(Patate est dans la salle, tout baigne !)
(Surtout les dents du fond des deux connasses qui ont déballé leur montagne de burgers dès la lumière éteinte pour mastiquer bruyamment pendant une put#@ de DEMI-HEURE !!) (Les grosses pouffes avec de grands sacs Pliage, on devrait les FOUILLER d'office à l'entrée)

Love-and-other-drugs.gif
Mais le film, à part ça ?
(Et surveille ton langage Patate, sinon j'appelle ta mère, elle t'a pas élevée comme ça !)

Le film ami lecteur ? 1h50 de bonheur.
Impossible à expliquer, il y a des comédies romantiques qui marchent et d'autres qui sont à chier, c'est comme ça. Et si tu interroges 10 personnes, tu peux être sûr que ton "film culte" sera pour au moins 5, leur "ignoble daube à éviter" tandis que 4 autres n'en auront jamais entendu parler. Va savoir qui est le bon, la brute et le truand la sombre snobinarde, l'inculte crétine et la grosse nouille gnan-gnan... (Réponse : bah les trois, ça dépend des fois !).

En l'occurrence, pour moi Love & other drugs (Love & autres drogues en French in ze texte, superbe traduction, non ?), il a grave marché.
Ce qui n'a rieeeen à voir avec le fait que j'y étais allée pour mater Jake 'Sexy' Gyllenhaal à poil, et que Oh boy ! Comment être désappointée quand il l'est dans à peu près les 2/3 du film (NdT : ça marche aussi si tu veux voir Anne Hathaway dénudée) sauf que là au lieu d'être un cow-boy dans la montagne, il bosse chez Pfizer comme visiteur médical.

Au passage, j'ai bien aimé le fait qu'on appelle un chat un chat labo un labo et que donc, aucune marque ne soit maquillée par crainte du procès, même si les scènes tournant autour du thème "les labos saymal, les toubibs sont des vendus et nous sommes des vaches à lait" ne vont pas contribuer à redorer le blason de l'industrie pharmaceutico-médicale en ces temps de "scandale du Mediator" (Oué oué, je regarde parfois le JT).
Sans être l'élément central du film - qui sinon ne serait pas une comédie romantique - ce dévoilement de l'envers du décor et un chouille de satire sociale en sont le filigrane et par moment, ça pourrait faire peur, même si on espère que c'est au moins un peu exagéré pour faire marrer. Et dans le genre, le marketing du Viagra (NdT : le film se passe vers le milieu des années 90, c'était tout nouveau tout beau cette petite pilule bleue) est assez tordant.

Mais retour à nos charmants héros.
Plus que l'humour parfois un peu lourd de certains personnages (Le frangin, sérieux, on s'en serait passé !), le scénario pas spécialement original ou le happy end finalement très convenu (Même temps, c'est un film de fille, ils sont tous pareils et on SAIT pourquoi on va les voir), ce sont eux qui portent le film sur leurs épaules. Et qui le portent tellement bien qu'on ne voit pas les deux heures passer.
On rit, on sourit, on s'émeut (Oui, l'héroïne a une grave maladie, au fait) (Et puis Jake est souvent tout nu, vous l'avais-je dit ?) et on se passionne pour l'histoire de ces deux-là qui, pour être stéréotypée, n'en est pas moins rendue crédible par la formidable énergie que les acteurs mettent dans leurs rôles. Entre un "oh" attendri et une petite larme vite écrasée, voilà : ça a marché !

Les plus ?
A part les jolies petites fesses de jake Gyllenhaal et les joyeuses parties de jambes en l'air dont peu de détails sont éludés ?
La BO qui te fait faire un bond de 15 ans en arrière (Et te rappelle éventuellement l'époque où TU avais de joyeuses parties de jambes en l'air ;-) ) à coups de reins Spin Doctors, de Macarena et de Fatboy Slim, sans oublier quelques vieilleries sympa au passage.

Et ce joli titre de Regina Spektor qui te fait rester assise jusqu'à la fin du générique avec un sourire idiot sur le visage.