Pataterie de l'Avent n°16 : la règle c'est qu'on ouvre une case par jour, et en aucun cas à l'avance. Mais quand on est en retard, on fait comment ? On en ouvre trois d'un coup, pardi !

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J'aurais bien entendu pu découvrir chaque surprise le jour dit, ce n'est pas que cela demande un effort surhumain d'ouvrir un carton prédécoupé, hein; mais je n'aurais pas eu le temps nécessaire pour apprécier chacune, au calme, à respirer le parfum de la tasse fumante dans mes mains. Et j'avoue que j'ai pris goût à ce petit mindful moment quotidien.

Donc j'ai triché.
J'ai sauté mercredi et jeudi, journées marathon où je n'ai touché terre qu'au moment d'aller au lit, épuisée (OK, et aussi l'estomac plein de vodka pour ce qui est de mercredi)(Oui, je fais des infidélités au rhum, parfois)(Oui, j'ai eu BEAUCOUP de mal à me réveiller jeudi), et ce matin en partant bosser, j'ai embarqué les 3 sachets pour me soutenir jusqu'à la quille, enfin, le début du week-end.

Et cela n'aurait pas pu mieux tomber si je l'avais fait exprès !

J'ai commencé pendant que mon pécé bootait, par Big Ben, un "mélange corsé de thés noirs" du Yunnan et d'Assam, absolument parfait pour démarrer la journée en se prenant pour une lady (Les mélanges de thés noirs, c'est apparemment très anglais).
Riche en théine histoire de se réveiller, absolument pas amer (raison pour laquelle je préfère les thés noirs aux thés verts) (Et fuck les anti-oxydants !) mais très goûteux et légèrement épicé, je dirais presque poivré, il m'a fait beaucoup de bien.
Tout au long de la matinée, puisque je l'ai réinfusé deux fois selon cette bonne vieille technique de Patate: tu bois la moitié de ton mug et puis tu l'oublies, il refroidit, tu remets le sachet dedans et tu rajoutes de l'eau bouillante, à répéter en boucle autant de fois que nécessaire pour ne finir par boire que de l'eau tiède vaguement colorée.


NdT: lors de ma pause déjeuner, j'en ai profité pour enfin me documenter sur le thé, vous serez donc ravi(e)s d'apprendre que le Yunnan est un thé de Chine poussant dans la province du même nom, tandis que l'Assam est un thé venant des plaines du nord-est de l'Inde, près de la Birmanie. Non, je ne suis pas soudain devenue bonne en géographie, c'est mon ami Gogole qui le dit.

Et en l'occurrence, ce sont des thés noirs parce qu'après la cueillette, on a laissé les feuilles s'oxyder. Thé noir ou thé vert, sur l'arbre c'est la même chose ... Encore que dans ce cas précis, ce ne soit pas 100% identique, vu que l'Assam serait, si j'ai bien compris, issu du camelia sinensis variété assamica alors que tous les autres thés proviennent du camelia sinensis variété sinensis, la différence entre les deux arbustes se situant dans la taille des feuilles.
(Oui, le théier en fait, c'est un cousin du camélia)(La légende raconte qu'il existerait une 3ème variété de camelia sinensis et que s'apelorio Quézac Cambodiensis, mais les puristes te diront que ce n'est qu'une variante régionale du sinensis)(Perso, je m'en bats le tubercule avec une boule à thé rouillée)

Le truc à retenir pour briller dans les goûters mondains, c'est donc que les feuilles de thé sont toujours les mêmes, ce qui fait qu'on parle de couleurs ou de types de thés, c'est le traitement qu'elles ont subi après la cueillette: aucune oxydation pour le thé vert, une légère oxydation naturelle pour le thé blanc, et une oxydation complète - faite exprès - pour le thé noir.
Pour compliquer encore les choses, entre le thé blanc et le thé noir, il y a le Oolong, qui subit une oxydation volontairement incomplète, entre 10 et 70%, et qui a la particularité de n'être produit qu'en Asie. Mais "oolong" ce n'est pas une couleur, alors ça ne collait pas dans la phrase d'avant.


Pour l'après-midi, j'ai quand même jeté mon sachet multi-infusé je suis passée au Goût Russe 7 agrumes, encore un mélange de thés noirs (de Chine, sans précision, et de Darjeeling) mais aromatisé de citron, citron vert, orange douce, orange amère, pamplemousse, bergamote et mandarine. Tu peux compter, ça fait bien 7.
Pas mauvais, mais un peu trop pamplemoussé à mon goût de Patate-pas-Russe.

Et ce soir, heureux hasard, j'ai infusé le Rooibos du hammam, version sans théine d'un grand classique du Palais des Thés, que personnellement j'adore. Ici il n'y a que de la pulpe de datte et des fruits rouges pour l'aromatiser, pas de rose ni de fleur d'oranger comme son grand frère le thé, mais il est tout de même délicieux.

Damned !
Maintenant j'ai envie de loukoums pour l'accompagner !! :-)