Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Il était une Petite Patate

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 30 décembre 2016

Petit jeu macabre de fin d'année [rediff]

Une petite rediff' de cette blog-note de 2012-année-de-la-louze, tout d'abord paske chuis chez moi ch'fais keske j'veux après les 24 Patateries de l'Avent j'ai le neurone en grève, et surtout parce qu'en termes de décès inopinés, 2016 s'est imposée comme la championne des années DE MERDE.

Allant jusqu'à redéfinir l'ironie en faisant clamser George Michael, idole de mon adolescence * sanglot *, le type qui, j'y pensais encore il y a quelques jours, a chanté l'inoubliable "Last Christmas I gave you my heart"... à 53 ans déjà c'est vache. * sanglot, sniff, morve * Mais à Noël. A priori d'une CRISE CARDIAQUE.
C'est carrément se foutre de la gueule du monde !

GRR-Martin-Twitter.jpgComme on l'a beaucoup dit au cours des douze mois écoulés...

Je ne sais pas qui a eu l'idée de confier à George R. R. Martin le soin de scénariser cette année, mais IL VA FALLOIR SE CALMER, là !

(Il utilise Twitter sinon, hein)

Pour 2017 je propose de mettre Barbara Cartland aux manettes, ça nous changera.



Et sinon, la blog-note originale, c'était celle-là...
(J'ai juste actualisé 2-3 trucs en passant)


Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, les gens, mais dans la Potato-family, quand on se retrouve réunis en fin d'année, on joue.
Beaucoup.
A la belote ou au tarot (Ça c'est avec les oncles et les tantes) (Autrefois il y avait les grands-pères aussi... * soupir *), au rami avec les mamies (Quand elles pouvaient encore participer sans s'endormir au milieu d'une partie ou se faire grimper la tension... * soupir *), au Uno ou au Cluedo avec neveux et jeunes cousins. Bref, on s'éclate bien.

Mais il y a aussi Nathaliiiiie, dam di dou dam un petit jeu macabre qui nous occupe en général entre la poire et le fromage, quand les petits ont depuis longtemps supplié pour sortir de taaaaaable (Par un accord tacite, les plus jeunes gagnent le droit de jouer en entrant au collège) (Autant te dire qu'on ne redouble pas beaucoup en primaire, dans la Potato-family) : le kicéki-est-décédé-cette-année.

C'est pas compliqué, il suffit de lister toutes les célébrités qui ont cassé leur pipe au cours de l'année écoulée. (Hein qu'on sait s'amuser ?!)
Fastoche pour celles et ceux qui ont eu le bon goût de défunter en fin d'année (Paix à ton âme Alan Thicke, je ne regarderai plus How I met your mother sans un pincement au coeur et une pensée pour la petite Patate qui ne manquait pas un épisode de Quoi de neuf, Docteur), mais qui se souvient encore que Michel Galabru était passé de l'autre côté en janvier ? (Personne tu parles, il est mort entre Michel Delpech et David Bowie, c'est pas bon pour la postérité, ça)

En général, ça se termine en grandes empoignades pour savoir si oui ou non Machintruc est bien décédé cette année (Tonton : "Mais non, je te dis qu'il est mort l'an dernier !" ...Mamie : "N'importe quoi, je m'en souviens quand même, j'avais rendez-vous chez l'ophtalmogue/le cardiologue cette semaine-là ! C'est quand il m'a dit que j'avais ma cataracte qui me faisait monter la tension du cholestérol" ... Kévin-le-cousin : "C'est qui ce mec, d'abord-heu ?"), en réminiscences sur la carrière d'acteurs ou de chansonniers inconnus au bataillon des plus jeunes, et en paris de mauvais goût sur qui y passera l'année d'après.

Par le passé, certains ont quitté la table fâchés, suite à un désaccord sur la date de décès de telle ou telle célébrité (Oui parce que Carlos d'abord, il est mort en quelle année ?) (Sans tricher !), voire après en avoir enterré quelques unes vivantes (Car non, Charly Oleg n'est pas mort !) (Kévin-le-cousin : "Mais "je suis Charlie" alors, c'est pour qui ?!").

Cela se réglait alors quelques semaines plus tard, par une coupure de journal envoyée par La Poste, barrée d'un "je te l'avais bien dit !" rageur en guise de voeux de bonne année (Oui, parce qu'en plus, dans la Potato-family, on ne jette RIEN ! Même pas les vieux journaux).
Heureusement, il y a Findus désormais les smartphones et la 3G, pour éviter que d'aucuns se fassent la gueule pour la nouvelle année. En particulier le moche mais très complet "JeSuisMort.com" qui réconcilie tout le monde avant qu'arrive le café.


(Et c'est en 2008 que Carlos est décédé)
(Ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame)

mercredi 21 décembre 2016

Grincheuse de fin d'année... Ou pas (fin)

Or donc, les Patateries de l'Avent passées, je t'avions expliqué que certes, j'étais devenue un Grinch, mais que quand même, je n'étais pas 100% grincheuse en décembre et qu'il y avait même des tas de trucs que j'aimais bien à l'approche des fêtes de fin d'année.

Il est maintenant temps pour moi de te l'avouer: ce que je PRÉFÈRE en décembre, ce sont les chants de Noël qui envahissent l'air en même temps que les odeurs de vin chaud et de marrons grillés. Je suis culcul-la-praline, j'assume, j'aime TOUT.

Les chants traditionnels fleurant bon le santon et la messe de minuit (Oui, toute mécréante que je sois, il m'arrive de fredonner "ilénéledivinenfant" en marchant le soir dans le froid, toute seule comme une débile, parce que les vitrines sont décorées de boules et de guirlandes et qu'il y a de belles lumières tendues entre les immeubles), les chansons anglo-saxonnes (Deck the hall with bows of holly, fa la la la la la la la laaaaa) ou les kitscheries de Tino Rossi et de Claude François que Maman Patate nous mettait sur le tourne-disque pendant qu'on décorait le sapin.

Cloco-Noel.gifCar peu de gens s'en souviennent mais dans les années 70, suivant la tradition américaine de "l'album de Nowel" bien consumériste mais délicieusement kitsch, Claude François a sorti quelques chansons à base de grelots, de cloches, d'anges de nos campagnes et d'enfants dodus aux joues roses pleins de bons sentiments...

Sur une étagère de la maison familiale, dans la chambre de Petite Patate, il y a encore ce 45 tours ===>

Un "livre-disque" comme on en sortait à l'époque pour les enfants, avec une jolie pochette et de mignonnes illustrations pour accompagner les paroles.
(Aaaaah Le Ménestrel et ses 45 tours de "rondes enfantines" !).

Et si tu veux t'offrir un trip down memory lane, ou te faire saigner les tympans, tu peux cliquer (A tes risques et périls)...



Mais ce que je préfère PAR DESSUS TOUT, encore plus que l'indémodable tube de Wham (Laaaaast Christmas, I gave you my heaaaart, but the very next day, you gave it awaaaaaay), ce sont les chants de saison jazzy de crooners comme Frank Sinatra, Harry Connick Jr ou plus récemment de Michael Bublé.
Ambiance Love Actually et Quand Harry Rencontre Sally, tu vois...

Les White Christmas tout doux, les Jingle Bells qui swinguent, les Winter Wonderland qui groovent et autres Let it snow, let it snow, let it snow qui sentent le feu de cheminée, les rires et le chocolat chaud au retour d'une après-midi de luge ou de rando dans la neige. J'adooOOOoore !
YouTube regorge de playlists de Noël qui peuvent pendant des heures faire saigner les oreilles de tes collègues de bureau (Patate Pourrite Powaaaaa) mettre de la joie dans ton coeur et de la chaleur dans ton intérieur.

S'il n'était pas tellement matraqué sur la toile depuis un mois, je te dirais que j'aime aussi le désormais classique All I want for Xmas is you, mais franchement je n'en peux plus de cette "vidéo virale" où Mariah Carey se la joue diva dans une voiture avec le gratin pop du moment qui lui sert la soupe pendant qu'elle nous colle ses seins siliconés dans le nez.

A la place, regarde ce que je t'ai trouvé...


N'est-ce pas choupinet ?
Un délicieux mélange de plantes et d'arôôômes (Tiens, je l'avais oublié, ce réflexe conditionné) d'esprit de noël et de Tim Burton, mâtiné d'un zeste de pop. Ça sonne un peu comme les Jackson Five et ça se laisse gentiment écouter en sirotant un thé.

(Comme par exemple ma surprise de l'Avent n°21 : le Saint James O.P., un thé noir du Sri Lanka, qui laisse un bien agréable arrière-goût de miel dans la bouche. Si on m'avait dit que les thés non aromatisés pouvaient avoir de tels arômes, je m'y serais mise plus tôt !)


lundi 17 octobre 2016

Pourrie par la pub

Ce soir, alors que je parlais à Miss PotatoCat, j'ai subitement réalisé que j'étais une crazy cat lady que cela faisait des années, si pas des décennies, que je n'avais plus réussi à dire ou même à penser "mon petit coeur" sans y accoler "de Belin".
Et d'entendre dans ma tête la voix du mec qui te donne les conseils de dégustation, cela va de soi.

"Bonsoir mon petit coeur de Beliiiiiin (à grignoter tendrement), t'as passé une bonne journée ? Je t'ai manquéééééééé ?"

Fille de pub un jour, fille de pub toujours.
Je pense que j'aurai oublié mon propre nom avant d'oublier d'associer "petit coeur" et "de Belin". J'ai peur qu'un jour le pourquoi du "de Belin" se perde dans les brumes du temps, et que l'on s'arrache les cheveux à tenter de comprendre ce qu'elle raconte la vieille gâteuse. Kestudis mamie ? Coeurdebelin ? C'est un genre de tomate, c'est ça ?

Mais à la réflexion, ce n'est pas mon seul réflexe conditionné. Je suis pourrie par les slogans publicitaires qui ont bercé ma jeunesse. Certains je me contente de les penser très fort, d'autres je les retiens parfois in extremis sur le bout de ma langue, mais ils sont toujours là, en filigrane de mes conversations. Tu parles d'un lavage de cerveau !

Heureusement.
Il y a Findus. Fiiiiinduuuuuuus.

Je fais ce que je veux.
A-vec-mes-che-veux.

De l'énergie.
Pour penser et se dépenser.

La Hollande.
L'autre pays du fromage.

Seb.
C'est bien.
(On a tous ce pauvre pote nommé Sébastien à qui TOUT LE MONDE l'a faite TOUTE SA VIE, non ?)

Il faudrait être fou.
Pour dépenser plus.

Bon, la dernière j'avoue, ça ne fuse que si mon interlocuteur parle un français suffisamment châtié pour faire la liaison bien comme il faut. Et ce sont en général le contexte ou le genre d'interlocuteur avec lesquels il faut justement retenir la fusée, hé hé hé.

Mais comment tu veux que je reste sérieuse quand malgré ce bel effort, je l'ai non seulement pensé, mais je finis avec une voix dans ma tête qui chante "145 francs, prix ma-xi-muuuuuum" ?


mardi 11 octobre 2016

Les maths me manquent

Bonjour, je m'appelle Patate...
Bonjour Pataaaaaaate !
...Et vous allez tous penser que je suis une grande masochiste.

Tout a commencé l'an dernier * Procrastino-Potato powaaaaaaaa * lorsque j'ai passé les environs du Nouvel An 2015 sur mon canaprout (jusque là, normal), lovée sous un plaid avec Miss PotatoCat (là aussi, rien que du très habituel), à regarder des vidéos... de mathématiques.

Si tu t'en souviens bien, je l'avais même twitté.
Hashtag PersonneFolle.

Mic-Maths.jpg
J'ai ainsi découvert la chaîne YouTube de Mickaël Launay, alias MicMaths, à laquelle je me suis illico abonnée, dans un grand élan de nostalgie.

Ouais paske tu ne le sais peut-être pas mais à l'école, sans être un génie, Petite Patate adorait les maths. Même que parfois, la Patat'adulte qu'elle est devenue se dit qu'au lieu de se (laisser) convaincre que c'était un truc pour les génies (ou les garçons), elle aurait pu en faire quelque chose de vraiment bien. Et que quand c'est expliqué comme ça, les maths, c'est vraiment sympa.

Bref, je suis abonnée à MicMaths.
Et je t'invite à en faire autant si tu as envie de te faire un trip down Memory Lane, ou de te réconcilier avec une bête noire remontant à ta scolarité. Exemple : le théorème de Pythagore.

L'histoire aurait pu s'arrêter là si je n'avais pas un jour mis le nez dans les devoirs de mon petit-neveu-plus-si-petit pour me rendre compte que * horreur, malheur et stupéfaction * je n'étais plus foutue de poser une division à 2 ou 3 chiffres. Enfin la poser, si : je savais encore dessiner une potence, quand même. Mais la résoudre...
Vachement gênant quand tout le reste de la famille t'a vendue à cet enfant comme la fortiche en maths qui allait lui faire expédier les devoirs en trois coups de cuillère à potkémon pour retourner se coller à sa DS.
Heureusement, c'est pour se tirer de situations embarrassantes comme celle-là qu'on a inventé les méchants gros z'yeux et les "c'est plutôt à toi de m'expliquer comment on fait, sinon comment je sais que tu as compris ton cours, mmmmh ?" bien narquois.

C'est aussi pour ça qu'on a inventé Google.
Bref, je suis tombée sur une 2ème chaîne YouTube pour masos qui s'appelle Maths et Tiques et sur laquelle Yvan Monka te refait toute la scolarité secondaire de la 6ème à la terminale comme peut-être jamais ton prof de maths n'a su te l'expliquer à l'époque, occupé qu'il était à dompter 30+ gamins qui n'en avaient rien à cirer. C'est gé-nial.

Accessoirement, c'est aussi un très bon outil si tu t'intéresses un peu aux devoirs de tes enfants mais que tu commences à être bien largué(e) quand il s'agit de les aider/surveiller.

Ci-dessous en cadeau, la division euclidienne.
Et le reste. * rires *



mardi 01 septembre 2015

C'est la rentrée

Welcome-September.jpgJe pourrais vous mentir et vous dire que quand Patate était petite, elle a-do-rait la rentrée, vous broder un roman sur comment c'était trop bien l'enfance, mais en fait... C'était plutôt mitigé.

Ce que Petite Patate aimait, c'était :

...Faire les courses pour la rentrée (Maman Patate, bizarrement, beaucoup moins).
J'adorais gambader dans les linéaires remplis de fournitures scolaires, contempler les classeurs et cahiers sagement alignés ou les rayonnages de crayons de couleur, passer des plombes à comparer les stylos pour finir par choisir toujours les mêmes : les bics Reynolds, les fluos Stabylo et le long effaceur-réécriveur bleu et blanc à petits capuchons à chaque extrémité.
Une année entre autres car nous n'étions pas riches je prenais grand soin de mes affaires, le choix du cartable et/ou de la trousse me remplissait de joie. Quant à la sélection du cahier de textes, puis plus tard de l'agenda, c'est un plaisir que je continue d'expérimenter chaque année malgré mon âge désormais canonique.

...Recouvrir ses livres et ses cahiers.
Dès que j'ai été capable de le faire moi-même, j'ai adoré débarrasser ma mère de cette corvée, qui pour moi n'en était pas une. Je m'éclatais à couper, plier et scotcher le papier transparent, centrer l'étiquette parfaitement et y écrire mon nom et ma nouvelle classe en tirant la langue comme une bonne petite Patat'appliquée.
Le plus grand kiff de toute ma scolarité ? Quelque part en primaire, j'avais reçu des étiquettes Sarah Kay et j'en ai collé absolument PARTOUT.

...Préparer son cartable en vue du grand jour.
Sans doute un signe précoce de la control freak / petite fille modèle que j'étais appelée à devenir, je n'aimais rien tant qu'aligner proprement toutes les fournitures pour le jour J dans mon cartable tout neuf ou tout nettoyé/brossé/lustré. Il était prêt DES JOURS à l'avance, et tous les soirs je le contemplais avec le sentiment d'avoir mis toutes les chances de mon côté.


Rituel pré-rentrée qui me permettait surtout d'apaiser l'anxiété.

Car ce que Petite Patate dé-tes-tait dans la rentrée, c'était le grand saut dans l'inconnu.
La trouille de ne pas être dans la même classe que ses copines (Puissance mille à l'entrée au collège, puissance douze mille lors de l'arrivée au lycée), l'angoisse de devoir se faire à de nouveaux profs (Et s'ils allaient me détester ?), de nouvelles matières (Et si je n'allais pas y arriver ?), de nouveaux décors (Et si je n'allais jamais m'y retrouver ?), de nouveaux élèves (Et s'ils allaient tous me détester ?).
Même au primaire, alors que je vivais dans un petit bled paumé où il y avait tellement peu d'enfants en âge d'être scolarisés qu'on doublait systématiquement les niveaux (CE1-CE2, CM1-CM2) et que tu t'en doutes, on passait 5 ans dans les mêmes 3 salles, la même cour de récré, entourés des mêmes maîtresses et des mêmes camarades, à cette époque déjà j'étais pétrie d'inquiétude et de maux de ventre les quelques jours précédent la rentrée. Quant à la nuit d'avant, c'est tout juste si j'arrivais à fermer l'oeil.

Cette année, j'ai retrouvé un peu de la petite Patat'anxieuse que j'étais dans mon amour de petit neveu (Qui ne l'est plus tant que ça, vu qu'il entre au collège), qui s'inquiétait déjà cet été de comment il allait trouver la cantine pour manger le midi ou s'il allait réussir à se faire des copains, et qui m'expliquait ce week-end au téléphone que "quand même Tata Patata, la rentrée j'aimerai mieux quand ça sera passé, parce que j'ai un peu peur de ne pas y arriver".

Pauvre petit chou.
S'il savait que l'angoisse ne fait que commencer...


- page 1 de 4