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Mot-clé - Famille

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mardi 23 janvier 2018

La Patate avec un cutter dans la salle de bain (2)

Nooon, elle ne joue toujours pas au Cluedo !

Elle a juste risqué sa vie ses doigts pour aller racler le fond de ce flacon-pompe-qui-ne-voulait-plus-pomper (Et oui, je l'avais bien pressé/secoué/insulté/menacé, je vous jure : il ne voulait plus !), comme une bonne Petite Patate bien élevée par sa môman qui n'aimait pas gaspiller.

Sauf qu'une fois ledit flacon éventré, ton tubercule préféré s'est rendu compte qu'il n'y avait pas juste un petit fond à racler pendant 2-3 jours : il en restait un sacré paquet !! Damned.
Outre le fait que la crème à l'air libre pendant une durée indéterminée, c'est assez moyen pour la conservation, je te laisse imaginer les dégâts si jamais Miss PotatoCat réussissait à mettre la patte dessus... * frisson de peur *

J'ai donc fini de totalement découper le cul de mon flacon, et... je ne me suis pas retrouvée plus avancée. Certes j'aurais pu le "refermer" avec du film alimentaire (Bonjour la galère pour le défilmer/refilmer chaque jour avec les mains pleines de crème) ou avec du papier alu (Naaaaaaan, mauvaise idée Pataaaate. Chat + papier alu = tu cherches la merde crème hydratante étalée partout sur ton parquet) mais aucune de ces solutions n'était vraiment satisfaisante.

Heureusement, dans le Patat'home, on n'a pas de pétrole mais on a des idées.
Et des bocaux vides qui traînent un peu partout.

Garancia-eventre.jpg

Cela fait donc maintenant plus d'une semaine que je m'hydrate les pluches à partir de cet élégant bocal en verre de chez Weck, sans même avoir eu besoin de me risquer à calamiter tout transvaser. Et que je m'auto-félicite moi-même de tant d'ingéniosité.

Vas-y, je t'en prie, tu peux admirer la PatateGyver.


dimanche 07 janvier 2018

Lettre à France

(Oui alors je me doute que mon titre n'aura rien d'original, mais tu m'excuseras, je n'avais pas prévu de pleurer pour autre chose que la mort de Cabu ce soir, alors je n'étais pas préparée)

Chère France,
Et cher Michel, car l'un n'allait jamais sans l'autre sur la platine 33 tours de la Potato-family (Ça laisse des traces, la preuve...) (Non mais ça laisse vraiment beaucoup de traces, en fait) et aujourd'hui, j'ai un peu l'impression qu'il est mort une seconde fois.

Chers France et Michel, donc.

Du fond de mon petit cœur, merci d'avoir bercé mon enfance.
Merci pour ce merveilleux souvenir de Maman Patate préparant une tarte aux pommes un dimanche matin en chantant Hong-Kong Star avec le rouleau à pâtisserie comme micro. Merci de l'après-midi passé avec la fille des voisins, à s'enregistrer sur son radio-cassette-à-micro (Rose !) (Ouais, elle était trop pourrie gâtée, la fille des voisins) et sur Babacar et Papillon de Nuit. Merci d'avoir contribué à la bande-son de mes moments de dépression avec Evidemment et Si maman si.

Pour ces chansons-là et pour toutes les autres, en un mot comme en cent : MERCI.


J'aurais pu conclure par La minute de silence, c'eût été de circonstance, mais j'avais envie d'illustrer cette blog-note avec une chanson porteuse de plus d'espoir et de joie, parce que même si ce soir j'ai bien - bien - pleuré, je suis aussi heureuse (Et pleine de gratitude, ;-) ) d'avoir tant de jolis souvenirs musicaux.


mercredi 03 janvier 2018

C'est la saison des vœux (5)

bonne-annee-2018.jpg
(Source : ici)

D'un Nouvel An à l'autre, j'ai l'impression de me répéter : quel soulagement de voir se terminer cette année 2017 qui, malgré quelques bons moments, fut tout sauf super chouette. Dommage, l'an passé on y croyait...

Perso je n'ai pas été invitée au moindre mariage mais j'ai bien assisté à des enterrements, ça oui. Et pas l'ombre d'un Hugh Grant j'ai beau savoir que c'était dans l'ordre des choses et qu'on meurt tous un jour et * insère ici la platitude de ton choix * ... j'ai encore du mal à me dire qu'en 2018, pour la première fois depuis que je vis seule comme une grande fille, le mois de janvier ne sera pas accompagné d'une carte de bonne année de ma mamie.
Une joliment surannée, avec un paysage de neige, de beaux sapins rois des forêts et de petits chalets aux toits blancs et soulignés de paillettes argentées; même que je râlais toujours qu'elles étaient mal collées et que ça m'en fichait partout quand j'ouvrais l'enveloppe mais en vrai je trouvais ça cromeugnon, ces cartes de vœux à l'ancienne et ces quelques mots couchés sur le papier, toujours les mêmes chaque année, d'une écriture maladroite parce que l'école n'avait pas duré longtemps (Pour les filles, c'était moins important...) et qu'on y "contrariait" les gauchers en leur attachant la main du diable dans le dos.

Il n'y a désormais plus personne de vivant de la génération de mes grands-parents. Cela fait déjà quelques mois, et je ne m'y fais pas. F*ck l'ordre des choses, tu vois ?
D'innombrables traditions et souvenirs familiaux sont perdus à tout jamais, faute d'avoir été transmis (J'ai bien hérité des aiguilles à tricoter, mais qui donc vais-je appeler au secours quand j'aurai échappé une maille ?) (Alors que Mamie, elle savait les rattraper les yeux fermés); je ne sais même pas si j'ai le droit de le déplorer, car j'en suis en grande partie responsable, moi qui n'avais jamais le temps que de passer en coup de vent. Il y a des gens auxquels je suis apparentée que je ne reverrai jamais, je le sais, car notre seul lien - ténu - c'était l'existence de cette grand-mère/tante/cousine en commun.

C'est ainsi, c'est la vie.
Et ce mois-ci, je ne téléphonerai pas à une mamie qui commençait à s'inquiéter quand même paske le courrier était parti il y a 3 jours, pour lui dire que j'avais bien reçu sa carte, laquelle commençait toujours par "ma petite-fille chérie" et contenait invariablement un chèque que je n'encaissais plus depuis bien longtemps (Depuis que j'avais appris que sa "modeste retraite", comme elle disait pudiquement, la mettait en dessous du seuil de pauvreté, en fait) (Mais à part ça, tout va bien dans notre start-up nation).
Plus jamais n'appellerai une mamie pour lui souhaiter la bonne année "et surtout la santé" en promettant que je viendrais la voir cet été; oui je sais Mamie, je ne reviens pas très souvent, mais je suis loin et puis c'est le travail tu comprends ? Elle comprenait, bien sûr, et je me disais que j'était une vilaine Patate et que je serais bien punie quand moi aussi je serais enfermée entre quatre murs sans autre visite que l'infirmière ou l'aide-ménagère.

Mais je ne veux pas non plus plomber le vôtre, de début d'année.
(C'est gai hein ? T'es content(e) que je sois revenue bloguer)

2018, année de la frite, à ce qu'il paraît !
Alors je vous la souhaite, la frite (Pour une Patate, tu me diras, c'est le minimum). Croustillante à souhait mais toute tendre à cœur, avec juste ce qu'il faut de sel pour qu'on ait envie de la croquer. Comme la vie, quoi.
Qu'elle vous soit douce et légère tout au long de l'année.


vendredi 30 décembre 2016

Petit jeu macabre de fin d'année [rediff]

Une petite rediff' de cette blog-note de 2012-année-de-la-louze, tout d'abord paske chuis chez moi ch'fais keske j'veux après les 24 Patateries de l'Avent j'ai le neurone en grève, et surtout parce qu'en termes de décès inopinés, 2016 s'est imposée comme la championne des années DE MERDE.

Allant jusqu'à redéfinir l'ironie en faisant clamser George Michael, idole de mon adolescence * sanglot *, le type qui, j'y pensais encore il y a quelques jours, a chanté l'inoubliable "Last Christmas I gave you my heart"... à 53 ans déjà c'est vache. * sanglot, sniff, morve * Mais à Noël. A priori d'une CRISE CARDIAQUE.
C'est carrément se foutre de la gueule du monde !

GRR-Martin-Twitter.jpgComme on l'a beaucoup dit au cours des douze mois écoulés...

Je ne sais pas qui a eu l'idée de confier à George R. R. Martin le soin de scénariser cette année, mais IL VA FALLOIR SE CALMER, là !

(Il utilise Twitter sinon, hein)

Pour 2017 je propose de mettre Barbara Cartland aux manettes, ça nous changera.



Et sinon, la blog-note originale, c'était celle-là...
(J'ai juste actualisé 2-3 trucs en passant)


Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, les gens, mais dans la Potato-family, quand on se retrouve réunis en fin d'année, on joue.
Beaucoup.
A la belote ou au tarot (Ça c'est avec les oncles et les tantes) (Autrefois il y avait les grands-pères aussi... * soupir *), au rami avec les mamies (Quand elles pouvaient encore participer sans s'endormir au milieu d'une partie ou se faire grimper la tension... * soupir *), au Uno ou au Cluedo avec neveux et jeunes cousins. Bref, on s'éclate bien.

Mais il y a aussi Nathaliiiiie, dam di dou dam un petit jeu macabre qui nous occupe en général entre la poire et le fromage, quand les petits ont depuis longtemps supplié pour sortir de taaaaaable (Par un accord tacite, les plus jeunes gagnent le droit de jouer en entrant au collège) (Autant te dire qu'on ne redouble pas beaucoup en primaire, dans la Potato-family) : le kicéki-est-décédé-cette-année.

C'est pas compliqué, il suffit de lister toutes les célébrités qui ont cassé leur pipe au cours de l'année écoulée. (Hein qu'on sait s'amuser ?!)
Fastoche pour celles et ceux qui ont eu le bon goût de défunter en fin d'année (Paix à ton âme Alan Thicke, je ne regarderai plus How I met your mother sans un pincement au coeur et une pensée pour la petite Patate qui ne manquait pas un épisode de Quoi de neuf, Docteur), mais qui se souvient encore que Michel Galabru était passé de l'autre côté en janvier ? (Personne tu parles, il est mort entre Michel Delpech et David Bowie, c'est pas bon pour la postérité, ça)

En général, ça se termine en grandes empoignades pour savoir si oui ou non Machintruc est bien décédé cette année (Tonton : "Mais non, je te dis qu'il est mort l'an dernier !" ...Mamie : "N'importe quoi, je m'en souviens quand même, j'avais rendez-vous chez l'ophtalmogue/le cardiologue cette semaine-là ! C'est quand il m'a dit que j'avais ma cataracte qui me faisait monter la tension du cholestérol" ... Kévin-le-cousin : "C'est qui ce mec, d'abord-heu ?"), en réminiscences sur la carrière d'acteurs ou de chansonniers inconnus au bataillon des plus jeunes, et en paris de mauvais goût sur qui y passera l'année d'après.

Par le passé, certains ont quitté la table fâchés, suite à un désaccord sur la date de décès de telle ou telle célébrité (Oui parce que Carlos d'abord, il est mort en quelle année ?) (Sans tricher !), voire après en avoir enterré quelques unes vivantes (Car non, Charly Oleg n'est pas mort !) (Kévin-le-cousin : "Mais "je suis Charlie" alors, c'est pour qui ?!").

Cela se réglait alors quelques semaines plus tard, par une coupure de journal envoyée par La Poste, barrée d'un "je te l'avais bien dit !" rageur en guise de voeux de bonne année (Oui, parce qu'en plus, dans la Potato-family, on ne jette RIEN ! Même pas les vieux journaux).
Heureusement, il y a Findus désormais les smartphones et la 3G, pour éviter que d'aucuns se fassent la gueule pour la nouvelle année. En particulier le moche mais très complet "JeSuisMort.com" qui réconcilie tout le monde avant qu'arrive le café.


(Et c'est en 2008 que Carlos est décédé)
(Ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame)

mercredi 21 décembre 2016

Grincheuse de fin d'année... Ou pas (fin)

Or donc, les Patateries de l'Avent passées, je t'avions expliqué que certes, j'étais devenue un Grinch, mais que quand même, je n'étais pas 100% grincheuse en décembre et qu'il y avait même des tas de trucs que j'aimais bien à l'approche des fêtes de fin d'année.

Il est maintenant temps pour moi de te l'avouer: ce que je PRÉFÈRE en décembre, ce sont les chants de Noël qui envahissent l'air en même temps que les odeurs de vin chaud et de marrons grillés. Je suis culcul-la-praline, j'assume, j'aime TOUT.

Les chants traditionnels fleurant bon le santon et la messe de minuit (Oui, toute mécréante que je sois, il m'arrive de fredonner "ilénéledivinenfant" en marchant le soir dans le froid, toute seule comme une débile, parce que les vitrines sont décorées de boules et de guirlandes et qu'il y a de belles lumières tendues entre les immeubles), les chansons anglo-saxonnes (Deck the hall with bows of holly, fa la la la la la la la laaaaa) ou les kitscheries de Tino Rossi et de Claude François que Maman Patate nous mettait sur le tourne-disque pendant qu'on décorait le sapin.

Cloco-Noel.gifCar peu de gens s'en souviennent mais dans les années 70, suivant la tradition américaine de "l'album de Nowel" bien consumériste mais délicieusement kitsch, Claude François a sorti quelques chansons à base de grelots, de cloches, d'anges de nos campagnes et d'enfants dodus aux joues roses pleins de bons sentiments...

Sur une étagère de la maison familiale, dans la chambre de Petite Patate, il y a encore ce 45 tours ===>

Un "livre-disque" comme on en sortait à l'époque pour les enfants, avec une jolie pochette et de mignonnes illustrations pour accompagner les paroles.
(Aaaaah Le Ménestrel et ses 45 tours de "rondes enfantines" !).

Et si tu veux t'offrir un trip down memory lane, ou te faire saigner les tympans, tu peux cliquer (A tes risques et périls)...



Mais ce que je préfère PAR DESSUS TOUT, encore plus que l'indémodable tube de Wham (Laaaaast Christmas, I gave you my heaaaart, but the very next day, you gave it awaaaaaay), ce sont les chants de saison jazzy de crooners comme Frank Sinatra, Harry Connick Jr ou plus récemment de Michael Bublé.
Ambiance Love Actually et Quand Harry Rencontre Sally, tu vois...

Les White Christmas tout doux, les Jingle Bells qui swinguent, les Winter Wonderland qui groovent et autres Let it snow, let it snow, let it snow qui sentent le feu de cheminée, les rires et le chocolat chaud au retour d'une après-midi de luge ou de rando dans la neige. J'adooOOOoore !
YouTube regorge de playlists de Noël qui peuvent pendant des heures faire saigner les oreilles de tes collègues de bureau (Patate Pourrite Powaaaaa) mettre de la joie dans ton coeur et de la chaleur dans ton intérieur.

S'il n'était pas tellement matraqué sur la toile depuis un mois, je te dirais que j'aime aussi le désormais classique All I want for Xmas is you, mais franchement je n'en peux plus de cette "vidéo virale" où Mariah Carey se la joue diva dans une voiture avec le gratin pop du moment qui lui sert la soupe pendant qu'elle nous colle ses seins siliconés dans le nez.

A la place, regarde ce que je t'ai trouvé...


N'est-ce pas choupinet ?
Un délicieux mélange de plantes et d'arôôômes (Tiens, je l'avais oublié, ce réflexe conditionné) d'esprit de noël et de Tim Burton, mâtiné d'un zeste de pop. Ça sonne un peu comme les Jackson Five et ça se laisse gentiment écouter en sirotant un thé.

(Comme par exemple ma surprise de l'Avent n°21 : le Saint James O.P., un thé noir du Sri Lanka, qui laisse un bien agréable arrière-goût de miel dans la bouche. Si on m'avait dit que les thés non aromatisés pouvaient avoir de tels arômes, je m'y serais mise plus tôt !)


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