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Les nerfs à fleur de 'pluches

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lundi 04 janvier 2016

C'est lundi (12)


Lecteur de mon coeur,

Si tu as eu VACHEMENT de mal à te remettre au turbin
En ce lundi matin, sache que tu as tout mon soutien !


Work-sucks.jpg
(Toi aussi, rejoins le comité de soutien des patatophiles qui préféreraient rester couchés tous les matins mais particulièrement en ce lundi 4 janvier après un week-end prolongé) (Voire une ou deux semaines de congés pour les plus chanceux)


mercredi 16 décembre 2015

J'ai perdu la musique

A 20 ans, la première chose que je faisais en rentrant chez moi le soir, c'était d'allumer ma mini-chaîne HiFi.
J'avais un Benno entier de CDs (Je les ai d'ailleurs toujours, même si je n'ai plus ouvert un boîtier depuis longtemps), j'avais des cassettes audio, j'écoutais la radio, je dansais devant le meuble sur lequel la chaîne était posée, je chantais en faisant la vaisselle...

A 30 ans, j'avais déjà perdu l'habitude de mettre de la musique en rentrant.
Parce que depuis déjà 4 ans, nous vivions à deux et que Patat'effacée ne voulait pas déranger. Et que j'avais un peu honte, aussi - ON m'avait fait un peu honte, jour après jour, petite remarque après petite remarque - de mes goûts musicaux. Pardon Jean-Jacques de n'avoir pas su t'assumer à l'époque.
Oh je vivais en musique, il ne faut pas croire, mais pas souvent la mienne. Ce n'était d'ailleurs plus jamais moi qui allumais l'ensemble HiFi, appareils qui de toute façon ne m'appartenaient pas et que j'étais priée de ne pas toucher, parce que les réglages étaient sensibles, Pataaaaate. Ma musique vivait encore, dans la Patate-mobile où j'avais transféré pas mal de CDs, où j'écoutais la radio, où je chantais à tue-tête...

Ensuite j'ai été dépressive. Longtemps.
Et puis j'ai été mieux, mais c'était trop tard : j'avais oublié comment on faisait, pour vivre en musique. Note que j'avais déjà eu du mal à rebrancher tous les appareils.

Oh bien sûr désormais j'ai un smartphone plein de mp3, que j'écoute en allant au boulot ou en courant, mais dans le Patat'home c'est le néant. Le silence radio. A peine (OK : beaucoup) troublé par les disputes des voisins du dessous ou la télé de celui d'à-côté.
De la couche de poussière sur l'ampli, les enceintes et le lecteur CD, on peut déduire que je ne suis pas une fée du logis (Ah oui, aussi) j'ai totalement perdu l'habitude de les faire fonctionner.
Parfois je me dis que c'est une simple question de logistique; que si mon ampli et mon lecteur CD n'étaient pas à ras du sol sous la télé (Que la terre est basse !) tandis que le Benno avec les CDs est planqué derrière le canapé et les télécommandes en vrac entre les coussins, il me serait plus facile de retrouver le réflexe.

Mais la vérité, c'est qu'entre mes 20 ans et mes 30-et-quelque ans, j'ai perdu la musique. Et je ne l'ai toujours pas retrouvée.


jeudi 10 décembre 2015

La der des der

Carte-annif-et-chat.jpg2015 sera la dernière année où j'aurai "fêté" (Avec guillemets car en réalité je ne fête que dalle) (Je m'enferme dans le Patat'home et je me couvre de cendres en sanglotant à la mort) une unité de la trentaine. J'ai 39 ans pour encore quelques mois...
Le tout dernier rempart avant ce que je vis comme le cap fatidique où tu enterres définitivement ta jeunesse et la moitié de ta vie.

Ci-contre la carte d'une copine qui me connaît bien et qui sait à quel point ça me fait ch... de vieillir.
===>
Je pense que je vais l'adopter. La carte, pas la copine (Quoi que). J'aime bien l'idée de fêter les "trente et quelques" plutôt que cette der des der qui m'angoisse parce que derrière, je sais que je change de dizaine.
(Et oui bien sûr, "40 is the new 30" et je suis "encore si jeune" et j'ai "la vie devant moi" et bla bla blaaaaaa) (Épargnez-moi les conseils, je sais tout cela et aucune bonne intention ne changera mon ressenti perso)

Je pense commencer à mentir et dire que j'ai "trente et quelques" ad vitam aeternam, si on me demande mon âge. Après tout, il n'est écrit nulle part que le "et quelques" ne peut pas être égal à 10 ou 15 ou 20...

Sur ce je vous laisse, je vais aller me couvrir de cendres "en douceur les cheveux blancs" (10 points au patatophile qui me retrouve cette référence publicitaire) et me tartiner de crémasses repulpantes et raffermissantes en essayant de ne pas penser à toutes ces années perdues qui ne reviendront plus.


mardi 17 novembre 2015

Patat'a peur

En janvier je n'avais pas blogué.
Impression de ne pas avoir toutes les clés pour comprendre. Pas su trouver les mots. Et puis trop de conneries choses avaient été écrites et le moment était passé. Ce soir je ne dis pas que c'est mieux, mais au fil de cette abominable année, j'ai épuisé mes capacités à angoisser en silence. Faut que ça sorte. Ce soir j'ai trop peur.

Depuis vendredi soir, je suis sous le choc.
Comme beaucoup de monde j'imagine. Enfin, je n'imagine pas, je le vois partout sur les réseaux sociaux. Depuis vendredi soir, nous sommes sous le choc.

Perso j'ai les larmes qui perlent aux yeux à chaque fois que quelqu'un me demande "Ça va toi ? T'avais personne là-bas ?". Et j'ai de la chance, non, je n'avais personne "là-bas", là où même avec du coeur et du courage, plus de 130 personnes ont perdu la vie. Mon coeur se serre et se brise à la pensée de ceux qui y étaient, là-bas, ou qui y ont laissé quelqu'un.
Je croise des gens avec les larmes aux yeux comme moi, et j'ai envie de les serrer dans mes bras. Et je le fais, d'ailleurs. De parfaits inconnus, qui chialent à l'unisson. Parce que ça fait du bien, une dose d'amour et de compassion quand on est face à l'horreur.

Je ne regarde pas la télé. Hé, tsé quoi ? Ça n'empêche pas d'être informé.
Ça aide en revanche à filtrer (un peu) toute la merde haineuse et vengeresse qui n'aura même pas attendu que les corps soient froids et que les familles aient fini de retrouver leurs morts, ne parlons même pas de les pleurer, pour commencer à se répandre sans vergogne sur mon drapeau tricolore et à s'infiltrer dans les silences de ma Marseillaise.
Pourtant il est beau mon drapeau, il me parle de solidarité, de liberté, d'égalité et de fraternité. Je n'adhère pas forcément au côté sanguinaire de notre hymne national, mais comme tous les hymnes, il est aussi un chant d'union et j'ai les poils quand je l'entends vibrer dans des centaines de gorges nouées d'avoir trop pleuré.

Peur-02.jpg
(A partir de là je t'invite à cliquer sur les liens, il y a de l'amour et des neurones dedans)

Sur Twitter, elle est belle ma TL. Elle me parle de compassion pour les victimes et leurs proches, d'entraide entre simples humains, d'admiration pour nos services de secours, de centres de don du sang saturés, d'envie de vivre et d'encore plus en profiter.
Elle me parle aussi de gens que l'émotion n'empêche pas de réfléchir et qui s'expriment tellement mieux que moi pour parler d'espoir et de douceur dans ce monde de brutes, ou démonter certaines conneries bien trop relayées. Je vois cet élan, je retweete tous ces gens et je te le donne en mille... j'ai envie de pleurer.

J'ai les poils, et j'ai les larmes.
Et depuis vendredi, j'ai la peur au ventre, aussi.

Peur-01.jpg

Parce qu'il n'aura pas fallu longtemps pour que nos dirigeants prennent à la lettre le côté vengeur et sanguinaire de la Marseillaise et prennent le chemin de l'union, certes, mais dans la violence et son escalade.
Moi c'est ça qui me fait peur : pas tellement les terroristes, mais les politiques et leur pensée étroite et guerrière. Parce que les terroristes, ils peuvent me tuer, certes (Je vais te dire, y a des matins j'en ai tellement assez de vivre dans ce monde de merde, à la limite...). Mais nos dirigeants, ils peuvent me condamner à vivre dans un monde peu à peu privé de liberté. Ironie suprême pour la France, quand même...

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Pourtant, on en prend le chemin...

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Dans l'urgence. Sans tirer de leçons du passé ou des conneries des autres (Coucou les Ricains ! Bisous le Patriot Act !). Sans se poser de questions. Sans nous poser de questions.

Peur-05.jpg

Et j'ai peur, vraiment, j'ai la trouille au ventre de me réveiller un de ces quatre matins dans un monde en guerre, parce qu'ils l'auront décidé.
Parce qu'envoyer des bombes sur la gueule d'autres péquins, et ensuite déplorer sobrement les "dommages collatéraux" (Traduction : des gens innocents comme toi et moi) - mais vous comprenez, on était obligés, c'est eux qui ont commencé - c'est tellement plus simple que de rechercher les causes du mal (Rhooo t'imagines, et si on avait contribué à créer les monstres ? Nooon chuut, tais-toi, cache moi ça, on va lancer des représailles et de l'espionnage de masse, plutôt) (Ils sont tellement cons les Français, ils applaudiront des deux mains) (Remets-leur un petit coup de Marseillaise pour les aider à avaler).
La guerre c'est plus spectaculaire, ça fait plus d'audience sur BFMtévé et plus de points dans les sondages pour 2017. Comme je l'ai lu tellement mieux exprimé ici : je ne suis pas d'accord !

Mais n'empêche qu'elle est toute petite ma voix. Surtout étranglée par la peur comme elle l'est.


NdT : je n'ai pas repris tous les tweets et les liens que j'ai contribué à relayer, sinon t'étais bon pour une tendinite à force de scroller (Hein que je prends soin de toi, lecteur de mon coeur ?) mais je t'invite à faire un tour sur ma TL si tu veux creuser le sujet.


jeudi 12 novembre 2015

#JeudiConfession (26)

Grosse-Patate.jpgPour tous ceux qui me demandaient si la course à pied ça faisait maigrir...

Je crois qu'il est clair que NON.
Définitivement, NON.


Pas quand on bouffe n'importe quoi et qu'on contrôle à peine ses crises de boulimie. La course à pied réussit tout juste à m'empêcher de TROP grossir.


Bon, maintenant c'est pas tout ça : je me mets au régime, ou j'achète un nouveau jean ?


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