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lundi 11 janvier 2016

Si tu ne respires pas, tu ne fais pas de yoga

Le yoga tel que défini par Patanjali dans ses "Yoga Sutra", c'est l'apaisement des vagues du mental.
(Mouiiii * mouvement de cheveux inspiré * je lis les Yoga Sutra de Patanjali) (C'est à dire que j'ai le bouquin depuis quelques années... dans mes cabinets) (Haut lieu de méditation s'il en est)

Faire du yoga, ce n'est ni plus ni moins que faire le silence dans son esprit afin d'atteindre le repos intérieur. Qui lui, permettrait d'atteindre d'autres degrés de conscience... Bon, on y adhère ou pas, je ne suis pas là pour vous refaire toute la philosophie du yoga, moi je veux juste vous inviter à respirer.

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Cet apaisement du mental peut être atteint via tout un tas de choses, entre autres les postures (les "asanas")... Ou pas, car j'ai eu l'occasion de faire quelques séances de Yoga Nidra, et on n'y bougeait absolument pas (J'ai détesté cela) (Je m'endors !) (Et dormir, ce n'est pas non plus faire du yoga).

Là où je veux en venir, c'est que l'inverse n'est ABSOLUMENT PAS VRAI : pratiquer les postures de yoga, ce n'est pas forcément "faire du yoga" car * répète après moi * "si tu ne respires pas, tu ne fais pas de yoga".
(Tu me le copieras 100 fois)

Ergo, si on participe à un cours de yoga qui ne s'intéresse qu'à la posture sans se préoccuper de la respiration ni de la concentration, on fait... de la gym. Du stretching si on se focalise sur le travail de la souplesse, ou du "power yoga" / "body balance" qui sont vendus comme des cours de fitness par des salles de sport en mal de clients... C'est bien hein, vous ferez des abdos, vous musclerez vos bras, ça ne peut pas faire de tort mais... CE N'EST PAS DU YOGA.

Sur la base des écrits de Patanjali, les cours de yoga les plus connus en Europe sont le Hatha Yoga et toutes ses variantes (En ce compris celui développé par feu BKS Iyengar qui utilise tout un tas d'accessoires pour aider à obtenir l'alignement parfait), tandis que les Ricains font plutôt du Ashtanga Yoga (Qui est quand même très voisin du Hatha Yoga).
Je ne m'aventurerai pas à établir une classification ni même une description, car même les profs de yoga ne sont pas d'accord entre eux et se contredisent les uns les autres, et je suis LOIN de me prétendre spécialiste.

Grosso modo ce que j'en retiendrais, c'est que le Hatha Yoga a tendance à être plus statique entre deux postures, on en fait une, et puis on arrête et on en fait une autre (Et aussi que c'est plutôt une obédience francophone), tandis que l'Ashtanga demande une meilleure condition physique car il les enchaîne sans temps d'arrêt, soit selon un déroulement bien codifié - ce sont les "séries" (A force je connais la "primary series" quasi par coeur), soit selon une chorégraphie décidée par chaque prof et c'est alors que les cours ont tendance à s'appeler Vinyasa (ou "flow" ou "vinyasa flow" ou "ashtanga vinyasa").

Le point commun de tout cela, c'est qu'on ne fait pas des asanas juste pour le plaisir de toucher ses orteils ou de montrer ses abdos en béton : ON RESPIRE. On pense à respirer AVANT de penser à bouger et c'est la respiration qui entraîne le mouvement.
Jusqu'au moment où on ne pense plus : on respire et on bouge (Ou pas : hellooOOooo Savasana !) sur le rythme de sa respiration mais on n'a plus vraiment de "pensée". Bingo : le mental est apaisé, on est en train de pratiquer le yoga.

Et l'on s'adonne alors à que ce l'une des mes profs préférées appelait "de la méditation en mouvement" (A moving meditation, en vrai, vu qu'elle venait des Zuess) (Oui, c'était celle-là).

Rien ne me fait plus mal au coeur que de voir des gens faire une salutation au soleil ou une posture du bateau en apnée totale et en pleine souffrance, ou bien un Guerrier les sourcils froncés et l'esprit visiblement occupé à d'autres problèmes.

Rien ne me hérisse plus les pluches que d'entendre des pouffes de salle de gym vanter leur cours de power yoga comme "le meilleur cours d'abdos-fessiers que tu pourras trouver". Non, ce n'est pas cela l'intérêt du cours, et non les pouffes, vous ne faites pas de yoga, vous faites du fitness et ce n'est pas du tout pareil.

Je suis une Patate plutôt molle du bide et pas très assidue, mais moi je RESPIRE et je fais VRAIMENT du yoga quand je me décide à bouger.


lundi 22 septembre 2014

Oh Happy Days (11)

Si vous avez manqué le début...
(Si toi aussi tu as appris à lire avec les résumés de Télé 7 Jours, claque des doigts !)

Les règles du défi #100happydays sont ici, et par là tu peux retrouver mon épisode 1, mon épisode 2, mon épisode 3, mon épisode 4, mon épisode 5, mon épisode 6, mon épisode 7, mon épisode 8, mon épisode 9 et mon épisode 10.

Le défi en direct live sur Twitter est désormais terminé, mais pour les ceusses qui ne l'y auraient pas suivi (Et qui n'ont pas abandonné mon pov' petit blog comme moi pendant l'été)...

Jour 72.
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Ma première glace à l'italienne depuis au moins 15 ans !
Dégustée en bonne compagnie, sous un rayon de soleil, en se souvenant justement de la précédente.

(Toi aussi tu as remarqué que seule la bouffe rend #PatateHappy ?)
(Oui je sais, c'est pathétique)


Jour 73.
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Ce thé à la menthe commandé dans un boui-boui où rien d'autre ne me tentait (Car je rappelle, sans vouloir me vanter mais en fait si, je veux, que je n'ai plus bu une goutte de Coca depuis mai 2013 !), qui se révèle LA bonne surprise de la journée : non ce n'était pas un L*pton tout pourri mais du vrai thé d'une maison de qualité.
Dire merci, sourire, et déguster.


Jour 74.
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Une après-midi enchantée à bouquiner / siester à l'ombre d'un figuier.
Des instants trop rares et toujours trop courts... A savourer, donc.


Jour 75.
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Pause cosy dans une journée bien remplie.
(Oui, j'aime les salons de thé) (Et leurs pâtisseries, ne me jugez pas)

Je commence à m'habituer (Il le faut bien) à ces moments de solitude au milieu des gens qui papotent, avec un thé, un bon gâteau et le bouquin que j'ai toujours dans mon sac à main.
Je cesse peu à peu de me dire que tout le monde me regarde avec pitié (Personne ne me regarde, en réalité), que les serveuses se moquent de la pauvre fille seule qui se goinfre de pâtisseries (Elles s'en foutent, elles pensent à leur mec, leur bébé ou la machine à café qu'il va bientôt falloir nettoyer) et que c'est trop triste de n'avoir personne avec qui les partager (Les moments, pas les pâtisseries) (On est bien d'accord que même avec le Prince Charmant ou ma meilleure amie, une part de cheesecake ne se partage pas !).
Que de chemin parcouru, pour l'ex-lycéenne qui préférait sauter le repas de midi plutôt que de se retrouver seule à la cantine au milieu des moqueries.


Jour 76.
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La fille d'une amie, 7 ans : "t'es cro jolie, Pataaaaate, je va faire ton pooocrait"...
Alors soyons clairs, je n'aime toujours pas les petiz'enfants, mais quand c'est une mignonne fillette qui m'a gentiment laissée jouer avec ses Barbies ET qui me trouve cro jolie, je fais parfois une exception.

Hein que #PatateHappy, elle est cro jolie ?
(Et cro sympa aussi, elle a immortalisé le portrait en twitpic avant de le benner) (Patate Pourrite Powaaaaaa) (Mais non je ne l'ai pas jeté sous le nez de l'artiste en herbe, rhooo mais pour qui vous me prenez ?!)


Jour 77.
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Une heure de bouquinage le nez dans l'herbe et les orteils en éventail.


dimanche 21 septembre 2014

Merci pour ce moment. (Ou pas)

Merci-pour-ce-moment-Trierw.jpgJe n'ai pas cherché à savoir si mon libraire vendait ou pas le livre de Valérie Treirweiler.

D'abord parce que je suis assez partagée sur ce mouvement de censure, n'ayons pas peur des mots, engagé par certains libraires.
Au début des messages de boycott relayés sur Twitter, j'ai trouvé ça plutôt rigolo, je l'avoue. D'autant plus que je partageais l'opinion généralement affichée sur la valeur littéraire ou le timing de publication de l'ouvrage.

Et puis l'effet boule de neige a fini par me lasser, tout autant que le "coup de pub" caché derrière tous ces messages de libraires érigés en juges de la littérature et du bon goût (Les mêmes qui vendent Marc Lévy ou 50 nuances de Grey, faut-il le rappeler ?) (Et si tu aimes l'un ou l'autre, je ne te juge pas, chacun ses goûts, j'en ai assez d'inavouables de mon côté)

J'ai fini par grincer des dents devant l'hypocrisie de ces gens qui crachent en choeur sur le livre de Valérie Trierweiler mais n'ont jamais cillé en mettant en rayon l'autobiographie de Loana (2001) ou de Marine Le Pen (2006). Pourquoi les unes tiendraient tribune dans les rayons d'une librairie, mais l'autre ne pourrait pas s'y exprimer ? Deux poids, deux mesures. Et de quel droit un vendeur de bouquins décide de ce que je suis autorisée à acheter ?

Bref.
Je ne l'aurais de toute façon pas acheté mais par pur esprit de contradiction, j'ai décidé de le lire si j'en avais l'occasion. Et cela tombe bien, j'ai récemment eu du temps à tuer et quelqu'un me l'a gracieusement prêté ;-)

Tu sais quoi ?
Scoop de la rentrée : ça ne casse pas trois pattes à un canard avec des briques.
Oui je sais, c'était couru d'avance et je me suis plongée dans ce livre plus par curiosité que par espoir d'y passer un bon moment (ironique, quand on voit le titre) mais c'est un peu comme les accidents sur le bord de la route, personne ne peut s'empêcher de regarder, et une fois qu'on a commencé, ma foi...

C'est écrit sans particulièrement de style, c'est vite lu sans être dévoré, et c'est exactement ce à quoi je m'attendais : un peu de croustillant (Difficile cependant, au propre comme au figuré, d'apprécier ce qui croustille quand on est une "sans-dents"), pas mal de désillusionnant sur les gens de pouvoir (Si tant est qu'on voulait encore ignorer que le pouvoir corrompt et que la politique est un panier de crabes enragés) (Ou que les hommes politiques sont avant tout cela : des connards hommes), et finalement beaucoup de banal.
On a toutes eu un mec qui nous a trompées ou par lequel on s'est senties rabaissées (Si pas, tu t'abstiens de me narguer avec ton bonheur insolent, merci), on a juste eu la chance que cela ne se fasse pas au vu et au su de toute la France. Valérie Trierweiler a eu besoin d'écrire son histoire, je n'en questionnerai pas la véracité ni ses motivations profondes ou cachées.

Je l'ai lue.
Je n'en ressors ni grandie, ni plus instruite, ni plus cultivée. Mais pas non plus remuée, scandalisée ou désespérée. Voilà quoi, le moment est passé. Y avait pas de quoi fouetter un libraire.
(Si vous le voulez, je vous le prête ;-) )


vendredi 08 août 2014

Oh Happy Days (7)

Si vous avez manqué le début...
(Si toi aussi tu as appris à lire avec les résumés de Télé 7 Jours, claque des doigts !)

Les règles du défi #100happydays sont ici, et par là tu peux retrouver mon épisode 1, mon épisode 2, mon épisode 3, mon épisode 4, mon épisode 5 et mon épisode 6.
Ou bien en live tous les jours sur Twitter avec le hashtag #PatateHappy, si jamais tu veux t'essayer aux réseaux sociaux (C'est addictif ceci dit, je t'aurai prévenu).

Jour 45.
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Le bonheur du jour : deux heures de papouillages chez mon coiffeur d'amour que je vois trop rarement à mon goût.
(Et encore trop souvent au goût de mon banquier, cet ignoble rabat-joie qui me ferait aller toute l'année avec les racines blanches et les pointes fourchues, s'il le pouvait)

Et tu sais qu'il a des fauteuils massants au shampooing, maintenant, mon coiffeur d'amour ? Et tu sais qu'il m'offre TOUJOURS un thé pas-Lipton-de-merde-un-VRAI-thé et un petit gâteau pour accompagner ? Et l'abonnement à Voici, je t'ai parlé de son abonnement à Voici ? Je l'aime mon coiffeur.
Même s'il s'éclate à me faire le brushing de Farrah "paix à son âme" Fawcett à chaque fois que je vais le voir...


Jour 46.
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Merci Hubert & Marcel pour ce T-shirt super cul-cul-la-praline cute.
Que je n'ai pas réussi à assumer pour sortir dans le vrai monde, alors je suis retournée le changer pour un oversize et c'est devenu mon nouveau pyjama. Parce que le pyjama super cul-cul cute, c'est le privilège du #CélibatPowaaaa.


Jour 47.
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Plaisir d'un soir d'été : bouquiner dehors jusqu'au crépuscule. #PatateHappy loves son #Kindle rétro-éclairé.
(Mon MEILLEUR motif de découvert bancaire de l'année !)


Jour 48.
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Commencer un nouveau projet tricot.
Avec une laine aux pelotes toutes bizarres...


Jour 49.
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Poser son tubercule sur le banc public où s'est bécoté rien moins que l'amour parfait !

Etouffer le petit pincement de jalousie et la bouffée de cynisme qui fait se dire "ouais t'façon ça se trouve, 2 mois après ils étaient séparés", et trouver cela meugnon tout plein.
Laisser sa greluche intérieure ricaner parce que c'est H et M, qui s'aiment. Bah ouais.


Jour 50.
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Ce thé glacé aux fruits rouges qui a désaltéré le dimanche de #PatateHappy est décidément délicieux.


Jour 51.
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Prendre soin de ses mollets après une séance de course à pied.
...
Ouais.
Je me suis mise à courir.
...
Je sais, j'avais juré que jamais.
Je te raconterai...

Et l'huile de massage pour sportifs Weleda, à part ça ?
Et ben très bien. Elle sent un peu fort les plantes au début, mais ça s'estompe relativement vite, elle est très bien pour le massage (i.e. elle ne sèche pas trop vite) et cela détend bien les mollets !
Juste, si Miss PotatoCat pouvait attendre 10 petites minutes avant de venir se frotter contre mes jambes et me coller ses poils sur la peau en plus des miens, ce serait bien.

Jour 52.
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Savourer un instant de calme avec ma petite machine à ronrons.


vendredi 13 juin 2014

La chick lit des tricoteuses

Note que si tu ne tricotes pas, tu aimeras quand même mais tu passeras sans doute à côté des références aux circulaires Addi Click ou aux laines Rowan hors de prix, et tu ne souriras pas forcément pareil devant nos héroïnes "bonding over worsted weight Malabrigo yarn".
(Si tu tricotes et que tu possèdes un compte Ravelry, tu es déjà en train de te marrer, je parie)

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Il s'agit pour l'instant de la trilogie "Knitting in the City" (NdT : je soupçonne que la référence à Carrie Bradshaw est tout sauf fortuite) écrite par Penny Reid:

  • - Neanderthal seeks human (1) que pour l'instant, j'aime le moins.
  • - Friends without benefits (2) que j'ai lu en premier paske Calamity Patate avait pas fait gaffe aux numéros, et ce fut un vrai coup de coeur.
  • - Love hacked (3) que je suis en train de dévorer, je m'interromps juste pour partager la bonne idée lecture pour le week-end.

Trilogie donc, mais le 4ème tome est prévu pour la rentrée 2014... J'aime autant te dire que je serai au taquet pour le télécharger !
(Ouais paske 12 € pour une version brochée sans doute éditée avec les pieds - j'y reviendrai - tu m'excuseras mais plutôt me crever les yeux avec mes aiguilles en bambou ! La version eBook à 4 € l'unité, c'est déjà nettement plus raisonnable) (Même si ça reste EDITE AVEC LES PIEDS) (Bref)


Chaque livre peut être lu à part des autres (J'ai d'ailleurs commencé par le tome 2, et cela ne m'a posé aucun problème de compréhension) (Si ce n'est que je suis un peu psychorigide de la X-logie, ne pas lire les bouquins dans l'ordre, ça m'éneeeeeerve !) mais comme dans toute série littéraire, on a plaisir à retrouver les personnages des tomes précédents qui réapparaissent dans les suivants, comme des copains dont on prendrait des nouvelles au passage.

Pour l'instant mon chouchou, c'est Friends without benefits, juste parce que l'héroïne tricote des baby hats pour les petits prématurés de l'hôpital où elle travaille et qu'elle continue d'écouter les New Kids on the Block et les Backstreet Boys comme votre tubercule préféré; que le héros est un grand ténébreux plein de muscles qui s'appelle Nico Manganiello (NdT : et que je lui ai immédiatement prêté le physique de Alcide le loup-garou GRAOUUU) et qui murmure des trucs en italien pendant qu'ils sont au lit (Notre héroïne, pas conne, se faisant tout de même la réflexion que si ça se trouve, il lui réciterait le menu du resto ou un avis d'expulsion et ses ovaires frissonneraient tout pareil) (Conclusion logique de cette réflexion : "apparently my ovaries were italian") (NdT : je suis sûre que les miens le seraient aussi); et que leur histoire est aussi adorable qu'irréaliste.
Oui parce que bon, l'étalon italien pas macho pour 2 sous, qui ne met pas 300 pages à s'avouer qu'il est amoureux, et qui décide d'apprendre le crochet pour séduire sa dulcinée, on n'y croit pas DU TOUT... Mais bon sang qu'on aimerait.

Une des choses qui m'ont séduite dans cette série de bouquins, c'est que pour aussi irréalistes que soient les histoires (C'est de la chick lit, on n'est pas volée : léger et romantique à souhait), elles sont portées par des personnages bien réfléchis, qui ont des attitudes et des réactions cohérentes avec leur caractère du début à la fin. Je n'ai pas été déçue, comme souvent, par un conflit qui se résolvait comme par magie en 2 paragraphes à l'encontre de tout ce qui faisait la personnalité des héros.

Le style est moderne et alerte... parfois même un peu trop : à force de vouloir "écrire moderne et enjoué", j'ai parfois eu l'impression que Penny Reid en faisait un peu trop et tombait dans un excès qui alourdissait ses phrases (Un peu comme certain tubercule qui colle des parenthèses partout, tu vois ?).
Mais ce n'est pas (trop) gênant sur le long terme, je n'ai pas (trop) grincé des dents. Surtout que l'action avance vite et très naturellement, que les dialogues sont vifs et plein d'humour, et que l'auteur nous épargne pas mal de la prose sirupeuse de certains romans dits "de fille" sans sacrifier le romantisme pour autant. Oui, on peut être romantique en écrivant "pénis", essayez, vous verrez.
Mention spéciale à la grande scène de tûûût de l'ascenceur-hall d'entrée-chambre à coucher (Ouais, ils ont la forme, nos héros) qui nous est offerte en version "porte fermée" ou "porte ouverte", à choisir selon la sensibilité de chaque lectrice, comme dans feu les "livres dont vous êtes le héros".

Ce n'est d'ailleurs que l'un des nombreux petits trucs qui font dire que l'auteur est bien de notre génération, et bien à fond dans la "culture geek", de surcroît. Ses ouvrages sont truffés de références à tout ce qui a fait ma (notre ? votre ?) jeunesse et qui fait notre quotidien, en particulier le Net, Twitter, Facebook, les blogs, les pipoles, etc etc.
Perso, dans le 3ème tome, je viens de me bidonner toute seule en lisant "He might as well have accused me of being a traitor or a murderer or a Kardashian" que l'ont pourrait traduire par "Il aurait aussi bien pu m'accuser d'être un traître, ou un assassin. Et pourquoi pas une Kardashian, tant qu'on y est ?!".

Ceci est une libre Potato-traduction 100% artisanale, vu que malheureusement pour les ceusses d'entre vous à qui j'aurais donné envie mais qui ne lisent pas la VO, il faudra patienter : la VF ne semble pas encore disponible.

Et si votre anglais est hésitant, je vous déconseille de tenter Knitting in the City en VO, en tout cas dans sa forme actuelle.
Non que les tournures soient difficiles à comprendre - malgré quelques lourdeurs dues à l'enthousiasme stylistique dont je vous parlais un peu plus haut, cela reste du langage de tous les jours et des constructions simples - mais alors, on y arrive enfin, c'est EDITE AVEC LES PIEDS !! C'est même édité avec des pieds que l'on aurait transpercés d'aiguilles à tricoter en métal. Chauffées à blanc.

C'est bourré de coquilles, de S manquants à la 3ème personne du singulier, de lettres inversées dans un mot, de mots inversés dans une phrase, tout un tas de choses qui ne posent pas de problème de compréhension si on parle une langue couramment, mais qui seraient un frein, voire un bon moyen de se dégoûter, pour le lecteur moins assuré.
Non seulement c'est dommage pour le plaisir de lecture qui s'en trouve bien amoindri (En tout cas le mien. Tu te souviens de Maxime Chattam il y a quelques années ? Je n'ai toujours pas pardonné), mais c'est carrément du vol d'oser imprimer et vendre un texte pas mieux relu qu'une rédaction au lycée.
Certes je n'ai pas eu la version papier entre les mains, mais je n'ai pas de raison de penser qu'ils auraient corrigé le fichier destiné à l'impression, et pas celui du livre électronique. Et que je sache, le changement de formats de fichier, cela ne mélange pas les lettres ni les mots.
Quant à l'auteur qui est capable d'écrire "whose" en lieu et place de "who's" (NdT : niveau 5ème si tu fais Anglais LV1 ?) (Encore une fois : édité avec les pieds, il suffit de relire une fois pour grincer des dents détecter la faute), no comment, y a pas de quoi pavoiser...

M'enfin bon, mis à part cette abominable boucherie ces quelques détails, je n'ai certes pas boudé mon plaisir et je suis ravie d'être tombée sur cette prometteuse série de chick lit qui a enchanté mes soirées de cette semaine.
D'autant que si les histoires de groupes de copines, girl power et tutti quanti sont légion dans la chick lit, je pense bien que c'est la première qui tourne autour d'un groupe de tricoteuses/crocheteuses. Encore une fois, si tu es une accro de Ravelry, tu vas a-do-rer.

Sauf que du coup, à trop me plonger dans leurs tourbillonnantes aventures comico-sentimentales, c'est le mien, de tricot qui n'a pas avancé !!


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