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mardi 18 juin 2013

Celui qui avait sa braguette ouverte

Ce matin, juste en face de moi.

Tu vas me dire : que faisais-tu, Coquine Patate, avec les yeux au niveau de sa braguette ?
Et je te répondrai que je suis une obsédée, tu m'as démasquée ! moi assise et lui debout, je n'avais pas trop le choix du niveau de mon horizon (Go go gadgéto-cervicales ? Ah non, zut, la tête monte pas)... En l'occurrence, l'entrejambe de son pantalon, à la braguette ouverte, donc

Dans l'absolu, on est d'accord, je m'en contrefous.
Tout au plus cela peut me tirer un sourire, égayer mon trajet dans la bétaillère les transports en commun, me donner matière à bloguer (La preuve), mais je-m'en-fous. Chacun sa merde, et puis je ne le connais pas, ce gars.
Mais ce matin, va savoir pourquoi... Était-ce son air de premier de la classe sur le point de présenter un exposé ? L'été qui s'est enfin décidé à arriver ? Jupiter alignée en Balance ? Ou la simple bonne humeur d'une Patate qui a pour une fois dormi ses 8 heures sans cauchemar ni félin joueur ? Je ne le sais, mais ce matin, imaginant le ridicule du gars debout devant son PowerPoint pendant 20 minutes tandis que ses collègues et sa hiérarchie n'écoutent rien de ce qu'il dit, occupés qu'ils sont à pouffer devant une braguette mal zippée, je me suis dit que quand même, je pourrais l'aider.

Après tout, il suffisait de lui signaler que son pantalon n'était pas fermé, et le tour était joué. Sauf que...
Comment tu amènes ça à un parfait inconnu dans un bus bondé sans LE ridiculiser, TE ridiculiser, passer pour une grosse chaudasse qui lui matait le paquet, voire les trois à la fois ?

Monsieur, vous avez la braguette ouverte, de rien, bonne journée... Et puis il te regarde bizarrement pendant le reste du trajet ? Ou bien ton voisin de siège te regarde bizarrement et commence à te coller ?
Ou alors je me lève et je lui chuchote à l'oreille ? Oui mais je vais perdre ma précieuse place assise obtenue de haute lutte en piétinant une mémé et deux femmes enceintes sur le point d'accoucher ! Je lui fais signe de se pencher vers moi ? Bah oui, vas-y, c'est ça : tu lui fais signe de se pencher vers toi pour lui chuchoter que tu matais sa braguette. N'importe quoi !
Ou je lui montre du doi-... Ouais non. Déjà que c'est pas beau de montrer du doigt, si en plus c'est pour pointer "là", je vais VRAIMENT passer pour une obsédée. Il va le raconter à ses collègues, ils vont se foutre de moi devant la machine à café toute la matinée, SI CA SE TROUVE IL VA LE BLOGUER !

J'en étais là de mes réflexions quand les portes se sont ouvertes et qu'il est descendu. Fier, conquérant, la malette à ordi bien calée sous le bras; une vraie démarche de winneur, avec la mèche au vent et... la bistouquette à l'air.
Damned, Patate ! Lève-toi, cours-lui après !!


Non mais je vous rassure, avant même que la pensée soit finie de formuler, j'ai trouvé ça encore plus crétin que toutes les autres idées. Dans le genre "effet magique d'Impulse", l'inconnue qui vous court après pour vous avouer qu'elle a maté votre slip pendant tout le trajet, en voilà un grand moment !

Bref, je n'ai rien dit, et j'ai passé le reste de mon voyage à ricaner en imaginant la journée de mon jeune cadre dynamique mais mal fagoté. (Si ça se trouve, personne n'a osé le lui dire avant le déjeuner ?)
* Patate Pourrite Powaaaaaa *


jeudi 13 juin 2013

Vous allez dire que je le fais exprès

...Mais je vous JURE que non !

Citron-Pourri.jpg
R.I.P. petit citron...

Car oui, il y a encore une semaine de cela, c'était un joli citron jaune soleil (Je précise parce qu'au vu de la photo, ce n'est peut-être pas si évident) et puis... Calamity Patate est passée par là.
Et s'est avisée qu'avoir un ou deux citrons au boulot, ça lui éviterait de devoir se préparer une bouteille d'eau tous les matins alors que chaque minute compte. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Il faut reconnaître que pendant 2-3 jours, c'était parfait.
Jusqu'à ce que le week-end arrive, et avec lui l'oubli de tous les soucis... Et du pauvre citron restant. Une semaine entière enfermé dans un tiroir, il n'a vraiment pas apprécié (Et s'est bien vengé en me pourrissant les doigts de sa mousse verdâtre quand j'ai voulu l'attraper).

Pardon petit citron, repose en paix.
Et console-toi : le sacrifice n'a pas été vain; grâce à toi, je viens de bloguer 3 jours d'affilée !

Mais je vous JURE que je n'ai pas fait exprès !


lundi 03 juin 2013

Patat'a testé... le seske grave beurrée

(Tu noteras mes z'efforts z'orthographiques pour éviter les hordes de Gogol'obsédés déçus de ne finalement rien trouver de croustillant à se mettre sous la... dent)

Sans doute que vous avez déjà tous fait ça dans votre vie, gros cochons de lecteurs de mon coeur, je ne prétends pas inventer l'eau chaude ici, mais il se trouve que votre tubercule préféré est une sainte nitouche délicate princesse qui n'a commencé à apprécier l'alcool que tardivement. Et toujours modérément bien aidée il faut dire, par le fait qu'après 2 verres je commençais déjà à marcher de travers.

Je n'avais donc encore jamais eu le douteux privilège d'être bien grave beurrée, limite ivre morte.
Oh, un peu pompette, oui (Spécial dédicace à Florence Foresti); jusqu'à passer la soirée à rire comme une clé à molette avant de ronfler m'endormir délicatement sur un coin de canapé (Oui oui, la fille qui bave ronque sur le tas de manteaux dès le milieu de soirée, c'est moi !) ou jusqu'à renverser quelques verres/assiettes dans l'enthousiasme d'un discours ébrieux.
Parfois même sacrément pompette; jusqu'à passer la soirée à rire comme une clé à molette avant de rouler des pelles à droite à gauche (Apolitique, je suis) pour finir par tituber vers un coin de canapé et m'y mettre à ronfler endormir délicatement, au grand dam du propriétaire de l'autre langue qui se voyait déjà en haut de l'affiche d'un porno starring Dame Patate (Sauf que le tas de manteaux, les ronflements, la bave aux lèvres, va savoir pourquoi, ça ne l'emballait pas).

Mais grave beurrée au point de ne plus tenir debout et de manquer vomir sur les chaussures du gars en train de me peloter les nichons ? Alors là, jamais !

Bon, il m'était aussi déjà arrivé de faire du seske dans un léger état d'ébriété.
Même que c'est plutôt sympa, ça fait sauter 2-3 inhibitions, on voit la vie en rose bonbon, on trouve tout super rigolo (Même quand ta petite culotte reste coincée dans le talon de l'escarpin et que tu finis le strip tease en sautillant sur une jambe à travers la pièce, hu hu hu, ho ho ho, trooop le fun !).
Et puis on ne se prend pas trop la tête sur des détails comme "oh merde je suis pas super-épilée" (T'façon les mecs en pleine bandaison s'en fichent comme de leur première branlette chaussette) ou bien "c'était quand ma dernière douche, déjà ?", ou encore "va-t-il voir ma couche de cellulite de 2 millimètres s'il me prend en levrette ?" (Réponse : non, t'façon il ne voit même pas tes poils au mollet, faut-il le rappeler ?).
Et si au petit matin on n'a pas trop envie de revoir le coup d'un soir, l'excuse est toute trouvée : on était gentiment bourrée mais là ça va pas être possible, pas êtreuh possibleuh on reste copains ? Allez, tchô hein !

Mais me retrouver je ne sais trop comment, ivre morte et à poil sous un gars qui fait sa petite affaire sans trop se préoccuper de savoir si je suis encore assez consciente pour l'apprécier, non, cela ne m'était jamais arrivé. Et ce n'est pas aussi sympa que l'on veut bien le faire croire dans les films underground ou les romans branchés.

Est-ce la sensation un rien schizophrène de flotter hors de ton corps tandis que le lit, la fenêtre, la porte, tanguent tout autour et que tu observes froidement ce qui arrive à l'autre Patate, sous les draps tout là-bas en bas ?
Est-ce la nausée qui revient à chaque coup de reins et qui te fait considérer la très réelle possibilité de bientôt lui vomir à la figure tout l'alcool de la soirée si cela ne s'arrête pas ? (Sans même s'inquiéter que merde, ce sont MES draps !) (La Patate qui flotte tout en haut le note d'un air détaché, la Patate qui se fait "secouer" tout là-bas en bas ne s'en soucie même pas, occupée qu'elle est à contrôler son estomac)
Est-ce le soupçon de honte à l'idée que si tu fermes la bouche, ce sera beaucoup plus facile de ravaler ton vomi plus vite fini que si tu commences à expliquer pourquoi finalement tu ne t'éclates pas plus que ça ? Ou ce soulagement qui te submerge quand enfin, il se rhabille et disparaît par la porte d'entrée, et que ouf ! tu ne vomiras pas sur tes draps ?
No lo se.

Mais je peux te dire que la gueule de bois, le lendemain, est bien pire si en plus d'être malade comme un chien, tu te réveilles avec l'impression que c'est fini pour toi et que le seske ne sera plus jamais aussi bien.


dimanche 02 juin 2013

Patate transforme l'essai

jus-de-clementines.jpg
Ou comment sauver de la poubellisation un couple de clémentines abandonnées à peine un mois sans doute un peu trop longtemps sur le plan de travail à la fin de leur saison. Encore un coup des lutins ! Je parie qu'ils les avaient cachées derrière la brosse à patates.

Quand la peau est devenue tellement dure que tu pourrais casser une vitre avec te casser une phalange en essayant de les peler, tente donc de les ouvrir en deux à l'aide d'un couteau. Solide le couteau, hein !
Une fois que tu as retiré les petites (Minuscules, je vous jure) parties pourrites, tu peux en faire du jus.

C'est délicieux, le jus de clémentines pourries.
Et je suis toujours vivante pour le raconter !

jeudi 23 mai 2013

Ail... aïe aïe aïe aïe aïe aïe !

(Sur l'air de "Préparation H soulage la douleur, favorise la cicatrisation, Préparation H est un médicament", évidemment) (La photo n'a rien à voir, c'est juste que je suis une indécrottable fille de pub)

Ail-germe.jpgCar nous ne parlons pas de mes hémorroïdes petits ennuis proctologiques mais bien de la gousse d'ail mutante que j'ai découverte (Accord du participe passé avec le verbe avoir quand le COD est placé devant, 10 points !) hier dans la porte de mon frigo.

Oui, je garde l'ail au frigo, parfaitement; ça éloigne les vampires de mes yaourts.

Et accessoirement, j'avais lu quelque part qu'il se conservait ainsi plus longtemps... Mon tubercule, oui !
Si j'arrivais à me souvenir de la source de ce tuyau percé, je lui demanderais bien de me rembourser cette gousse-ci ===>

(Ou serait-ce une tête ? Je confonds un peu la gousse et la tête) (Je t'accorde que c'est un peu gênant quand on suit une recette)

Je te JURE, un matin, j'ai regardé vaguement en attrapant un yaourt, j'avais la tête dans le tubercule, ok une gousse/tête d'ail tout ce qu'il y a d'ordinaire et le lendemain, pffiout ! un mutant.
Si je ne faisais pas très attention à acheter local, bilan carbone, empreinte écologique et tout et tout, je jurerais m'être fait refourguer un condiment en provenance de Fukushima.
Parce que tout de même, tu avoueras, ce n'est pas tout à fait normal, en UNE nuit, de se transmuter comme ça.

Ou alors, c'est un coup des lutins !

Ou alors... on me souffle dans l'oreillette qu'il serait éventuellement possible, mais cela reste à confirmer, que je l'aie un peu oublié durant quelques mois...


(Bah au moins, mes yaourts étaient bien protégés)


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