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Il était une Petite Patate

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lundi 17 octobre 2016

Pourrie par la pub

Ce soir, alors que je parlais à Miss PotatoCat, j'ai subitement réalisé que j'étais une crazy cat lady que cela faisait des années, si pas des décennies, que je n'avais plus réussi à dire ou même à penser "mon petit coeur" sans y accoler "de Belin".
Et d'entendre dans ma tête la voix du mec qui te donne les conseils de dégustation, cela va de soi.

"Bonsoir mon petit coeur de Beliiiiiin (à grignoter tendrement), t'as passé une bonne journée ? Je t'ai manquéééééééé ?"

Fille de pub un jour, fille de pub toujours.
Je pense que j'aurai oublié mon propre nom avant d'oublier d'associer "petit coeur" et "de Belin". J'ai peur qu'un jour le pourquoi du "de Belin" se perde dans les brumes du temps, et que l'on s'arrache les cheveux à tenter de comprendre ce qu'elle raconte la vieille gâteuse. Kestudis mamie ? Coeurdebelin ? C'est un genre de tomate, c'est ça ?

Mais à la réflexion, ce n'est pas mon seul réflexe conditionné. Je suis pourrie par les slogans publicitaires qui ont bercé ma jeunesse. Certains je me contente de les penser très fort, d'autres je les retiens parfois in extremis sur le bout de ma langue, mais ils sont toujours là, en filigrane de mes conversations. Tu parles d'un lavage de cerveau !

Heureusement.
Il y a Findus. Fiiiiinduuuuuuus.

Je fais ce que je veux.
A-vec-mes-che-veux.

De l'énergie.
Pour penser et se dépenser.

La Hollande.
L'autre pays du fromage.

Seb.
C'est bien.
(On a tous ce pauvre pote nommé Sébastien à qui TOUT LE MONDE l'a faite TOUTE SA VIE, non ?)

Il faudrait être fou.
Pour dépenser plus.

Bon, la dernière j'avoue, ça ne fuse que si mon interlocuteur parle un français suffisamment châtié pour faire la liaison bien comme il faut. Et ce sont en général le contexte ou le genre d'interlocuteur avec lesquels il faut justement retenir la fusée, hé hé hé.

Mais comment tu veux que je reste sérieuse quand malgré ce bel effort, je l'ai non seulement pensé, mais je finis avec une voix dans ma tête qui chante "145 francs, prix ma-xi-muuuuuum" ?


mardi 11 octobre 2016

Les maths me manquent

Bonjour, je m'appelle Patate...
Bonjour Pataaaaaaate !
...Et vous allez tous penser que je suis une grande masochiste.

Tout a commencé l'an dernier * Procrastino-Potato powaaaaaaaa * lorsque j'ai passé les environs du Nouvel An 2015 sur mon canaprout (jusque là, normal), lovée sous un plaid avec Miss PotatoCat (là aussi, rien que du très habituel), à regarder des vidéos... de mathématiques.

Si tu t'en souviens bien, je l'avais même twitté.
Hashtag PersonneFolle.

Mic-Maths.jpg
J'ai ainsi découvert la chaîne YouTube de Mickaël Launay, alias MicMaths, à laquelle je me suis illico abonnée, dans un grand élan de nostalgie.

Ouais paske tu ne le sais peut-être pas mais à l'école, sans être un génie, Petite Patate adorait les maths. Même que parfois, la Patat'adulte qu'elle est devenue se dit qu'au lieu de se (laisser) convaincre que c'était un truc pour les génies (ou les garçons), elle aurait pu en faire quelque chose de vraiment bien. Et que quand c'est expliqué comme ça, les maths, c'est vraiment sympa.

Bref, je suis abonnée à MicMaths.
Et je t'invite à en faire autant si tu as envie de te faire un trip down Memory Lane, ou de te réconcilier avec une bête noire remontant à ta scolarité. Exemple : le théorème de Pythagore.

L'histoire aurait pu s'arrêter là si je n'avais pas un jour mis le nez dans les devoirs de mon petit-neveu-plus-si-petit pour me rendre compte que * horreur, malheur et stupéfaction * je n'étais plus foutue de poser une division à 2 ou 3 chiffres. Enfin la poser, si : je savais encore dessiner une potence, quand même. Mais la résoudre...
Vachement gênant quand tout le reste de la famille t'a vendue à cet enfant comme la fortiche en maths qui allait lui faire expédier les devoirs en trois coups de cuillère à potkémon pour retourner se coller à sa DS.
Heureusement, c'est pour se tirer de situations embarrassantes comme celle-là qu'on a inventé les méchants gros z'yeux et les "c'est plutôt à toi de m'expliquer comment on fait, sinon comment je sais que tu as compris ton cours, mmmmh ?" bien narquois.

C'est aussi pour ça qu'on a inventé Google.
Bref, je suis tombée sur une 2ème chaîne YouTube pour masos qui s'appelle Maths et Tiques et sur laquelle Yvan Monka te refait toute la scolarité secondaire de la 6ème à la terminale comme peut-être jamais ton prof de maths n'a su te l'expliquer à l'époque, occupé qu'il était à dompter 30+ gamins qui n'en avaient rien à cirer. C'est gé-nial.

Accessoirement, c'est aussi un très bon outil si tu t'intéresses un peu aux devoirs de tes enfants mais que tu commences à être bien largué(e) quand il s'agit de les aider/surveiller.

Ci-dessous en cadeau, la division euclidienne.
Et le reste. * rires *



mardi 01 septembre 2015

C'est la rentrée

Welcome-September.jpgJe pourrais vous mentir et vous dire que quand Patate était petite, elle a-do-rait la rentrée, vous broder un roman sur comment c'était trop bien l'enfance, mais en fait... C'était plutôt mitigé.

Ce que Petite Patate aimait, c'était :

...Faire les courses pour la rentrée (Maman Patate, bizarrement, beaucoup moins).
J'adorais gambader dans les linéaires remplis de fournitures scolaires, contempler les classeurs et cahiers sagement alignés ou les rayonnages de crayons de couleur, passer des plombes à comparer les stylos pour finir par choisir toujours les mêmes : les bics Reynolds, les fluos Stabylo et le long effaceur-réécriveur bleu et blanc à petits capuchons à chaque extrémité.
Une année entre autres car nous n'étions pas riches je prenais grand soin de mes affaires, le choix du cartable et/ou de la trousse me remplissait de joie. Quant à la sélection du cahier de textes, puis plus tard de l'agenda, c'est un plaisir que je continue d'expérimenter chaque année malgré mon âge désormais canonique.

...Recouvrir ses livres et ses cahiers.
Dès que j'ai été capable de le faire moi-même, j'ai adoré débarrasser ma mère de cette corvée, qui pour moi n'en était pas une. Je m'éclatais à couper, plier et scotcher le papier transparent, centrer l'étiquette parfaitement et y écrire mon nom et ma nouvelle classe en tirant la langue comme une bonne petite Patat'appliquée.
Le plus grand kiff de toute ma scolarité ? Quelque part en primaire, j'avais reçu des étiquettes Sarah Kay et j'en ai collé absolument PARTOUT.

...Préparer son cartable en vue du grand jour.
Sans doute un signe précoce de la control freak / petite fille modèle que j'étais appelée à devenir, je n'aimais rien tant qu'aligner proprement toutes les fournitures pour le jour J dans mon cartable tout neuf ou tout nettoyé/brossé/lustré. Il était prêt DES JOURS à l'avance, et tous les soirs je le contemplais avec le sentiment d'avoir mis toutes les chances de mon côté.


Rituel pré-rentrée qui me permettait surtout d'apaiser l'anxiété.

Car ce que Petite Patate dé-tes-tait dans la rentrée, c'était le grand saut dans l'inconnu.
La trouille de ne pas être dans la même classe que ses copines (Puissance mille à l'entrée au collège, puissance douze mille lors de l'arrivée au lycée), l'angoisse de devoir se faire à de nouveaux profs (Et s'ils allaient me détester ?), de nouvelles matières (Et si je n'allais pas y arriver ?), de nouveaux décors (Et si je n'allais jamais m'y retrouver ?), de nouveaux élèves (Et s'ils allaient tous me détester ?).
Même au primaire, alors que je vivais dans un petit bled paumé où il y avait tellement peu d'enfants en âge d'être scolarisés qu'on doublait systématiquement les niveaux (CE1-CE2, CM1-CM2) et que tu t'en doutes, on passait 5 ans dans les mêmes 3 salles, la même cour de récré, entourés des mêmes maîtresses et des mêmes camarades, à cette époque déjà j'étais pétrie d'inquiétude et de maux de ventre les quelques jours précédent la rentrée. Quant à la nuit d'avant, c'est tout juste si j'arrivais à fermer l'oeil.

Cette année, j'ai retrouvé un peu de la petite Patat'anxieuse que j'étais dans mon amour de petit neveu (Qui ne l'est plus tant que ça, vu qu'il entre au collège), qui s'inquiétait déjà cet été de comment il allait trouver la cantine pour manger le midi ou s'il allait réussir à se faire des copains, et qui m'expliquait ce week-end au téléphone que "quand même Tata Patata, la rentrée j'aimerai mieux quand ça sera passé, parce que j'ai un peu peur de ne pas y arriver".

Pauvre petit chou.
S'il savait que l'angoisse ne fait que commencer...


vendredi 18 octobre 2013

Je n'ai pas le Prince Charmant, mais j'ai la grenouille

Tu comprends que dalle ?
Ca va viendre attends, c'est normal. ;-)

Rewind.
L'autre jour, armée d'un post-it carré, alors que je travaillais tentais péniblement de me souvenir comment on fait les cocottes en papier ("Fastooooche ouais, on en faisait plein quand on était gamins !" ... c'est aussi ce que je me disais, avant de gâcher un demi-bloc de papier et de bien m'y énerver !) (Pendant ma pause déjeûner, oui rhooo, ça vaaaa !) , j'ai eu l'idée de jouer les Gogoles moi aussi, pour une fois.

Dis-moi, Gougueule mon ami, comment on fait les bébés les cocottes en papier ?

Gougueule est merveilleux, il m'a évidemment répondu en moins de temps qu'il n'en faut pour cliquer sur "valider"; même s'il se plante environ un site sur deux rapport au fait que les gens appellent trop souvent "cocotte en papier" la bête "salière" et pas du tout le pliage qui RESSEMBLE à un gallinacé (Je vous jure, #LesGens).
Et d'aventure en aventure, de train en train, de port en port, clic en clic, j'ai découvert que je connaissais le répertoire de Serge Lama par coeur tout un univers de vidéos sur l'art de l'origami.
Non mais comment n'avais-je encore jamais eu l'idée de les chercher ?!

Ci-dessous, lecteur (et surtout -trice) de mon coeur, devant tes z'yeux z'ébahis, parce que c'est vendredi et que tu vaux bien mieux qu'une bête cocotte en papier, je t'offre une grenouille à embrasser.
On ne sait jamais hein, des fois qu'elle se transformerait en Prince Charmant (Quoique, vu la matière première, tu te retrouverais plutôt avec un géant de papier) (Mea culpa si tu te mets à chanter, mais c'est 100% fait exprès).
Et puis si ça ne marche pas, tu peux toujours t'amuser à la faire sauter sur le bureau pour épater les collègues enfants.


Je connais certain petit neveu qui va a-do-rer ma prochaine visite. :-D
(Si avec ça je ne gagne pas des points pour être nommée Tata Patata la plus cool du monde entier de l'univers...)

vendredi 09 août 2013

1987

J'eusse préféré 1984, afin de faire un clin d'oeil à Orwell ou à Murakami - surtout que je suis présentement plongée dans le livre II de 1Q84 - mais non, le sort en a décidé autrement : ce sera mille neuf cent quatre-vingt-sept.

Minute Potato-Prof : * chausse ses lorgnons *
Rappelons que "mille" est invariable, que "cent" prend un S uniquement s'il est multiplié ET en fin de nombre, que "quatre-vingts" prend un tiret, et que le "vingt" ne garde son S que s'il n'est suivi par rien.

1987, donc.
C'est le nombre de mes "commentaires indésirables" actuellement en attente d'une vérification manuelle et ô combien fastidieuse, pour éviter que l'un de vos précieux (Et de plus en plus rares, sniff !) (Ça marche tu crois, l'apitoiement ?) commentaires ne passe à la trappe par accident. C'est rare, mais ça arrive, en particulier pour les adresses IP estampillées "US".
Ceci sans compter les nombreux spams qui passent à travers les mailles du filet et que je dois z'également t'éliminer (Trop de liaison tue la liaison, non ?) à la mano et à la sueur de mon clavier.
Plaignez-moi, non mais plaignez-moi !

1987 c'est également...
L'année de mes 11 ans. Je rentre en 6ème, c'est le grand chambardement : l'emploi du temps affiché sur le frigo, le cahier de textes à dompter, le cartable à préparer tous les soirs avant de se coucher; tout est mystérieux, tout est nouveau.
Première "liste de fournitures scolaires" de 3 pages et première course effrénée dans les rayons du supermarché, à la recherche du crayon à papier HB et des feuilles Canson de CE grammage précis exigées par la - tarée, on le découvrira plus tard dans l'année - prof de dessin, terrorisées (Maman Patate tout autant que sa Patate de fille) à l'idée que tout mon avenir soit gâché si je n'ai pas le cahier 21x27 à petits carreaux ET marge à droite réclamé par le prof de maths en sus du compas de compétition et du rapporteur-et-ta-soeur, ou le classeur 4 trous / 12 intercalaires nécessaire au cours d'histoire-géo.

1987 c'est aussi...
Joe le taxi qui va pas partout et qui marche pas au soda. Je mettrai des années avant de comprendre que non, il n'y a aucun rapport entre un saxophone jaune et le plan des rues de la ville de Paris.
A peu près le même nombre d'années que pour décider de qui je préfère entre Vanessa Paradis et Elsa, ou pour comprendre les paroles de La isla bonita et de La bamba. Ils étaient cools, les numéro 1 du Top 50 en 87 (Bon ok, je passe sous silence Francis Lalanne et Licence IV, tu permets, j'ai une réputation à préserver je ne peux pas avouer que j'ai encore le 45 tours de Viens boire un p'tit coup à la maison qui traîne quelque part dans la maison familiale, tu comprends).

1987 c'est du nouveau dans ma télé...
D'abord une Petite Patate scotchée tous les samedis après-midi (Ou était-ce le dimanche ? Je ne sais plus) devant le petit écran, à baver d'admiration devant les prouesses scientifico-démerdardes et la belle gueule de Richard Dean Anderson : Mac Gyver a débarqué sur A2 en janvier.
Ensuite, la toute première - et malheureusement pas la dernière - campagne nationale d'information sur ce nouveau virus qui fait tant de ravages. Comme beaucoup de ma génération, on m'aura parlé SIDA avant même que j'aie eu l'occasion ou même l'envie d'embrasser "pour de vrai" un garçon.
Enfin, la kitschissime mais tellement mignonne publicité pour le Trèfle parfumé !, sans oublier Aldo Maccione qui se fait mater par les mômes abraCarambar.
Et au cinéma ? La sortie de Dirty Dancing, même si je ne le verrai que 2 ans plus tard, en cassette vidéo avec des copines aussi gloussantes et rougissantes que moi (Et sans avoir encore embrassé de garçon !)

1987 c'est ... une blog-note 100% improvisée !


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