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Les nerfs à fleur de 'pluches

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dimanche 04 décembre 2016

Pataterie pas prévue

Avent-2016-J4.jpgPour ma Pataterie de l'Avent n°4, j'avais prévu de te parler de ça ===>

Le rooibos de Nowel, de son petit nom "Numéro 25", que je connaissais déjà car c'est une des valeurs sûres de fin d'année du Palais des Thés depuis pas mal de temps, et que tu me connais: j'adore les pisse-mémé de saison.

Je ne sais pas trop ce que je t'aurais raconté à part ça, seulement voilà... 2016 sera décidément une année pourrie jusqu'au trognon de pomme, mon cher Isaac car aujourd'hui, Gotlib est mort.
Et j'ai envie de me rouler en boule sous mon plaid et de pleurer.

Gotlib.gif
Après Cabu, c'est encore un petit bout de mon enfance qui s'en va.

Nul doute que je ne suis pas la seule à avoir appris à lire dans les Pilote (Mâtin, quel journal !) de la génération précédente, à m'être initiée au jeu de mots foireux au fil des Rubriques à Brac et des Dingodossiers (Je me souviens encore de cet immense kif au moment de comprendre les remontrances à Herbert Dogne, gentil cancre au nom si bien choisi), ni à avoir ricané bêtement devant les bites géantes que Gotlib savait si bien semer dans ses planches, entre deux moments d'intense poésie.

Je ne sais plus trop ce que j'avais prévu de bloguer ce soir, mais je sais ce que je vais faire là tout de suite: ressortir mes albums de BD (Quasiment les seuls que je possède, d'ailleurs, moi qui ne suis pas tellement branchée "histoires dessinées") et pleurer un bon coup sur cette grande plume qui s'en va.


mardi 22 mars 2016

Patate ne comprend pas

Il semblerait que je fasse des découvertes à chaque catastrophe.
(Pas que ce monde est fou et que l'humain est pourri, non, ça je le savais déjà)

En novembre 2015 je découvrais un groupe de rock.
En mars 2016, je découvre Megan, qui ne comprend pas grand chose, mais surtout... pas le 22 mars. Un peu comme nous tous, je suppose.

(NdT : faut s'accrocher pour la comprendre, elle a un "léger" accent)

Et je lui dis merci, à Megan, parce qu'elle a sauvé une soirée où je ne pensais pas être capable de rire.

Comment rire alors qu'on a envie de vomir ?
Alors qu'encore une fois, trop d'innocents sont morts fauchés par une bombe et trop de survivants vont perdre encore un peu de leur insouciance et de leur liberté ?
Alors que déjà - encore - la foule (aka "c'est con, une foule") gronde, la haine se déverse, et la peur va tuer le sens critique, sans même parler du sens commun ?

Je-suis.gif

Lutter contre la haine et la peur par l'amour et la gentillesse; il faut, certes.

Mais ici ce soir, j'avais plutôt envie de gerber/pleurer/me casser la voix (Et puis après, m'ouvrir les veines, paske quand même, Patrick Bruel...).
Alors merci pour ce moment (je m'ouvre les veines avec un éclat de CD ou une page de bouquin ?) à tous ceux qui ont fait tourner cette vidéo sur les réseaux sociaux jusqu'à ce qu'elle arrive dans mon salon. Merci Megan de m'avoir fait rire ce soir, et ramenée dans le droit chemin.

Tour-Eiffel-belge.jpg
(Source ?)

Love.
Compassion.
Random acts of kindness.


dimanche 14 février 2016

C'est la Sans Valentin (7)

Que je "fête" pour la ... tadaaaam... 9ème année consécutive.
(Je rappelle que l'an dernier, on a dit que pour la 10ème les patatophiles se cotisaient pour m'offrir mon poids en chocolats)
(Note comme je suis sympa, ça vous ruinera moins que d'essayer de l'atteindre avec des roses rouges)

Dans la vraie vie, je continue de faire genre "j'en ai rien à péter".
Je fais la bravache, je conchie cette fête commerciale à souhait (Mais je profite quand même des promos pour m'enfiler mon poids en chocolat), et je peste sur ces petits couples proprets qui, comme par hasard "ne la fêtent jamais paske c'est commercial tu vouaaaas, tout le monde s'en fout en vrai, et puis nous on s'aime toute l'année et pas juste le 14 février"... Hypocrites ! Si c'est un commerce c'est bien qu'il y a des clients, non ? (T'façon moi aussi je vous hais toute l'année) (Allez mourir étouffés par votre poids en chocolat !).

Cependant, dans le secret de mon coeur, au plus profond de mon fort intérieur (NdT : oui, c'est fait exprès, oui, je sais comment ça s'écrit en vrai), je le dissimule bien mais je suis malheureuse.
Parce que la fête des amoureux c'est nul et commercial et on s'en balance... quand on est amoureux. C'est d'autant plus facile quand on fait partie de la masse de ceux qui sont dans les clous, de dire à quel point on les méprise, ces clous. Et de donner de "bons conseils" aux autres, sans jamais faire preuve de la moindre empathie (Tout en étant persuadé du contraire, sinon c'est pas drôle).

coeur-et-mains.jpgQuand on n'y est pas, dans les clous, cette journée, même artificielle et commerciale, reste un doigt cruel pressé là où ça fait mal.

Là où ça fait manque.

Ce n'est plus très douloureux, ça passe vite, mais le pincement au coeur, il est bien là.
(Oui, un coeur, c'est ça ===>)

Parce que figurez-vous que non, ce n'est pas comme ça que je l'imaginais, ma vie.

A lutter toute seule tous les jours, à fêter bientôt mes 40 balais dont presque une décennie de solitude, à constater que quelles qu'en soient les raisons (Et note que c'est pas parce qu'on est seule qu'on va sauter sur n'importe qui), mon coeur n'a plus battu pour personne depuis tellement longtemps qu'il a sans doute oublié comment on fait.

Ce qui me fichait la trouille il y a quelques années est désormais une réalité : je suis devenue une vieille fille desséchée.
Je ne sais plus aimer.


[Oué non mais z'avez le droit d'être amoureux, les gens, vous pouvez même être heureux, je ne le prendrai pas perso ! Je vous souhaiterai même une bonne fête]



lundi 04 janvier 2016

C'est lundi (12)


Lecteur de mon coeur,

Si tu as eu VACHEMENT de mal à te remettre au turbin
En ce lundi matin, sache que tu as tout mon soutien !


Work-sucks.jpg
(Toi aussi, rejoins le comité de soutien des patatophiles qui préféreraient rester couchés tous les matins mais particulièrement en ce lundi 4 janvier après un week-end prolongé) (Voire une ou deux semaines de congés pour les plus chanceux)


mercredi 16 décembre 2015

J'ai perdu la musique

A 20 ans, la première chose que je faisais en rentrant chez moi le soir, c'était d'allumer ma mini-chaîne HiFi.
J'avais un Benno entier de CDs (Je les ai d'ailleurs toujours, même si je n'ai plus ouvert un boîtier depuis longtemps), j'avais des cassettes audio, j'écoutais la radio, je dansais devant le meuble sur lequel la chaîne était posée, je chantais en faisant la vaisselle...

A 30 ans, j'avais déjà perdu l'habitude de mettre de la musique en rentrant.
Parce que depuis déjà 4 ans, nous vivions à deux et que Patat'effacée ne voulait pas déranger. Et que j'avais un peu honte, aussi - ON m'avait fait un peu honte, jour après jour, petite remarque après petite remarque - de mes goûts musicaux. Pardon Jean-Jacques de n'avoir pas su t'assumer à l'époque.
Oh je vivais en musique, il ne faut pas croire, mais pas souvent la mienne. Ce n'était d'ailleurs plus jamais moi qui allumais l'ensemble HiFi, appareils qui de toute façon ne m'appartenaient pas et que j'étais priée de ne pas toucher, parce que les réglages étaient sensibles, Pataaaaate. Ma musique vivait encore, dans la Patate-mobile où j'avais transféré pas mal de CDs, où j'écoutais la radio, où je chantais à tue-tête...

Ensuite j'ai été dépressive. Longtemps.
Et puis j'ai été mieux, mais c'était trop tard : j'avais oublié comment on faisait, pour vivre en musique. Note que j'avais déjà eu du mal à rebrancher tous les appareils.

Oh bien sûr désormais j'ai un smartphone plein de mp3, que j'écoute en allant au boulot ou en courant, mais dans le Patat'home c'est le néant. Le silence radio. A peine (OK : beaucoup) troublé par les disputes des voisins du dessous ou la télé de celui d'à-côté.
De la couche de poussière sur l'ampli, les enceintes et le lecteur CD, on peut déduire que je ne suis pas une fée du logis (Ah oui, aussi) j'ai totalement perdu l'habitude de les faire fonctionner.
Parfois je me dis que c'est une simple question de logistique; que si mon ampli et mon lecteur CD n'étaient pas à ras du sol sous la télé (Que la terre est basse !) tandis que le Benno avec les CDs est planqué derrière le canapé et les télécommandes en vrac entre les coussins, il me serait plus facile de retrouver le réflexe.

Mais la vérité, c'est qu'entre mes 20 ans et mes 30-et-quelque ans, j'ai perdu la musique. Et je ne l'ai toujours pas retrouvée.


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