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lundi 19 décembre 2016

A ma droite le thé, à ma gauche le pisse-mémé

(Oui je sais, ce titre ne fait pas dans l'originalithété)
(J'aimerais t'y voir à trouver des titres depuis plus de 10 ans, tiens !)

Avent-2016-J18--19.jpg
Je finis par me demander si les concepteurs de mon calendrier de l'Avent n'ont pas réfléchi à quel jour tombait chaque date, parce que c'est quand même incroyable comme tout tombe bien.


Hier soir par exemple, dimanche de glande devant une série télé avec un pisse-mém- ...pardon, une infusion aromatique, que je n'avais jamais goûtée.
A dire vrai, je n'avais même jamais fait gaffe que le Palais des Thés vendait "une collection d'infusions originale associant des plantes reconnues pour leurs bienfaits à des ingrédients naturels et aromatiques comme les fruits et les épices". La lacune est désormais réparée puisque j'ai eu l'occasion de goûter le mélange verveine-orange-menthe "aux vertus relaxantes et apaisantes". Et j'ai beaucoup aimé.

Je ne bois que rarement de la verveine seule (A part celle qui vient du potager de ma Tatie, qu'elle ramasse et fait sécher elle-même, garantie sans OGM) (Trop rarement, malheureusement) parce que * 'tention raison hautement logique * ça a trop goût à plante. Bon ça va, ne te moque pas.
Ici, on sent toujours la verveine mais la petite pointe de menthe et le zeste d'agrumes font un bon contrepoint, c'était tout frais et tout léger, juste bien avant d'aller se coucher.


Aujourd'hui, lundi.
Tout est dit. J'avais besoin de réconfort et de soutien moral pour emmener avec moi au turbin... J'ai eu le Thé du Hammam que je connais bien et que tu le sais, j'adore.

Un mélange de thé vert de Chine et de saveurs orientales - rose, datte verte, fruits rouges et fleur d'oranger - dont l'odeur me donne irrésistiblement envie de loukoums et de baklavas.

De quoi se réchauffer un peu le coeur en cette funeste journée où il fut déjà dur de se lever, mais où il est encore plus dur de se coucher tandis que le péril orange est désormais officiellement le président du monde, et qu'un taré au volant d'un camion a tué 9 chalands innocents sur un marché de Nowel allemand.

Je pense que je vais mettre un peu de rhum dans mon thé, ce soir...


dimanche 04 décembre 2016

Pataterie pas prévue

Avent-2016-J4.jpgPour ma Pataterie de l'Avent n°4, j'avais prévu de te parler de ça ===>

Le rooibos de Nowel, de son petit nom "Numéro 25", que je connaissais déjà car c'est une des valeurs sûres de fin d'année du Palais des Thés depuis pas mal de temps, et que tu me connais: j'adore les pisse-mémé de saison.

Je ne sais pas trop ce que je t'aurais raconté à part ça, seulement voilà... 2016 sera décidément une année pourrie jusqu'au trognon de pomme, mon cher Isaac car aujourd'hui, Gotlib est mort.
Et j'ai envie de me rouler en boule sous mon plaid et de pleurer.

Gotlib.gif
Après Cabu, c'est encore un petit bout de mon enfance qui s'en va.

Nul doute que je ne suis pas la seule à avoir appris à lire dans les Pilote (Mâtin, quel journal !) de la génération précédente, à m'être initiée au jeu de mots foireux au fil des Rubriques à Brac et des Dingodossiers (Je me souviens encore de cet immense kif au moment de comprendre les remontrances à Herbert Dogne, gentil cancre au nom si bien choisi), ni à avoir ricané bêtement devant les bites géantes que Gotlib savait si bien semer dans ses planches, entre deux moments d'intense poésie.

Je ne sais plus trop ce que j'avais prévu de bloguer ce soir, mais je sais ce que je vais faire là tout de suite: ressortir mes albums de BD (Quasiment les seuls que je possède, d'ailleurs, moi qui ne suis pas tellement branchée "histoires dessinées") et pleurer un bon coup sur cette grande plume qui s'en va.


jeudi 14 avril 2016

Bonne résolution 2016

meditate-before-medicate.jpgLe 14 avril, oui, je sais.

Si j'ai procrastiné la blog-note, je te rassure lecteur de mon coeur, cette bonne résolution est bien en application depuis le mois de janvier.
Je vais même m'autoriser un peu d'auto-congratulation, tu permets, parce que malgré les difficultés et les imperfections, je m'y tiens, à ma résolution.

Meditate before you medicate.
La méditation avant la médication.

(Ou comment tenter de ne pas retomber dans les anxiolytiques et/ou les anti-dépresseurs, quand on se sent glisser et que jeter sa télé ou faire du sport, cela ne suffit pas)

Vu mon cheminement intérieur de ces dernières années, me mettre sérieusement à méditer aurait sans doute fini par s'imposer comme une évidence (Tu noteras que c'est d'ailleurs la suite logique de la bonne résolution 2015).
Surtout que la méditation, c'est comme le yoga - que je pratique d'ailleurs déjà - et le régime sans gluten : ZE truc à la mode. Cela ne m'étonnerait d'ailleurs pas que l'une ou l'autre célébrité branchée s'y adonne (Gwyneth Paltrow ? Emma Watson ? Jennifer Aniston ? Ou peut-être même Madonna ?) (Oh non, je sais, Angelinaaaaaa).
Mais comme les modes, moi, ça me saoule, j'aurais aussi bien pu passer à côté pendant encore quelques années.

Heureusement, vers la mi-2015, l'Univers a mis sur mon chemin un passionnant bouquin : "Full Catastrophe Living" de Jon Kabat-Zinn (Je l'ai lu dans sa version originale, mais en VF c'est "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience").

L'auteur est ni plus ni moins que l'inventeur de la fameuse "pleine conscience" dont on nous rebat régulièrement les oreilles (C'est à la mode, je vous dis...), qu'il a développée au début des années 80 pendant que d'autres allaient dans des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient Stan Smith aux pieds, le regard froid dans la "Stress Reduction Clinic" qu'il avait fondée au passage et au MIT (Zeugma, 10 points !).
Le livre explique les tenants et aboutissants, ainsi que les bases, de son programme MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction et c'est franchement passionnant. Je me suis en outre vite rendu compte (Sans E à "rendu", merci d'arrêter de me faire saigner les z'yeux) que lors de cette période noire de ma vie où j'avais plongé dans le burn-out, certains aspects de la méthode avaient été utilisés dans ma thérapie.
J'ai regretté a posteriori, qu'à l'époque on n'ait pas identifié comme telle la pratique du "mindfulness" (Si tu veux dire "pleine conscience" mais en te la pétant un peu, tu le dis en Anglishe) et que jamais personne n'ait mentionné cet ouvrage. Mais peut-être aussi qu'à ce moment-là de ma vie, il ne m'aurait pas autant bouleversée. Je finis par croire que les choses n'arrivent que quand on est prêt à les accepter...

Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui n'est pas un énième bouquin de développement personnel, mais un compte-rendu à la fois scientifique - car oui, le programme MBSR en 8 semaines, a produit des résultats validés et publiés - et profondément humain de ce que la pratique de la pleine conscience peut apporter à ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête.
Et soyons honnêtes : on souffre tous un peu, dans nos têtes.
(Rassurez-moi, c'est pas juste la mienne qui ne va pas ?)

J'ai donc lu ce livre en 2015, et tandis qu'il résonnait en moi, l'Univers n'a pas cessé de balancer de la méditation sur mon chemin pendant le reste de l'année, comme autant de peaux de banane; un article de magazine par ci, une appli pour smartphone par là (Petit Bambou) (Je t'en reparlerai si tu veux, elle est très bien), jusqu'à cette incroyable coïncidence : tomber (Après toutes ces chausse-trappes, tu m'étonnes...) sur un cycle de 6 semaines de pratique de la "méditation pleine conscience" qui commençait en janvier.

"Ce sont des exercices basés sur la méthode MBSR, c'est américain, je ne sais pas si vous connaissez ?" qu'elle a dit, la dame au téléphone. "On les a un peu adaptés parce que normalement c'est 8 semaines, mais nous on pratique en 6".
Cerise sur le gâteau : le jour et l'horaire de réunion qui semblaient choisis exprès pour se couler dans un interstice de mon emploi du temps surchargé.
Bon, ce n'était franchement pas donné, mais j'avais compris le message (Là, l'Univers s'est dit "Ouf, je commençais à en avoir marre de faire le singe avec mes bananes !") : j'ai signé. Et je ne l'ai pas regretté.

J'ai pratiqué la pleine conscience et j'ai médité.
En groupe, et toute seule à la maison, un peu comme des devoirs, comme dans le bouquin. Et puis j'ai un peu lâché. Et puis j'ai repris, sans me juger, parce que c'est aussi et surtout cela le principe : s'observer, s'accepter, ne pas se juger, et cent fois sur le métier remettre son ouvrage.

C'est ma bonne résolution 2016 : intégrer la méditation dans mon quotidien.
Parce qu'il est scientifiquement prouvé que cela fait du bien. Et que je ne sais pas vous, mais moi j'en ai bien besoin.


lundi 04 avril 2016

Patat'a vu Inside Out

(ou Vice Versa en VF)

Finalement pas au cinéma, vu que 1- c'est hors de prix et hors de mes priorités, et 2- le bruit, la foule, la procrastination, toussa toussa, mais j'ai ENFIN vu ce film d'animation des studios Pixar (On ne dit plus dessin animé, Pataaaate, ça fait ringard) dont tout le monde me vantait les mérites depuis quasiment un an; y compris toi, cher(e) patatophile qui t'es un jour fendu(e) d'un commentaire à ce sujet.

Et bien tu sais quoi ?
Tu avais RAISON : j'ai adoré ce dessin animé film d'animation.

Inside_Out.jpg
D'abord c'est Pixar, donc c'est mignon de partout, depuis les jolies couleurs acidulées jusqu'aux personnages trop choupi, en passant par la Lorraine avec mes saboooots (Pardon) l'intérieur du cerveau façon boîte à bonbons Haribo c'est bô la vie, pour les gr-... (Pardooooon !) et le dessin moderne et tout propret.
Aucune ironie ici : en tant que Patate-princesse qui chie des paillettes et chevauche une licorne dans sa tête, j'a-do-re.

Et puis c'est Pixar, donc c'est comme la boîte de bonbons sus-mentionnée : il y en a pour les grands et les petits.

Pour les petits évidemment, c'est un récit très littéral et néanmoins chamarré, qui m'a rappelé mon émerveillement de gamine devant "Il était une fois la vie" : tu sais vaguement que ça te parle de l'intérieur de ton corps (En l'occurrence, ton cerveau) mais pour toi c'est une aventure au premier degré où chaque personnage a une vie et un destin propres.
La bande d'émotions qui se disputent le tableau de commandes, la pov' petite Tristesse qui ne fait rien que des bêtises des bêtises quand t'as pas l-... (Non mais promis, j'arrête), les boules de couleur qu'il faut ranger à la fin de la journée - comme tes jouets, sauf que là tu appuies sur un bouton et elles se rangent toutes seules - dans des étagères multicolores, les courses-poursuites de nos héros au milieu d'immenses tours et d'un continent qui s'effondre sous les pas : l'a-ven-tu-re, quoi !
A la limite, si tu ne piges pas bien le rapport de tout cela avec la physiologie du cerveau ou bien la construction de la personnalité, ce n'est pas bien grave, tu t'amuses comme un petit fou parce que c'est mignon, loufoque et enlevé.

Mention spéciale à l'illustration ô combien géniale, du cerveau du chat lors du générique de fin : c'est TROP ça !!

Mais pour les grands...
Quelle richesse, quelle inventivité !
D'abord au niveau du scénario, qui conduit deux histoires en parallèle, l'une tout à fait réelle - la vie de la petite Riley - et l'autre 100% allégorique - la vie dans la cervelle de la petite Riley - , chaque événement dans l'une faisant écho à un événement dans l'autre, de façon tout à fait cohérente malgré la complexité de certains des concepts manipulés, pour parvenir à une narration commune tout à fait harmonieuse. Sans doute que Pixar n'a pas inventé l'eau chaude, mais ils réussissent à merveille à trouver la température idéale !

Et puis comme toujours, le second degré de lecture, quoi !
Les références à la physiologie du cerveau, aux phénomènes de la mémoire et des émotions, aux théories sur le développement de l'enfant ou sur l'éducation, sur le développement personnel, voire à des théories psychanalytiques... Que de clins d'oeils, que de recherche, que d'occasions de sourire, de s'émerveiller, ou de réfléchir.

J'ai vu ce film avec un pré-ado, qui a non seulement vibré pour Riley, l'injustice d'un déménagement qu'on n'a pas décidé, la difficulté de s'adapter à son nouvel environnement et de communiquer avec des parents qu'on découvre faillibles autant qu'imparfaits, mais qui a aussi très bien compris que l'on parlait d'adieu à l'enfance, et que les boules qui passaient du jaune au bleu illustraient cette terrible réalité de la vie : rien n'est jamais tout à fait heureux, il y a toujours du spleen dans l'idéal (Bon, il ne m'a pas cité Baudelaire, l'est encore un peu jeune, mais l'idée y était) (Ouais j'avoue, j'étais scotchée), et l'âge où l'on s'en rend compte n'est pas forcément facile à gérer "mais tu comprends Tata, la vie c'est comme ça, et puis ça n'empêche pas qu'on est content quand même, des fois".

Personnellement, j'ai retrouvé dans Inside Out une notion avec laquelle je me (dé)bats depuis des années : savoir reconnaître et accepter toutes ses émotions.
La tristesse en particulier, avec laquelle j'ai le plus de mal parce que justement... elle fait MAL; alors la douillette émotionnelle que je suis n'a qu'une hâte : la nier, l'ignorer, l'enfermer à triple tour dans un coffre enterré très profond avant de jeter la clé dans une faille sous-marine de son inconscient, sans vouloir reconnaître qu'elle continuera à faire du mal quand même, insidieusement (La tristesse pour moi, s'apparente un peu à un déchet nucléaire mal enfoui, tu l'auras remarqué) ni qu'elle refera surface au premier tremblement de terre.
oO0 (Amis de la métaphorie, bienvenue ici)

En cela, cette émotion personnifiée, cette petite nénette bleue qui semble indésirable et juste bonne à mettre le bazar partout, mais qui finalement trouve sa place et sauve même tous ses copains, c'est un beau message de développement personnel.
C'est en tout cas, celui qui m'est resté, et qui m'a donné envie d'écrire une blog-note.

Blog-note déjà très longue, donc je ne te ferai pas l'exégèse du film à travers le prisme du genre, mais un seul mot : girl-power et égalité ! (Oui je sais, ça fait deux)
J'ai trouvé ça merveilleux que mon petit neveu, déjà formaté à trouver que "les filles c'est trop bête et c'est nul" se prenne dans la face une héroïne trop badass (Sans être hyper-sexualisée façon Lara Croft) qui joue au hockey (Trop cooool, Tataaaaaa !) et que les émotions les plus positivement représentées soient également des filles. ET que tout ce petit monde n'ait pas besoin d'un héros masculin pour s'en sortir.

Des fois que tu n'aurais pas encore vu Inside Out, j'espère t'en avoir donné envie.


mardi 22 mars 2016

Patate ne comprend pas

Il semblerait que je fasse des découvertes à chaque catastrophe.
(Pas que ce monde est fou et que l'humain est pourri, non, ça je le savais déjà)

En novembre 2015 je découvrais un groupe de rock.
En mars 2016, je découvre Megan, qui ne comprend pas grand chose, mais surtout... pas le 22 mars. Un peu comme nous tous, je suppose.

(NdT : faut s'accrocher pour la comprendre, elle a un "léger" accent)

Et je lui dis merci, à Megan, parce qu'elle a sauvé une soirée où je ne pensais pas être capable de rire.

Comment rire alors qu'on a envie de vomir ?
Alors qu'encore une fois, trop d'innocents sont morts fauchés par une bombe et trop de survivants vont perdre encore un peu de leur insouciance et de leur liberté ?
Alors que déjà - encore - la foule (aka "c'est con, une foule") gronde, la haine se déverse, et la peur va tuer le sens critique, sans même parler du sens commun ?

Je-suis.gif

Lutter contre la haine et la peur par l'amour et la gentillesse; il faut, certes.

Mais ici ce soir, j'avais plutôt envie de gerber/pleurer/me casser la voix (Et puis après, m'ouvrir les veines, paske quand même, Patrick Bruel...).
Alors merci pour ce moment (je m'ouvre les veines avec un éclat de CD ou une page de bouquin ?) à tous ceux qui ont fait tourner cette vidéo sur les réseaux sociaux jusqu'à ce qu'elle arrive dans mon salon. Merci Megan de m'avoir fait rire ce soir, et ramenée dans le droit chemin.

Tour-Eiffel-belge.jpg
(Source ?)

Love.
Compassion.
Random acts of kindness.


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