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dimanche 07 janvier 2018

Lettre à France

(Oui alors je me doute que mon titre n'aura rien d'original, mais tu m'excuseras, je n'avais pas prévu de pleurer pour autre chose que la mort de Cabu ce soir, alors je n'étais pas préparée)

Chère France,
Et cher Michel, car l'un n'allait jamais sans l'autre sur la platine 33 tours de la Potato-family (Ça laisse des traces, la preuve...) (Non mais ça laisse vraiment beaucoup de traces, en fait) et aujourd'hui, j'ai un peu l'impression qu'il est mort une seconde fois.

Chers France et Michel, donc.

Du fond de mon petit cœur, merci d'avoir bercé mon enfance.
Merci pour ce merveilleux souvenir de Maman Patate préparant une tarte aux pommes un dimanche matin en chantant Hong-Kong Star avec le rouleau à pâtisserie comme micro. Merci de l'après-midi passé avec la fille des voisins, à s'enregistrer sur son radio-cassette-à-micro (Rose !) (Ouais, elle était trop pourrie gâtée, la fille des voisins) et sur Babacar et Papillon de Nuit. Merci d'avoir contribué à la bande-son de mes moments de dépression avec Evidemment et Si maman si.

Pour ces chansons-là et pour toutes les autres, en un mot comme en cent : MERCI.


J'aurais pu conclure par La minute de silence, c'eût été de circonstance, mais j'avais envie d'illustrer cette blog-note avec une chanson porteuse de plus d'espoir et de joie, parce que même si ce soir j'ai bien - bien - pleuré, je suis aussi heureuse (Et pleine de gratitude, ;-) ) d'avoir tant de jolis souvenirs musicaux.


mercredi 03 janvier 2018

C'est la saison des vœux (5)

bonne-annee-2018.jpg
(Source : ici)

D'un Nouvel An à l'autre, j'ai l'impression de me répéter : quel soulagement de voir se terminer cette année 2017 qui, malgré quelques bons moments, fut tout sauf super chouette. Dommage, l'an passé on y croyait...

Perso je n'ai pas été invitée au moindre mariage mais j'ai bien assisté à des enterrements, ça oui. Et pas l'ombre d'un Hugh Grant j'ai beau savoir que c'était dans l'ordre des choses et qu'on meurt tous un jour et * insère ici la platitude de ton choix * ... j'ai encore du mal à me dire qu'en 2018, pour la première fois depuis que je vis seule comme une grande fille, le mois de janvier ne sera pas accompagné d'une carte de bonne année de ma mamie.
Une joliment surannée, avec un paysage de neige, de beaux sapins rois des forêts et de petits chalets aux toits blancs et soulignés de paillettes argentées; même que je râlais toujours qu'elles étaient mal collées et que ça m'en fichait partout quand j'ouvrais l'enveloppe mais en vrai je trouvais ça cromeugnon, ces cartes de vœux à l'ancienne et ces quelques mots couchés sur le papier, toujours les mêmes chaque année, d'une écriture maladroite parce que l'école n'avait pas duré longtemps (Pour les filles, c'était moins important...) et qu'on y "contrariait" les gauchers en leur attachant la main du diable dans le dos.

Il n'y a désormais plus personne de vivant de la génération de mes grands-parents. Cela fait déjà quelques mois, et je ne m'y fais pas. F*ck l'ordre des choses, tu vois ?
D'innombrables traditions et souvenirs familiaux sont perdus à tout jamais, faute d'avoir été transmis (J'ai bien hérité des aiguilles à tricoter, mais qui donc vais-je appeler au secours quand j'aurai échappé une maille ?) (Alors que Mamie, elle savait les rattraper les yeux fermés); je ne sais même pas si j'ai le droit de le déplorer, car j'en suis en grande partie responsable, moi qui n'avais jamais le temps que de passer en coup de vent. Il y a des gens auxquels je suis apparentée que je ne reverrai jamais, je le sais, car notre seul lien - ténu - c'était l'existence de cette grand-mère/tante/cousine en commun.

C'est ainsi, c'est la vie.
Et ce mois-ci, je ne téléphonerai pas à une mamie qui commençait à s'inquiéter quand même paske le courrier était parti il y a 3 jours, pour lui dire que j'avais bien reçu sa carte, laquelle commençait toujours par "ma petite-fille chérie" et contenait invariablement un chèque que je n'encaissais plus depuis bien longtemps (Depuis que j'avais appris que sa "modeste retraite", comme elle disait pudiquement, la mettait en dessous du seuil de pauvreté, en fait) (Mais à part ça, tout va bien dans notre start-up nation).
Plus jamais n'appellerai une mamie pour lui souhaiter la bonne année "et surtout la santé" en promettant que je viendrais la voir cet été; oui je sais Mamie, je ne reviens pas très souvent, mais je suis loin et puis c'est le travail tu comprends ? Elle comprenait, bien sûr, et je me disais que j'était une vilaine Patate et que je serais bien punie quand moi aussi je serais enfermée entre quatre murs sans autre visite que l'infirmière ou l'aide-ménagère.

Mais je ne veux pas non plus plomber le vôtre, de début d'année.
(C'est gai hein ? T'es content(e) que je sois revenue bloguer)

2018, année de la frite, à ce qu'il paraît !
Alors je vous la souhaite, la frite (Pour une Patate, tu me diras, c'est le minimum). Croustillante à souhait mais toute tendre à cœur, avec juste ce qu'il faut de sel pour qu'on ait envie de la croquer. Comme la vie, quoi.
Qu'elle vous soit douce et légère tout au long de l'année.


mardi 08 août 2017

Patat'a vu des films français

Chose qui n'arrive pas souvent.

En partie parce que j'ai tendance à réserver cette ruine financière doublée d'une épreuve misanthrope qu'est le cinéma aux films dont le visionnage exige une technologie rendant justice aux effets spéciaux et au grand spectacle de la mise en scène (J'ai vu Wonder Woman, par exemple, tiens, j'aurais aussi pu venir t'en parler), en partie parce que, il faut bien l'avouer, notre production nationale est plutôt nulle moyenne et souvent chiante pseudo-intellectuelle, quand elle n'est pas carrément daubesque à base de "gauloiseries" starring Christian Clavier (Qui n'a plus été drôle depuis au moins... les Visiteurs) (Et encore, je ne sais pas s'il l'était encore vraiment ou si c'est juste moi qui étais une grande nouille de 16 ans) (Oui, j'avais 16 ans quand Les Visiteurs sont sortis au ciné) (Oui, LE PREMIER) (Ta gueule !).

Bonjour, je m'appelle Patate, je fais des phrases de 10 lignes et je regarde peu de films français. Encore moins depuis que je n'ai plus la télé et que je n'attrape donc plus leur (re-)diffusion sur le petit écran. Mais pour ces deux-là, j'ai fait l'effort de me traîner jusqu'au ciné, et je ne l'ai pas regretté.

patients-et-embrasse-moi.jpg

A ma gauche, Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir (NdT : celui qui réalise ses clips).

Ce n'est pas un secret, je suis plutôt fan de Grand Corps Malade et j'avais très envie de voir ce que pouvait donner son histoire racontée sur grand écran plutôt que par chansons interposées.
Pour ceux qui l'ignorent, son nom de scène vient de ce grand corps de basketteur tout cassé par une connerie de jeunesse, qu'il a réussi à rééduquer et apprivoiser jusqu'à "simplement" aujourd'hui marcher avec une canne alors qu'il s'était retrouvé paralysé de dessous la tête jusqu'aux pieds. On se doute bien de ce que ça a pu demander comme efforts et comme ajustements, mais c'est assez impressionnant de voir se dérouler "en vrai" son année en centre de rééducation.
Connaissant le bonhomme, je me doutais qu'il ne ferait ni dans le pathos ni le misérabilisme. Effectivement, malgré le sujet pas facile et le refus de brosser vite fait sur les réalités du handicap, Patients n'est pas un film à faire pleurer dans les chaumières. Il fait même plutôt marrer par moments, parce que l'humain est résilient et que des post-ados déconneurs, ça reste finalement des post-ados déconneurs même s'ils sont en fauteuil roulant. C'est un film extrêmement touchant sans être larmoyant, qui parle de souffrances et d'espoirs (parfois définitivement brisés, pour certains), de dépendance et de solidarité, de deuil et de courage.
On vit cette renaissance avec le héros - au départ à travers ses yeux, autant dire que le champ de vision est réduit au plafond - et c'est un sacré sentiment d'admiration et d'empathie qui prend aux tripes. Admiration aussi pour les soignants que l'on croise au fil des plans et qui, sans être parfaits, apportent chacun leur pierre à l'édifice avec beaucoup d'humanité et de dévouement (Dans un contexte de manque de moyens assez criant, même si ce n'est pas dit aussi clairement, c'est assez flagrant et ce n'est pas non plus édulcoré).
J'ai beaucoup ri mais je suis sortie de là assez chamboulée, mesurant ma chance de pouvoir le faire sur mes deux jambes (Et c'est là que tu commences à noter les ascenseurs cassés, les trottoirs trop hauts ou les interrupteurs mal placés et que tu te dis qu'on vit quand même dans un monde bien égoïste et "valido-centré") et me disant qu'à la place de ce mec, je ne sais pas si j'aurais réussi à me relever. Au propre comme au figuré.

("Espoir adapté", extrait de la BO du film... paroles magistrales, as usual)


A ma droite, dans un tout autre registre, Embrasse-moi, de et avec Océanerosemarie et Cyprien Vial (NdT : là j'avoue, je ne sais pas qui c'est) (C'était "La parenthèse qui sert à rien", by Dame Patate).

Une comédie romantique toute fraîche, un peu culcul-la-praline par moments (Comme toute comédie romantique qui se respecte, tu me diras), pleine de bons sentiments et de gentils clichés, mais... entre filles. Ouais des lesbiennes, sur grand écran, dans un film "normal", pas une grosse comédie à la gazon maudit ni un film de niche intello : une comédie romantique comme les autres, qui contribue à relayer ce message ô combien crucial que oui, parmi les gens qui s'aiment, des fois c'est une fille qui aime un gars, et des fois c'est un gars qui aime un gars et des fois c'est une fille qui aime une fille. Banal. Point final et pas de débat, l'homosexualité n'est franchement pas le sujet du film (Même si, en se moquant de quelques uns des clichés qui lui sont attachés, on l'aborde quand même un peu).
Rien que pour cela, le film mériterait d'être vu, mais en plus je l'ai trouvé drôle et mignon tout plein.
Bon, drôle je m'en doutais, j'avais déjà vu Océanerosemarie sur scène (Un one-woman-show intitulé "chatons violents", que j'avais choisi uniquement sur le titre - bonne pioche ! - et qui parlait bien de chats, mais pas que) (Oui je saaaaais, j'aurais dû venir t'en parler) mais la transition au cinéma n'est pas toujours réussie pour les comiques, donc : bonne pioche again !
Il y a plein de moments drôles dans ce film, entre autres les apparitions de la mère d'Océanerosemarie (Michèle Laroque, coeur avec les doigts), il y a une belle énergie, mais il y a aussi de jolis moments romantiques et touchants, qui font que malgré les invraisemblances et les maladresses, la sauce "prend", et qu'on ressort de la salle avec un soupir et un sourire un peu niais sur les lèvres. Une vraie comédie romantique, quoi.

(C'est bon ? Je peux me reconvertir en critique de cinéma, tu crois ?)


vendredi 10 mars 2017

Cactus erectilus : le feu d'artifice

(Incroyable mais vrai !)
(Les photos ont une semaine, mais à l'heure où j'écris cette blog-note, il fleurit toujours)

Cactus-erectile-3.jpg
J'aurais certainement d'autres choses à raconter, mais j'ai un peu du mal à ordonner mes pensées (Les somnifères c'est bien, mais ça n'aide pas à se concentrer dans la journée !) et puis vu l'actualité, ce ne serait pas vraiment gai.

Je me disais l'autre jour qu'il faudrait des journaux dont la ligne éditoriale serait de ne rapporter que des bonnes nouvelles, des initiatives positives, des trucs qui vont mieux comme le trou de la couche d'ozone qui s'est rebouché alors que dans les années 90 on pensait qu'il allait tous nous tuer (Qui se souvient de Highlander 2 ? J'avais été le voir au ciné, dis donc, ça ne nous rajeunit pas !!), mais de tels journaux n'auraient malheureusement pas assez d'événements à couvrir pour être rentables.

Alors voilà.
Aujourd'hui, à toi le/la désespéré(e) de l'humain et de sa course effrénée droit dans le mur, je t'offre un cactus qui s'en fout carrément comme Jackie** et qui fleurit sans se poser de questions et en dépit de l'adversité (En l'occurrence incarnée par moi, la serial arroseuse, et Miss PotatoCat, qui ne demanderait pas mieux que de le mâchonner si seulement il n'était pas bardé d'épines).

Les plantes trouveront toujours le moyen de nous survivre sur cette planète.


Et donc, **Jackie, minute culturelle pour les moins de 20 ans qui ne peuvent pas connaître (Et qui déjà trouvaient Highlander assez kitsch bande de p'tits cons), c'était ça.

(Tu te souviens des z'Ablettes ?)
(Rhooooo faut que j'arrête avec mes références de vieille peau)
(Mais quand même, les z'Avions et les z'Ablettes, c'était chouette)


vendredi 30 décembre 2016

Petit jeu macabre de fin d'année [rediff]

Une petite rediff' de cette blog-note de 2012-année-de-la-louze, tout d'abord paske chuis chez moi ch'fais keske j'veux après les 24 Patateries de l'Avent j'ai le neurone en grève, et surtout parce qu'en termes de décès inopinés, 2016 s'est imposée comme la championne des années DE MERDE.

Allant jusqu'à redéfinir l'ironie en faisant clamser George Michael, idole de mon adolescence * sanglot *, le type qui, j'y pensais encore il y a quelques jours, a chanté l'inoubliable "Last Christmas I gave you my heart"... à 53 ans déjà c'est vache. * sanglot, sniff, morve * Mais à Noël. A priori d'une CRISE CARDIAQUE.
C'est carrément se foutre de la gueule du monde !

GRR-Martin-Twitter.jpgComme on l'a beaucoup dit au cours des douze mois écoulés...

Je ne sais pas qui a eu l'idée de confier à George R. R. Martin le soin de scénariser cette année, mais IL VA FALLOIR SE CALMER, là !

(Il utilise Twitter sinon, hein)

Pour 2017 je propose de mettre Barbara Cartland aux manettes, ça nous changera.



Et sinon, la blog-note originale, c'était celle-là...
(J'ai juste actualisé 2-3 trucs en passant)


Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, les gens, mais dans la Potato-family, quand on se retrouve réunis en fin d'année, on joue.
Beaucoup.
A la belote ou au tarot (Ça c'est avec les oncles et les tantes) (Autrefois il y avait les grands-pères aussi... * soupir *), au rami avec les mamies (Quand elles pouvaient encore participer sans s'endormir au milieu d'une partie ou se faire grimper la tension... * soupir *), au Uno ou au Cluedo avec neveux et jeunes cousins. Bref, on s'éclate bien.

Mais il y a aussi Nathaliiiiie, dam di dou dam un petit jeu macabre qui nous occupe en général entre la poire et le fromage, quand les petits ont depuis longtemps supplié pour sortir de taaaaaable (Par un accord tacite, les plus jeunes gagnent le droit de jouer en entrant au collège) (Autant te dire qu'on ne redouble pas beaucoup en primaire, dans la Potato-family) : le kicéki-est-décédé-cette-année.

C'est pas compliqué, il suffit de lister toutes les célébrités qui ont cassé leur pipe au cours de l'année écoulée. (Hein qu'on sait s'amuser ?!)
Fastoche pour celles et ceux qui ont eu le bon goût de défunter en fin d'année (Paix à ton âme Alan Thicke, je ne regarderai plus How I met your mother sans un pincement au coeur et une pensée pour la petite Patate qui ne manquait pas un épisode de Quoi de neuf, Docteur), mais qui se souvient encore que Michel Galabru était passé de l'autre côté en janvier ? (Personne tu parles, il est mort entre Michel Delpech et David Bowie, c'est pas bon pour la postérité, ça)

En général, ça se termine en grandes empoignades pour savoir si oui ou non Machintruc est bien décédé cette année (Tonton : "Mais non, je te dis qu'il est mort l'an dernier !" ...Mamie : "N'importe quoi, je m'en souviens quand même, j'avais rendez-vous chez l'ophtalmogue/le cardiologue cette semaine-là ! C'est quand il m'a dit que j'avais ma cataracte qui me faisait monter la tension du cholestérol" ... Kévin-le-cousin : "C'est qui ce mec, d'abord-heu ?"), en réminiscences sur la carrière d'acteurs ou de chansonniers inconnus au bataillon des plus jeunes, et en paris de mauvais goût sur qui y passera l'année d'après.

Par le passé, certains ont quitté la table fâchés, suite à un désaccord sur la date de décès de telle ou telle célébrité (Oui parce que Carlos d'abord, il est mort en quelle année ?) (Sans tricher !), voire après en avoir enterré quelques unes vivantes (Car non, Charly Oleg n'est pas mort !) (Kévin-le-cousin : "Mais "je suis Charlie" alors, c'est pour qui ?!").

Cela se réglait alors quelques semaines plus tard, par une coupure de journal envoyée par La Poste, barrée d'un "je te l'avais bien dit !" rageur en guise de voeux de bonne année (Oui, parce qu'en plus, dans la Potato-family, on ne jette RIEN ! Même pas les vieux journaux).
Heureusement, il y a Findus désormais les smartphones et la 3G, pour éviter que d'aucuns se fassent la gueule pour la nouvelle année. En particulier le moche mais très complet "JeSuisMort.com" qui réconcilie tout le monde avant qu'arrive le café.


(Et c'est en 2008 que Carlos est décédé)
(Ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame)

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