(Et celle des vies innocentes massacrées à Alep, je ne te raconte même pas)
(Sinon je vais encore pleurer, et Dieu sait que ça ne les aidera pas)

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En l'occurrence, la flamme que je rêve de raviver est celle de cette bougie, que J'ADORE mais que je désespère de rallumer un jour, alors qu'il lui reste probablement quelques heures de senteur sous le pied.

Une bougie 100% made in France par des maîtres ciriers et parfumeurs de Grasse, soi-disant pensée "pour mec" ("nomade, urbain, connecté et raffiné" oh yeah) (Bouh ! Le vilain marketing genré !!) mais TELLEMENT douce et réconfortante quand on a des ovaires il fait nuit à 17h et que la buée s'accroche aux carreaux ou qu'ils sont battus par la pluie. Un soir d'automne, quoi.
"Délicieuse fragrance aux notes poudrées, orientales et musquées", il s'agit de la référence "Le Haut Marais" de Maison Moustache, que le gentil Papa Nowel est descendu du ciel pour m'apporter il y a de cela quelques années mais que j'ai surtout utilisée pour décorer, et n'ai malheureusement mise à brûler que récemment.

Grosse erreur, car après avoir eu ZE coup de foudre, j'ai découvert qu'il n'y avait ni boutique ni e-boutique, que leur page Facebook n'avait pas été mise à jour depuis des lustres (Oui je sais, vu la régularité de publication sur ce blog, je ferais mieux de me la boucler) et que si j'avions réagi plus tôt j'aurions pu faire des stocks pour l'hiver.

Bref.
C'est d'autant plus énervant de ne plus pouvoir en profiter jusqu'au bout pour cause, comme tu pourras le constater, de consumation calamitée... Ce que tu vois de tout noir au milieu, c'est le restant de mèche qui s'est racrapotée sur elle-même et enfouie dans la cire solidifiée; ce que tu vois de tout noir sur les côtés, ce sont les cadavres d'allumettes que j'ai semés dans ladite cire, en tentant de récupérer de quoi relancer la combustion de ma bougie.
Las, peine perdue: seuls mes doigts se sont brûlés, et la rage au coeur, j'ai fini par abandonner.

Je ne suis même pas certaine que ce ratage soit l'oeuvre intégrale de Calamity Patate, car j'avais bien pris soin de recouper la mèche quand il le fallait, de laisser brûler suffisamment pour que la cire fonde harmonieusement, et tout et tout. Mystère et boule de gomme bougie parfumée.
En attendant, je me retrouve avec de la cire coincée au fond d'un verre, et plus rien à brûler dedans pour la faire fondre et titiller ma membrane olfactive de sa délicieuse senteur.
Hashtag désespoir. Hashtag vénère.

Donc, lectrice lecteur, si tu as une idée pour me tirer de cet embarras, je suis tout ouïe.
(Et si tu sais où et comment se procurer de la bonne bougie pas écoeurante, pas trop sucrée, surtout pas fleurie ni fruitée, pas non plus bourrée de produits chimiques ni de colorants toxiques, aboule la came) (Si par contre ça pouvait ne pas coûter autant qu'un rail, ça m'arrangerait) (Si tu es crémière, tu peux me faire un sourire)


Et sinon, ma suprise de l'Avent n°13 c'était le Long Jing, un thé vert chinois pourtant réputé, que je n'ai pas spécialement aimé - ni détesté, ceci dit - et qui ne valait pas que je l'immortalise en photo. Je n'ai sans doute pas le palais des thés (Ha ha ha, je me fais rire toute seule, c'est déjà ça) assez développé, mais je cherche encore son "parfum de châtaigne rôtie"...