blind-side.jpgJ'adore Sandra Bullock.

Depuis sa révélation dans Speed (Ah oué, ça fait 15 ans ?! Naaaaaaaan), j'ai vu beaucoup de sa filmographie et donc beaucoup de... navets, je le reconnais.
Mais j'assume : j'adoooore les navets avec Sandra Bullock dedans, cherchez pas, c'est comme ça.


J'ouvre d'ailleurs une parenthèse pour recommander très chaudement "The proposal" à celles et ceux qui aiment Sandra Bullock ET les comédies romantiques rigolottes et joliment ficelées ET les bôgosses avec plein d'abdos bétons et de pectoraux saillants : je l'avais vu au ciné et j'avais passé un très bon moment.
(Mais j'avais eu la flemme de le bloguer)
(Et puis ce n'est pas le sujet)

Le sujet aujourd'hui, c'est qu'après une loooongue carrière dans la soupe de navets le cinéma, Hollywood a enfin reconnu le talent culinaire de Sandra Bullock, et vient de lui décerner un Oscar de la meilleure actrice (Genre 2 jours à peine après qu'elle ait reçu le Razzie Award parce qu'elle était la pire, Ce grand écart c'est du grand Sandra !!) pour son rôle dans "The blind side".

Gnéééé ?
Fumage de neurone... Ze blind side... fouillage de tiroirs-mémoire... heu ben non, inconnu au bataillon. "Crottalors, j'ai donc hiberné si profond que ça ?", s'interroge la Patate ?
Il s'avère heureusement que je suis suis pas 'lzheimer précoce et que ce film je ne l'ai pas zappé : il n'est tout simplement pas sorti chez nous, les Ricains qui ne reculent pourtant devant rien, ne l'ont pas exporté. Ce n'est pas très bon signe côté qualité artistico-intellectuelle * hum hum hum *

Keuwaaa ?
Un potentiel navet avec ma Sandra préférée ?

Pas envie d'attendre pour voir si "l'effet Oscars" provoquera une hypothétique sortie en salles : je me le procure par des moyens sur lesquels vous êtes priés de ne pas m'interroger (ô joie bonheur et félicité, en VO sous-titrée), et un soir de cafard, je me vautre sur le canapé avec un bon thé fumant et un pitichat ronronnant.

Et depuis, je m'interroge : pourquoi un Oscar ? Pourquoi ce film-là ? Ils avaient fumé ou quoi ??!


Je ne dis pas que c'est un mauvais film, elle en a fait des pires, et celui-ci est loin d'être un navet : c'est juste une histoire à l'américaine, imprégnée de toute leur culture (Ouééé le football américain et les bourses d'université pour sportifs) et passée au prisme du semi-conte-de-fées où que même les méchants dans le ghetto ils sont pas vraiment méchants, tu vois.
C'est même une bonne histoire, les personnages sont attachants et bien campés, je n'ai boudé ni mon plaisir, ni mes sourires, ni mon émotion de spectatrice ultra-bon public qui se laisse toujours prendre à ce genre de sauce. J'ai bien aimé, donc.
(Quoi? Raconter l'histoire? Rhooo vot' Gogole il est cassé ou quoi ?)

Mais ho, les gars : un Oscar de la meilleure actrice ?
Z'aviez fumé quoi ce soir-là ? Personne d'autre n'a rien tourné cette année ?

Nan parce que si Sandra Bullock est égale à elle-même dans ce film, elle n'y est pas plus exceptionnelle que dans d'autres (Bon ok, elle le porte un peu à bout de bras, limite on ne voit qu'elle, mais ça lui est déjà arrivé, hein), et son personnage n'est pas si exceptionnel non plus.

Y a un truc qui a dû m'échapper...