PS: I love you

Soyons clairs dès le départ, contrairement à Marion Cotillard (Que je félicite chaudement et que je remercie au passage pour cette rime facile qu'elle m'offre) (Ouais bon, ok, elle ne lit certainement pas mon p'tit bloug de Patate, mais laissez-moi donc rêver!) (Et puis arrêtez de me contrarier, ça multiplie les parenthèses et ça nuit à la clarté - oui oui, farpaitement, la limpide clarté même - de mon propos), contrairement à Marion Cotillard donc, ce film n'aura jamais d'Oscar.

Même pas en rêve.
C'est un mélo tout ce qu'il y a de plus larmoyant, avec des acteurs globalement interchangeables (J'ai passé 2 heures à me dire que j'aurais bien vu Jennifer Garner à la place de Hilary Swank, par exemple) et des ressorts somme toute très classiques. Sauf que ... ben il marche! Il marche même drôlement bien: au bout d'un quart d'heure je reniflais comme une grosse Patate - en me félicitant in petto de ne pas avoir mis de mascara - et je n'ai pas arrêté de pleurer malgré le scénario bien convenu et les grosses ficelles.

Pour résumer, une jolie trentenaire - Hilary Swank - se retrouve soudain veuve et désespérée, et le sublime charmeur irlandais qui lui servait de mari avant de se choper une tumeur au cerveau, a programmé des lettres d'outre-tombe pour l'aider à faire son deuil, avec la complicité de ses non moins jolies meilleures amies - Lisa "Phoebe" Kudrow et Gina Gershon (Ouais, ils sont tous beaux dans ce film, quand je vous disais que c'était du vrai mélo à grosses ficelles) - et de sa bougonne-mais-gentille maman - Kathy Bates, que j'aime bien aussi. '
L'année qui suivra ce décès sera dès lors émaillée de douleur et de larmes, beaucoup (Surtout les miennes, purée!), de ma-gni-fi-ques paysages irlandais, d'un nouveau meilleur ami, d'un nouvel amant aussi, de confidences entre copines et de complicité mère-fille (re-)trouvée. Avec beaucoup de sourires jetés au milieu, parce que ce qui marche justement dans ce film, c'est qu'on sourit beaucoup à travers ses larmes, et que malgré un thème triste à mourir, on en ressort bizarrement réconfortée. Pas joyeuse hein, n'allons pas nous enflammer, mais bercée d'une douce tristesse ... et de la voix de James Blunt qui signe le générique de fin (Et là normalement si je n'ai pas calamité, tu cliques et t'auras la musique).

Pour ne rien gâter, il y avait largement de quoi ravir mon coeur de greluche: notre héroïne vit dans un appart a-do-ra-ble et joliment décoré, porte des fringues à croquer, des chaussures à tomber (Au propre comme au figuré d'ailleurs, les talons font frémir), de charmants couvre-chefs, et compose des tenues dignes de Sex and the City et du Diable s'habille en Prada (Mais "achetées sur eBay alors ça ne compte pas quand les Marc Jacobs viennent de Minneapolis" j'adooooore).
A côté des fringues, il y a du mâââle, et j'avoue qu'entre feu le mari au charme ravageur - Gerard Butler, que je découvre dans ce film, mais quand il veut il m'emmène en Irlande hein! - et le bel amant à l'adorable accent - Jeffrey Dean Morgan, que tous les fans de Grey's Anatomy reconnaîtront comme le mari D'Izzie (Sauf que là pour une fois c'est pas lui qui meurt) - il y a de quoi se rincer l'oeil et soupirer après l'amour et le romantisme qu'on n'a pas forcément à la maison vu que c'est, évidemment, trop beau pour être vrai. Il n'empêche, certaines scènes sont touchantes et je crois que j'aurais pleuré même sans être une pov' Patat'éplorée.
Grosse déception par contre avec James "Spike" Marsters qui était vaaaachement mieux en vampire péroxydé, et surtout avec Harry Connick Jr que je trouvais tellement craquant autrefois et qui vieillit vraiment très mal (Ou alors c'est moi qui n'avais jamais remarqué son air con et son petit menton fuyant??).

Pour résumer, c'est une gentille comédie romantico-mélo, qui tombera peut-être à plat pour vous mais qui a bien fonctionné pour moi.
Des fois que ce film passe encore dans votre cinéma et que vous ayez deux heures à tuer (Et un gros besoin de neuneuseries à consommer exclusivement entre filles) (Ou en solitaire comme moi), filez le voir (En VO pour profiter de l'accent irlandais) et revenez donc me dire ce que vous en aurez pensé. En cas de déception, il va de soi que la Patate décline toute responsabilité et ne remboursera pas la place de cinéma!




Petit Potato-bonheur du jour: fou-rire additionnel quand vers le milieu du film, des ronflements se sont faits entendre quelques rangées plus bas que la mienne ... un pov' garçon que sa copine avait dû traîner là à l'insu de son plein gré, et qui s'était carrément endormi. Sauf que lorsqu'on ronque comme un moteur de Harley, on est certain de se faire gauler. Toute la salle a pouffé, Patate comprise (Et ça l'a réveillé dites) (A moins que ce ne soit le coup de coude dans les côtes que sa voisine lui a balancé).

(Pas de Potato-bonheur pour dimanche, j'ai vraiment passé un week-end à ch*er)

Potato-sondach': à ma gauche, affiche américaine, à ma droite, affiche française ... Laquelle est votre préférée? (Perso je me demande encore pourquoi ils ont été changer l'originale)