On peut dire que je l'ai bien procrastiné, ce billet.
Non paske souviens-toi l'été dernier (Ah ben tiens, pour une fois que je la sors celle-là, c'était vraiment l'été) lorsque je t'avais raconté comment j'avais appris à plus de trente ans à me brosser les dents * virgule, respire * je m'étais z'également t'engagée à te narrer par le menu ma troublante aventure avec le fils d'Antoine le fil dentaire.
Or, si votre tubercule préféré tient toujours parole - et c'est désormais un fait avéré - ce qu'il ne tient pas toujours, ce sont les délais. Raison pour laquelle, tu l'auras peut-être noté, ces derniers sont rarement précisés dans les promesses formulées. Patate, mais pas trop !
M'enfin nous y voilà: mon aventure avec le fils d'Henry * comique de répétition * le fil dentaire.
D'abord pourquoi lui ?
Tout simplement parce que j'avais (et ai toujours, c'est coriace ces saletés) une gingivite accompagnée d'une giga-tonne de caries que je finis à peine de faire soigner * paye ta couronne * et que le brossage des dents, même une fois qu'on a appris à bien l'effectuer "ça ne suffit pas, Madame Pataaaaaaate" a dit le dentiste.
Bicoz la diabolique plaque dentaire dont la seule mission sur Terre est d'enrichir l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire, ne se cache pas juste là entre la dent et la gencive (Hu hu, tu l'as reconnu ?), elle se tapit également dans tous les espaces entre tes dents, y compris des interstices trop petits pour qu'on y passe un coup de brosse.
Damned !
C'est ici que je rencontre le fils d'Anselme * rires en boîte * le fil dentaire.
Il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud la menthe à l'eau, mon fil dentaiiiire. Il était un peu violent aussi, le saligaud, et je partais tous les matins au boulot avec le goût métallique de mon sang dans la bouche. Satanée gingivite, cruel fils d'Antigone * applause * fil dentaire, chienne de vie et tutti quanti.
Je l'aimais bien cependant, j'eusse pu me faire à ses rudes manières en rêvant à des lendemains rieurs et au sourire colgate qu'il me faisait miroiter, mais très tôt, voici qu'il dévoila des tendances sado-maso impossibles à tolérer. Un peu de bondage gentillet de ci de là, ok, mais se retrouver ficelée comme un gigot ? Plus jamais !!
C'est vrai quoi, regardez ce que tous les jours j'endurais...
Je n'ai jamais réussi à me servir de ce foutu fil sans manquer me gangrener les doigts...
Du coup j'ai vendu un rein pour investir dans une brosse à dent électrique de luxe avec 3 mouvements, 2 vitesses et 1 jet d'eau surpuissant pour décoller la plaque entre les dents que si tu remplis les 600 mL de réservoir avec des grains, elle te pousse la banane et moud le café !
Un de ces quatre je vous en causerai, je le promets...



Enfin heuu ... De z'ans, bientôt 33 * frisson d'horreur *

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