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mercredi 03 décembre 2014

La procrastination et le fourmi

fourmi-2014.gif(Une fable de Patate de La Fontaine)

La Patate ayant procrastiné tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand son fourmi fut mouru.
C'est qu'il fallait rapido
Faire place à un nouveau.



Certes, la directive européenne de 2002 sur les DEEE (Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques) impose à tout fabricant/revendeur d'un EEE (Equipement Electrique et Electronique) (Mais je SAIS que t'es pas débile, lecteur de mon coeur, c'est du comique de répétition) (... Comment ça, c'est pas drôle ? ;-) ) de reprendre ton ancien appareil quand tu lui en achètes un nouveau; il ne se prive d'ailleurs pas de te facturer cette obligation via une "éco-participation" planquée incluse dans le prix de vente.
En théorie, une vente en ligne est soumise à la même obligation de recyclage... Sauf que je n'ai même pas osé imaginer la galère pour expédier un micro-ondes crado - dont tu n'as pas l'emballage -, aux frais de qui exactement (?), après avoir fait la queue trois plombes au bureau de Poste en y ayant trimballé ledit électroménager.
Paye ton tour de reins en sus de tes frais d'expédition !
(Sérieusement, il y a quelqu'un dans la salle qui a déjà fait jouer cette directive en achetant de l'électroménager en ligne ?! Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais)

En pratique, j'ai commandé mon nouveau fourmi sur le net paske c'était plus rapide et moins cher (Et qu'une gentille patatophile m'avait offert un bon cadeau maousse costaud) (Je lui envoie du love à chaque fois que je me glisse dans des draps chauffés via bouillotte aux noyaux de cerises), j'ai mis mon mouchoir sur l'éco-participation et je me suis retrouvée avec le fourmi cassé dans le hall d'entrée.

Le hall d'entrée du Patat'home, faut-il le rappeler, c'est un peu la banlieue de Procrastino-City : les encombrants peuvent y subsister des mois tandis que le bordel autour ne fait que croître et multiplier !
Et en parlant de multiplication, je me suis très vite retrouvée avec DEUX fourmis cassés dans le hall d'entrée, rapport au fait que j'ai descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin à la cave faire de la place pour y stocker le cadavre le plus récent, "à gérer plus tard" ... et me suis avisée que oups! la carcasse du précédent y pourrissait depuis fin 2010. Pour "plus tard", aussi...

Et là je ne sais pas ce qui s'est passé.
Au lieu de me dire "so what ?" et de poser les bases d'une tour en fours sur le sol de la cave, j'ai eu une vision d'horreur : à ce train-là (1 four tous les 4 ans, sacré rendement !), on allait un jour prochain pouvoir m'enterrer à la cave, dans un cercueil recyclé en parois de micro-ondes. j'ai eu peur ? honte ? JE NE SAIS PAS CE QUI S'EST PASSE, j'ai remonté le très vieux fourmi pour le mettre à côté du juste-un-peu vieux dans le hall d'entrée.

Or, (Et pas "hors", n'est-ce pas... la prochaine blogueuse qui commence une phrase par "hors virgule blablablaaa" je lui fais bouffer un Bescherelle sa mère) ... Or, disais-je, à l'heure où je blogue, à peine un mois après, il n'y a plus le moindre bordel fourmi dans mon hall d'entrée. Du bordel, il y en a toujours, mais ce n'est plus de l'électroménager.
Incroyable mais vrai... Que s'est-il passé ?
(JE NE SAIS PAS, je me tue à te le répéter)

Non je n'en ai pas fait un arbre à chat métallo-destroy pour Miss PotatoCat.
Non je ne les ai pas collés sur le trottoir en attendant que des gentils lutins viennent les emmener pendant la nuit.
D'abord ils ne sont pas cons les lutins, ils ne récupèrent que les trucs en bon état, et puis je vous signale que c'est interdit de déposer des encombrants sur la voie publique. Avec mon bol, la connasse du 1er qui ne peut pas me blairer un lutin m'aurait dénoncée à la maréchaussée...

Noooon, emportée dans mon élan éco-citoyen, ni une ni deux, je suis partie visiter la déchetterie. Pour la première fois de ma vie. Un jour je te raconterai ce grand moment. Ou pas.
Playskool présente Patate, 3 ans, recycleuse de fourmis.

Pour l'heure, je te prie de faire silence et d'admirer mon triomphe face à la procrastination.





Une minute de silence...





OK, j'avoue.
L'élan éco-citoyen n'a pas vaincu tout seul la procrastination.
Il devenait également URGENT de mettre fin à l'histoire d'amour violente et douloureuse qui était née entre mon embryon de tour en fours et... mon petit orteil droit. De rencontres nocturnes en chocs matinaux (En gros : à chaque pause-pipi-pas-réveillée), j'étais sur le point de décéder du métatarse.

Je décrète que tu peux tout de même me complimenter.


dimanche 02 juin 2013

Patate transforme l'essai

jus-de-clementines.jpg
Ou comment sauver de la poubellisation un couple de clémentines abandonnées à peine un mois sans doute un peu trop longtemps sur le plan de travail à la fin de leur saison. Encore un coup des lutins ! Je parie qu'ils les avaient cachées derrière la brosse à patates.

Quand la peau est devenue tellement dure que tu pourrais casser une vitre avec te casser une phalange en essayant de les peler, tente donc de les ouvrir en deux à l'aide d'un couteau. Solide le couteau, hein !
Une fois que tu as retiré les petites (Minuscules, je vous jure) parties pourrites, tu peux en faire du jus.

C'est délicieux, le jus de clémentines pourries.
Et je suis toujours vivante pour le raconter !

jeudi 23 mai 2013

Ail... aïe aïe aïe aïe aïe aïe !

(Sur l'air de "Préparation H soulage la douleur, favorise la cicatrisation, Préparation H est un médicament", évidemment) (La photo n'a rien à voir, c'est juste que je suis une indécrottable fille de pub)

Ail-germe.jpgCar nous ne parlons pas de mes hémorroïdes petits ennuis proctologiques mais bien de la gousse d'ail mutante que j'ai découverte (Accord du participe passé avec le verbe avoir quand le COD est placé devant, 10 points !) hier dans la porte de mon frigo.

Oui, je garde l'ail au frigo, parfaitement; ça éloigne les vampires de mes yaourts.

Et accessoirement, j'avais lu quelque part qu'il se conservait ainsi plus longtemps... Mon tubercule, oui !
Si j'arrivais à me souvenir de la source de ce tuyau percé, je lui demanderais bien de me rembourser cette gousse-ci ===>

(Ou serait-ce une tête ? Je confonds un peu la gousse et la tête) (Je t'accorde que c'est un peu gênant quand on suit une recette)

Je te JURE, un matin, j'ai regardé vaguement en attrapant un yaourt, j'avais la tête dans le tubercule, ok une gousse/tête d'ail tout ce qu'il y a d'ordinaire et le lendemain, pffiout ! un mutant.
Si je ne faisais pas très attention à acheter local, bilan carbone, empreinte écologique et tout et tout, je jurerais m'être fait refourguer un condiment en provenance de Fukushima.
Parce que tout de même, tu avoueras, ce n'est pas tout à fait normal, en UNE nuit, de se transmuter comme ça.

Ou alors, c'est un coup des lutins !

Ou alors... on me souffle dans l'oreillette qu'il serait éventuellement possible, mais cela reste à confirmer, que je l'aie un peu oublié durant quelques mois...


(Bah au moins, mes yaourts étaient bien protégés)


jeudi 22 novembre 2012

#JeudiConfession (8)

Le matin, c'est mon portable qui me réveille.
Il ne sonne pas, il chante. Ce que faisait déjà ce bon vieux radio-réveil, note bien, mais je peux choisir la chanson, là au moins.
Avec mon bol légendaire, je tombais toujours sur les pubs (Oui, même en changeant d'heure tous les jours, c'est Potato-testé), ou un gueulard d'animateur, ou pire : le "crrr crrrr crrrrr" de l'entre-deux stations parce que les lutins (Oui parce qu'à l'époque, je n'avais pas encore Miss PotatoCat à accuser) avaient déplacé la molette pendant mon sommeil, ce qui me mettait de méchante humeur avant même d'avoir posé un orteil sur le parquet gelé.

Où est la confession là-dedans, me demanderas-tu, lecteur de mon Q coeur ?
Et bien le matin, c'est Shakira qui me réveille.
Et plus précisément cette énergisante suite d'onomatopées que je chantonne donc avant même d'avoir posé un orteil sur le parquet gelé :
Gloubiboulgaaa hé hé, waka waka hé hé !
Gloubiboulgaa t'as les foix, this time for Patataaaaa !!

Légèrement embarrassant, m'enfin il y aurait pire, non ?

Sauf que regarde bien la vidéo...
Tu vois le subtil déhanché paaaaas du tout exagéré ? Les paumes l'une contre l'autre façon Gym Tonic renforçons-nos-pectoraux ? Le secouage de phalanges vers le ciel ? Tu visualises le remuage du tubercule ? Voilàààààà tu as deviné...

La première chose que je fais le matin, après avoir posé les orteils sur le parquet gelé, c'est de jouer les Shakira dans le Patat'home et propulser mon déhanché ... de la chambre aux wécés.

A part ça, je suis une princesse.
(Hein ? Quoi ? Meuuuh non je te dis, je ne fais pas caca, je stationne aux cabinets juste pour câliner le chat !)


lundi 31 janvier 2011

2010 fut minimaliste.

C'est un voeu que j'avais formé au début de l'an dernier.

bougie-neige.jpg

Et bien je suis assez satisfaite quand je regarde autour de moi.
Si l'on excepte l'incroyable bordel qui, je ne sais comment (Enfin si, je sais : les lutins profitent de mon sommeil pour se la jouer "boîte de nuit" dans le hall d'entrée) finit toujours par s'accumuler dans les coins, j'ai réussi à ne pas trop encombrer le Patat'home. L'absence de budget a joué dans la sobriété de l'ameublement, évidemment, mais pas que.

Ce dépouillement porte tout de même la marque de la volonté.

Par exemple, les seuls meubles suédois qui sont entrés chez moi, furent poussés par une vraie nécessité, et la plupart achetés d'occasion sur eBay (Avantage : c'est déjà monté, pas besoin de s'emm... la vie à jouer du tournevis) (Inconvénient : c'est déjà monté = ça ne rentre pas dans la Patate-mobile, il faut emmerder la vie d'un possesseur de break/familiale/grosse berline).
Le peu d'acquisitions supplémentaires ? D'occasion aussi. Seconde main, seconde vie, pour des meubles qui ont déjà le poids d'une histoire, et qui vont venir enrichir la tienne, jusqu'à ce que tu la quittes. La coiffeuse de mes rêves, par exemple...

Dans le sens inverse, j'ai donné, aussi.
Des vêtements (Pas encore assez, vous dirait ma penderie), des accessoires, du petit électroménager, beaucoup de choses finalement pas si utiles ont dégagé. Sans être forcément remplacées, ce qui en est tout l'intérêt. C'est dur, c'est totalement contre ma nature, mais je me libère petit à petit, c'est assez grisant.

Une des choses qui me remplissent de joie, ce sont les murs du Patat'home.
Durant plus d'un an, ils sont restés vides, nus, à la limite de l'angoissant, mais j'ai tenu bon et ne les ai pas remplis d'artificiel et de superflu. Le résultat, c'est qu'aujourd'hui, les seuls objets qui ornent l'une ou l'autre surface ont un sens, une valeur. Presque une âme.

Chacun, je le réalise en l'écrivant, est le cadeau ou le symbole d'une personne qui compte dans ma vie, et surtout qui me veut du bien (Tous les gens qui ont compté n'ont pas toujours été bienveillants à mon égard, je suis encore occupée à le reconnaître et à faire le tri...). Je lève les yeux de mon écran, là tout de suite, et je ressens ces éléments de déco comme un cocon autour de moi, un voile d'apaisement.
C'est à la limite du cliché, je le réalise également en l'écrivant, mais le ridicule n'a jamais tué personne ce n'en est pas moins vrai et ça fait du bien de se sentir entourée d'un peu de positif pour tenir les ombres en respect (Je te rassure ami lecteur, je n'ai pas fumé le tapis, ni n'ai adhéré à une quelconque secte new-age altermondialiste).

Un minimum de minimalisme est simplement le voeu que je renouvelle pour l'année qui vient de commencer.

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