Quand je quitte le boulot en fin de journée, malgré mes bonnes résolutions 250 fois renouvelées (Que je prends tous les matins en m'asseyant à mon bureau, en gros) (En jurant de les respecter dès le soir-même) ...

Je ne lave jamais ma tasse à thé.
Pire, je l'abandonne avec son restant de thé froid et des petits poissons que je ne veux surtout pas identifier qui barbotent à l'intérieur. Il reste souvent une bonne moitié de la tasse, d'ailleurs, parce que j'y pense et puis j'oublie, à mon thé du boulot (La "pause thé" n'étant jamais une vraie "pause", malgré les promesses que je fais à Mme Mapsy qui me trouve stressée, à Mme Makiné qui me trouve toute nouée, et à moi-même qui me sait surmenée).

Mais puis il est chiant le thé, aussi !
Toujours trop chaud pour que je puisse y tremper les lèvres, jusqu'à ce moment où il est subitement devenu tiédasse-zut-je-l'ai-encore-oublié : c'est souvent que je loupe la fenêtre (Que dis-je, la meurtrière !) où le thé est buvable avec un peu de plaisir.

Ergo, tous les matins quand je m'installe à mon poste, je suis accueillie par une poubelle sur ma chaise (Enfin oui, mais tu t'en fous de mon interminable guéguerre de la corbeille à papiers que la dame du ménage s'obstine à déposer sur ma chaise une fois vidée, même que ça m'éneeeeeeerve de devoir la redescendre tous les matins quand elle a "oublié" que quand même c'était pas sympa-sympa de foutre une poubelle limite sur le bureau des gens) (Oui parce que, et cela me console un peu, ce n'est pas un acte terroriste du complot mondial anti-Patate : elle fait ça à tout l'étage)...
Tous les matins je suis accueillie, disais-je donc avant que tu ne m'interrompes brutalement (Hein ? Quoi ? Comment ça t'es innocent ?), par mon mug pas lavé et rempli de ce liquide saumâtre que tu n'oses même plus appeler "thé".

Et tu veux savoir le pire du pire ?










(Bah oui, va falloir scroller un peu)





(Oui, ça m'amuse)






Le pire c'est qu'avant d'aller laver la tasse de la honte, je vide mon vieux thé froid dans les rares plantes vertes qui survivent encore de part et d'autre de mon ordi (Et qu'à part ça, je n'arrose jamais).

Et après on s'étonne que ma voisine de bureau ne me confie plus ses orchidées pendant les congés !