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lundi 04 avril 2016

Patat'a vu Inside Out

(ou Vice Versa en VF)

Finalement pas au cinéma, vu que 1- c'est hors de prix et hors de mes priorités, et 2- le bruit, la foule, la procrastination, toussa toussa, mais j'ai ENFIN vu ce film d'animation des studios Pixar (On ne dit plus dessin animé, Pataaaate, ça fait ringard) dont tout le monde me vantait les mérites depuis quasiment un an; y compris toi, cher(e) patatophile qui t'es un jour fendu(e) d'un commentaire à ce sujet.

Et bien tu sais quoi ?
Tu avais RAISON : j'ai adoré ce dessin animé film d'animation.

Inside_Out.jpg
D'abord c'est Pixar, donc c'est mignon de partout, depuis les jolies couleurs acidulées jusqu'aux personnages trop choupi, en passant par la Lorraine avec mes saboooots (Pardon) l'intérieur du cerveau façon boîte à bonbons Haribo c'est bô la vie, pour les gr-... (Pardooooon !) et le dessin moderne et tout propret.
Aucune ironie ici : en tant que Patate-princesse qui chie des paillettes et chevauche une licorne dans sa tête, j'a-do-re.

Et puis c'est Pixar, donc c'est comme la boîte de bonbons sus-mentionnée : il y en a pour les grands et les petits.

Pour les petits évidemment, c'est un récit très littéral et néanmoins chamarré, qui m'a rappelé mon émerveillement de gamine devant "Il était une fois la vie" : tu sais vaguement que ça te parle de l'intérieur de ton corps (En l'occurrence, ton cerveau) mais pour toi c'est une aventure au premier degré où chaque personnage a une vie et un destin propres.
La bande d'émotions qui se disputent le tableau de commandes, la pov' petite Tristesse qui ne fait rien que des bêtises des bêtises quand t'as pas l-... (Non mais promis, j'arrête), les boules de couleur qu'il faut ranger à la fin de la journée - comme tes jouets, sauf que là tu appuies sur un bouton et elles se rangent toutes seules - dans des étagères multicolores, les courses-poursuites de nos héros au milieu d'immenses tours et d'un continent qui s'effondre sous les pas : l'a-ven-tu-re, quoi !
A la limite, si tu ne piges pas bien le rapport de tout cela avec la physiologie du cerveau ou bien la construction de la personnalité, ce n'est pas bien grave, tu t'amuses comme un petit fou parce que c'est mignon, loufoque et enlevé.

Mention spéciale à l'illustration ô combien géniale, du cerveau du chat lors du générique de fin : c'est TROP ça !!

Mais pour les grands...
Quelle richesse, quelle inventivité !
D'abord au niveau du scénario, qui conduit deux histoires en parallèle, l'une tout à fait réelle - la vie de la petite Riley - et l'autre 100% allégorique - la vie dans la cervelle de la petite Riley - , chaque événement dans l'une faisant écho à un événement dans l'autre, de façon tout à fait cohérente malgré la complexité de certains des concepts manipulés, pour parvenir à une narration commune tout à fait harmonieuse. Sans doute que Pixar n'a pas inventé l'eau chaude, mais ils réussissent à merveille à trouver la température idéale !

Et puis comme toujours, le second degré de lecture, quoi !
Les références à la physiologie du cerveau, aux phénomènes de la mémoire et des émotions, aux théories sur le développement de l'enfant ou sur l'éducation, sur le développement personnel, voire à des théories psychanalytiques... Que de clins d'oeils, que de recherche, que d'occasions de sourire, de s'émerveiller, ou de réfléchir.

J'ai vu ce film avec un pré-ado, qui a non seulement vibré pour Riley, l'injustice d'un déménagement qu'on n'a pas décidé, la difficulté de s'adapter à son nouvel environnement et de communiquer avec des parents qu'on découvre faillibles autant qu'imparfaits, mais qui a aussi très bien compris que l'on parlait d'adieu à l'enfance, et que les boules qui passaient du jaune au bleu illustraient cette terrible réalité de la vie : rien n'est jamais tout à fait heureux, il y a toujours du spleen dans l'idéal (Bon, il ne m'a pas cité Baudelaire, l'est encore un peu jeune, mais l'idée y était) (Ouais j'avoue, j'étais scotchée), et l'âge où l'on s'en rend compte n'est pas forcément facile à gérer "mais tu comprends Tata, la vie c'est comme ça, et puis ça n'empêche pas qu'on est content quand même, des fois".

Personnellement, j'ai retrouvé dans Inside Out une notion avec laquelle je me (dé)bats depuis des années : savoir reconnaître et accepter toutes ses émotions.
La tristesse en particulier, avec laquelle j'ai le plus de mal parce que justement... elle fait MAL; alors la douillette émotionnelle que je suis n'a qu'une hâte : la nier, l'ignorer, l'enfermer à triple tour dans un coffre enterré très profond avant de jeter la clé dans une faille sous-marine de son inconscient, sans vouloir reconnaître qu'elle continuera à faire du mal quand même, insidieusement (La tristesse pour moi, s'apparente un peu à un déchet nucléaire mal enfoui, tu l'auras remarqué) ni qu'elle refera surface au premier tremblement de terre.
oO0 (Amis de la métaphorie, bienvenue ici)

En cela, cette émotion personnifiée, cette petite nénette bleue qui semble indésirable et juste bonne à mettre le bazar partout, mais qui finalement trouve sa place et sauve même tous ses copains, c'est un beau message de développement personnel.
C'est en tout cas, celui qui m'est resté, et qui m'a donné envie d'écrire une blog-note.

Blog-note déjà très longue, donc je ne te ferai pas l'exégèse du film à travers le prisme du genre, mais un seul mot : girl-power et égalité ! (Oui je sais, ça fait deux)
J'ai trouvé ça merveilleux que mon petit neveu, déjà formaté à trouver que "les filles c'est trop bête et c'est nul" se prenne dans la face une héroïne trop badass (Sans être hyper-sexualisée façon Lara Croft) qui joue au hockey (Trop cooool, Tataaaaaa !) et que les émotions les plus positivement représentées soient également des filles. ET que tout ce petit monde n'ait pas besoin d'un héros masculin pour s'en sortir.

Des fois que tu n'aurais pas encore vu Inside Out, j'espère t'en avoir donné envie.


mardi 22 mars 2016

Patate ne comprend pas

Il semblerait que je fasse des découvertes à chaque catastrophe.
(Pas que ce monde est fou et que l'humain est pourri, non, ça je le savais déjà)

En novembre 2015 je découvrais un groupe de rock.
En mars 2016, je découvre Megan, qui ne comprend pas grand chose, mais surtout... pas le 22 mars. Un peu comme nous tous, je suppose.

(NdT : faut s'accrocher pour la comprendre, elle a un "léger" accent)

Et je lui dis merci, à Megan, parce qu'elle a sauvé une soirée où je ne pensais pas être capable de rire.

Comment rire alors qu'on a envie de vomir ?
Alors qu'encore une fois, trop d'innocents sont morts fauchés par une bombe et trop de survivants vont perdre encore un peu de leur insouciance et de leur liberté ?
Alors que déjà - encore - la foule (aka "c'est con, une foule") gronde, la haine se déverse, et la peur va tuer le sens critique, sans même parler du sens commun ?

Je-suis.gif

Lutter contre la haine et la peur par l'amour et la gentillesse; il faut, certes.

Mais ici ce soir, j'avais plutôt envie de gerber/pleurer/me casser la voix (Et puis après, m'ouvrir les veines, paske quand même, Patrick Bruel...).
Alors merci pour ce moment (je m'ouvre les veines avec un éclat de CD ou une page de bouquin ?) à tous ceux qui ont fait tourner cette vidéo sur les réseaux sociaux jusqu'à ce qu'elle arrive dans mon salon. Merci Megan de m'avoir fait rire ce soir, et ramenée dans le droit chemin.

Tour-Eiffel-belge.jpg
(Source ?)

Love.
Compassion.
Random acts of kindness.


dimanche 14 février 2016

C'est la Sans Valentin (7)

Que je "fête" pour la ... tadaaaam... 9ème année consécutive.
(Je rappelle que l'an dernier, on a dit que pour la 10ème les patatophiles se cotisaient pour m'offrir mon poids en chocolats)
(Note comme je suis sympa, ça vous ruinera moins que d'essayer de l'atteindre avec des roses rouges)

Dans la vraie vie, je continue de faire genre "j'en ai rien à péter".
Je fais la bravache, je conchie cette fête commerciale à souhait (Mais je profite quand même des promos pour m'enfiler mon poids en chocolat), et je peste sur ces petits couples proprets qui, comme par hasard "ne la fêtent jamais paske c'est commercial tu vouaaaas, tout le monde s'en fout en vrai, et puis nous on s'aime toute l'année et pas juste le 14 février"... Hypocrites ! Si c'est un commerce c'est bien qu'il y a des clients, non ? (T'façon moi aussi je vous hais toute l'année) (Allez mourir étouffés par votre poids en chocolat !).

Cependant, dans le secret de mon coeur, au plus profond de mon fort intérieur (NdT : oui, c'est fait exprès, oui, je sais comment ça s'écrit en vrai), je le dissimule bien mais je suis malheureuse.
Parce que la fête des amoureux c'est nul et commercial et on s'en balance... quand on est amoureux. C'est d'autant plus facile quand on fait partie de la masse de ceux qui sont dans les clous, de dire à quel point on les méprise, ces clous. Et de donner de "bons conseils" aux autres, sans jamais faire preuve de la moindre empathie (Tout en étant persuadé du contraire, sinon c'est pas drôle).

coeur-et-mains.jpgQuand on n'y est pas, dans les clous, cette journée, même artificielle et commerciale, reste un doigt cruel pressé là où ça fait mal.

Là où ça fait manque.

Ce n'est plus très douloureux, ça passe vite, mais le pincement au coeur, il est bien là.
(Oui, un coeur, c'est ça ===>)

Parce que figurez-vous que non, ce n'est pas comme ça que je l'imaginais, ma vie.

A lutter toute seule tous les jours, à fêter bientôt mes 40 balais dont presque une décennie de solitude, à constater que quelles qu'en soient les raisons (Et note que c'est pas parce qu'on est seule qu'on va sauter sur n'importe qui), mon coeur n'a plus battu pour personne depuis tellement longtemps qu'il a sans doute oublié comment on fait.

Ce qui me fichait la trouille il y a quelques années est désormais une réalité : je suis devenue une vieille fille desséchée.
Je ne sais plus aimer.


[Oué non mais z'avez le droit d'être amoureux, les gens, vous pouvez même être heureux, je ne le prendrai pas perso ! Je vous souhaiterai même une bonne fête]



jeudi 14 janvier 2016

Hans Gruber forever !

Hans-Gruber.jpg

Pour moi, c'est là que tout a commencé (Je t'en ai déjà parlé, non ?).

Quand j'avais 12 ou 13 ans et que la voisine qui avait Canal Plus - un luxe, à l'époque - nous avait enregistré Piège de Cristal sur son magnétoscope.
Les d'jeuns auront du mal à se l'imaginer, mais avant le cable et le satellite et le streaming et les téléchargements sur internet, c'est comme ça qu'on voyait les films "en avant-première" quand on ne s'était pas déplacé au ciné : les multi-diffusions sur Canal, sans coupures pub et avec UNE diffusion en VO qu'il ne fallait pas rater.
(Bon, pour Piège de Cristal, on l'avait ratée. Je l'ai revu en VO depuis, mais rien à faire, rien ne sonne aussi bien que le "Yipikayé pauvre con" de ma jeunesse)

Sans doute que la cassette vidéo traîne encore chez Maman Patate qui ne jette jamais rien. Alors qu'elle n'a plus de magnétoscope depuis DES ANNÉES hein, mais "on ne sait jamais". Et puis je crois qu'elle garde toutes ces VHS artisanales car à l'époque, c'était sa petite Patate chérie qui remplissait étiquettes et jaquettes de sa plus belle écriture d'adolescente, avec des cœurs sur les i et tout et tout. (Elle a toute ma scolarité jusqu'aux lignes d'écriture de CP, aussi) (Hé ouais, j'ai une sacrée hérédité).

Bref.
C'est cette image qui me viendra toujours en tête. Hans Gruber forever !
J'ai décroché des Harry Potter avant que Snape ne devienne culte, il faut dire, donc je vibre moyen devant les photos de sorcier qui inondent Twitter depuis cet après-midi.

Piège de Cristal.
Robin des Bois, prince des voleurs.
Love Actually.

Pour moi c'est son tiercé gagnant et aucun de ces films n'eût été aussi bon sans la présence d'Alan Rickman.
RIP


Je possède très peu de DVD, mais coïncidence, ces trois-là font partie de ma maigre collection. Tu peux donc facilement deviner mon programme du week-end qui vient (Un indice au bas de votre écran : il y aura un chat, un canapé, probablement des litres de thé, et un écran télé).

Maintenant, si quelqu'un pouvait dire à 2016 d'arrêter les conneries...


mercredi 16 décembre 2015

J'ai perdu la musique

A 20 ans, la première chose que je faisais en rentrant chez moi le soir, c'était d'allumer ma mini-chaîne HiFi.
J'avais un Benno entier de CDs (Je les ai d'ailleurs toujours, même si je n'ai plus ouvert un boîtier depuis longtemps), j'avais des cassettes audio, j'écoutais la radio, je dansais devant le meuble sur lequel la chaîne était posée, je chantais en faisant la vaisselle...

A 30 ans, j'avais déjà perdu l'habitude de mettre de la musique en rentrant.
Parce que depuis déjà 4 ans, nous vivions à deux et que Patat'effacée ne voulait pas déranger. Et que j'avais un peu honte, aussi - ON m'avait fait un peu honte, jour après jour, petite remarque après petite remarque - de mes goûts musicaux. Pardon Jean-Jacques de n'avoir pas su t'assumer à l'époque.
Oh je vivais en musique, il ne faut pas croire, mais pas souvent la mienne. Ce n'était d'ailleurs plus jamais moi qui allumais l'ensemble HiFi, appareils qui de toute façon ne m'appartenaient pas et que j'étais priée de ne pas toucher, parce que les réglages étaient sensibles, Pataaaaate. Ma musique vivait encore, dans la Patate-mobile où j'avais transféré pas mal de CDs, où j'écoutais la radio, où je chantais à tue-tête...

Ensuite j'ai été dépressive. Longtemps.
Et puis j'ai été mieux, mais c'était trop tard : j'avais oublié comment on faisait, pour vivre en musique. Note que j'avais déjà eu du mal à rebrancher tous les appareils.

Oh bien sûr désormais j'ai un smartphone plein de mp3, que j'écoute en allant au boulot ou en courant, mais dans le Patat'home c'est le néant. Le silence radio. A peine (OK : beaucoup) troublé par les disputes des voisins du dessous ou la télé de celui d'à-côté.
De la couche de poussière sur l'ampli, les enceintes et le lecteur CD, on peut déduire que je ne suis pas une fée du logis (Ah oui, aussi) j'ai totalement perdu l'habitude de les faire fonctionner.
Parfois je me dis que c'est une simple question de logistique; que si mon ampli et mon lecteur CD n'étaient pas à ras du sol sous la télé (Que la terre est basse !) tandis que le Benno avec les CDs est planqué derrière le canapé et les télécommandes en vrac entre les coussins, il me serait plus facile de retrouver le réflexe.

Mais la vérité, c'est qu'entre mes 20 ans et mes 30-et-quelque ans, j'ai perdu la musique. Et je ne l'ai toujours pas retrouvée.


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