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Il était une Petite Patate

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vendredi 18 octobre 2013

Je n'ai pas le Prince Charmant, mais j'ai la grenouille

Tu comprends que dalle ?
Ca va viendre attends, c'est normal. ;-)

Rewind.
L'autre jour, armée d'un post-it carré, alors que je travaillais tentais péniblement de me souvenir comment on fait les cocottes en papier ("Fastooooche ouais, on en faisait plein quand on était gamins !" ... c'est aussi ce que je me disais, avant de gâcher un demi-bloc de papier et de bien m'y énerver !) (Pendant ma pause déjeûner, oui rhooo, ça vaaaa !) , j'ai eu l'idée de jouer les Gogoles moi aussi, pour une fois.

Dis-moi, Gougueule mon ami, comment on fait les bébés les cocottes en papier ?

Gougueule est merveilleux, il m'a évidemment répondu en moins de temps qu'il n'en faut pour cliquer sur "valider"; même s'il se plante environ un site sur deux rapport au fait que les gens appellent trop souvent "cocotte en papier" la bête "salière" et pas du tout le pliage qui RESSEMBLE à un gallinacé (Je vous jure, #LesGens).
Et d'aventure en aventure, de train en train, de port en port, clic en clic, j'ai découvert que je connaissais le répertoire de Serge Lama par coeur tout un univers de vidéos sur l'art de l'origami.
Non mais comment n'avais-je encore jamais eu l'idée de les chercher ?!

Ci-dessous, lecteur (et surtout -trice) de mon coeur, devant tes z'yeux z'ébahis, parce que c'est vendredi et que tu vaux bien mieux qu'une bête cocotte en papier, je t'offre une grenouille à embrasser.
On ne sait jamais hein, des fois qu'elle se transformerait en Prince Charmant (Quoique, vu la matière première, tu te retrouverais plutôt avec un géant de papier) (Mea culpa si tu te mets à chanter, mais c'est 100% fait exprès).
Et puis si ça ne marche pas, tu peux toujours t'amuser à la faire sauter sur le bureau pour épater les collègues enfants.


Je connais certain petit neveu qui va a-do-rer ma prochaine visite. :-D
(Si avec ça je ne gagne pas des points pour être nommée Tata Patata la plus cool du monde entier de l'univers...)

vendredi 09 août 2013

1987

J'eusse préféré 1984, afin de faire un clin d'oeil à Orwell ou à Murakami - surtout que je suis présentement plongée dans le livre II de 1Q84 - mais non, le sort en a décidé autrement : ce sera mille neuf cent quatre-vingt-sept.

Minute Potato-Prof : * chausse ses lorgnons *
Rappelons que "mille" est invariable, que "cent" prend un S uniquement s'il est multiplié ET en fin de nombre, que "quatre-vingts" prend un tiret, et que le "vingt" ne garde son S que s'il n'est suivi par rien.

1987, donc.
C'est le nombre de mes "commentaires indésirables" actuellement en attente d'une vérification manuelle et ô combien fastidieuse, pour éviter que l'un de vos précieux (Et de plus en plus rares, sniff !) (Ça marche tu crois, l'apitoiement ?) commentaires ne passe à la trappe par accident. C'est rare, mais ça arrive, en particulier pour les adresses IP estampillées "US".
Ceci sans compter les nombreux spams qui passent à travers les mailles du filet et que je dois z'également t'éliminer (Trop de liaison tue la liaison, non ?) à la mano et à la sueur de mon clavier.
Plaignez-moi, non mais plaignez-moi !

1987 c'est également...
L'année de mes 11 ans. Je rentre en 6ème, c'est le grand chambardement : l'emploi du temps affiché sur le frigo, le cahier de textes à dompter, le cartable à préparer tous les soirs avant de se coucher; tout est mystérieux, tout est nouveau.
Première "liste de fournitures scolaires" de 3 pages et première course effrénée dans les rayons du supermarché, à la recherche du crayon à papier HB et des feuilles Canson de CE grammage précis exigées par la - tarée, on le découvrira plus tard dans l'année - prof de dessin, terrorisées (Maman Patate tout autant que sa Patate de fille) à l'idée que tout mon avenir soit gâché si je n'ai pas le cahier 21x27 à petits carreaux ET marge à droite réclamé par le prof de maths en sus du compas de compétition et du rapporteur-et-ta-soeur, ou le classeur 4 trous / 12 intercalaires nécessaire au cours d'histoire-géo.

1987 c'est aussi...
Joe le taxi qui va pas partout et qui marche pas au soda. Je mettrai des années avant de comprendre que non, il n'y a aucun rapport entre un saxophone jaune et le plan des rues de la ville de Paris.
A peu près le même nombre d'années que pour décider de qui je préfère entre Vanessa Paradis et Elsa, ou pour comprendre les paroles de La isla bonita et de La bamba. Ils étaient cools, les numéro 1 du Top 50 en 87 (Bon ok, je passe sous silence Francis Lalanne et Licence IV, tu permets, j'ai une réputation à préserver je ne peux pas avouer que j'ai encore le 45 tours de Viens boire un p'tit coup à la maison qui traîne quelque part dans la maison familiale, tu comprends).

1987 c'est du nouveau dans ma télé...
D'abord une Petite Patate scotchée tous les samedis après-midi (Ou était-ce le dimanche ? Je ne sais plus) devant le petit écran, à baver d'admiration devant les prouesses scientifico-démerdardes et la belle gueule de Richard Dean Anderson : Mac Gyver a débarqué sur A2 en janvier.
Ensuite, la toute première - et malheureusement pas la dernière - campagne nationale d'information sur ce nouveau virus qui fait tant de ravages. Comme beaucoup de ma génération, on m'aura parlé SIDA avant même que j'aie eu l'occasion ou même l'envie d'embrasser "pour de vrai" un garçon.
Enfin, la kitschissime mais tellement mignonne publicité pour le Trèfle parfumé !, sans oublier Aldo Maccione qui se fait mater par les mômes abraCarambar.
Et au cinéma ? La sortie de Dirty Dancing, même si je ne le verrai que 2 ans plus tard, en cassette vidéo avec des copines aussi gloussantes et rougissantes que moi (Et sans avoir encore embrassé de garçon !)

1987 c'est ... une blog-note 100% improvisée !


lundi 24 juin 2013

Les rescapées du temps passé

Il y a 20 ans de cela, alors que les dinosaures vivaient encore Patat'adolescente avait économisé son argent de poche pendant des mois pour s'offrir une mini-chaîne HiFi. Avec lecteurs CD, silvouplé !
(Mon petit neveu de même pas 10 ans, celui qui m'a un jour demandé comment c'était quand les dinosaures vivaient encore, p'tit con ! a reçu du Père Nowel une télé à écran plat pour sa chambre... Autre temps, autres moeurs...)

Cette petite merveille de modernité - qui me ferait sans doute bien ricaner aujourd'hui - disposait d'une platine double-cassette auto-reverse AVEC DOLBY "noise reduction"... Le top du top de la technologie, je vous dis ! Ce qui me permettait de "repiquer".
Car oui, lecteur de moins de 20 ans qui "rippe" des mp3 à tout va, dans les années 90 nous, on jardinait repiquait la musique qui nous plaisait mais qu'on n'avait pas les moyens de s'acheter : sur des cassettes vierges comme celles-ci...

Cassettes-audio.jpg
(J'étais déjà maniaque à 15 ans, je photocopiais les jaquettes de cassettes)
(Pour l'autre je n'avais pas pu, c'était un CD de la médiathèque : pas le bon format)

Je les ai retrouvées l'autre jour en débordélisant.

Il y a encore 6 ou 7 ans, je disposais dans la Patate-mobile du dernier survivant de mes lecteurs de cassettes, je les y aurais donc emmenées pour agrémenter mes trajets de quelques notes de nostalgie, mais aujourd'hui... Je n'ai PLUS RIEN qui permette de lire les cassettes. Ces petites chéries sont devenues des dinosaures de la technologie. * soupir *

La logique voudrait que je les balance sans aucun regret, mais je ne sais trop pourquoi, j'ai du mal à m'y résoudre. Elles m'encombrent pour rien, elles ne sont même pas assez jolies pour décorer, mais elles m'émeuvent étrangement; témoins d'un passé révolu qui dépasse largement le cadre de ma petite vie.
Un jour, comme ces anciens qui te racontent l'arrivée des premières télés, je pourrai dire "j'y étais, moi aussi je repiquais !"


dimanche 30 décembre 2012

Petit jeu macabre de fin d'année

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, les gens, mais dans la Potato-family, quand on se retrouve réunis en fin d'année, on joue.
Beaucoup.
A la belote ou au tarot (Ça c'est les oncles et les tantes) (Autrefois il y avait les grands-pères aussi... * soupir *), au rami avec les mamies, au Uno ou au Cluedo avec neveux et cousins. Bref, on s'éclate bien.

Mais il y a aussi Nathaliiiiie, dam di dou dam un petit jeu macabre qui nous occupe en général entre la poire et le fromage, quand les petits ont depuis longtemps supplié pour sortir de taaaaaable (Par un accord tacite, les plus jeunes gagnent le droit de jouer en entrant au collège) (Autant te dire qu'on ne redouble pas beaucoup en primaire, dans la Potato-family) : le kicéki-est-décédé-cette-année.

C'est pas compliqué, il suffit de lister toutes les célébrités qui ont cassé leur pipe au cours de l'année écoulée. (Hein qu'on sait s'amuser ?!)
Fastoche pour celles et ceux qui ont eu le bon goût de défunter en fin d'année (Paix à ton âme, JR Ewing), mais qui se souvient encore que Maguy Maaaaguy, voilà Maguyyyy était passée de l'autre côté en janvier ?

En général, ça se termine en grandes empoignades pour savoir si oui ou non Machintruc est bien décédé cette année (Tonton : "Mais non, je te dis qu'il est mort l'an dernier !" ...Mamie : "N'importe quoi, je m'en souviens quand même, j'avais rendez-vous chez l'ophtalmogue/le cardiologue cette semaine-là ! C'est quand il m'a dit que j'avais ma cataracte qui me faisait monter la tension du cholestérol" ... Kévin-le-cousin : "C'est qui ce mec, d'abord-heu ?"), en réminiscences sur la carrière d'acteurs ou de chansonniers inconnus au bataillon des plus jeunes (Et c'est là que tu te sens bien vieille, Patate, quand ton cousin Kévin te demande qui c'est cette Maguy qui, quand son coeur s'enflamme, te joue toute la gamme) (Cousin qui te regarde un peu effaré quand tu te mets à chanter le générique, avec sa mère et sa tante qui font les choeurs), et en paris de mauvais goût sur qui y passera l'année d'après.

Par le passé, certains ont quitté la table fâchés, suite à un désaccord sur la date de décès de telle ou telle célébrité (Oui parce que Carlos d'abord, il est mort en quelle année ?) (Sans tricher !), voire après en avoir enterré quelques unes vivantes (Car non, Charly Oleg n'est pas mort !) (Kévin-le-cousin : "Putain c'est qui ce Charlie ?!").

Cela se réglait alors quelques semaines plus tard, par une coupure de journal envoyée par La Poste, barrée d'un "je te l'avais bien dit !" rageur en guise de voeux de bonne année (Oui, parce qu'en plus, dans la Potato-family, on ne jette RIEN ! Même pas les vieux journaux).
Heureusement, il y a Findus désormais les smartphones et la 3G, pour éviter que d'aucuns se fassent la gueule pour la nouvelle année. En particulier le moche mais très complet "JeSuisMort.com" qui réconcilie tout le monde avant qu'arrive le café.


(Et c'est en 2008 que Carlos est décédé)
(Ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame)

mardi 06 mars 2012

Trotte, trotte, petit refrain

(Sur l'air de "tourne, tourne, petit moulin" que tout le monde avait bien entendu reconnu)

L'autre jour (Note au passage l'extrême précision de cette référence temporelle) (En réalité, je crois que c'était vers Noël : on atteint des sommets de procrastination là, non ?), alors que je jouais les Tata Patata avec le talent que l'on sait, j'ai eu droit à toute une série de questions existentielles et animalières de la part de mon petit neveu.
Qui n'est plus si petit, parce que maintenant il sait lire, écrire et compter tout comme un grand ! * fière fière fière *
Je suis d'ailleurs désormais à deux doigts de lui répondre "Google est ton ami" à chaque nouvelle question, parce que crotte quoi, s'il sait lire un Picsou Géant, il sait lire une page Wikipédia, non ?

Questions existentielles et animalières, disais-je donc, du style : "dis, Tataaaaa..." (Ça commence toujours comme ça, juste avant le mal de crâne, un peu comme une aura)

- "tu crois que c'est les mêmes vaches qui fabriquent le lait et la crème ?"
(10 points pour le patatophile qui me trouve cette référence)

- "qu'est-ce qui se passerait si elles mâchaient du chewing-gum, les vaches ?"
(Apparemment, la maîtresse trouve que les mômes ont l'air de ruminants en rentrant de la récré) (On ne peut pas la blâmer) (J'ai bien entendu répondu que peut-être les vaches auraient des bulles qui leur sortiraient du pis à la place du lait) (Tu m'étonnes que cet enfant préfère interroger une Patate plutôt qu'un Gogole !!)

- "les z'hérissons (Les Hé-rissons, mon chéri, les Hé-rissons) ... les z'hérissons (Les HHHHé-rissons, p'tit con !) quand ils sont bébés, ils naissent déjà avec des piquants ?"
(Pour le coup, J'AI demandé à Gogole, et je n'ai pas été fichue de trouver la réponse...) (Alors on a dit que non, parce qu'un bébé hérisson c'est mignon, ça ne voudrait pas griffer sa maman)

- "qu'est-ce que ça fait comme cri une fourmi ?"
(Ça croonde, mon amour. La fourmi croonde... J'ai fait un bide. Heureusement que vous êtes là pour apprécier mes jeux de mots nazes, les gens !)

- "et un crocrodile ?"
(Un cro-CO-dile, mon coeur. Ça crie "miam, c'est bon à manger les petits garçons !!") (Gros gros succès : , chatouilles, fou rire, "t'es bêteuuuuh Tataaaaa", câlin... Ça m'a un peu consolée que cet enfant n'ait pas hérité du gène de l'humour naze)

- "et un kangourou ?"
Et là, impossible de réfréner ce réflexe conditionné aussi vieux que six-fois-sept-quarante-deux, je me suis mise à chanter, devant le môme qui croyait vraiment qu'elle avait dévissé un boulon, sa Tata Patata :

Mais qu'est-ce que ça peut faire, comme bruit un kangourou ?
Ça peut pas faire cui-cui ça peut pas faire miaou.
Personne ne sait vraiment quel est le bruit qu'il fait.
Peut-être que finalement, le kangourou est muet !

Par. Coeur.
Si tu es aussi atteint(e) que comme moi, tu t'es mis(e) à chanter.
Et ce refrain va te trotter dans la tête touuuuute la journée (De rien, ça me fait plaisir d'imaginer la tronche de tes collègues devant la machine à café).

Si pas, je t'invite à écouter ce monument de la chanson française... Et au passage pour avoir une explication à ce mutisme marsupial.
Quant à la vraie réponse à cette question - non ce n'est pas 42, peut-être qu'on pourrait demander à Anne-So7 de nous éclairer ?

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