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Mot-clé - Célibat

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samedi 10 décembre 2016

Le retour de la butternut

La revanche du marron.
Le triomphe de la canneberge.

Sauf que cette fois-ci, je n'ai rien fait à part ouvrir l'emballage...

Avent-2016-J10.jpg
Rien à dire, cette purée (Pardon, cette "écrasée", ça fait tellement plus chic) est une pure tuerie. Marrons, courge butternut et canneberges: tout ce que j'aime en cette saison de fêtes.

Et en plus, j'ai jeté un œil à la composition avant de jeter le carton: zéro additifs, pas de colorants, pas de conservateurs, pas d'huile de palme ni de graisses hydrogénées. Juste de la courge, des marrons, des fruits séchés, de la crème fraîche, du beurre, et puis échalotes, huile de tournesol, sel, poivre et farine de riz.
Même pas des patates pour épaissir le truc à bas prix (Ce qui explique peut-être que ce soit TRÈS fondant en bouche) (Ou alors quelqu'un a calamité les proportions de crème liquide mais pour une fois ce n'est pas moi). Juste les ingrédients que j'aurais mis moi-même dans le plat si j'avais eu l'idée de les mélanger, et si je n'avais pas eu la flemme de concrétiser l'idée.

Le seul truc à redire en fait c'est que monsieur Picard et Madame Patate n'ont pas la même conception des portions. OK je suis gourmande donc je me suis enfilé l'intégralité du paquet alors que j'aurais peut-être pu en garder un peu pour une prochaine fois, mais en garder UN PEU. Jamais de la vie ce sachet ne nourrira "2/3 personnes" normalement constituées.
Sauf à le servir en mini-portion pour décorer le bord de l'assiette, façon resto-étoilé-dont-on-sort-avec-la-dalle. Ceci dit, si tu ne sais pas de quoi accompagner ton chapon de Nowel sans trop te prendre la tête, cette purée écrasée est Potato-testée (Avec du blanc de dinde, mais c'était déjà pas mal).

Quant à ma surprise de l'Avent n°10, elle fut elle aussi parfaitement raccord avec la saison: le thé vert de Nowel sobrement baptisé "numéro 25" tout comme le rooibos de la même collection.
Sur une base de thé vert de Chine, un "savant mélange de gousses de vanille, d’amandes, de cannelle, de gingembre, d’écorces d’orange et de zestes de citron".
De quoi conclure en douceur le repas, la journée, et le 1er tiers de mes Patateries de fin d'année.


jeudi 24 novembre 2016

Hé Patate, va te faire coniser !

conisation (du col) : n. f.
intervention chirurgicale mineure pratiquée sur une majeure le col de l'utérus, sous anesthésie locale ou loco-régionale, par voie naturelle grâce à un outil qui chauffe tellement fort qu'il finit par couper comme un bistouri (laser ou anse diathermique), et consistant à retirer sur tout le pourtour du col de l'utérus un morceau en forme de cône. D'où le nom de l'opération, tu vois ?

Outre creuser le trou de la Sécu, cette intervention poursuit le double objectif de 1- diagnostiquer les lésions du col de l'utérus que l'on a détectées lors d'un frottis, et de 2- traiter ces lésions: tant qu'à y être, on embarque tout et on réfléchit après.

Col-avant-apres.gif
En l'occurrence, c'est ce brave anatomo-pathologiste qui réfléchit derrière son microscope, en analysant le cône de tissus qui a été prélevé. Lui seul sait dire non seulement ce que c'était, mais aussi si impératrice (Pardon !) on a bien tout enlevé ou s'il va falloir y retourner.

(Source: une page pleine de mots savants qui dramatise quand même drôlement le geste, parce que perso j'ai dû certes aller à l'hosto, mais je n'ai pas dû voir d'anesthésiste, on ne m'a pas posé de perfusion, et ça n'a pas été plus compliqué qu'une consultation) (Enfin je pense, je n'ai pas encore reçu la facture)

Tu l'auras compris, après quelques années de frottis anormaux (pas inquiétants mais pas normaux, mais "ça passe tout seul le plus souvent", mais quand même toujours pas normaux, mais "on va recontrôler dans 6 mois"), ton tubercule préféré s'est installé un beau matin d'octobre dans sa position pas préférée du tout: les pieds dans les étriers, avec Gentille Gynéco entre les genoux et un spéculum tout froid, .

"Détendez-vous, je dois mettre le spéculum bien en place".
Oui parce qu'il va y rester une bonne vingtaine de minutes, le temps de tout boucler, alors autant qu'il soit bien posé. Et comme il va servir à faire passer l'outil laser et à travailler là-dedans, tu penses bien qu'on ne choisit pas la version miniature... Donc tu prends les 5 minutes désagréables d'un examen gynéco habituel, tu les multiples par 4, tu ajoutes dans mon cas l'utérus rétroversé dont il faut repositionner le col à la pince (A LA PINCE, PURÉE !), et tu n'oublies pas les précieuses minutes que Gentille Gynéco et Douce Infirmière ont passées à calmer l'hyperventilation et les spasmes d'une Patate en pleurs et au bord du malaise.

J'avoue, je ne suis pas très fière de moi: intellectuellement j'avais bien saisi le concept du "si tu sanglotes, ton ventre se contracte et ton utérus court se planquer dans le fond" et je connais la chanson du "si tu bloques ta respiration ça fait encore plus mal" assortie du "si tu respires trop vite tu tombes dans les pommes", mais dans les tripes c'était un autre refrain... il n'a pas fallu 2 minutes pour que je me transforme en chiffe larmoyante prête à tourner de l'oeil. Encore heureux, je ne suis pas tombée sur un tortionnaire en pyjama qui m'aurait gueulé dessus parce qu'il n'arrivait pas à bosser correctement, mais sur la crème de la crème des soignantes, qui m'ont dit et répété qu'on n'était pas pressées et que tout allait bien se passer.

(Si tu est arrivée via Gogole et que tu prends peur, je te rassure: OUI, je suis douillette, ce n'est qu'un (très) mauvais moment à passer et non je n'en suis pas sortie traumatisée) (N'entends-tu pas ricaner dans le fond toutes les parturientes qui se sont tapé des heures de contractions ?)

"Voilà on y est"
"Je vais mettre un produit sur votre col pour bien voir où je dois travailler."
...
"Ah oui, je ne vous avais pas dit, ça peut un peu picoter."
...
"C'est presque terminé."
...
"...Pour le produit. Maintenant on va faire l'anesthésie."
...
Ah, l'anesthésie ! Non pas une, non pas deux, mais quatre piqûres (QUATRE !) de produit, sans doute le même que celui que ton sadique de dentiste utilise parce que ça brûle et ça tord pareil, mais dans le creux de ton bide. Quatre piqûres donc, (QUATRE !!!) parce que le col est rond et qu'il faut en faire tout le tour. Juste un mauvais moment à passer...

"Courage, ça va s'endormir et vous ne sentirez plus rien."
Et de fait, je n'ai ensuite plus rien senti, si ce n'est une vague odeur de méchoui une fois que le laser a commencé à couper/crâmer dans mon col utérin. Tsouin tsouin.


Les suites immédiates ?
Le reste de la journée avec une bouillotte sur le ventre et des crampes comme un très vilain premier jour de règles, à chouiner sur mon triste sort dans le canapé en disant à Miss PotatoCat que non, ce n'est pas le jour pour me pattouner sur les bourrelets, et que si elle continue je vais la vendre à un resto chinois, et puis... plus rien.
(Et oui, le félin est toujours là)

Contrairement à ce que l'on m'avait annoncé, je n'ai pas du tout saigné pendant environ une semaine.
J'ai ensuite eu quelques jours de "fausses règles" quand le méchage hémostatique (la compresse dont on te bourre le col pour empêcher les saignements) (ouais mais c'est tellement plus glamour les mots savants !) est tombé et que les tissus encore bien à vif m'ont fait savoir qu'ils n'avaient pas trop apprécié l'aventure. Et puis à peu près un mois de bonnes grosses pertes dé-gueu-lasses passant par 50 nuances de rouille/marron (Un futur best-seller, tu crois ?), entrecoupées de règles - les vraies, celles-là - qui ont épuisé mon stock de Always, vu que les tampons sont interdits pendant 4 à 6 semaines post-op.
(Ainsi que tout ce que tu pourrais avoir envie de te coller dans le vagin, d'ailleurs) (L'intérêt d'être célibataire c'est que tu n'as pas EN PLUS à supporter un mec qui râle parce qu'il doit se la mettre derrière l'oreille pendant un mois)

Les précautions particulières ?
Ne pas programmer l'intervention pendant ou juste avant ses règles, ne pas prendre d'aspirine (ça fait saigner) les quelques jours qui précèdent et qui suivent, et ne pas faire de sports "violents" style course à pied tant que le méchage hémostatique est en place (OK il va finir par tomber, mais ce n'est pas la peine de le précipiter). Bien évidemment, tu ranges tes plus jolies culottes dans un tiroir pendant quelques temps, et tu ne prends pas de bains (piscine comprise) pendant 3-4 semaines, donc gaffe aux dates de vacances.

Et sinon Patate, comment tu vas ?
(Ben pas mal, et toi ? Pas trop la nausée après tout ça ?)

Je suis une grosse loche, je n'ai pas encore repris la course à pied.
J'espère ne pas développer de sténose secondaire (le col de l'utérus qui se venge d'avoir été raboté en se rétrécissant comme un malade) mais pour l'instant, Gentille Gynéco dit que "la cicatrisation suit un cours normal". J'espère ne pas non plus me retrouver avec une vie sexuelle toute pourrie jusqu'à la fin de ma vie comme le rapportent les forums style Doctissimo...

Mais je t'avouerai que pour l'instant c'est le cadet de mes préoccupations.
Je suis encore un peu sous le choc des résultats que Gentille Gynéco m'a communiqués lors de notre dernière consultation: "Les frottis n'étaient pas très inquiétants mais on a bien fait d'aller à la conisation, Madame Patate, vos lésions c'était un cancer, finalement".
Un gentil hein, comme ils savent l'être à cet endroit-là, un "pas encore invasif, avec des marges saines" qui veulent dire qu'on a tout enlevé et qu'il ne reviendra pas... M'enfin quand même... Je vais garder les doigts croisés pendant mes deux prochaines années de "surveillance rapprochée".

Et dans l'intervalle, toi qui me lis et qui es pourvue d'un utérus, même si tu es la championne toutes catégories de la procrastination, je t'engage à ne JAMAIS oublier un rendez-vous de frottis !!


dimanche 14 février 2016

C'est la Sans Valentin (7)

Que je "fête" pour la ... tadaaaam... 9ème année consécutive.
(Je rappelle que l'an dernier, on a dit que pour la 10ème les patatophiles se cotisaient pour m'offrir mon poids en chocolats)
(Note comme je suis sympa, ça vous ruinera moins que d'essayer de l'atteindre avec des roses rouges)

Dans la vraie vie, je continue de faire genre "j'en ai rien à péter".
Je fais la bravache, je conchie cette fête commerciale à souhait (Mais je profite quand même des promos pour m'enfiler mon poids en chocolat), et je peste sur ces petits couples proprets qui, comme par hasard "ne la fêtent jamais paske c'est commercial tu vouaaaas, tout le monde s'en fout en vrai, et puis nous on s'aime toute l'année et pas juste le 14 février"... Hypocrites ! Si c'est un commerce c'est bien qu'il y a des clients, non ? (T'façon moi aussi je vous hais toute l'année) (Allez mourir étouffés par votre poids en chocolat !).

Cependant, dans le secret de mon coeur, au plus profond de mon fort intérieur (NdT : oui, c'est fait exprès, oui, je sais comment ça s'écrit en vrai), je le dissimule bien mais je suis malheureuse.
Parce que la fête des amoureux c'est nul et commercial et on s'en balance... quand on est amoureux. C'est d'autant plus facile quand on fait partie de la masse de ceux qui sont dans les clous, de dire à quel point on les méprise, ces clous. Et de donner de "bons conseils" aux autres, sans jamais faire preuve de la moindre empathie (Tout en étant persuadé du contraire, sinon c'est pas drôle).

coeur-et-mains.jpgQuand on n'y est pas, dans les clous, cette journée, même artificielle et commerciale, reste un doigt cruel pressé là où ça fait mal.

Là où ça fait manque.

Ce n'est plus très douloureux, ça passe vite, mais le pincement au coeur, il est bien là.
(Oui, un coeur, c'est ça ===>)

Parce que figurez-vous que non, ce n'est pas comme ça que je l'imaginais, ma vie.

A lutter toute seule tous les jours, à fêter bientôt mes 40 balais dont presque une décennie de solitude, à constater que quelles qu'en soient les raisons (Et note que c'est pas parce qu'on est seule qu'on va sauter sur n'importe qui), mon coeur n'a plus battu pour personne depuis tellement longtemps qu'il a sans doute oublié comment on fait.

Ce qui me fichait la trouille il y a quelques années est désormais une réalité : je suis devenue une vieille fille desséchée.
Je ne sais plus aimer.


[Oué non mais z'avez le droit d'être amoureux, les gens, vous pouvez même être heureux, je ne le prendrai pas perso ! Je vous souhaiterai même une bonne fête]



jeudi 28 janvier 2016

#JeudiConfession (29)


Je n'avais encore jamais bu de gin tonic.

Plus précisément, je n'avais jamais dépassé une gorgée. Une première fois dans le verre de quelqu'un, avant de grimacer parce que c'était amer et dégueu et beuaark, comment tu peux boire ça ?! Une deuxième fois sans doute quelques années plus tard, pour vérifier que non non, rien n'avait changé : toujours aussi amer, toujours aussi dégueu.

Il faut dire que je n'aime pas le gin (Contrairement au rhum, que je peux parfaitement boire pur, et il y en a de délicieux), et que je déteste le Schweppes, alors je n'étais pas aidée.

Et j'en étais restée là.
Parce que la vie est courte et qu'il y a bien assez de mojitos pour la remplir.

Jusqu'à cette révélation : on n'est pas obligé de faire le gin tonic avec une eau tonique ordinaire, ni super amère, non plus qu'avec un gin au rabais.
Moyennant quoi (Et surtout finances !), on obtient un délicieux cocktail frais et sucré, et... la blog-note du jour.

A bientôt quarante balais, Patat'a bu son premier gin tonic en entier.

Gin-Tonic.jpg
(Et elle commence déjà à le regretter : tu la sens arriver, l'amie graine ?)
(J'en connais une qui va quand même rester fidèle au rhum cubain ou martiniquais)


dimanche 24 janvier 2016

Les crumbles du dimanche

Vous allez dire que je suis un peu monomaniaque mais voilà...

Crumble-pommes-poires-banan.jpg

... J'avais ENCORE des fruits à moitié pourris dans le Patat'home.
Plus précisément une pomme, une banane et une poire, et on se demande un peu ce que cette dernière foutait là, vu que je n'aime PAS les poires (Sauf dans LES GÂTEAUX, oui je sais, c'est étrange mais c'est comme cela).

Bref, quand tu te réveilles un dimanche midi matin d'hiver, un peu chonchon, et que tu as envie d'un peu de douceur dans ce monde de brutes ET que tu veux donner une digne fin à quelques fruits arrivés très loin dans leur vie sans trop d'efforts ni d'ingrédients : tu fais un crumble.

Cette fois-ci j'ai choisi de ne pas utiliser mes ramequins individuels mais un petit plat à four paske je n'avais pas envie de faire des tonnes de vaisselle j'ai groupé d'un côté la valeur sûre pomme-poire, et de l'autre j'ai tenté une expérimentation à base de rondelles de banane et de graines de chia. Le tout avec les mêmes miettes qu'à chaque fois.

Une heure plus tard...

Crumble-banane.jpgCrumble-pomme-poire.jpg


La Potato-version du "repas complet" : le crumble pomme-poire boulotté tout chaud avec des tranches de jambon fumé et trois feuilles d'épinard qui traînaient au frigo (aka : le "plat" sucré-salé) et le mini-crumble à la banane en guise de dessert, le tout arrosé d'un Winter in Lov fumant.

Verdict : dé-li-cieux.
Mais la banane, surtout bien mûre, se serait allègrement passée d'environ la moitié de la quantité de sucre préconisée pour la confection de mes miettes. Je le saurai pour la prochaine fois.


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