Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Virée dans la Patate-mobile

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 27 juin 2011

Le petit oiseau est mort

oiseau-chante.gifChaque année j'épate un peu plus mon garagiste.

Souviens-toi l'été dernier, il s'était déjà ébahi de ce que mes pneus avant avaient avalé (Oh sérieux, elle est belle celle-là, je m'aime !) dans les 80.000 km... Et il les avait changés, non sans m'engueuler et me conseiller d'en faire très vite autant avec ceux de l'arrière.
J'avais promis, pour la rentrée ce serait fait, juré, craché !

Entretemps, l'eau a coulé sous les ponts, le bitume a défilé sous les pneus et... C'est un an plus tard que je dépose un matin la Patate-mobile pour l'entretien annuel assorti de la douloureuse des 100.000/5 ans, la fameuse courroie de distribution sa mère la pute; je ne dis rien à propos de mon train arrière (Hu hu hu) et je pars bosser (à reculons, comme souvent).

11h à peine, mon portable sonne : c'est le monsieur du garage qui m'assène un truc du style "Madame Patate, je suis désolé, on n'avait parlé que de la courroie mais si vous ne changez pas vos pneus arrière, je ne vous rends pas vos clés !". (Depuis j'ai vérifié, c'était du bluff, il n'a pas le droit)
Genre les caoutchoucs seraient déformés à force d'être lisses !

"Vous n'aviez pas remarqué qu'ils étaient déformés ?!"
Ben c'est à dire que si vous voulez, je ne regarde pas souvent en-dessous du niveau de la mer portière. Keuwaaa ? Sous le capot, vérifier les niveaux ? Mais vous n'y pensez pas ! Déjà que pour rajouter du lave-glace il me faut 2h (et 2 semaines de préparation psychologique au combat contre le capot maudit).
"Mais elle ne faisait pas un drôle de bruit votre voiture sur l'autoroute ? Un peu comme un avion à réaction juste avant que son moteur ne prenne feu ?"
Oh ben oui, un peu, mais les voitures ça fait du bruit, non ? * bouche en coeur *
Et puis j'ai l'habitude du bruit dans l'habitacle, avec tous leurs revêtements drainants où qu'on n'entend même plus la radio, ma pauv' Lucette...

Bref, j'accepte évidemment le changement proposé par mon gentil garagiste encore une fois tout étonné que j'aie pu rouler 100.000 bornes avec le train d'origine sans me tuer le moindre incident ni contrôle de la maréchaussée.
* kachiiiing ! *

Et là, le lecteur attentif se demande le rapport avec le titre de cette blog-note, non ?
oO0 (Reste-il seulement des lecteurs ?)

Et bien figure-toi, lecteur de mon coeur, que depuis environ un an et demi, je soupçonnais d'avoir embarqué un canari : dès que je passais les 120 km/h, un petit gazouillis montait de vers la banquette arrière, qui allait crescendo avec ma vitesse, sans que ni moi ni aucun de mes passagers n'ayons jamais pu trouver d'où ça venait.
Saletés de voitures mal assemblées, avec leurs plastiques qui pèlent et leurs pièces qui vibrent après à peine un an d'usage... J'avais fini par m'y habituer, à mon petit oiseau, il ne me faisait presque plus enrager.

Sauf que depuis que j'ai changé les pneus à l'arrière, comme par magie, disparu le canari ! Purée, si j'aurions su, je n'aurions point tant attendu !!
Le petit oiseau est mort, vive le silence et Jon BonJovi :-D

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 27 avril 2011

Le jour où j'ai tué Bambi

Prenons un week-end prolongé de printemps. Au hasard.
Un week-end où il fait tellement beau et chaud pour la saison, que les citadins quittent en masse leur décor de béton pour aller d'égailler joyeusement dans la forêt.

Prenons un tubercule qui a fait un beau voyage comme les copains, et s'en retourne plein d'usage et raison d'ampoules aux pieds et de coups de soleil sur le nez, une fois le week-end terminé.

La petite route est déserte et serpente au milieu des champs et des bosquets.
La Patate-mobile file gentiment ses 80 kilomètres/heure, allure d'escargot pour une départementale (Heureusement qu'elle est déserte, sinon bonjour le concert de klaxons) mais sa conductrice est toute molle sur l'accélérateur, rapport au fait que la nature, ça vous crève sa Patate, qu'elle n'est pas pressée de voir un week-end aussi bucolique s'achever, et qu'elle est calée sur le rythme de "La isla bonita" dans les hauts-parleurs.

On approche du crépuscule mais la visibilité est encore correcte et ses feux sont allumés. Ca y est, le décor est planté.

Et dans ce décor champêtre et serein, déboule une petite biche.
Bambi.gifOu un faon. Ou un chevreuil, qu'est-ce que j'y connais ?
En tout cas, une bestiole bondissante et déliée qui ressemble furieusement à ça ==>

Elle déboule par la droite, tu la vois, tu freines pour mieux l'admirer.
Elle va traverser, elle est beeeeelle, elle est... Con ?
Elle est con ou quoi, cette bête ?! Après le premier bond qui l'a déposée sur la route, au lieu de traverser et de se mettre en sécurité, elle fonce sur toi, elle te bondit sur le capot !!

Ou plutôt SOUS le capot, car évidemment, c'est là que sa course va se terminer.
Sous les roues de la Patate-mobile, après un choc qui fait un bruit absolument affreux, malgré le crissement de tes freins et ton coup de volant désespéré pour l'éviter (Et merci mon Dieu pour la route déserte, parce que sinon un autre automobiliste serait mort en train de se dire "Elle est con ?!!" à propos d'une Patate qui l'aurait chopé en frontal).

Te voilà arrêtée à moitié dans le fossé, suffoquée, le coeur au bord des lèvres.
C'est ta première pensée, "Purée, j'ai tué Bambi !", qui déclenche un torrent de larmes, avant que sur des jambes flageolantes, tu ne sortes de ton engin de mort pour aller contempler le désastre.

Tu retrouves le pauvre animal qui a valsé dans le même fossé, inanimé. Il est joli, sérieux, on dirait Bambi. * nouveau sanglot *
Tu le touches et il ne réagit pas. Tu te sens con à lui palper le cou pour chercher un pouls que tu ne trouveras pas. Tu poses ta main sur son poitrail : rien, pas un mouvement, plus un souffle de vie.
On ne dirait pas pourtant, il est tellement joli...
Ta main bouge sur son pelage, un peu comme on caresse un enfant pour le calmer, et tu vas bien passer 10 minutes à sangloter sur un cadavre encore chaud, en caressant Bambi et en lui demandant pardon de l'avoir tué, que tu ne voulais pas, que tu n'as pas fait exprès.

Et puis tu repars en le laissant dans son fossé.
Parce que la nuit commence à tomber, et que tu ne vas quand même pas l'enterrer dans la forêt en creusant le sol avec ta pince à épiler...

Ca va faire 15 ans que j'ai le permis, je n'avais encore jamais pris une vie (Rien de plus gros qu'un hérisson, en tout cas). J'espère bien ne jamais recommencer !

mardi 12 avril 2011

Les appels de phare (2)

Toujours aussi flippante, cette image, non ?

phares.jpg

L'autre jour, moi aussi j'ai flippé.
J'étais tranquille j'étais peinard accoudé au comptoir dans la Patate-mobile, filant au vent sur l'autoroute quand le camion que je venais de doubler se met à me faire des appels de phare insistants.

Damned, je ne lui ai pourtant pas fait une queue de poisson ?!
(Si ?) (Naaaooon, j'étais laaaaarge)
Mais c'est qu'il insiste ce con, qu'est-ce qui se passe ?
Tu te démontes les cervicales à essayer d'apercevoir l'arrière de ta voiture, des fois que ça fume bizarre, mais non.
Tu vérifies que par hasard ton hayon ne se serait pas ouvert en roulant (Ne rigolez pas, oui c'est possible, c'est Potato-testé du temps de ma folle jeunesse sur une route espagnole, et NON, on ne s'en rend pas forcément compte quand on roule déjà toutes vitres baissées en chantant à tue-tête sur l'autoradio), mais là encore, non.
Pas de flics ni de radar à l'horizon (C'est ceux d'en face qui feraient des appels, t'façon, non ?)... Purée mais qu'est-ce qui se passe à la fin ?
Tu commences à sérieusement flipper, et tu t'arrêtes sur la bande d'arrêt d'urgence pour faire le tour de ta voiture et vérifier que tout va bien.

Le routier s'arrête derrière toi.
Purée mais c'est qu'il a vraiment vu un truc qui cloche, alors !
Ca y est, la Patate-mobile est cassée, tu vas devoir te faire remorquer, c'est la galère, ta vie défile devant tes yeux jusqu'à ce que le routier te donne enfin l'explication : "Salut mademoiselle, dites, vous êtes jolie, ça vous dirait qu'on se prenne un café à la prochaine aire ?"

Hein ? Quoi ? Pardon ?
C'est pour ça que tu m'as fait des appels de phare über-flippants pendant des kilomètres, ducon ?!
(Oué non mais ça je l'ai pensé, je l'ai pas dit, l'aurait plus manqué qu'il me colle un pain, en plus de la trouille de ma vie)

M'enfous moi, que ta position en hauteur t'ait donné une vue plongeante sur mon décolleté, ou sur un peu trop de cuisse dévoilée quand ma jupe a remonté sur le siège, que ce soit le printemps, que tu t'ennuies dans ton gros camion, que tu sois grave accro au café, je-m'en-fous !

Quand je suis à 150 heuu 140 130 sur l'autoroute et que tu me fais des appels de phare insistants, je pense aussitôt "coffre ouvert", "pneu à plat", "fumée bizarre à l'échappement", "la Patate-mobile va s'autodétruire" '(Ouais, je suis un peu angoissée, comme conductrice, tu as remarqué ?)''. Quand tu me fais des appels de phare insistants, j'ai peuuuuur moi !
Alors non, je n'irai pas "boire un café à la prochaine aire", certainement pas !!

Dis-toi bien qu'un jour où je n'aurai pas tenu compte des appels de phare d'un de tes collègues en me disant "encore un routier obsédé", ben si ça se trouve la Patate-mobile s'auto-détruira pour de vrai, je mourrai dedans, et ça sera TA FAUTE, mon gars !!

vendredi 04 février 2011

Potato-contemplations

Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit le péage,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par les montées, j'irai par les virages,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je roulerai les yeux fixés sur mon compteur,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seule, inconnue, le dos courbé avec la peur
Des radars, ces salauds, partout ils en ont mis !

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les poids-lourds au loin doublant comme des zinzins,
Et quand j'arriverai, comme ça fera des plombes,
Sans même dire bonjour, j'irai au petit coin.

(Et en parlant de tombe, j'en connais un qui doit faire des bonds au Panthéon !!)

jeudi 04 novembre 2010

Paradoxe

J'ai passé le code de la route au début des années quatre-vingt-dix.
La préhistoire oui, je sais : on répondait encore en perforant des cartes papier avec un stylet. Une séance entière de préparation était réservée à "comment bien trouilloter" sans en oublier la moitié ni rien déchirer ni - malheur !- se tromper de ligne, c'était un de ces stress ! (Le premier p'tit con qui se moque, je lui fais bouffer son bouquin - ou CD-rom - de code !!)

Pour autant que je me souvienne malgré le temps passé, le code de la route faisait mention quelque part des diverses obligations du conducteur de 4 roues à moteur; entre autres, celle de toujours avoir avec soi une boîte d'ampoules de rechange pour ses divers feux de signalisation.
C'est une obligation que j'ai toujours scrupuleusement respectée, même si je n'en jamais eu besoin et que toutes mes voitures sont parties à la casse avec une boîte d'ampoules neuve sagement arrimée dans le coffre.

Le code de la route aurait-il changé à ce sujet ?

Je m'interroge car j'ai récemment découvert, au hasard d'une défaillance de mon phare feu de route gauche, qu'il était impossible de changer la moindre ampoule seul(e).
Pas parce que je suis une Patate, ni parce que je suis une faible femme, mais parce qu'avant d'accéder au bloc d'éclairage, il y a tout un tas de bazars à démonter qui nécessitent des outils spécialisés. Et pas que sur la Patate-mobile hein, "sur toutes les voitures désormais c'est comme ça", dixit mon garagiste qui se frotte les mains de l'oseille si facilement gagnée.

D'où ma perplexité... Le code de la route aurait-il changé sans que j'en sois informée ? (Crime de lèse-tubercule !!)
Non parce que je ne vois pas bien l'intérêt de t'obliger à trimballer des ampoules de rechange dans ton coffre, si c'est pour ne pas être capable de s'en servir et quand même devoir attendre de trouver un garage ouvert pour pouvoir les utiliser... (Qui ne les utilisera d'ailleurs pas car il préfère te facturer les siennes, c'est "compris dans le forfait")

- page 2 de 4 -