c'est un mélange quinoa-algues séchées que j'avais trouvé tout prêt dans mon magasin bio... Bon ok, il est lé-gè-re-ment périmé comme les 3/4 de ce que je cuisine mais je crois pouvoir affirmer que la couleur, c'est normal.
Ce qui ne l'est pas en revanche, c'est ça...

CalamityQuinoa.jpg
(Et qui c'est qui va encore devoir frotter sa plaque de cuisson comme Cendrillon ?)

Spécial dédicace à la copine à qui je live-whatsappais le massacre :

  • Copine-qui-sait-cuisiner, elle : Mais tu le rinces pas avant, ton quinoa ?
  • Calamity Patate : Bah non, c'était pas écrit sur le paquet.
  • Copine-les-bons-tuyaux : Je rince toujours le quinoa, sinon il mousse.
  • Calamity Captain Obvious : Ah oui je confirme, ça moussait...
  • (NdT : et en plus, JE LE SAVAIS qu'il fallait rincer !!)


Une fois le quinoa cuit, on le laisse tiédir un peu. En le couvrant d'un torchon, pour éviter que Miss PotatoCat ne vienne y fourrer son museau curieux.
Pendant ce temps, on coupe quelques tomates cerises en mini-quartiers, on émince un oignon nouveau (Perso je ne me suis pas trop fatiguée à le peler comme dans la vidéo) (Et j'étais nettement moins efficace sur le couteau) (Mais j'ai encore tous mes doigts, merci, ça va), et on met l'eau à bouillir pour le clou du spectacle : l’œuf poché.

Alors la cuisson de l’œuf poché, en théorie et sans doute chez les gens qui arrivent à cuisiner sans calamiter, ça donne ça :


En pratique, quand c'est Calamity Patate qui s'y colle...

CalamityOeufMollet.jpg
...Le blanc mousse à la surface et le jaune coule... * ô rage, ô désespoir, ô produit ennemi du cul de la poule * dans un nuage de mousse MAUVE (Non, la couleur étrange ce n'est pas un filtre Instagram qui a foiré, c'est le vinaigre) (Du vinaigre de vin... J'aurais peut-être dû me méfier ?)

Et comme tout de même, Calamity Patate s'entête, pour finir elle se retrouve avec ceci...

CalamityOeufMollet2.jpg
Un œuf non pas poché mais mollet-moche voire presque-dur-hideux rapport au fait qu'en plus de s'être à moitié désintégré dans l'eau bouillante, je crois qu'il était un chouilla trop cuit.

Entre-temps, le quinoa a tiédi et bien séché sur les bords de la casserole, il est temps d'en coller quelques louches dans un bol, et de le mélanger avec les tomates cerises, l'oignon frais et un peu (beaucoup) de feta émiettée sur le dessus.
Quelques graines de potiron histoire de, un filet d'huile de sésame pour "mouiller" un peu le tout (Et j'ai bien fait, vu comme le jaune d’œuf n'a pas coulé DU TOUT), et l’œuf poché-oui-mais-non au sommet... Tadaaaaam...

CalamityOeufMollet3.jpg
Et bien figure-toi que mis à part mon œuf complètement foiré, c'était vraiment très bon ! Hashtag semi-fail.


vendredi 10 mars 2017

Cactus erectilus : le feu d'artifice

(Incroyable mais vrai !)
(Les photos ont une semaine, mais à l'heure où j'écris cette blog-note, il fleurit toujours)

Cactus-erectile-3.jpg
J'aurais certainement d'autres choses à raconter, mais j'ai un peu du mal à ordonner mes pensées (Les somnifères c'est bien, mais ça n'aide pas à se concentrer dans la journée !) et puis vu l'actualité, ce ne serait pas vraiment gai.

Je me disais l'autre jour qu'il faudrait des journaux dont la ligne éditoriale serait de ne rapporter que des bonnes nouvelles, des initiatives positives, des trucs qui vont mieux comme le trou de la couche d'ozone qui s'est rebouché alors que dans les années 90 on pensait qu'il allait tous nous tuer (Qui se souvient de Highlander 2 ? J'avais été le voir au ciné, dis donc, ça ne nous rajeunit pas !!), mais de tels journaux n'auraient malheureusement pas assez d'événements à couvrir pour être rentables.

Alors voilà.
Aujourd'hui, à toi le/la désespéré(e) de l'humain et de sa course effrénée droit dans le mur, je t'offre un cactus qui s'en fout carrément comme Jackie** et qui fleurit sans se poser de questions et en dépit de l'adversité (En l'occurrence incarnée par moi, la serial arroseuse, et Miss PotatoCat, qui ne demanderait pas mieux que de le mâchonner si seulement il n'était pas bardé d'épines).

Les plantes trouveront toujours le moyen de nous survivre sur cette planète.


Et donc, **Jackie, minute culturelle pour les moins de 20 ans qui ne peuvent pas connaître (Et qui déjà trouvaient Highlander assez kitsch bande de p'tits cons), c'était ça.

(Tu te souviens des z'Ablettes ?)
(Rhooooo faut que j'arrête avec mes références de vieille peau)
(Mais quand même, les z'Avions et les z'Ablettes, c'était chouette)


mercredi 22 février 2017

Patat'a vu La La Land

(La semaine de la "sans Valentin", par pur masochisme)

J'ai mis un peu de temps à venir vous le raconter, non par procrastination (Ou si peu) mais plutôt parce que je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas. Je vous jure, je suis sortie de la salle en me disant que je serais bien emmerdée pour répondre si j'étais le genre de star qu'on m'interviewe à chaud au sortir d'une projection : * micro dans le nez * "Alors Patate, La La Land, ça vous a plu ?"

Ben heuuuu.
Je crois, oui, je pense.
Enfin heuuu, chais pas.

Enfin si, je sais une chose : j'ai adoré Ryan Gosling la BO et je l'écoute en boucle depuis une semaine.

La-La-Land-soundtrack.jpg
Un petit bijou de musique-de-cinémaaaaaaa avec des envolées de piano et des petites douceurs pour les jours de pluie, avec un titre super péchu de John Legend au milieu (J'aime bien John Legend, qu'un ex m'avait fait découvrir avant qu'il ne devienne mainstream et archi-connu (John Legend, pas l'ex), et pour lequel je garde du coup une tendresse particulière) et une ambiance jazzy romantique absolument délicieuse.


Vous allez me dire : c'est une comédie musicale, Pataaaaaate, si t'aimes la musique, t'aimes le film, non ?

Bah oui, mais non.
Enfin si, j'ai vraiment bien aimé le côté "musical" (Les guillemets, c'est pour que tu lises ça dans ta tête avec l'accent anglais) (Ça a marché ?) de La La Land, même si je ne vous servirai pas une nouvelle plâtrée du "plan-séquence magistral du début", il y en a eu plein les critiques depuis un mois et ça me saoule gentiment (Même si oui, il en met plein les mirettes). J'ai beaucoup apprécié la multitude d'hommages à des classiques dansés-chantés (ou pas) du cinéma, pour moi il y aurait même pu y en avoir plus car c'étaient vraiment les meilleurs moments (What a waste of a lovely niiiight).

J'ai aussi a-do-ré Ryan Gosling la joliesse de l'ensemble, les décors, les costumes, les accessoires, l'atmosphère très mythico-hollywoodienne de tout le film, et surtout l'in-té-gra-li-té de la garde-robe d'Emma Stone (Vous me mettrez toutes les petites robes, voilà, et les chaussures avec, merci) (N'oubliez pas les sacs à main et les lunettes de soleil je vous prie !).
Bref : cébocébocébo et j'en suis ressortie avec plein de petites étoiles dans les yeux en fredonnant la mélodie qui est "hum-humée" en guise de générique de fin.

Mais je suis aussi sortie un peu déçue car on ne voit pas Ryan Gosling à poil malgré quelques échanges pétillants d'humour, l'histoire entre les deux personnages sonne un peu creux et se développe de façon assez artificielle.
On ne les sent pas vraiment tomber amoureux que déjà ils en sont au stade du vieux couple, et quand on en arrive à ce moment où les possibles se téléscopent, ça tombe à plat. On sent bien l'émotion qu'il devrait y avoir, elle est là, probablement pas loin mais... rien... on se dit juste que le film est vraiment joli et que oh oui alors, ça comme fin c'était une bonne idée.

En tout cas c'est ce que moi j'ai ressenti : pas grand chose.
Pour une comédie romantique, j'ai trouvé que ça la foutait un peu mal.

(Ça et le fait qu'on ne voie pas Ryan Gosling à poil)


samedi 04 février 2017

Frédéric for president !

Les affaires de corruption qui secouent ces derniers temps l'actualité de notre beau (mais pourri) (mais beau) (mais quand même sacrément pourri) pays me mettent littéralement la haine.

D'un côté, le révérend père Fillon, grand donneur de leçons sur le devoir d'austérité et de probité, qui joue les victimes de persécutions dans les médias alors qu'il s'est "juste" fait gauler avec la main - le bras entier - dans nos porte-monnaie (NOTRE fric, NOS impôts !!) (On pourrait en payer des profs et des infirmiers avec tout ce qu'il a indûment distribué à sa femme et ses rejetons) (Et ça fait plus d'un SIÈCLE de RSA).
De l'autre, notre nazie en jupons nationale, qui ne démérite pas au concours du "mon emploi fictif est plus gros que le tien", pas plus qu'à celui de la plus belle euro-hypocrite, et qui doit bien ricaner dans son coin que le #PenelopeGate fasse un peu passer au second plan ses propres entourloupes à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ah elle est belle la candidate "anti-système", tiens...

Et ne nous faisons pas d'illusions, on parle de ces deux-là en ce moment mais je n'ai aucun doute qu'ils sont absolument TOUS et TOUTES pareils, aussi pourris, au-dessus des lois et attachés à leurs privilèges que l'étaient les aristos d'antan (On ferait bien la révolution, s'il n'y avait pas foot ou Hanouna à la télévision). Pour parler poliment, la politique me donne une furieuse envie de gerber...

Heureusement il reste l'humour.
Un peu grinçant, certes, mais c'est toujours mieux pour l'haleine de rire que de vomir ou de se coller un ulcère.

Quelques bons mots relayés sur Twitter...

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Et les merveilleuses chansons du non moins merveilleux Frédéric Fromet dont je deviens chaque semaine de plus en plus fan...



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