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Mot-clé - Sexisme ordinaire

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mardi 11 octobre 2016

Les maths me manquent

Bonjour, je m'appelle Patate...
Bonjour Pataaaaaaate !
...Et vous allez tous penser que je suis une grande masochiste.

Tout a commencé l'an dernier * Procrastino-Potato powaaaaaaaa * lorsque j'ai passé les environs du Nouvel An 2015 sur mon canaprout (jusque là, normal), lovée sous un plaid avec Miss PotatoCat (là aussi, rien que du très habituel), à regarder des vidéos... de mathématiques.

Si tu t'en souviens bien, je l'avais même twitté.
Hashtag PersonneFolle.

Mic-Maths.jpg
J'ai ainsi découvert la chaîne YouTube de Mickaël Launay, alias MicMaths, à laquelle je me suis illico abonnée, dans un grand élan de nostalgie.

Ouais paske tu ne le sais peut-être pas mais à l'école, sans être un génie, Petite Patate adorait les maths. Même que parfois, la Patat'adulte qu'elle est devenue se dit qu'au lieu de se (laisser) convaincre que c'était un truc pour les génies (ou les garçons), elle aurait pu en faire quelque chose de vraiment bien. Et que quand c'est expliqué comme ça, les maths, c'est vraiment sympa.

Bref, je suis abonnée à MicMaths.
Et je t'invite à en faire autant si tu as envie de te faire un trip down Memory Lane, ou de te réconcilier avec une bête noire remontant à ta scolarité. Exemple : le théorème de Pythagore.

L'histoire aurait pu s'arrêter là si je n'avais pas un jour mis le nez dans les devoirs de mon petit-neveu-plus-si-petit pour me rendre compte que * horreur, malheur et stupéfaction * je n'étais plus foutue de poser une division à 2 ou 3 chiffres. Enfin la poser, si : je savais encore dessiner une potence, quand même. Mais la résoudre...
Vachement gênant quand tout le reste de la famille t'a vendue à cet enfant comme la fortiche en maths qui allait lui faire expédier les devoirs en trois coups de cuillère à potkémon pour retourner se coller à sa DS.
Heureusement, c'est pour se tirer de situations embarrassantes comme celle-là qu'on a inventé les méchants gros z'yeux et les "c'est plutôt à toi de m'expliquer comment on fait, sinon comment je sais que tu as compris ton cours, mmmmh ?" bien narquois.

C'est aussi pour ça qu'on a inventé Google.
Bref, je suis tombée sur une 2ème chaîne YouTube pour masos qui s'appelle Maths et Tiques et sur laquelle Yvan Monka te refait toute la scolarité secondaire de la 6ème à la terminale comme peut-être jamais ton prof de maths n'a su te l'expliquer à l'époque, occupé qu'il était à dompter 30+ gamins qui n'en avaient rien à cirer. C'est gé-nial.

Accessoirement, c'est aussi un très bon outil si tu t'intéresses un peu aux devoirs de tes enfants mais que tu commences à être bien largué(e) quand il s'agit de les aider/surveiller.

Ci-dessous en cadeau, la division euclidienne.
Et le reste. * rires *



lundi 04 avril 2016

Patat'a vu Inside Out

(ou Vice Versa en VF)

Finalement pas au cinéma, vu que 1- c'est hors de prix et hors de mes priorités, et 2- le bruit, la foule, la procrastination, toussa toussa, mais j'ai ENFIN vu ce film d'animation des studios Pixar (On ne dit plus dessin animé, Pataaaate, ça fait ringard) dont tout le monde me vantait les mérites depuis quasiment un an; y compris toi, cher(e) patatophile qui t'es un jour fendu(e) d'un commentaire à ce sujet.

Et bien tu sais quoi ?
Tu avais RAISON : j'ai adoré ce dessin animé film d'animation.

Inside_Out.jpg
D'abord c'est Pixar, donc c'est mignon de partout, depuis les jolies couleurs acidulées jusqu'aux personnages trop choupi, en passant par la Lorraine avec mes saboooots (Pardon) l'intérieur du cerveau façon boîte à bonbons Haribo c'est bô la vie, pour les gr-... (Pardooooon !) et le dessin moderne et tout propret.
Aucune ironie ici : en tant que Patate-princesse qui chie des paillettes et chevauche une licorne dans sa tête, j'a-do-re.

Et puis c'est Pixar, donc c'est comme la boîte de bonbons sus-mentionnée : il y en a pour les grands et les petits.

Pour les petits évidemment, c'est un récit très littéral et néanmoins chamarré, qui m'a rappelé mon émerveillement de gamine devant "Il était une fois la vie" : tu sais vaguement que ça te parle de l'intérieur de ton corps (En l'occurrence, ton cerveau) mais pour toi c'est une aventure au premier degré où chaque personnage a une vie et un destin propres.
La bande d'émotions qui se disputent le tableau de commandes, la pov' petite Tristesse qui ne fait rien que des bêtises des bêtises quand t'as pas l-... (Non mais promis, j'arrête), les boules de couleur qu'il faut ranger à la fin de la journée - comme tes jouets, sauf que là tu appuies sur un bouton et elles se rangent toutes seules - dans des étagères multicolores, les courses-poursuites de nos héros au milieu d'immenses tours et d'un continent qui s'effondre sous les pas : l'a-ven-tu-re, quoi !
A la limite, si tu ne piges pas bien le rapport de tout cela avec la physiologie du cerveau ou bien la construction de la personnalité, ce n'est pas bien grave, tu t'amuses comme un petit fou parce que c'est mignon, loufoque et enlevé.

Mention spéciale à l'illustration ô combien géniale, du cerveau du chat lors du générique de fin : c'est TROP ça !!

Mais pour les grands...
Quelle richesse, quelle inventivité !
D'abord au niveau du scénario, qui conduit deux histoires en parallèle, l'une tout à fait réelle - la vie de la petite Riley - et l'autre 100% allégorique - la vie dans la cervelle de la petite Riley - , chaque événement dans l'une faisant écho à un événement dans l'autre, de façon tout à fait cohérente malgré la complexité de certains des concepts manipulés, pour parvenir à une narration commune tout à fait harmonieuse. Sans doute que Pixar n'a pas inventé l'eau chaude, mais ils réussissent à merveille à trouver la température idéale !

Et puis comme toujours, le second degré de lecture, quoi !
Les références à la physiologie du cerveau, aux phénomènes de la mémoire et des émotions, aux théories sur le développement de l'enfant ou sur l'éducation, sur le développement personnel, voire à des théories psychanalytiques... Que de clins d'oeils, que de recherche, que d'occasions de sourire, de s'émerveiller, ou de réfléchir.

J'ai vu ce film avec un pré-ado, qui a non seulement vibré pour Riley, l'injustice d'un déménagement qu'on n'a pas décidé, la difficulté de s'adapter à son nouvel environnement et de communiquer avec des parents qu'on découvre faillibles autant qu'imparfaits, mais qui a aussi très bien compris que l'on parlait d'adieu à l'enfance, et que les boules qui passaient du jaune au bleu illustraient cette terrible réalité de la vie : rien n'est jamais tout à fait heureux, il y a toujours du spleen dans l'idéal (Bon, il ne m'a pas cité Baudelaire, l'est encore un peu jeune, mais l'idée y était) (Ouais j'avoue, j'étais scotchée), et l'âge où l'on s'en rend compte n'est pas forcément facile à gérer "mais tu comprends Tata, la vie c'est comme ça, et puis ça n'empêche pas qu'on est content quand même, des fois".

Personnellement, j'ai retrouvé dans Inside Out une notion avec laquelle je me (dé)bats depuis des années : savoir reconnaître et accepter toutes ses émotions.
La tristesse en particulier, avec laquelle j'ai le plus de mal parce que justement... elle fait MAL; alors la douillette émotionnelle que je suis n'a qu'une hâte : la nier, l'ignorer, l'enfermer à triple tour dans un coffre enterré très profond avant de jeter la clé dans une faille sous-marine de son inconscient, sans vouloir reconnaître qu'elle continuera à faire du mal quand même, insidieusement (La tristesse pour moi, s'apparente un peu à un déchet nucléaire mal enfoui, tu l'auras remarqué) ni qu'elle refera surface au premier tremblement de terre.
oO0 (Amis de la métaphorie, bienvenue ici)

En cela, cette émotion personnifiée, cette petite nénette bleue qui semble indésirable et juste bonne à mettre le bazar partout, mais qui finalement trouve sa place et sauve même tous ses copains, c'est un beau message de développement personnel.
C'est en tout cas, celui qui m'est resté, et qui m'a donné envie d'écrire une blog-note.

Blog-note déjà très longue, donc je ne te ferai pas l'exégèse du film à travers le prisme du genre, mais un seul mot : girl-power et égalité ! (Oui je sais, ça fait deux)
J'ai trouvé ça merveilleux que mon petit neveu, déjà formaté à trouver que "les filles c'est trop bête et c'est nul" se prenne dans la face une héroïne trop badass (Sans être hyper-sexualisée façon Lara Croft) qui joue au hockey (Trop cooool, Tataaaaaa !) et que les émotions les plus positivement représentées soient également des filles. ET que tout ce petit monde n'ait pas besoin d'un héros masculin pour s'en sortir.

Des fois que tu n'aurais pas encore vu Inside Out, j'espère t'en avoir donné envie.


samedi 19 mars 2016

Samedi sexiste (5)

On connaît toutes ces articles - parfois dans des journaux très sérieux - sur comment faire pour éviter le viol : on nous en ressort l'une ou l'autre docte version dès qu'une "affaire" fait les gros titres.
Et de toute façon, notre maman nous l'a bien seriné dès qu'on a commencé à sortir seule de la maison : ne parle pas aux inconnus, surveille ton verre quand tu vas danser, elle est pas un peu courte ta jupe ma chérie ? Etc etc etc...

Moults conseils qui entretiennent chez nous les femmes, 1- la peur de sortir seule (Alors que l'espace public est A TOUT LE MONDE et je cours le soir dans un parc SI JE VEUX) et 2- la croyance que si on se fait violer, forcément c'est qu'on l'aura cherché (Mais que faisait-elle là toute seule à cette heure-ci aussi ? Et puis vous avez vu comme elle est moulante sa tenue à cette sal*pe ?!).

Alors que bon.
Si on enlève ses œillères et qu'on y réfléchit 2 minutes, le seul point commun à tous les viols, bah... c'est le violeur. Et je ne voudrais pas balancer mais dans l'immense majorité des cas, le violeur : c'est un homme.

Donc pour changer un petit peu, voici à quoi pourraient/devraient ressembler les articles de journaux sur les "conseils pour éviter le viol"...

Conseils-anti-viol.jpg
(Source ?)

Et oui on sait messieurs, VOUS vous n'êtes pas comme ça. Inutile de venir le dire, c'est le voisin. Toujours le voisin. Et oui mesdames, votre petit chéri, la chair de votre chair, il n'est pas comme ça, c'est un type bien. (Le violeur c'est le fils des voisins, for-cé-ment)


mardi 08 mars 2016

Journée de "la ferme" [rediff]

oO0 (Elle est toujours vivante, la Patate ?!)

Nous sommes le 8 mars, et comme chaque année, revient la fameuse "journée de lafâme" avec son cortège de blagues lourdes et misogynes à base de ménage/repassage et autres corvées évidemment féminines * soupir * dont exceptionnellement tu seras dispensée chérie, parce que c'est ta fête aujourd'hui, c'est la, c'est la, c'est la salsaaaaa du démoooon ! assorties de leur traditionnel "Oh ben ça va, c'est de l'humour quoi, si on peut même plus rigoler..." * gros soupir * voire du toujours très tendance "Quelle mal baisée celle-là !" * énorme soupir couvrant les rires bien gras * une fois que tu as le dos tourné.

Je n'en reviens pas que depuis cette blog-note de 2012 que je te dépoussière pour l'occasion, rien, absolument RIEN n'ait vraiment changé.

Combien de temps encore va-t-on s'enquiller des réflexions stupides sur comment c'est trop injuste parce qu'il n'y a pas de journée de l'homme on a vraiment trop de la chance nous les meufs ? Des "voeux"débiles envoyés par mail, bricolés sous Paint sur fond de talon aiguille, de Hello Kitty neuneu, de tube de rouge à lèvres ou de bouquet de roses ?
Des newsletters commerciales qui te vantent un shampooing, un déo ou un aspirateur à toi, lafâme dont ils n'ont pas oublié la journée ? Des devantures de magasin habillées de rose - what else - spécialement pour l'occasion et des pseudo-événements marketing "rien que pour nous les filles" ?
Des reportages au JT sur "ces femmes qui font un métier d'homme" ? Face de Bouc qui te propose de "fêter la parité dans le monde entier"... Comme si on l'avait jamais atteinte !
Combien de temps, purée ?!

Je propose de rebaptiser le 8 mars la journée de "la ferme".
Parce que c'est ce que j'aurai sur le bout de la langue toute la sainte journée.

C'est ce que j'aurai envie de répondre au collègue lourdingue qui me souhaite ma fête et ironise que la vaisselle pourra bien attendre à demain; c'est ce que j'aurai envie de répondre à la pintade toute ravie que son chéri lui ait offert une rose spécialement aujourd'hui "et en plus tu sais, ce soir il va cuisiner ex-près"; c'est ce que j'aurai envie de répondre, enfin, à la tripotée de neuneus qui m'envoient leurs e-voeux... En leur suggérant au passage de laisser tomber les visuels cul-cul-la-prale-rose-et-girly pour au moins utiliser une image qui soit raccord avec le vrai thème de cette journée.

Je ne sais pas moi.
Un gros plan de foufoune excisée ?
Une femme battue avec la tronche explosée ?
Un comparatif de fiche de salaire homme - femme pour le même poste ?
Un truc qui soit raccord avec ce qu'est vraiment cette journée : celle des DROITS des femmes. Pas une "fête", pas une bonne occase pour vendre des robots ménagers, une de ces "journées" de sensibilisation dont on aimerait bien se passer.

Tu souhaites leur fête aux séropositifs, le 2 décembre, toi ? Ben voilà ... Alors le 8 mars, tu es gentil, tu te la fermes et tu réfléchis à pourquoi selon toi, on a décrété qu'il y avait besoin d'une journée internationale des DROITS de la femme.


samedi 12 décembre 2015

Samedi sexiste (4)

Le CONSENTEMENT expliqué à base de thé.
Absolument brillant dans sa simplicité. Je l'avions même tweeté en juin dernier avec le hashtag #NoMeansNo: "si limpide que même les mecs ont des chances de piger" (Oui je sais, pas toi évidemment, ton voisin) (Toi t'es un mec bien. C'est toujours le voisin) (Bref)

Depuis, cette excellente vidéo a été sous-titrée en français, alors je me permets de la diffuser ici.
Regardez. Partagez.
Partagez surtout avec vos amis, vos frères, vos cousins, vos FILS. Pour qu'un jour prochain on n'ait plus nous - vos soeurs, vos filles, vos cousines - besoin de nous protéger d'eux partout et tout le temps (Enfin oui, je sais, pas toi évidemment, le voisin).


Non veut dire non.
Pas "secrètement oui", pas "peut-être", pas "j'aimerais bien mais j'ose pas", certainement pas "je dis non pour te faire chier". Juste : non.
Et c'est pas grave, c'est pas perso... elle n'a juste pas envie de ta tasse de Lipton Yellow !


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