(Meuuuh non, pas le Club Med', rhooo)
(Comment voudriez-vous que j'y sois allée ? Je suis privée de vacances, z'avez oublié ?)
Peut-être parce que j'étais une petite Patate un peu solitaire (Le genre qu'on invitait toujours en dernier aux goûters d'anniversaire) je ne saurais trop dire pourquoi, j'ai toujours été fascinée par les bandes de copains, ces "clubs" un peu fermés où seuls des z'êtres z'exceptionnels avaient le droit d'entrer.
Inutile alors d'expliquer comment gamine, j'étais aux anges d'appartenir non pas à un, mais à deux clubs super-sélects.
Bon ok, pas si sélects que ça, vu que n'importe qui pouvait s'y inscrire moyennant abonnement, mais j'adorais recevoir du courrier avec mon nom dessus, que même Maman n'ouvrait pas, et des cadeaux spéciaux rien que pour moi et les milliers d'autres mômes inscrits le jour de mon anniversaire.
Encore aujourd'hui, je garde cet émerveillement d'enfant quand Yves Rocher m'envoie une petite carte pas du tout intéressée et des compliments pas du tout préformatés pour mon anniv' ou ma fête. (Car oui, même décédé, il m'écrit encore, monsieur Rocher) (Moi j'dis, ce Yves, il est troooop fort !!)
Tout a commencé avec mon inscription au Mickey Club du Livre.
(Que je prononçais comme une patate d'une traite et sans respirer... "Mamaaaan, Maman regaaaaaarde, Mikékleubduliiiivre m'a écriiiit !!")
J'adorais ces envois réguliers de beaux ouvrages rassemblant des histoires de Disney, de contes illustrés par les personnages de dessins animés, et de si belles images que je passais des heures à décalquer en tirant la langue.
J'ai appris à lire dans ces petits bouquins, qui - j'espère, sinon y aura des morts! - doivent encore traîner quelque part dans le grenier familial, et je garde un tendre souvenir de ces jeunes années où petite Patate privilégiée, j'avais l'honneur d'ouvrir moi-même la boîte aux lettres pour recevoir ces paquets que je prenais grand soin de déballer sur la table de la cuisine avec tout le cérémonial exigé par l'importance du colis. J'en pétais de fierté,oui !
Et puis un jour je suis devenue trop grande pour ces histoires ("Pfff c'est nuuuul le Mickey c'est pour les bébééééés"), j'ai quitté le club de la célèbre souris pour le strass et les paillettes, pour la glamouritude (Ben non ça n'existe pas, et alors ?) d'un cercle nettement plus feïsheun et branché : petite Patate Greluche a rejoint le Club des Amies de Barbie.
Mon Dieu qu'il avait fallu supplier pour s'inscrire !
A l'époque je m'en souviens, c'était 45 francs l'abonnement, une grande partie de mon argent de poche y passait, que je remettais gravement à Maman pendant qu'elle rédigeait le chèque pour moi, parce que Barbie cette radasse n'acceptait pas les pièces, et que le banquier ce s*laud me refusait l'ouverture de compte pour une sombre histoire d'âge légal que je n'atteindrais pas avant 8 ou 10 ans. Pffff !
Mais quel bonheur de recevoir des lettres de ma copine Bécassine Barbie dans leurs jolies enveloppes pastel, d'arborer fièrement le collier aux petits coeurs roses et blancs décorés du B emblématique (Pas étonnant après, qu'un double C sur le fermoir d'un sac à main suffise aujourd'hui à me mettre en transe !), de collectionner les tampons encreurs - toujours en forme de coeur avec un B dedans, c'était assez récurrent dans le monde barbiesque - les post-its rose pâle, les stylos flashy, les livres de jeux (Les mots fléchés de Barbie, mais oui mais oui !) et autres menus cadeaux dont certains sont encore exposés dans ma chambre de jeune fille; je pense notamment à cette boîte à bijoux (Je vous laisse deviner en forme de quoi) ou à ce petit cadre photo si kitsch (Toujours désespérément rose et en forme de). Même pas honte!
Je n'avais peut-être pas 12.000 poupées pour jouer (Une seule, vous vous rendez compte?! Et un seul Ken pour aller avec, enfant maltraitée que j'étais !), malgré mes menaçantes suppliantes missives au Père Noël, je n'ai jamais reçu le cabriolet de Barbie, ni l'avion de Barbie immortalisé depuis par Florence Foresti, ni le cheval de Barbie, ni même Milord le chien de Barbie (Et pourtant, combien de litres de bave enfantine sont restés sur les vitrines qui exposaient ce majestueux animal !), mais môa mâdâme, parmi des milliers d'autres j'appartenais au club pas très fermé des amies de Barbie. Quand je l'ai quitté, Barbie n'en a rien eu à carrer a failli se suicider !!
Note Patatesque : à l'époque l'éducation était quand même pas mal machiste, j'ai eu beau pleurer tant et plus, je n'ai jamais eu le droit de m'inscrire au Club des Maîtres de l'Univers, c'était réservé aux garçons, pffff.
Dites-moi les papas-mamans, ça existe toujours le Mickey Club du Livre et le Club des Amies de Barbie?
Ils sont inscrits où vos rejetons?
(Les fidèles auront sans doute reconnu une blog-note de février 2007, ne m'en veuillez pas, c'était ça ou continuer de procrastiner)
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