Note du Tubercule: les fidèles reconnaîtront ici le remaniement d'une blog-note de février 2007 (ça ne nous rajeunit pas tout ça!), motivée par ma très grande flemme l'actualité patatesque ... Hé oui, le capot maudit a encore frappé!!

Il se trouve que je me suis retrouvée le week-end dernier, en rade de lave-glace.
Oh, j'ai bien procrastiné une petite semaine, histoire de, mais les conditions météo actuelles font qu'il est dangereux de rouler avec un pare-brise dégueu ... Ah oui, hum, on me souffle dans l'oreillette que c'est tout le temps dangereux de rouler avec un pare-brise dégueu. Soit.
Ca tombe bien, hier je me suis trouvée à faire le plein dans une station-service où-que-tu-sors-de-ta-caisse-pour-payer-à-la-leur, et j'en ai profité pour augmenter mon ardoise d'une canette de Zero d'un bidon de lave-glace en promo. Avec la ferme intention de remplir illico le réservoir de la Patate-mobile, toute seule comme une grande, forte de mon expérience passée.

Grosse erreur: avec la Patate-mobile, on ne peut toujours pas recharger son lave-glace soi-même.
(Et avant de faire tsss tsss en pensant "Quelle Pataaaate!", sachez mesdames et messieurs les jurés, que je faisais ça toute seule dans mon ancienne voiture. Je ne suis pas une pucelle effarouchée sais remplir un réservoir de lave-glace, non mais!)
On ne peut pas, parce qu'avant de pouvoir tenter l'expérience extrême de transvasement de lave-glace du bidon de 5 litres en-promo-donc-pas-de-bec-verseur-sa-race! vers le tout pitipitiriquiqui orifice du réservoir ad hoc, avant de pouvoir ne serait-ce que dévisser le bouchon dudit réservoir, il faut ... ouvrir le capot.
Et sur la Patate-maudite-mobile, si tu n'as pas fait - au minimum - Polytechnique, tu ne peux pas ouvrir le capot. (Et là aussi les mauvaises langues, je vous arrête: je saiiiiis qu'il y a d'abord un loquet à débloquer sous le volant, j'ai déjà ouvert des capots de bagnole dans ma vie, b*rdel de m*rde c'est pas celui-là qui va me résister!)

J'ai commencé par ricaner en me disant "Patate-mobile, je t'ai déjà eue une fois, tu ne me résisteras pas longtemps", mais après 5 bonnes minutes d'acharnement sur le maudit capot, j'ai dû m'avouer vaincue: non, ce capot je ne l'ouvrirais pas moi-même aujourd'hui. Damned!
J'ai donc dû me diriger, pleine de honte et de * horreur malheur et putréfaction * noir sous les ongles et le bout des doigts, vers la caisse de la station-service, pour solliciter l'aide d'un des caissiers. Non sans les faire vaaachement rigoler, les trois gars devant c'te pov' fille qu'est même pô pas fichue d'ouvrir son capot. Rigolera bien qui rigolera le dernier, se dit la Patate in petto ...

Caissier n°1 sort de la boutique sous les quolibets de ses petits camarades ("Tu viens nous chercher si tu ne t'en sors pas, hein!") et se dirige vers la Patate-mobile. Il saisit le capot du bout des doigts, commence à soulever ... et reste calé. Merde!
Il tatonne devant et sur les côtés, bande ses petits z'abdos (Tu as fini de ricaner bêtement, ami lecteur, "bander ses muscles" ça n'a rien de séssouel!), commence à soulever le capot et ... reste à nouveau calé. Il a cessé de rigoler.
Bien que tu lui aies déjà assuré que oui, il vérifie que tu as débloqué le loquet intérieur: c'est bon, tu l'as débloqué. Comme tu le lui avais suavement certifié, d'ailleurs.
P*tain de b*rdel de m*rde, c'est pas une bagnole de fille qui va lui résister! Il tire comme un sourd sur le capot maudit ... rien ne vient. Heureusement d'ailleurs, sinon j'eusse été bien emmerdifiée avec un capot cassé. 5 minutes après, il capitule et va solliciter l'aide de ses camarades rigolards.

Qui lâchent la caisse (la leur) et se plantent à deux (Plus n°1, ça fait 3, c'est bien ami lecteur, tu sais compter) devant la caisse (la mienne). 'Tention Patate, les mâles réfléchissent ... Tu pourrais t'énerver devant ces gros balourds qui te prennent vraiment pour une Patate, mais soyons honnêtes: ça te fait trop trop marrer, tu es déjà en train d'élaborer une blog-note dans ta tête.

Ils commencent par revérifier, au risque de vexer leur collègue, si tu as bieeeeeen débloqué le loquet intérieur, avant de te demander * éclair de génie * si des fois tu n'aurais pas le manuel de la Patate-mobile dans la boîte à gant.
Ben non, tu ne l'as pas (Il semble, après vérification, qu'il soit en congés post-déménagement, quelque part dans le Triangle des Bermudes, pour une durée indéterminée), mais de mémoire, ça ne leur aurait pas servi à grand-chose, les pauvres chéris: Jugez plutôt la clarté des explications ...

capot.jpg
Clair comme du liquide de lave-glace, non?

La solution?
Elle était dans le bitoniau, et c'est encore moi qui ai fini par la trouver. Comme quoi, rien ne vaut une touche féminine patatesque pour décoincer une b*te un bitoniau ...

(Oui je sais, j'ai honte de cette pensée impure, je vais aller me flageller avec la tigette de vérification du niveau d'huile)
(En espérant ne pas avoir ré-oublié le truc du bitoniau dans 3 autres années)