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Mot-clé - Cauchemar

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mardi 17 novembre 2015

Patat'a peur

En janvier je n'avais pas blogué.
Impression de ne pas avoir toutes les clés pour comprendre. Pas su trouver les mots. Et puis trop de conneries choses avaient été écrites et le moment était passé. Ce soir je ne dis pas que c'est mieux, mais au fil de cette abominable année, j'ai épuisé mes capacités à angoisser en silence. Faut que ça sorte. Ce soir j'ai trop peur.

Depuis vendredi soir, je suis sous le choc.
Comme beaucoup de monde j'imagine. Enfin, je n'imagine pas, je le vois partout sur les réseaux sociaux. Depuis vendredi soir, nous sommes sous le choc.

Perso j'ai les larmes qui perlent aux yeux à chaque fois que quelqu'un me demande "Ça va toi ? T'avais personne là-bas ?". Et j'ai de la chance, non, je n'avais personne "là-bas", là où même avec du coeur et du courage, plus de 130 personnes ont perdu la vie. Mon coeur se serre et se brise à la pensée de ceux qui y étaient, là-bas, ou qui y ont laissé quelqu'un.
Je croise des gens avec les larmes aux yeux comme moi, et j'ai envie de les serrer dans mes bras. Et je le fais, d'ailleurs. De parfaits inconnus, qui chialent à l'unisson. Parce que ça fait du bien, une dose d'amour et de compassion quand on est face à l'horreur.

Je ne regarde pas la télé. Hé, tsé quoi ? Ça n'empêche pas d'être informé.
Ça aide en revanche à filtrer (un peu) toute la merde haineuse et vengeresse qui n'aura même pas attendu que les corps soient froids et que les familles aient fini de retrouver leurs morts, ne parlons même pas de les pleurer, pour commencer à se répandre sans vergogne sur mon drapeau tricolore et à s'infiltrer dans les silences de ma Marseillaise.
Pourtant il est beau mon drapeau, il me parle de solidarité, de liberté, d'égalité et de fraternité. Je n'adhère pas forcément au côté sanguinaire de notre hymne national, mais comme tous les hymnes, il est aussi un chant d'union et j'ai les poils quand je l'entends vibrer dans des centaines de gorges nouées d'avoir trop pleuré.

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(A partir de là je t'invite à cliquer sur les liens, il y a de l'amour et des neurones dedans)

Sur Twitter, elle est belle ma TL. Elle me parle de compassion pour les victimes et leurs proches, d'entraide entre simples humains, d'admiration pour nos services de secours, de centres de don du sang saturés, d'envie de vivre et d'encore plus en profiter.
Elle me parle aussi de gens que l'émotion n'empêche pas de réfléchir et qui s'expriment tellement mieux que moi pour parler d'espoir et de douceur dans ce monde de brutes, ou démonter certaines conneries bien trop relayées. Je vois cet élan, je retweete tous ces gens et je te le donne en mille... j'ai envie de pleurer.

J'ai les poils, et j'ai les larmes.
Et depuis vendredi, j'ai la peur au ventre, aussi.

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Parce qu'il n'aura pas fallu longtemps pour que nos dirigeants prennent à la lettre le côté vengeur et sanguinaire de la Marseillaise et prennent le chemin de l'union, certes, mais dans la violence et son escalade.
Moi c'est ça qui me fait peur : pas tellement les terroristes, mais les politiques et leur pensée étroite et guerrière. Parce que les terroristes, ils peuvent me tuer, certes (Je vais te dire, y a des matins j'en ai tellement assez de vivre dans ce monde de merde, à la limite...). Mais nos dirigeants, ils peuvent me condamner à vivre dans un monde peu à peu privé de liberté. Ironie suprême pour la France, quand même...

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Pourtant, on en prend le chemin...

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Dans l'urgence. Sans tirer de leçons du passé ou des conneries des autres (Coucou les Ricains ! Bisous le Patriot Act !). Sans se poser de questions. Sans nous poser de questions.

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Et j'ai peur, vraiment, j'ai la trouille au ventre de me réveiller un de ces quatre matins dans un monde en guerre, parce qu'ils l'auront décidé.
Parce qu'envoyer des bombes sur la gueule d'autres péquins, et ensuite déplorer sobrement les "dommages collatéraux" (Traduction : des gens innocents comme toi et moi) - mais vous comprenez, on était obligés, c'est eux qui ont commencé - c'est tellement plus simple que de rechercher les causes du mal (Rhooo t'imagines, et si on avait contribué à créer les monstres ? Nooon chuut, tais-toi, cache moi ça, on va lancer des représailles et de l'espionnage de masse, plutôt) (Ils sont tellement cons les Français, ils applaudiront des deux mains) (Remets-leur un petit coup de Marseillaise pour les aider à avaler).
La guerre c'est plus spectaculaire, ça fait plus d'audience sur BFMtévé et plus de points dans les sondages pour 2017. Comme je l'ai lu tellement mieux exprimé ici : je ne suis pas d'accord !

Mais n'empêche qu'elle est toute petite ma voix. Surtout étranglée par la peur comme elle l'est.


NdT : je n'ai pas repris tous les tweets et les liens que j'ai contribué à relayer, sinon t'étais bon pour une tendinite à force de scroller (Hein que je prends soin de toi, lecteur de mon coeur ?) mais je t'invite à faire un tour sur ma TL si tu veux creuser le sujet.


samedi 04 avril 2015

Nature morte

chat-vomit.jpg... et pré-digérée.

oO0 (Nooon, elle n'a pas osé)
oO0 (Ben si ... tu la connais !)

Patate Pourrite Powaaaaaa :-D

Oui, j'ai blogué le dégueulis de mon chat.
Et je t'autorise à m'envoyer une photo du tien si jamais on t'a chopé(e) au détour d'un des trois repas de la journée.

Petite nature, va !


Une fois que tu auras terminé, tu pourras peut-être m'expliquer pourquoi, alors que 50% du Patat'home est recouvert d'un carrelage hyper-facile à nettoyer (Non que je le fasse très souvent, m'enfin s'il fallait vraiment...), Miss PotatoCat insiste pour vomir ses croquettes sur, par ordre de fréquence :

  • le parquet ciré
  • le tapis du salon
  • la housse de couette
  • les coussins du canapé.


Et tu lui expliques au passage que dans "croquettes" il y a "croquer" et pas "avaler tout rond comme une gloutonne pour tout dégobiller 2 minutes après" ?

Merci.
Je te laisse, j'ai du gloubiboulga à ramasser...
(Toi aussi adopte un chat, c'est trop d'la balle tu verras)


vendredi 30 août 2013

Les Patates Z'annonces (10)

Rentree-Patate.gifPatate Annonce n° 1 : c'est la rentrée.

Je te le dis, des fois que tu aurais par miracle échappé à l'invasion des hordes de cartables enragés dans les linéaires du supermarché (Précédant d'un bon mois l'attaque des zombies le débarquement des hordes de parents enfiévrés par leur quête du crayon HB et du classeur parfait) ou bien au matraquage publicitaire télé/radio.
Et je vous jure que si j'entends encore UNE fois monsieur Leclerc se vanter de sa calculatrice moins chère qu'à Intermarché tandis que la voix off de Carrefour claironne qu'on économisera 32 centimes si on achète les feutres chez eux plutôt qu'à Auchan, j'arrache l'autoradio de la Patate-mobile AVEC LES DENTS !
La publicité comparative, c'est le démon incarné !

Patate Annonce n° 2 : je scribouille toujours dans mon 5 year diary.

Sans jamais sauter plus de 3 jours, auquel cas je me livre à un petit exercice de mémoire pour remplir les jours manqués a posteriori. Je l'ai même emmené dans ma grotte, c'est dire à quel point je suis assidue !
Je le remplis de quoi, tu me diras ? Et bien d'un peu tout et n'importe quoi : les activités du jour, ou le fait marquant, ou mon humeur dominante, une fois j'ai noté un cauchemar qui m'avait hantée tout le reste de la journée... Ce qui me vient à l'esprit au moment de me coucher. Il me tarde d'avoir enfin fini une année pour voir ce que cela fait d'écrire en ayant sous les yeux son "moi" de l'an précédent !

Patate Annonce n° 3 : je me suis pré-inscrite sur le registre national des donneurs de moëlle osseuse et de cellules souches.

J'y songeais depuis longtemps mais ça y est, c'est fait.
Parce que si ça peut un jour sauver la vie d'un enfant (Ou d'un adulte hein, car on est toujours tous l'enfant de quelqu'un), ça vaut bien un peu de mon temps et de mon confort.

Patate Annonce n° 3bis : je donne des plaquettes, au fait.

Après une longue réflexion et une tentative ratée, je me suis lancée l'an dernier, mais je crois que j'avais un peu oublié de t'en parler. Un de ces quatre si je ne procrastine pas (Et que ça t'intéresse, bien entendu) je t'en recauserai, car c'est loin d'être aussi traumatisant que je me l'imaginais.
En attendant, les ceusses qui me suivent sur Twitter pourront te raconter comment c'est trop chouette mes twitpics de l'énoOorme aiguille plantée dans mon bras. (Et bam ! 10 followers en moins !)

Patate Annonce n° 4 : je commence enfin à retrouver des ongles normaux._

Presqu'un an après avoir arrêté de me les gélifier, je COMMENCE à retrouver des ongles normaux. C'est à dire qu'ils sont encore un peu mous-mous et ont tendance à se dédoubler dès qu'ils dépassent le demi-millimètre de long, mais ils ne me font plus ça à tout bout de champ.
Après presque UN AN !! Le gel c'est vraiment le mal, les gens !


mercredi 15 juin 2011

La nuit est chaude

(Elle est sauva-haaaage)

En ce moment, mes nuits sont chaudes.
En ce moment, mes nuits sont peuplées... De flammes.

incendie.jpg
Le Patat'home brûle.
Parfois je suis dedans, je dormais paisiblement et je brûle vive.
oO0 (Et une Patate grillée au feu de bois, une !)

Parfois je suis dedans, je suis réveillée, et je fais l'inventaire de tout ce qu'il faudrait sauver. Je dois décider par quoi commencer (Avec Miss PotatoCat sous le bras, car c'est elle que je sauve en premier) : le sac à main avec les papiers dedans, la chemise avec les actes notariés, les photos irremplaçables et... le trou noir. Impossible de réfléchir au-delà.
Je prends un truc, je le repose, j'en saisis un autre, je cours d'une pièce à l'autre, le coeur battant, en toussant à cause de la fumée, et puis c'est le freeze.
Je reste plantée dans le salon... Où je brûle vive avec mon chat sous le bras.

Parfois je suis dedans ET JE NE TROUVE PAS LE CHAT !!
Je cours d'une pièce à l'autre le coeur battant, en appelant mon bébéééééééé, où est-ce que tu t'es cachée pitichat, c'est pas le moment de jouer ! Impossible de la trouver; je finis à genoux dans le salon et... je brûle vive en serrant contre moi son plaid préféré.

Parfois je suis dehors - Yipikayééé.
Mais le chat est dedans... Et je la regarde brûler vive à la fenêtre du salon tandis qu'un pompier me plaque au sol comme dans les films pour m'empêcher d'aller la sauver. Ouais parce que sinon, je courrais la chercher, d'un coin à l'autre de l'appartement, le coeur battant en appelant mon bébéééééé... Et je brûlerais vive avec mon chat sous le bras, cf. les points ci-dessus développés.

Oui, en ce moment mes nuits sont chaudes et agitées.

Et les journées ?
Bah tout aussi remplies : je fais des listes !!
- La liste de tout ce que je devrais sauver en cas d'incendie
(A rassembler au même endroit, tant qu'à faire, ça peut aider)
- La liste des gens à qui confier ma petite chérie si par hasard elle me survivait
(Ça existe les parrain/marraine pour chats ?)
- La liste des choses à mettre en ordre avant d'être immolée par le feu
- La liste de ce qu'il faudrait mettre dans mon testament
(A part le nom de l'heureux gagnant de 5 kilos de pitichat traumatisé)
- La liste des gens qui viendraient à mon enterrement
(Pas des masses, et puis t'façon je serais déjà crémationnée alors...)
- La liste de ceux qui me regretteraient vraiment (Encore moins)

Oh j'oubliais, dans la liste des courses : un détecteur de fumée !
(Et puis passer à la pharmacie pour renouveler l'ordonnance de madame Mapsy,aussi)

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