Même si, comme tout usager - a fortiori féminin - des transports en commun (Surtout dans une grande ville), j'évite soigneusement tout contact visuel avec les gens, j'aime bien les observer discrètement. Et leur inventer des vies.

Comme ce gars-là, blouson de cuir et tronche patibulaire mais presque qui se tenait debout, les jambes solidement plantées et les sourcils froncés. Genre tu ne lui aurais pas demandé l'heure. Genre même s'il t'avait bousculée, tu te serais excusée (Il y a des fois, c'est autorisé, question de survie).
Tellement teigneux qu'il avait les deux mains dans les poches et que MEME PAS il tombait ! (Sans doute que le chauffeur l'avait repéré comme moi, et y allait mollo sur la pédale de frein parce qu'il tenait à la vie lui aussi)

Schtroumpf.jpgJ'en étais là de détailler son air de loubard et de lui imaginer tout un sombre passé, fait de règlements de compte au cran d'arrêt et de temps passé à la maison du même nom, lorsque j'ai avisé ceci, qui dépassait de sa poche poitrine ===>

(Et note que depuis la fois dernière, je suis équipée d'un smartphone et j'ai compris qu'il faut DÉSACTIVER LE FLASH pour tirer le portrait des gens à leur insu) (Même si ça fait des photos dégueu)

Si tu te balades avec un Schtroumpf comme déco de portable, tu ne peux pas vraiment être un grand méchant loup loubard perdu pour la société, si ?

On ne sait jamais, monsieur le finalement pas tibulaire du tout, si tu me lis : pardon pour ce délit de sale gueule que j'ai commis.