(Faute d'avoir un félin daignant poser, j'en profite pour faire admirer la mienne, de manucure) (Celle du Nouvel An dernier, parce que les ongles en gel sont désormais proscrits, incompatibles qu'ils sont avec le #sinistreseptembre)

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Or donc, les chats ont des griffes.
Et les hommes en général, la Patate en particulier (Car oui, la Patate est un Homme comme les autres), ont la peau tendre et la larme facile (Bon ok, ça c'est JUSTE la Patate qui est un Homme un peu plus chouineur que les autres). Entre les deux, il y a comme qui dirait in-com-pa-ti-bi-li-té mot compte triple il faut donc trouver une solution pour coexister.

Je vous arrête tout de suite : il n'a JAMAIS été question de faire "dégriffer" ma petite chérie !! Plutôt crever d'une septicémie (Ce qui finira un jour par arriver, vu comme 9 fois sur 10 j'ai la méga-flemme de désinfecter) que de la mutiler.
Ceci dit, je ne suis pas masochiste non plus...

Dans l'idéal, un chat use ses griffes au-dehors : dans le jardin, sur le macadam, contre les troncs d'arbres ou les mollets des voisins, que sais-je encore, mais le fait est qu'il USE ses griffes et en émousse le tranchant. Dès lors, quand il est près de vous, il est relativement inoffensif. Miss PotatoCat, elle, est une princesse d'appartement.
Dans l'idéal toujours, un chat-qui-vit-dedans dispose de surfaces spécialement étudiées pour user ses griffes et en émousser le tranchant : troncs d'arbre à chat, supports en carton, tapis en sisal, carré de moquette, housse du canapé, tapis du salon (Heu oué, ça non, on préfère éviter), etc etc... Miss PotatoCat, elle, n'a rien de tout cela. Ou bien elle a eu, mais a dédaigné d'utiliser, préférant se concentrer sur la housse du canapé et le tapis du salon, ce que je suis loin d'encourager.

Le résultat, c'est que chacune de ses pattes est ornée de 5 POIGNARDS que l'adamantium de Wolverine, à côté, c'est de la roupie de sansonnet !!
Oh bien sûr, elle n'est plus un bébé, elle a compris qu'on ne sortait pas les griffes pour jouer, mais les accidents sont vite arrivés et la Patate est aussi prompte à pleurer que lente à cicatriser, voyez ?

Ca fait donc belle lurette que je me suis résignée à les lui couper (Les griffes hein, pas les pattes !).

La théorie ?
Toujours avec un outil bien aiguisé, histoire de ne pas y passer la journée (J'avais investi dans une pince spéciale qui coûte la peau du tubercule : achat totalement superflu; sur les conseils de la véto, c'est un bête coupe-ongles que j'utilise désormais) et toujours là où la griffe est transparente et inerte. Ne jamais jamais JAMAIS couper là où l'on voit les petits vaisseaux sanguins, ça fait maaaaaal !!
Avec deux doigts on appuie délicatement sur le coussinet pour faire sortir la griffe, avec l'autre main armée du coupe-ongles, couic ! Deux secondes par griffe que multiplie 10 (Oué non, je fais pas les pattes arrière, c'est trop compliqué) plus le changement de patte et le nettoyage des instruments = 5 minutes chrono.

La pratique ?
Peut s'étaler de 10 minutes à une demi-journée...

Quand elle était bébé, ça pouvait encore aller : je coinçais fermement ses un/deux/trois petits kilos sous mon bras gauche, en prenant soin de bien bloquer du coude toute velléité de tortillage ou mordillage, puis de ma main gauche resté libre je saisissais une patte, puis l'autre, dégainage de griffes par pressage de coussinets et hop hop hop, de la main droite je coupais. La classe internationale.
Bon, après il me fallait 10 minutes pour brosser mes vêtements de tous les poils qu'elle y avait laissés en tentant de s'échapper, évidemment...

Maintenant c'est un peu plus compliqué et l'opération requiert non seulement ruse, force et doigté, mais aussi la collaboration d'une bonne âme selon le bon vieux principe du "une qui la tient, une qui la nique". Et ouais, ça se passe comme ça chez MacDonald Madame Patate.
Et comme la bonne âme est justement loin d'être une Patate, elle a même trouvé la solution anti-poils-de-chat-sur-ton-blouson : le blocage à deux mains du félin furieux est prestement précédé d'un emmaillotage soigneux d'icelui dans son plaid préféré (Celui-là même, dont Miss PotatoCat ne se méfie jaaaaamais).

1 pour la Patate - 0 pour le pitichat
Moua ha ha haaaaa