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lundi 12 avril 2010

Le fil dentaire: un mal nécessaire?

On peut dire que je l'ai bien procrastiné, ce billet.

Non paske souviens-toi l'été dernier (Ah ben tiens, pour une fois que je la sors celle-là, c'était vraiment l'été) lorsque je t'avais raconté comment j'avais appris à plus de trente ans à me brosser les dents * virgule, respire * je m'étais z'également t'engagée à te narrer par le menu ma troublante aventure avec le fils d'Antoine le fil dentaire.
Or, si votre tubercule préféré tient toujours parole - et c'est désormais un fait avéré - ce qu'il ne tient pas toujours, ce sont les délais. Raison pour laquelle, tu l'auras peut-être noté, ces derniers sont rarement précisés dans les promesses formulées. Patate, mais pas trop !

M'enfin nous y voilà: mon aventure avec le fils d'Henry * comique de répétition * le fil dentaire.

D'abord pourquoi lui ?
Tout simplement parce que j'avais (et ai toujours, c'est coriace ces saletés) une gingivite accompagnée d'une giga-tonne de caries que je finis à peine de faire soigner * paye ta couronne * et que le brossage des dents, même une fois qu'on a appris à bien l'effectuer "ça ne suffit pas, Madame Pataaaaaaate" a dit le dentiste.
Bicoz la diabolique plaque dentaire dont la seule mission sur Terre est d'enrichir l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire, ne se cache pas juste là entre la dent et la gencive (Hu hu, tu l'as reconnu ?), elle se tapit également dans tous les espaces entre tes dents, y compris des interstices trop petits pour qu'on y passe un coup de brosse.
Damned !

C'est ici que je rencontre le fils d'Anselme * rires en boîte * le fil dentaire.

Il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud la menthe à l'eau, mon fil dentaiiiire. Il était un peu violent aussi, le saligaud, et je partais tous les matins au boulot avec le goût métallique de mon sang dans la bouche. Satanée gingivite, cruel fils d'Antigone * applause * fil dentaire, chienne de vie et tutti quanti.
Je l'aimais bien cependant, j'eusse pu me faire à ses rudes manières en rêvant à des lendemains rieurs et au sourire colgate qu'il me faisait miroiter, mais très tôt, voici qu'il dévoila des tendances sado-maso impossibles à tolérer. Un peu de bondage gentillet de ci de là, ok, mais se retrouver ficelée comme un gigot ? Plus jamais !!


C'est vrai quoi, regardez ce que tous les jours j'endurais...

fil-dentaire-nul.jpg


Je n'ai jamais réussi à me servir de ce foutu fil sans manquer me gangrener les doigts...
Du coup j'ai vendu un rein pour investir dans une brosse à dent électrique de luxe avec 3 mouvements, 2 vitesses et 1 jet d'eau surpuissant pour décoller la plaque entre les dents que si tu remplis les 600 mL de réservoir avec des grains, elle te pousse la banane et moud le café !

Un de ces quatre je vous en causerai, je le promets...

vendredi 09 avril 2010

Let's talk about sex, baby*

*(Fouille ouille ouille la référence de vieille !)

Plus précisément, let's talk about "sex but no baby" : on va causer contraception.

Plus précisément encore, ils vont causer contraception : les braves gens de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé qui, accessoirement, sponsorisent ce billet à concurrence de peanuts centimes d'euro par clic sur leur vidéo, donc t'es gentil lecteur de mon coeur, tu l'ouuuuvres, ta gueule la vidéo !

Et puis tant qu'à faire, tu la regardes, parce qu'elle est plutôt marrante.
(Sinon je ne t'en aurais pas causé, tu penses bien que je ne suis pas vénale à ce point, et que c'est pas quelques cents qui paieront les croquettes de ma minette !) (Minette qui s'en fout royalement, elle ronque en rond sur la couette)

Seulement il se trouve que la campagne d'information de l'INPES m'intéresse parce qu'elle est destinée aux jeunes... Oué non t'as raison, c'est pas crédible (C'est les Salt'n'Pepa qui t'ont mis la puce à l'oreille hein? Avoue que sans ça tu y aurais cru)...

Leur campagne m'intéresse parce qu'elle est axée sur cette criante injustice qui transcende malheureusement les générations : la contraception, c'est toujours nous les filles qu'on se la tape en plus du mec. Toujours !
L'homme qui participe spontanément tous les mois à l'achat de ta plaquette de pilule non remboursée, ou celui qui te tient la main quand gentil-gygy t'explose la foufoune pour poser ton stérilet, si ce n'est pas une légende urbaine...

Noooon, passés les premiers temps où faut faire gaffe paske-quand-même-y-a-le-sida-alors-capote, elle retombe toujours sur des épaules féminines, la contraception : financièrement, physiquement ou moralement (En même temps, je ne sais pas si j'abandonnerais volontiers à un autre la responsabilité de la non-occupation de mon utérus, mais ceci est un autre débat, dit-elle en prenant son petit comprimé marqué "jeudi" alors qu'elle n'a même pas de mec dans sa vie).
N'empêche que même si les conséquences d'un rapport non protégé concernent la femme au premier chef, c'est et ça devrait toujours être une affaire de couple, de décider - ou pas, en l'occurrence - d'avoir un bébé.

Alors pour une fois qu'on tente d'éduquer les djeun's en incluant les garçons comme co-acteurs de la stratégie anti-baby, je dis bravo !


Ci-dessous, je vous mets mes 2 préférées :




Potato-Scriptum : oui je sais, j'avais promis des trucs sur Twitter, je n'ai pas oublié. Ce sera pour demain ;-)


vendredi 19 février 2010

Patate regarde son nombril

... et elle a un peu envie de pleurer.

bourrelets.jpg
(Z'avez du bol que je ne sois pas douée pour la macro, sinon c'est "peau d'orange" que j'aurais intitulé la photo) (Là elle s'appelle juste gentiment "bourrelets")

Ceci pour répondre à celles et ceux qui jettent un coup d'oeil à mes mollets de criquet lorsque je m'aventure à les bloguer, et qui se disent "pffff tu parles elle est toute mince la Patate et elle ose se plaindre? Elle se fout de nous, ouais!" ... Ben non. Je suis affligée de mollets rachitiques, c'est tout.

Mais là j'en peux plus de mes bourrelets.
Non seulement mes jupes et pantalons coincent aux hanches et ont du mal à se fermer, mais en plus je me sens mal, engoncée, la respiration limite coupée dès que je me penche un peu ou que je m'asseois. Impression d'avoir une montagne localisée au niveau de l'estomac, suivie d'une vallée où le nombril disparaît, puis d'un abominable pneu surgonflé.
Je te parle de la cellulite qui me pourrit les pluches jusque sur les bras?
Non hein, vaut mieux pas. T'as raison, moi aussi ça me file un peu la nausée.

Mon BMI a beau osciller dans les valeurs hautes de la "normalité" (24 actuellement), je me sens mal, et à partir de 25 on entre dans le "surpoids", je vous signale. Cette blog note nombriliste a donc un 2ème objectif: me mo-ti-ver.

Me motiver à attaquer le régime dont je vous avais déjà causé.
Oué parce que depuis janvier, on ne peut pas dire que j'aie attaqué grand chose, à part quelques cours de yoga de ci de là, et une montagne de crêpes au Nutella pour Mardi Gras. Reprenez en choeur avec moi: ça suffit comme ça, Pataaaaaaate!

Me voici donc dans les starting blocks, mais avant l'épreuve, passage obligé à la pesée et aux mensurations:

Poids = 68 kgs 800 (Soit presque 9 de trop!!)
BMI = 24 (Objectif: se rapprocher de 21)

Tour de cuissot = 58 cm (Mous, flasques et celluliteux, les centimètres)
Tour de hanches = 104 cm (Au secours, je commence à coincer dans le 42!)
Tour de taille = 86 cm (Tu m'étonnes que j'aie l'allure d'un tonneau)
Tour de poitrine ... Oué non, ça va, on va s'arrêter là.
D'ailleurs, si je pouvais fondre de partout sauf des boobs, ça m'arrangerait bien. Non? C'est pas possible? C'est même de là qu'on maigrit en premier? Damned!

Ce week-end je fais les courses, je profite de mon dernier resto, d'un dernier petit apéro, et puis lundi, c'est partiiiiii

A vous de me dire comment vous voulez être informés des progrès...



samedi 16 janvier 2010

Patat'à la pointe de l'actualité

gastro-2010.gif
Glamour toujours:
je vous laisse imaginer où j'ai passé 80% de mes journées (Et autant de mes nuits!) depuis vendredi ... Ok je voulais perdre un peu de poids, mais pas comme ça!!

Les gens, j'ai un scoop:
Dieu est un patatophile ... au sens de l'humour diaboliquement pervers.
(Heureusement qu'Il a créé le wifi pour bloguer en direct des toilettes)
(Même que j'ai tweeté tous les épisodes de ma gastro... z'êtes contents hein, les gens qui se sont abonnés?)

* Smecta powaaaaaa *


Potato-pensée
oO(Si ça se trouve, l'autre jour un Haïtien s'était plaint sur son blog que Port-au-Prince ça ne bougeait pas assez, comme ville ...) (Mais ouaaaaais c'est une sale blague, moi aussi j'ai la gorge nouée devant ma télé, keske vous croyez?)


jeudi 30 juillet 2009

32 ans, 32 dents

brosse___dents_2.jpgEnfin heuu ... De z'ans, bientôt 33 * frisson d'horreur *
Et de dents, plutôt 28, rapport à une sagesse précoce que je n'ai pas pu assumer.
(Mais avouez que comme titre de blog-note, "32 ans, 32 dents", ça en jette!) (Alleeeeeeez)

Tu l'as deviné ami lecteur, ravi que tu es de cette succession de passionnants billets, aujourd'hui Dame Patate te fait visiter l'intérieur du dedans de sa bouche. Rassure-toi (Et range ton masque à gaz), malgré cette heure matinale, il fleure bon la menthe car il est déjà brossé. Et pas n'importe comment!
C'est qu'à la faveur d'un rendez-vous chez le dentiste, j'ai eu la surprise d'apprendre que malgré mon âge vénérable et les nombreuses visites du "camion des dents" à l'école primaire, je ne me les brossais pas correctement. Sur le tubercule, la Patate!!

Au passage, merci à l'ami qui se reconnaîtra, de m'avoir poussée à prendre ce rendez-vous maintes fois repoussé. Il faut dire que "Va chez le dentiste maintenant! Pataaaaate, si tu ne veux pas bientôt pleurer des milliers d'euros", c'est une sacrée motivation.
Et ce n'est pas une figure de rhétorique, il raque vraiment des milliers d'euros (Et pour pleurer, il pleure, parce que la Sécu sur ce coup-là, c'est plutôt "Pan! Dans le cul tes dents!")
Oh ça va hein, que celui qui n'a jamais laissé passer dix ans deux ans entre les visites me jette le premier tube de dentifrice!!


Bref, j'ai appris à me brosser les dents.

J'avais pourtant bien retenu la leçon, une brosse tous les 3 mois et on n'oublie pas les dents du fond, mais il faut avouer que j'expédiais ça plutôt façon lave-pont: frotte frotte frotte, mousse, mousse, mousse, 3 minutes chrono à grands mouvements du poignet. Et bien non, Pataaaate, ce n'est pas comme ça qu'on fait.
Parce que dans ta bouche, tapie dans l'ombre et les recoins sombres, il y a l'abominable homme des neiges plaque dentaire. Et la plaque, c'est le mal! C'est rien qu'un tas de bactéries qui se logent ici, entre la dent et la gencive (10 points à celui qui reconnaît ses classiques!), pour la carier - la dent - et la faire saigner - la gencive - en te filant une haleine de fennec au passage.
Et ce ne sont pas tes violents coups de brosse qui lui font peur, Patate.
Quand tu arrives, la plaque, elle se planque, limite elle profite de ton dentifrice pour s'offrir une soirée mousse, puis elle ricane en continuant dans l'ombre son travail de sape. Résultat: au hasard d'un détartrage, tu t'entends dire que tu as 5 dents cariées et que ta gencive s'est rétractée; 32 ans, bientôt plus de dents ...

Et comment donc, correctement se brosser Martine ??
(Poursuite de notre grand jeu de l'été: 10 point ici sont à gagner)

Il faut d'abord incliner la brosse à 45° par rapport aux dents, de façon à ce que les poils rentrent un tout petit peu sous la gencive. Ca saigne Patate? C'est normal, tu as une gin-gi-vi-te: une inflammation de la gencive. Vas-y doucement mais persévère, logiquement dans 6 mois, ça ne saignera plus (Ouaaah, quel espoir!).
On incline donc, puis on fait de tout petits mouvements circulaires, à peine que la brosse bouge, bien comme il faut une dent après l'autre, une face après l'autre, histoire de déloger la plaque.

C'est pô drôle, je saigne à qui mieux mieux, mon dentifrice ne mousse presque plus, j'attrape des crampes au coude, mais je suis super motivée par la peur de perdre mes dents avant 40 ans (Rien que l'idée d'un implant ou d'une greffe de gencives à l'hôpital, ça suffit!). J'envisage même d'investir dans une brosse électrique, il paraît que c'est parfait pour les flemmards ça fait pile ce mouvement.

On verra bien si dans 6 mois, ma bouche va vraiment mieux en dedans, je te tiendrai au courant.
En attendant ami lecteur, au prochain épisode, l'émouvante rencontre de Dame Patate et du fil dentaire, délicate love story dans ce feuilleton passionnant.

Et si tu as un trou dans ton emploi du temps,
Prends donc rendez-vous chez le docteur des dents!

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