Aphorisme qui me permet de caser une 21ème Pataterie de l'Avent alors que sérieusement, ces jours-ci j'ai une sacrée panne du neurone chargé de mettre les vagues idées en une forme blogo-compatible !
C'est déjà en soi une difficulté, mais c'est sans compter que je ne suis vraiment pas aidée par la dernière p*t**n de mise à jour pourrie d'Instagram pour Android, qui a tout simplement zappé l'enregistrement des photos sur le smartphone. Fini les photos sur le blog jusqu'à ce que ces clampins se décident à corriger ce fichu bug. Autant dire que ça va être difficile de tenir le challenge de l'Avent.
(4 jours !! QUATRE jours !!)

Heureusement, il y a Findus cette célèbre citation de Michel Audiard : c'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. Ergo : j'ai le droit de bloguer pour ne rien dire; ou plus précisément, pour dire que je n'ai rien à dire.

Et j'en étais là de mes considérations, quand il m'est venu à l'esprit que justement, dans la vie rien n'était moins vrai, et que la plupart des gens feraient mieux de s'abstenir de l'ouvrir, leur gueule.
Je n'en peux plus de tous ces "braves gens" (collègues, amis, vagues connaissances, membres de ma famille et/ou "pièces rapportées", voisins, buraliste, boulangère, etc) qui non seulement ont un avis sur tout, mais s'imaginent qu'il est de leur devoir de le partager avec le monde entier et surtout ceux qui, comme moi, n'ont rien demandé.

J'en ai marre des opinions péremptoires sur, en vrac, mon absence de maquillage, la crise des réfugiés, mon maquillage trop appuyé, la guerre en Syrie, la signification profonde de ma vie, le paysage politique français, le pourquoi de mon célibat, le (dys-)fonctionnement de l'Union Européenne, la place de la femme dans la société et comment je devrais me comporter si je voulais vraiment qu'on m'aime/me respecte/me prenne au sérieux.
Je n'en peux plus de tous ces "experts" (Valeur du guillemet = 2 balles !) politologues, géopolitologues, sociologues, islamologues, psychologues, * insère ici le truc en -ogue que tu n'es pas * qui font naître en moi une irrésistible envie de leur coller la tête dans les gogues pour voir s'ils aiment tant que ça le contact de leur m*rde trucs en -ogue.
(Ils me donnent envie de jurer, aussi) (Et je ne raconte même pas combien il y a de gens bien intentionnés prêts à m'expliquer pourquoi et comment "à leur humble avis / enfin tu fais ce que tu veux mais si j'étais toi / ne le prends pas mal mais je sens que..." MON ATTITUDE est un problème, évidemment)
Père Dodu J'EN PEUX PLUS !

Que ce genre d'attitude me hérisse le poil, ce n'est pas nouveau, mais je n'avais jamais vraiment pensé que c'était celle de la majorité.
Or, depuis quelques mois, j'ai l'impression d'être cernée par ces pseudo-experts de l'actualité et du sens de la vie, qui ouvrent si grand leur gueule pleine de haine, d'intolérance, de petites certitudes étroites et de bien-pensance crasse, que je n'ai qu'une envie, c'est de me perforer les tympans avec une lime à ongles émoussée, pour au moins ne plus les entendre vu que je ne peux apparemment plus les éviter ni les ignorer.

Comme dirait sa majesté Arthur : "Mais vous allez fermer vos mouilles, oui ?!"