Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Trajets tuberculés

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 13 décembre 2012

Celui qui fumait sur l'escalator

escalator2.jpg

Je n'aime pas les fumeurs.
Pardon lecteur de mon coeur si tu me lis pendant ta pause clope, mais je ne PEUX PAS me forcer : j'aime vraiment pô les fumeurs !

Quoique ce n'est pas tout à fait une généralité : en réalité ce que je n'aime pas, ce sont les ceusses qui fument près de moi (La définition de "près" étant ici assez large : pour la clope j'ai la truffe d'un limier, je peux lever le nez au vent sur l'air de "purée mais y a quelqu'un qui fume ici ou bien ?!" alors que le mec s'en allume une à plus de 500 mètres).

Outre le fait qu'ils me pompent l'air au sens propre du terme (Et mon cancer, je suis assez grande pour me le faire toute seule à base d'huile de palme et de particules de Diesel, merci, j'ai pas besoin de votre coup de main), les ceusses qui fument près de moi et qui m'entourent de leur nuage toxique me font gratter la gorge, pleurer les z'yeux et PUER de la fringue et du cheveu.
Et ÇA, je ne peux pas le supporter. Surtout si je viens de les laver.

Ce contexte posé, revenons à nos moutons.
Plus précisément, les moutons qui s'entassent sur l'escalator-vers-la-surface (Version citadine de l’ascenseur pour l'échafaud ?) au petit matin, à la sortie de leurs transports en commun. Toi, moi, nous... En l'occurrence ce matin-là, c'était moi.

Et voilà t'y pas que le gars à quelques moutons marches devant moi commence à balancer sa fumée. Et encore. Et encore !
Dame Patate, toujours charmante dans les transports en commun mais particulièrement le matin, commence à grommeler dans sa barbe son foulard, parce qu'il fait ch*** ce co**ard avec sa clope de m**de, il ne peut même pas attendre d'être arrivé dehors pour l'allumer ? Non mais quelle incivilité, ces gros c**s de fumeurs ne respectent vraiment rien ni personne, y en a marre d'être empuantisée tous les matins (Charmant et pas du tout porté sur l'exagération, le tubercule), et groumpff et prout et scrogneugneu...

C'est bien simple, je suis à deux doigts de lui taper sur l'épaule pour lui dire ma façon de penser, je tends même le bras et le cou vers la marche supérieure, et là je me rends compte que... Moi aussi, je fume ! Damned...
(Simultanément, le neurone endormi se réveille enfin pour écouter ce que le pif lui claironne depuis 2 minutes : ça ne sent pas la clope !! Je répète, ça ne pue pas !! Abort mission !!!)

En fait ce matin-là, le mouton gars devant moi ne fumait pas : il faisait juste tellement froid que sa respiration se condensait.

Mea culpa.
Pour cette fois ;-)


vendredi 06 janvier 2012

Ras le bol de me faire insulter

Il me faut un casque qui se voit.
Parce que ça m'évitera de me prendre pour la énième fois un délicat "Ho, tu me réponds, connasse ?!", dans les dents et dans le train.

Par ce p'tit con mal embouché jeune homme désespéré qui tente sans succès depuis 5 minutes de me faire la conversation (Des mots doux, à n'en pas douter), mais que je n'ai pas remarqué parce que il est crécrélaid je suis en train de planer dans la douceur musicale de mon monde intérieur (C'est Robbie qui me susurre "Angels" là, tu vois, alors me cause pas !!) et qu'accessoirement je n'entends RIEN de mes voisins de transports en commun; c'est d'ailleurs là tout l'intérêt de la chose.
NdT : variante plus délicate et surannée mais toujours aussi désagréable, cette petite mamie qui te colle un coup de parapluie sur l'épaule, assorti d'un "Vous pourriez répondre au moins, péronnelle !" bien senti. Et bien fort, histoire que tout le wagon comprenne à quel point tu fais honte à toute ta famille sur trois générations, vilaine Pataaaate !

Mais de discrets petits écouteurs noirs (Le blanc c'est pour les riches snobs) enfoncés dans le conduit auditif, qui plus est - hiver oblige - enfouis sous le bonnet, l'écharpe et mon double menton le col du manteau, ça ne se voit pas.
Et donc, les gens autour qui s'entêtent à vouloir me parler - non mais sérieux, pourquoi moi ?! - s'imaginent souvent que je suis une sale teupu qui les ignore exprès mal élevée et parfois ne se privent pas de me le faire savoir en des termes choisis.

Et Dame Patate n'aime pas trop qu'on interrompe Robbie quand ils sont en duo se faire insulter par des inconnus dans la rue (Ou même par des gens qu'elle connaît) (Même quand c'est à l'intérieur) (En fait, faut jamais m'insulter, j'aime pô ça, voilà).
casque-JVC-rose.gifErgo : il me faut un casque qui se voit.


La 2ème raison ?

Il n'y en a pas, je ne vois pas...
Non non non.

Keuwaaaa ?
Cette mignonne petite chose rose repérée l'autre jour dans les rayons de la Keufna ? ===>

Rien à voir !




jeudi 08 septembre 2011

Celui qui voulait me buter

"Pan, pan, couche !"

Le petit d'homme qui, à vue de nez, ne doit pas dépasser les 3 ans, tend le bras vers moi, l'air aussi décidé que Goldorak face au golgoth. Sauf que et de d'une (NdT : je sais qu'on ne dit pas "de" d'une, c'est un tribute to ma mamie-à-moua), je ne suis pas un golgoth mais une délicate Patate, et de deux, point de fulguro-poing au bout de son petit bras (Dieu merci, tu me diras), mais une peluche crasseuse aux grands yeux, dont un qui menace de tomber.

Heuuu, c'est à moi qu'il parle, là ?
Il y a d'autres gens sur le quai, mais à cet instant, nous sommes un peu isolés, le petit d'homme, ma petite personne, et une petite dame à l'air indifférent (Ou juste fatigué ? Allons Patate Pourrite, un peu de pitié) qui doit être sa maman.
Hé ho, madame, tu pourrais un peu le surveiller, ton gamin, il me PARLE, quoi !
(Oui donc je précise : en gras, ce sont mes PENSEES hein, pas ce que je dis en vrai) (En vrai, je mettrais des guillemets) (Comme là tout de suite, tu vois ?)

"Salut toi, comment tu vas ?"
Re-brandissage de peluche dans ma face. Ou plutôt mon estomac, vu que non seulement, mon agresseur est haut comme trois bites à genoux (Cherchez pas, un autre tribute to ze Potato-family) pommes, mais qu'en plus je suis perchée sur de jolies compensées.
"Pan, pan, couche !!"
Ok, il est monomaniaque cet enfant.

Mais qu'est-ce qu'il me veut ?
Me flinguer ? Que je me couche ? Il veut COUCHER ? A son âge, déjà ?! Hé ben ça les mecs, ils commencent tôt ! Qu'est-ce qu'on fout dans leurs biberons ? Regard en coin à la maman qui, c'est sûr, est coupable d'avoir mis des trucs chelous dans le biberon pour faire de son fils un obsédé sexuel meurtrier, et ferait mieux de récupérer son gamin avant que je ne le pousse sur la voie !!
Bon, je lui dis quoi pour qu'il me lâche la grappe le mouflet, là ?

Grand sourire de la Patate, pas du tout embarrassé.
"Oui, il est joli ton doudou." (Je sais, il ne faut pas mentir aux z'enfants, gna gna gna gnaaaaa) ''Il s'appelle comment ?"
Le petit d'homme pousse derechef ledit doudou (qui a bien dû être joli un jour, mais qui est désormais à moitié borgne et surtout plein de bave séchée et autres résidus auxquels je n'ai pas envie de penser) (sur mon joli trench beige, rhaaaaaa retenez-moi je vais le pousser !) dans mon plexus solaire.
"Pan ! Pan !"

Ok, c'est un futur psychopathe, c'est sûr
Et là Dieu merci, avant que le tiers-de-portion ne finisse écrabouillé par un train ou que la Patate ne finisse assassinée par un fulguro-poing-doudou-crado, la maman remarque enfin la maladroite conversation que nous avons entamée, son rejeton et moi.
Surtout lui, ai-je d'ailleurs envie de lui faire remarquer, paske moi j'étais bien tranquille, seule sur le sable, les yeux dans l'eau quai, les écouteurs dans les oreilles.

"Il vous embête ?" Nooooon, si peuuuuu.
"Il n'arrête pas depuis ce matin." T'as qu'à arrêter de mettre des trucs pas nets dans son biberon aussi ! "Il a insisté pour qu'on mette une couche à Panpan et il le montre à tous les gens qu'on croise."
* tilt *
Lumière dans les brumes du cerveau patatesque : il n'est pas juste gris de crasse, le doudou, il est gris de base !
Grands yeux, certes, mais aussi grandes oreilles; et maintenant que le môme arrête de te le coller dans le bide, effectivement tu t'en rends compte : c'est Panpan, le copain de Bambi ! Mais crasseux. Et avec une pull-up bariolée qui lui cache le pompon et la moitié des pattes.

panpan.gifPanpan, avec une couche.
Sale gosse, il ne pouvait pas le dire plus tôt ?!


Potato-scriptum : aucun moins de 5 ans ni aucune peluche n'ont été maltraités pour les besoins de cette blog-note. Je suis bien élevée, et je fais très bien semblant de m'intéresser tout en priant désespérément que le train montre enfin le bout de son nez au bout du quai !.
Et donc, pour les ceusses qui se demanderaient, le lapin en peluche porte très mal la couche-culotte, je ne vous conseille pas d'organiser des défilés de mode !

mardi 24 mai 2011

Celui qui me disait quelque chose

Ca m'a interpelée dès qu'il est entré dans la rame.
A qui me faisait-il donc penser, ce môme d'une vingtaine d'années ?

A des centaines d'autres pseudo-bobos victimes de la mode, tu me diras.

Le cheveu mi-long (Mais propre, paske le Grunge est mort) avec la grosse mèche qui tombe sur un oeil (Tu te demandes bien comment ces jeunes-là marchent droit !) (Oué, j'ai mangé une mémé au petit déjeûner ;-) ), l'air désabusé-trop-blasé-de-la-laïfe et vas-y que je secoue la tête pour dégager ma grosse mèche.

Un jean over-délavé (A croire que lui aussi, il est trop blasé de sa laïfe de jean), super-slim paske Warren-de-The-Kooples tu vouaaaaaaas.

Bobo mais pas Bieber, hein, 'tention.
Celui-là c'était un grand maigrichon qui se la jouait punk.
Un T-shirt noir à tête de mort pour faire destroy (Je n'suis paaaaaas, un bobooooo), le jean rentré dans une paire de Doc Martens fatiguées...

On en croise 10 par jour, des comme ça.
Mais celui-là, je ne sais pas, il me disait quelque chose...

J'ai tilté quand il est sorti, avec son imper noir flottant derrière lui.

albator.jpgOh, wait !
Résumons :

  • - cheveux auburn
  • - mi-longs
  • - grosse mèche qui cache un oeil
  • - maigrichon
  • - jean slim délavé
  • - rentré dans des bottes noires
  • - T-shirt destroy à tête de mort
  • - long imper noir flottant au vent... comme une cape



Bon sang mais voilà !
Ce matin un lapin j'ai croisé Albator !!



oO0 (Il faut vraiment que j'achète un portable qui prenne des photos, moua !)

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 05 avril 2011

Celle qui t'aimera toujours

attente-au-feu-rouge.jpg
C'est le matin, c'est le printemps, il fait enfin jour quand on part bosser.
La patate-mobile est... immobile, coincée qu'elle est dans la longue file de véhicules qui attendent au feu rouge. Un feu rouge, deux feux rouges, trois feux rouges, carrefour bouché, ça avance au compte-goutte.

Bien au chaud dans l'habitacle (Ben quoi, c'est le printemps mais le matin il fait encore frisquet !) (En avril ne te découvre pas d'un fil, t'as pas oublié ?), pas stressée pour deux sous car pour une fois partie à point, Dame Patate écoute la radio.
La météo, les pubs, les infos, les re-pubs, les flashs spéciaux, les re-re-pubs, et la musique, ah ben c'est pas trop tôt.

Comme la plupart des trentenaires, votre tubercule est branché sur la radio des anciens-jeunes-qui-commencent-à-trouver-que-la-musique-c'était-mieux-avant. Ne le nie pas, hypocrite lecteur, mon semblable mon frère, je SAIS que toi aussi tu écoutes Nostalgie (Et non, ceci n'est PAS un billet sponsorisé, j'assume !).
Même que quand j'étais une vraie jeune, je me foutais de la tronche de mes parents qui en faisaient autant - écouter Nostalgie, pas se foutre de ma tronche.
Dieu merci, dit-elle pour se justifier, la programmation musicale a un peu évolué (Oué parce qu'à l'époque, le mal c'était les années 80/90) (Les chansons en anglais, évidemment, parce qu'ils passaient sans problème Phil Barney).

Bref, de temps en temps je zappe un peu paske Zaz et Christophe Maé 10 fois dans la journée, c'est juste pas possible, mais ce matin-là sur Nostalgie, y a le programme qui va. La preuve : ma voisine de bouchon, coincée comme moi depuis 10 minutes dans la file à côté, écoute la même radio.

Et comment tu le sais, Pataaaaaate ?
Le lecteur attentif se souvient que c'est encore avril, le fond de l'air est frais, n'ouvre pas tes vitres d'un fil, toussa toussa (Et ouais, si t'écoutes pas ta mémé, tu vas tousser tousser), je ne PEUX PAS entendre la musique de la voiture d'à côté.
Et non, l'auditeur de Nostalgie, c'est pas le genre qui pousse le volume à fond les ballons, il est un peu honteux, quand même bien élevé, lui.

Comment je le sais alors ?
Tout simplement parce qu'au moment où, transportée par un élan juvénile, la bouche grande ouverte sur le "And Aaaaaaaaaaa-haaaaaaaa-aaaaaaaï" qui entame le refrain de la chanson de Whitney Houston, je lève mes yeux vers le ciel et accessoirement, tourne ma tête vers la droite.
Et là je remarque ma voisine d'embouteillage, une trentenaire comme moi, dont les lèvres bougent à l'unisson des miennes au son de "wiiiiill alwèèèèèèèèèèèys love youuuuuuu houuuuu-ouuuuuuuuu-aaaaaaaaaaaï will alwèèèèèèèèèèèèys (etc etc)".

Nos regards se sont croisés, on a éclaté de rire, et on a continué à massacrer singer cette brave Whitney, chacune dans sa voiture, jusqu'à ce que le feu vert soit enfin pour nous. Je parierais qu'elle aussi avait été voir Bodyguard au cinéma.

En tout cas ce matin-là, malgré les tracas du trajet, Dame Patate avait la banane pour commencer à bosser.

- page 2 de 4 -