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Mot-clé - Burn-out

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jeudi 14 avril 2016

Bonne résolution 2016

meditate-before-medicate.jpgLe 14 avril, oui, je sais.

Si j'ai procrastiné la blog-note, je te rassure lecteur de mon coeur, cette bonne résolution est bien en application depuis le mois de janvier.
Je vais même m'autoriser un peu d'auto-congratulation, tu permets, parce que malgré les difficultés et les imperfections, je m'y tiens, à ma résolution.

Meditate before you medicate.
La méditation avant la médication.

(Ou comment tenter de ne pas retomber dans les anxiolytiques et/ou les anti-dépresseurs, quand on se sent glisser et que jeter sa télé ou faire du sport, cela ne suffit pas)

Vu mon cheminement intérieur de ces dernières années, me mettre sérieusement à méditer aurait sans doute fini par s'imposer comme une évidence (Tu noteras que c'est d'ailleurs la suite logique de la bonne résolution 2015).
Surtout que la méditation, c'est comme le yoga - que je pratique d'ailleurs déjà - et le régime sans gluten : ZE truc à la mode. Cela ne m'étonnerait d'ailleurs pas que l'une ou l'autre célébrité branchée s'y adonne (Gwyneth Paltrow ? Emma Watson ? Jennifer Aniston ? Ou peut-être même Madonna ?) (Oh non, je sais, Angelinaaaaaa).
Mais comme les modes, moi, ça me saoule, j'aurais aussi bien pu passer à côté pendant encore quelques années.

Heureusement, vers la mi-2015, l'Univers a mis sur mon chemin un passionnant bouquin : "Full Catastrophe Living" de Jon Kabat-Zinn (Je l'ai lu dans sa version originale, mais en VF c'est "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience").

L'auteur est ni plus ni moins que l'inventeur de la fameuse "pleine conscience" dont on nous rebat régulièrement les oreilles (C'est à la mode, je vous dis...), qu'il a développée au début des années 80 pendant que d'autres allaient dans des soirées où l'ambiance était chaude et les mecs rentraient Stan Smith aux pieds, le regard froid dans la "Stress Reduction Clinic" qu'il avait fondée au passage et au MIT (Zeugma, 10 points !).
Le livre explique les tenants et aboutissants, ainsi que les bases, de son programme MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction et c'est franchement passionnant. Je me suis en outre vite rendu compte (Sans E à "rendu", merci d'arrêter de me faire saigner les z'yeux) que lors de cette période noire de ma vie où j'avais plongé dans le burn-out, certains aspects de la méthode avaient été utilisés dans ma thérapie.
J'ai regretté a posteriori, qu'à l'époque on n'ait pas identifié comme telle la pratique du "mindfulness" (Si tu veux dire "pleine conscience" mais en te la pétant un peu, tu le dis en Anglishe) et que jamais personne n'ait mentionné cet ouvrage. Mais peut-être aussi qu'à ce moment-là de ma vie, il ne m'aurait pas autant bouleversée. Je finis par croire que les choses n'arrivent que quand on est prêt à les accepter...

Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui n'est pas un énième bouquin de développement personnel, mais un compte-rendu à la fois scientifique - car oui, le programme MBSR en 8 semaines, a produit des résultats validés et publiés - et profondément humain de ce que la pratique de la pleine conscience peut apporter à ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête.
Et soyons honnêtes : on souffre tous un peu, dans nos têtes.
(Rassurez-moi, c'est pas juste la mienne qui ne va pas ?)

J'ai donc lu ce livre en 2015, et tandis qu'il résonnait en moi, l'Univers n'a pas cessé de balancer de la méditation sur mon chemin pendant le reste de l'année, comme autant de peaux de banane; un article de magazine par ci, une appli pour smartphone par là (Petit Bambou) (Je t'en reparlerai si tu veux, elle est très bien), jusqu'à cette incroyable coïncidence : tomber (Après toutes ces chausse-trappes, tu m'étonnes...) sur un cycle de 6 semaines de pratique de la "méditation pleine conscience" qui commençait en janvier.

"Ce sont des exercices basés sur la méthode MBSR, c'est américain, je ne sais pas si vous connaissez ?" qu'elle a dit, la dame au téléphone. "On les a un peu adaptés parce que normalement c'est 8 semaines, mais nous on pratique en 6".
Cerise sur le gâteau : le jour et l'horaire de réunion qui semblaient choisis exprès pour se couler dans un interstice de mon emploi du temps surchargé.
Bon, ce n'était franchement pas donné, mais j'avais compris le message (Là, l'Univers s'est dit "Ouf, je commençais à en avoir marre de faire le singe avec mes bananes !") : j'ai signé. Et je ne l'ai pas regretté.

J'ai pratiqué la pleine conscience et j'ai médité.
En groupe, et toute seule à la maison, un peu comme des devoirs, comme dans le bouquin. Et puis j'ai un peu lâché. Et puis j'ai repris, sans me juger, parce que c'est aussi et surtout cela le principe : s'observer, s'accepter, ne pas se juger, et cent fois sur le métier remettre son ouvrage.

C'est ma bonne résolution 2016 : intégrer la méditation dans mon quotidien.
Parce qu'il est scientifiquement prouvé que cela fait du bien. Et que je ne sais pas vous, mais moi j'en ai bien besoin.


vendredi 08 janvier 2016

TGIF (10)

Friday.jpg

Le vendredi, c'est comme un super-héros...
Il arrive toujours juste à temps pour m'empêcher de tabasser sauvagement un de mes collègues à coups de clavier.


Surtout en cette première semaine de janvier où EN PRIME il faut faire semblant de leur vouloir du bien ET leur claquer la bise en braillant "Bonne année !".
Ma non-violence, ma bonne éducation et mon respect de la loi sont parfois mis à RUDE ÉPREUVE, c'est moi qui te le dis.

Heureusement, aujourd'hui c'est vendredi qui surgit hors de la nuit et tu n'imagines pas comme cela me réjouit !


lundi 04 janvier 2016

C'est lundi (12)


Lecteur de mon coeur,

Si tu as eu VACHEMENT de mal à te remettre au turbin
En ce lundi matin, sache que tu as tout mon soutien !


Work-sucks.jpg
(Toi aussi, rejoins le comité de soutien des patatophiles qui préféreraient rester couchés tous les matins mais particulièrement en ce lundi 4 janvier après un week-end prolongé) (Voire une ou deux semaines de congés pour les plus chanceux)


mercredi 17 décembre 2014

Le tableau à 4 entrées

C'est une blog-note que j'aurais pu écrire depuis longtemps.

Parce que l'événement a eu lieu il y a longtemps, il y a un siècle, il y a une éternité (Joe Dassin, sors de ce corps !); parce que c'est une révélation qui a contribué à changer des choses dans ma vie, moi qui suis pourtant naturellement si résistante au changement; parce que... rien, j'aurais pu, c'est tout.

Mais en même temps, pas.
Parce que l'idée a mis du temps à faire son chemin. C'est qu'il est long qu'il est long, ton chemin Papaaaa (Joe, je t'ai prévenu, tu sors ou je te réclame un loyer !), le chemin entre l'intellect et l'inconscient, entre la cervelle et les tripes.

Change-how-you-react.jpgUn jour, je me suis retrouvée devant un psy qui expliquait qu'on ne change pas une situation en pesant le pour et le contre.
Situations, comportements, façons de réagir, même ceux qui nous font gravement souffrir ce n'est pas comme ça qu'on peut les changer ou s'en sortir.

Rester ou partir, les arguments pour, les arguments contre.
Oser dire non au boulot / à la maison, oui, non, pour quelles raisons ?

Inefficace qu'il disait, le psy.
Parce que pour mener ce genre de réflexions, il faut faire un tableau à 4 entrées.

Qu'est-ce que je gagne si je change ce comportement / cette situation ? Qu'est-ce que j'y perds ? Ce sont les 2 entrées classiques. Mais il reste à envisager leurs deux inverses :
- qu'est-ce que je gagne si je ne le change pas ?
- qu'est-ce que j'y perds ?
Parce que ces 2 entrées-là peuvent peser lourd dans la balance, et que c'est important d'en tenir compte quand on cherche à comprendre son propre fonctionnement et à l'améliorer.

Exemple (Pas du tout au hasard, tu t'en doutes) : je n'ose pas m'affirmer, je ne sais pas dire non. Quels seraient les arguments pour/contre changer ce comportement ?

  • Pour : si je dis non, je ne vis plus des situations imposées, je récupère le contrôle de ma vie, je diminue mon stress.
  • Contre : en disant non, je peux générer des conflits, et je ne sais pas gérer les conflits, d'ailleurs c'est bien simple, je les fuis.


Et les 2 entrées trop souvent oubliées : quels sont les arguments pour/contre NE PAS changer ce comportement ?

  • Pour : en disant oui, je suis contente parce que j'aime bien faire plaisir. J'aime aussi être la personne à qui on vient demander quelque chose "parce qu'il n'y a que toi qui peut le faire, Pataaaate", cela flatte mon ego. Si je dis oui, je fais ce qu'on attend de moi, zéro conflit, on est content de moi, on va m'aimer.
  • Contre : j'ai beau dire oui, je suis quand même en stress et en souffrance.


J'ai mis des années à digérer tout ça.
A accepter le fait que si je ne savais pas dire non, ce n'est pas juste parce que je suis une fille sympa et que je n'aime pas les conflits.
Que c'est aussi parce que je ne m'accorde aucune valeur et qu'il est donc normal de répondre aux désirs des autres sans jamais questionner les miens (J'ai beau le savoir, je ne suis encore pas toujours bienveillante envers moi-même) (Le changement, cela prend du temps).
Parce que je suis orgueilleuse, un peu beaucoup, et que j'aime bien me sentir importante et indispensable.
Parce que, ne m'aimant pas des masses moi-même, j'ai ce besoin maladif que les autres m'aiment, et cette conviction profonde que je ne suis pas digne d'être aimée ... Cela ne peut donc marcher que si je fais tout ce qu'ils veulent.

Les autres, cet enfer, ces salauds ?
Certes, mais aussi leur rencontre avec une Patate qui les laisse faire.

Les tenants et les aboutissants de tout cela, je suis encore en train de les dépatouiller avec l'aide de Mme Mapsy (Qui a donc grâce à moi pu chauffer sa maison plusieurs hivers et se creuser une piscine pour l'été) (Un bassin olympique, au moins !), mais je peux dire que la réflexion a commencé le jour où j'ai découvert le tableau à 4 entrées.
(Que j'ai appliqué à bien d'autres situations depuis)

lundi 19 mai 2014

C'est lundi ! (9)

Keuwaaa ?
C'est lundi et pas de LOLcat rigolo pour faire passer la pilule ?!

Mais c'est quoi ce sale coup de Patate Pourrite ?
Depuis 2 mois que tu nous en colles un toutes les semaines, on s'y est habitués, et là tout d'un coup plus rien ?!! Scandale à l'amirauté (Ou "sandales à l'ami crotté" comme disait feu mon Tonton préféré) et caramel mou !

Mais d'ailleurs Patate, t'as même pas blogué aujourd'hui ?!

Oui, je sais, je n'ai pas blogué.
Mais j'ai fait la #PotatoPlanche et soutenu moralement les copines qui en sont, ou prévoient d'en être, ou caressent l'idée que peut-être un jour leur Prince viendra leurs abdos pousseront (NdT : ça ne pousse malheureusement pas en les arrosant au mojito, c'est Potato-testé) (Damned).

Et puis j'ai arrosé les plantes, aussi. Encore.

Ah, et puis j'ai dû travailler, un peu, rapport au fait que ma hiérarchie refuse absolument de me payer si je ne me pointe pas tous les jours ouvrables à 9h au bureau, et que je n'y fonctionne pas à plein rendement. Bande de rats !
Alors que moi, je ne suis pas contrariante, je veux bien me déplacer hein (Mais pas tous les jours non plus, fôpôdéconner) (Et puis si on pouvait discuter la flexibilité de l'horaire aussi, ça m'arrangerait), pour papoter avec les collègues, lire mes mails, glander sur Face de Bouc, mettre à jour mon agenda, toussa toussa, mais non, penses-tu, ça ne leut suffit pas ! Le monde du travail n'est vraiment pas Potato-friendly...

Ce soir je me suis traînée au cours de yoga (Je suis méga-fière de moi, je me suis envoyé du love tout partout, pour la peine) et puis après j'étais fatiguée alors j'ai mis le cap sur le canaprout pour 5 minutes de repos au son des ronrons de Miss PotatoCat...


...Et je viens de me réveiller.
(Soporifiques, les ronrons)

Je viens de me réveiller et je crève la dalle, purée !!
(Dieu merci, il n'y a pas l'ombre d'un paquet de gâteau dans le Patat'home et il est trop tard pour faire livrer une pizza) (Le bâtonnet de surimi est mon ami)


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