capote-vador.gifP.Q.R = délicate et branchouille abbréviation de "plan cul régulier" (variante : PCR, pour les puristes de l'acronyme), ayant de nos jours remplacé le désuet "amant" de nos aïeux ou le vulgaire "plan baise" de la génération précédente.

Le PQR, c'est ton "coup d'un soir" de plusieurs soirs.
(Toujours couverts, cela va de soi)

Au départ tu ne prévoyais pas forcément de le revoir; ce soir-là tu étais un peu bourrée (Peut-être lui aussi), ou déprimée, ou juste en manque et il se trouvait là et de fil en aiguille... Bah tu t'es enfilé la sienne.
(Oui je sais, j'ai la classe)

Et là, soit que son pouvoir orgasmique te prenne en levrette par surprise, soit qu'il assure OK-mais-y-a-du-potentiel et puis ça fait du bien les câlins, qu'importe : tu lui trouves un petit goût de revenez-y. Alors tu y reviens. Souvent.

Le PQR c'est le mec qui n'a pas trop le profil pour devenir un compagnon, mais qui fait tellement bien l'amour et les oeufs brouillés que tu l'appelles à chaque fois que tu as envie de baiser bruncher.
Sans prise de tête, sans serments d'amour, sans promesses de "toujours", mais tu le vois parfois tous les deux ou trois jours. Ou pas, c'est selon.
C'est pas grave, c'est pas comme dans un couple, personne ne va faire de scène parce que pas de nouvelles depuis une ou deux semaine : la règle tacite de ce jeu de vilains, c'est qu'on se voit quand on veut et qu'on se fiche la paix en dehors du pieu.
Ou pas, car après tout on n'est pas des bêtes, on peut aussi bien s'entendre en dehors du lit.

Et c'est finalement là que le bât finit par blesser.
Il ne faudrait pas "bien s'entendre" avec son PQR. Enfin si, mais pas trop.

Parce que le "fuck friend" en vrai, ça n'existe pas (NdT : ou "fuck buddy", ou encore "friend with benefits" c'est ce que ton PQR tend à devenir quand vraiment tu t'entends trop bien avec lui) et que la vie n'est pas une comédie romantique.

Dans une comédie romantique, quand l'un des deux potes de plumard s’amourache de l'autre, ça finit TOUJOURS par devenir réciproque. Oh, pas tout de suite, pas trop vite, sachez me désirer, ahaan, ahaaan il faut quand même étirer l'histoire sur environ 1h45 générique compris sans que le spectateur ne s'endorme. Mais après quelques larmes et rebondissements, ils finissent toujours par se rendre compte qu'ils sont faits l'un pour l'autre, et tout le monde est content.

Dans la vraie vie, c'est différent.
Dans la vraie vie, quand après des mois et des mois de câlins torrides, de délicieux dîners, de mémorables fous-rires et de soirées sensuelles, Dame Patate s'est enfin avoué qu'elle s'était amourachée de son PQR, ce n'était évidemment pas réciproque.
Enfin si, un peu : le PQR tient énormément à son tubercule, il l'aime beaucoup beaucoup bon coup beaucoup, mais pas "tout court".
Pan ! Dans les dents !

Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Bah on lui dit merci, et adieu.
Parce que continuer l'aventure dans ces conditions, on sait d'avance que ce serait trop destructeur. Une fois qu'on a eu cette conversation, une fois qu'on a même commencé à penser à cette conversation, on sait déjà que c'est fini. Parce que la vraie vie ce n'est pas une comédie romantique, la vraie vie, c'est une chienne.

Alors on soupire de tout son petit coeur lourd, on remballe la brosse à dents et les produits de beauté qu'on avait fini par laisser dans un coin de sa salle de bain, parce que c'était tellement plus pratique quand on restait dormir 3 nuits par semaine c'est son corps contre mon corps c'est nos corps qui s'enchaînent (NdT : penser à lui rendre sa brosse à dents et le nécessaire de rasage laissés dans le Patat'home), et l'on fait une croix sur la plus jolie histoire de fesses de sa vie.

Le PQR c'est parfait, mais il ne faut pas en abuser...