Il y a la bite et les couilles.
(Hein? Quoi? Qui a dit ça?!)

Il y a la fôte.
Pas de la gnognotte d'inattention ou du cafouillage de participe passé hein (Ca j'en fais aussi, vous êtes d'ailleurs invités à me les signaler quand vous en trouvez), la vraie bourde qui vient de ce qu'on ne comprend pas ce qu'on écrit fait qu'on n'écrit pas du tout ce qu'on voudrait raconter (Même si les gens qui sont coutumiers de la même fôte que vous ne s'en rendront sans doute pas compte) (J'ose croire que ce n'est pas la majorité), à un endroit du livre.
Ca peut arriver à un monsieur dont c'est le métier d'écrire, parce qu'après tout pas besoin d'être premier en grammaire/orthographe pour savoir ficeler une histoire, mais c'est justement pour pallier cela que les éditeurs disposent d'une armée équipe de correcteurs qui lisent, relisent et re-relisent les manuscrits. Ce qui, lorsque le boulot est bien fait, ne laisse persister dans le livre édité que les (inévitables?) "coquilles".

Une ou deux coquilles d'impression dans un bouquin, tu pardonnes.

Une ou deux (Ou douze? Je ne suis pas encore arrivée au bout, après tout) fôtes dans un bouquin, désolée je ne pardonne pas: comme chante ce brave Helmut, ça m'éneeeeerve!
Ca gâche mon plaisir, ça use mes dents à force de grincements, ça me ride entre les sourcils à force de froncements et ça ternit ma délicieuse image du correcteur cultivé qui aime la langue de boeuf et en maîtrise les subtilités avec un brio que je n'atteindrai jamais et ne peux m'empêcher d'envier d'admirer.
Et puis merde quoi, un bouquin à vingt euros! Cent trente et un francs et vingt centimes!! On est en droit d'attendre qu'il ne soit pas édité avec les pieds, non?

chattam1.jpgEt bien apparemment, non.
Monsieur Albin Michel s'en retourne-t-il dans sa tombe? La Patate en tout cas, fait des bonds sur son canapé en lisant ce bouquin ==>
(Et ce n'est pas de joie car ni l'intrigue ni le style ne sont si renversants que ça: une pincée de Tolkien, un zeste de culture geek, beaucoup de Stephen King ... Ca se laisse lire sans déplaisir mais ça n'a rien du chef d'oeuvre)

Tu tiques une première fois sur "ils quittèrent leur repère" mais tu te dis que noooooon, c'est fait exprèèèès, c'est un (mauvais) jeu de mot sur le fait que les héros sont perdus dans un monde post-cataclysmique. Et puis tu bloques devant un "poste de gué" (p. 226, là je l'ai noté) absolument pas situé au milieu d'une rivière et là tu ne peux plus l'ignorer: le correcteur était bourré ne mérite pas son salaire.

Passe encore dans un blog, qu'une phrase commence par " hors, " ou que l'on trouve là où le " bas " blesse ... Nul n'y est professionnel de la langue française (En outre, elle pourrait vraiment avoir un Dim'up qui lui fait mal au cuissot, la blogueuse). Passe - nettement moins bien - qu'un journaleux en commette d'aussi belles ... Lui c'est un pro mais de l'info, pas forcément de la dictée de Pivot.
Mais un mec dont c'est le boulot de corriger les bêtises des autres?!!
Retourne au CM1, mon gars!!

Va t'en après expliquer aux petits z'enfants que le savoir est dans les livres ... Monsieur AlbinMichel, vot' bouquin c'est du foutage de gueuuuuuule, je ne vous félicite pas. Rendez-moi mes 20 € !!!
Enfin heu ... rendez-les à la bibli où j'ai emprunté l'ouvrage, plutôt.

Et tant qu'à faire, allez leur expliquer comment ça se fait que je vais le leur rendre avec des mots barrés au stylo et des annotations dans la marge ...
(Dame Patate, cauchemar des bibliothécaires)


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Potato-Scriptum : et ben voilà, le "hors" fatidique pointe le bout de son nez à la page 312... Quelle honte !