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Mot-clé - Pensées profondes

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mardi 10 janvier 2017

Je suis désolée... ou pas.

J'ai tendance à m'excuser pour tout et n'importe quoi. Je suis désolée de tout, tout le temps, et surtout d'exister.

Mais je me soigne depuis des années et je fais de mon mieux pour ne plus demander pardon à tout bout de champ, parce que ce que l'on dit reflète ce que l'on croit (En l'occurrence, que je mérite moins d'effort, de temps, d'espace ou d'attention que les autres), et conditionne souvent la façon dont on va nous traiter (Avec peu d'effort, de temps, d'espace ou d'attention, donc).

Il y a un peu plus d'un an, Procrastino-Potato était tombée au hasard du net sur ces petits strips qui faisaient si bien écho à ses conditionnements, et s'était émerveillée de la simplicité de la solution proposée (Simplicité toute relative œuf corse, car changer plus de 30 ans d'habitudes...).

Car effectivement, les trois quarts du temps au lieu de dire (et penser) "désolée", je devrais dire (et penser) "merci".

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(Source: Yao Xiao, illustratrice d'origine chinoise vivant à New York tant que Trump n'aura pas pété un cable)


Non pas "désolée d'être tout le temps en retard" mais plutôt "merci de m'avoir attendue".

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C'est tout petit, comme changement, mais au lieu de délivrer un message négatif (à savoir que je suis fautive, et nulle à ch...) qui ne pourra appeler qu'encore plus de négatif ou bien un "c'est pas grave" énervé ou condescendant, cela aborde le retard d'une façon positive à la fois pour moi et pour l'autre.


Non pas "désolée, je te saoule avec mes histoires" mais plutôt "merci de m'avoir écoutée".

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Parce que "mes histoires" ne sont pas moins intéressantes ou importantes que celles des autres, et que je devrais valoriser l'attention et l'écoute dont TU fais preuve plutôt que de te convaincre inconsciemment que JE n'en vaux pas la peine...


Non pas "désolée, je raconte n'importe quoi" mais plutôt "merci de ta compréhension".

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Non pas "désolée, je suis un boulet" mais plutôt "merci de passer du temps avec moi".

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Non pas "désolée, je suis nulle et je m'excuse d'exister" mais tout simplement "merci à toi d'être là pour moi".

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Ne plus jamais dire "désolée" alors qu'en réalité je devrais dire "merci".
C'est quand même drôlement plus positif et motivant de voir la vie de cette façon, non ?


jeudi 08 décembre 2016

#JeudiConfession (32)

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(Je suis une Patate Pourrite, je ne la laisse pas ouvrir les cases de mon joli calendrier)

A la vérité, je n'aime pas partager.

Ce qui ne veut pas dire que je ne le fasse pas, attention, je partage même beaucoup. Je suis du genre à te laisser le dernier morceau de gâteau, à toujours te proposer un chewing-gum ou un bonbon de mon paquet, parce que foncièrement je suis plutôt sympa, mais... au fin fond du fond du secret de mon coeur... je n'aime pas cela.
Le plaisir de faire plaisir et/ou d'être une "bonne personne" n'est jamais suffisant pour faire taire le petit diablotin qui me chuchote à l'oreille que quand même, ils sont drôlement bons ces bonbecs et que MOI je l'aurais sûrement mieux apprécié, celui-là; ou que je serai bien avancée quand je n'aurai plus de chewing-gums et alors là où tu seras pour m'en donner un, hein ?

Donc je partage, oui.
Mais ça m'emmerde. Et je suis trop polie et policée pour ME faire passer au premier plan pour une fois; accepter l'idée qu'il n'est écrit NULLE PART que je dois être une bonne et parfaite personne TOUT LE TEMPS; assumer le fait que oui, JE la voulais cette dernière part de gâteau et qu'il n'y avait pas plus de raison que TU l'aies plutôt que moi (à part cette injonction à par-ta-ger que j'ai tellement bien intégrée).

Donc, je partage.
Et cela m'emmerde. Ce qui finalement, me gâche AUSSI le plaisir d'avoir fait plaisir. Et me fait culpabiliser de cette égoïste pensée, en prime.
Ou comment être perdante sur toute la ligne...


Ma surprise de l'Avent n°8, en revanche, je veux bien la partager avec toi, j'en ai fait une théière entière.
Le Grand Jasmin Chun Feng est un thé vert au jasmin (Comment ça, tu t'en doutais ?) absolument délicieux, et qui n'est pas du tout amer, même préparé par une Patate, c'est à dire laissé - oublié - à infuser 10 minutes au lieu des 3 préconisées.
Le site internet m'apprend que les fleurs ont été retirées à la main exprès pour éviter l'amertume... Je n'ai pas la moindre idée de si c'est leur retrait qui garantit cela, ou si c'est le côté manuel de la chose (Ze magic touch ?) mais le fait est que ça marche.

Si tu n'as jamais goûté de thé au jasmin, ou que tu en as goûté un dont l'amertume t'a fait grimacer en mode "plus jamais", je t'invite à tenter celui-là, il a des chances de vous réconcilier, le jasmin et toi.


jeudi 14 avril 2016

Bonne résolution 2016

meditate-before-medicate.jpgLe 14 avril, oui, je sais.

Si j'ai procrastiné la blog-note, je te rassure lecteur de mon coeur, cette bonne résolution est bien en application depuis le mois de janvier.
Je vais même m'autoriser un peu d'auto-congratulation, tu permets, parce que malgré les difficultés et les imperfections, je m'y tiens, à ma résolution.

Meditate before you medicate.
La méditation avant la médication.

(Ou comment tenter de ne pas retomber dans les anxiolytiques et/ou les anti-dépresseurs, quand on se sent glisser et que jeter sa télé ou faire du sport, cela ne suffit pas)

Vu mon cheminement intérieur de ces dernières années, me mettre sérieusement à méditer aurait sans doute fini par s'imposer comme une évidence (Tu noteras que c'est d'ailleurs la suite logique de la bonne résolution 2015).
Surtout que la méditation, c'est comme le yoga - que je pratique d'ailleurs déjà - et le régime sans gluten : ZE truc à la mode. Cela ne m'étonnerait d'ailleurs pas que l'une ou l'autre célébrité branchée s'y adonne (Gwyneth Paltrow ? Emma Watson ? Jennifer Aniston ? Ou peut-être même Madonna ?) (Oh non, je sais, Angelinaaaaaa).
Mais comme les modes, moi, ça me saoule, j'aurais aussi bien pu passer à côté pendant encore quelques années.

Heureusement, vers la mi-2015, l'Univers a mis sur mon chemin un passionnant bouquin : "Full Catastrophe Living" de Jon Kabat-Zinn (Je l'ai lu dans sa version originale, mais en VF c'est "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience").

L'auteur est ni plus ni moins que l'inventeur de la fameuse "pleine conscience" dont on nous rebat régulièrement les oreilles (C'est à la mode, je vous dis...), qu'il a développée au début des années 80 pendant que d'autres allaient dans des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient Stan Smith aux pieds, le regard froid dans la "Stress Reduction Clinic" qu'il avait fondée au passage et au MIT (Zeugma, 10 points !).
Le livre explique les tenants et aboutissants, ainsi que les bases, de son programme MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction et c'est franchement passionnant. Je me suis en outre vite rendu compte (Sans E à "rendu", merci d'arrêter de me faire saigner les z'yeux) que lors de cette période noire de ma vie où j'avais plongé dans le burn-out, certains aspects de la méthode avaient été utilisés dans ma thérapie.
J'ai regretté a posteriori, qu'à l'époque on n'ait pas identifié comme telle la pratique du "mindfulness" (Si tu veux dire "pleine conscience" mais en te la pétant un peu, tu le dis en Anglishe) et que jamais personne n'ait mentionné cet ouvrage. Mais peut-être aussi qu'à ce moment-là de ma vie, il ne m'aurait pas autant bouleversée. Je finis par croire que les choses n'arrivent que quand on est prêt à les accepter...

Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui n'est pas un énième bouquin de développement personnel, mais un compte-rendu à la fois scientifique - car oui, le programme MBSR en 8 semaines, a produit des résultats validés et publiés - et profondément humain de ce que la pratique de la pleine conscience peut apporter à ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête.
Et soyons honnêtes : on souffre tous un peu, dans nos têtes.
(Rassurez-moi, c'est pas juste la mienne qui ne va pas ?)

J'ai donc lu ce livre en 2015, et tandis qu'il résonnait en moi, l'Univers n'a pas cessé de balancer de la méditation sur mon chemin pendant le reste de l'année, comme autant de peaux de banane; un article de magazine par ci, une appli pour smartphone par là (Petit Bambou) (Je t'en reparlerai si tu veux, elle est très bien), jusqu'à cette incroyable coïncidence : tomber (Après toutes ces chausse-trappes, tu m'étonnes...) sur un cycle de 6 semaines de pratique de la "méditation pleine conscience" qui commençait en janvier.

"Ce sont des exercices basés sur la méthode MBSR, c'est américain, je ne sais pas si vous connaissez ?" qu'elle a dit, la dame au téléphone. "On les a un peu adaptés parce que normalement c'est 8 semaines, mais nous on pratique en 6".
Cerise sur le gâteau : le jour et l'horaire de réunion qui semblaient choisis exprès pour se couler dans un interstice de mon emploi du temps surchargé.
Bon, ce n'était franchement pas donné, mais j'avais compris le message (Là, l'Univers s'est dit "Ouf, je commençais à en avoir marre de faire le singe avec mes bananes !") : j'ai signé. Et je ne l'ai pas regretté.

J'ai pratiqué la pleine conscience et j'ai médité.
En groupe, et toute seule à la maison, un peu comme des devoirs, comme dans le bouquin. Et puis j'ai un peu lâché. Et puis j'ai repris, sans me juger, parce que c'est aussi et surtout cela le principe : s'observer, s'accepter, ne pas se juger, et cent fois sur le métier remettre son ouvrage.

C'est ma bonne résolution 2016 : intégrer la méditation dans mon quotidien.
Parce qu'il est scientifiquement prouvé que cela fait du bien. Et que je ne sais pas vous, mais moi j'en ai bien besoin.


lundi 04 avril 2016

Patat'a vu Inside Out

(ou Vice Versa en VF)

Finalement pas au cinéma, vu que 1- c'est hors de prix et hors de mes priorités, et 2- le bruit, la foule, la procrastination, toussa toussa, mais j'ai ENFIN vu ce film d'animation des studios Pixar (On ne dit plus dessin animé, Pataaaate, ça fait ringard) dont tout le monde me vantait les mérites depuis quasiment un an; y compris toi, cher(e) patatophile qui t'es un jour fendu(e) d'un commentaire à ce sujet.

Et bien tu sais quoi ?
Tu avais RAISON : j'ai adoré ce dessin animé film d'animation.

Inside_Out.jpg
D'abord c'est Pixar, donc c'est mignon de partout, depuis les jolies couleurs acidulées jusqu'aux personnages trop choupi, en passant par la Lorraine avec mes saboooots (Pardon) l'intérieur du cerveau façon boîte à bonbons Haribo c'est bô la vie, pour les gr-... (Pardooooon !) et le dessin moderne et tout propret.
Aucune ironie ici : en tant que Patate-princesse qui chie des paillettes et chevauche une licorne dans sa tête, j'a-do-re.

Et puis c'est Pixar, donc c'est comme la boîte de bonbons sus-mentionnée : il y en a pour les grands et les petits.

Pour les petits évidemment, c'est un récit très littéral et néanmoins chamarré, qui m'a rappelé mon émerveillement de gamine devant "Il était une fois la vie" : tu sais vaguement que ça te parle de l'intérieur de ton corps (En l'occurrence, ton cerveau) mais pour toi c'est une aventure au premier degré où chaque personnage a une vie et un destin propres.
La bande d'émotions qui se disputent le tableau de commandes, la pov' petite Tristesse qui ne fait rien que des bêtises des bêtises quand t'as pas l-... (Non mais promis, j'arrête), les boules de couleur qu'il faut ranger à la fin de la journée - comme tes jouets, sauf que là tu appuies sur un bouton et elles se rangent toutes seules - dans des étagères multicolores, les courses-poursuites de nos héros au milieu d'immenses tours et d'un continent qui s'effondre sous les pas : l'a-ven-tu-re, quoi !
A la limite, si tu ne piges pas bien le rapport de tout cela avec la physiologie du cerveau ou bien la construction de la personnalité, ce n'est pas bien grave, tu t'amuses comme un petit fou parce que c'est mignon, loufoque et enlevé.

Mention spéciale à l'illustration ô combien géniale, du cerveau du chat lors du générique de fin : c'est TROP ça !!

Mais pour les grands...
Quelle richesse, quelle inventivité !
D'abord au niveau du scénario, qui conduit deux histoires en parallèle, l'une tout à fait réelle - la vie de la petite Riley - et l'autre 100% allégorique - la vie dans la cervelle de la petite Riley - , chaque événement dans l'une faisant écho à un événement dans l'autre, de façon tout à fait cohérente malgré la complexité de certains des concepts manipulés, pour parvenir à une narration commune tout à fait harmonieuse. Sans doute que Pixar n'a pas inventé l'eau chaude, mais ils réussissent à merveille à trouver la température idéale !

Et puis comme toujours, le second degré de lecture, quoi !
Les références à la physiologie du cerveau, aux phénomènes de la mémoire et des émotions, aux théories sur le développement de l'enfant ou sur l'éducation, sur le développement personnel, voire à des théories psychanalytiques... Que de clins d'oeils, que de recherche, que d'occasions de sourire, de s'émerveiller, ou de réfléchir.

J'ai vu ce film avec un pré-ado, qui a non seulement vibré pour Riley, l'injustice d'un déménagement qu'on n'a pas décidé, la difficulté de s'adapter à son nouvel environnement et de communiquer avec des parents qu'on découvre faillibles autant qu'imparfaits, mais qui a aussi très bien compris que l'on parlait d'adieu à l'enfance, et que les boules qui passaient du jaune au bleu illustraient cette terrible réalité de la vie : rien n'est jamais tout à fait heureux, il y a toujours du spleen dans l'idéal (Bon, il ne m'a pas cité Baudelaire, l'est encore un peu jeune, mais l'idée y était) (Ouais j'avoue, j'étais scotchée), et l'âge où l'on s'en rend compte n'est pas forcément facile à gérer "mais tu comprends Tata, la vie c'est comme ça, et puis ça n'empêche pas qu'on est content quand même, des fois".

Personnellement, j'ai retrouvé dans Inside Out une notion avec laquelle je me (dé)bats depuis des années : savoir reconnaître et accepter toutes ses émotions.
La tristesse en particulier, avec laquelle j'ai le plus de mal parce que justement... elle fait MAL; alors la douillette émotionnelle que je suis n'a qu'une hâte : la nier, l'ignorer, l'enfermer à triple tour dans un coffre enterré très profond avant de jeter la clé dans une faille sous-marine de son inconscient, sans vouloir reconnaître qu'elle continuera à faire du mal quand même, insidieusement (La tristesse pour moi, s'apparente un peu à un déchet nucléaire mal enfoui, tu l'auras remarqué) ni qu'elle refera surface au premier tremblement de terre.
oO0 (Amis de la métaphorie, bienvenue ici)

En cela, cette émotion personnifiée, cette petite nénette bleue qui semble indésirable et juste bonne à mettre le bazar partout, mais qui finalement trouve sa place et sauve même tous ses copains, c'est un beau message de développement personnel.
C'est en tout cas, celui qui m'est resté, et qui m'a donné envie d'écrire une blog-note.

Blog-note déjà très longue, donc je ne te ferai pas l'exégèse du film à travers le prisme du genre, mais un seul mot : girl-power et égalité ! (Oui je sais, ça fait deux)
J'ai trouvé ça merveilleux que mon petit neveu, déjà formaté à trouver que "les filles c'est trop bête et c'est nul" se prenne dans la face une héroïne trop badass (Sans être hyper-sexualisée façon Lara Croft) qui joue au hockey (Trop cooool, Tataaaaaa !) et que les émotions les plus positivement représentées soient également des filles. ET que tout ce petit monde n'ait pas besoin d'un héros masculin pour s'en sortir.

Des fois que tu n'aurais pas encore vu Inside Out, j'espère t'en avoir donné envie.


mardi 22 mars 2016

Patate ne comprend pas

Il semblerait que je fasse des découvertes à chaque catastrophe.
(Pas que ce monde est fou et que l'humain est pourri, non, ça je le savais déjà)

En novembre 2015 je découvrais un groupe de rock.
En mars 2016, je découvre Megan, qui ne comprend pas grand chose, mais surtout... pas le 22 mars. Un peu comme nous tous, je suppose.

(NdT : faut s'accrocher pour la comprendre, elle a un "léger" accent)

Et je lui dis merci, à Megan, parce qu'elle a sauvé une soirée où je ne pensais pas être capable de rire.

Comment rire alors qu'on a envie de vomir ?
Alors qu'encore une fois, trop d'innocents sont morts fauchés par une bombe et trop de survivants vont perdre encore un peu de leur insouciance et de leur liberté ?
Alors que déjà - encore - la foule (aka "c'est con, une foule") gronde, la haine se déverse, et la peur va tuer le sens critique, sans même parler du sens commun ?

Je-suis.gif

Lutter contre la haine et la peur par l'amour et la gentillesse; il faut, certes.

Mais ici ce soir, j'avais plutôt envie de gerber/pleurer/me casser la voix (Et puis après, m'ouvrir les veines, paske quand même, Patrick Bruel...).
Alors merci pour ce moment (je m'ouvre les veines avec un éclat de CD ou une page de bouquin ?) à tous ceux qui ont fait tourner cette vidéo sur les réseaux sociaux jusqu'à ce qu'elle arrive dans mon salon. Merci Megan de m'avoir fait rire ce soir, et ramenée dans le droit chemin.

Tour-Eiffel-belge.jpg
(Source ?)

Love.
Compassion.
Random acts of kindness.


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