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Il était une Petite Patate

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mardi 01 septembre 2015

C'est la rentrée

Welcome-September.jpgJe pourrais vous mentir et vous dire que quand Patate était petite, elle a-do-rait la rentrée, vous broder un roman sur comment c'était trop bien l'enfance, mais en fait... C'était plutôt mitigé.

Ce que Petite Patate aimait, c'était :

...Faire les courses pour la rentrée (Maman Patate, bizarrement, beaucoup moins).
J'adorais gambader dans les linéaires remplis de fournitures scolaires, contempler les classeurs et cahiers sagement alignés ou les rayonnages de crayons de couleur, passer des plombes à comparer les stylos pour finir par choisir toujours les mêmes : les bics Reynolds, les fluos Stabylo et le long effaceur-réécriveur bleu et blanc à petits capuchons à chaque extrémité.
Une année entre autres car nous n'étions pas riches je prenais grand soin de mes affaires, le choix du cartable et/ou de la trousse me remplissait de joie. Quant à la sélection du cahier de textes, puis plus tard de l'agenda, c'est un plaisir que je continue d'expérimenter chaque année malgré mon âge désormais canonique.

...Recouvrir ses livres et ses cahiers.
Dès que j'ai été capable de le faire moi-même, j'ai adoré débarrasser ma mère de cette corvée, qui pour moi n'en était pas une. Je m'éclatais à couper, plier et scotcher le papier transparent, centrer l'étiquette parfaitement et y écrire mon nom et ma nouvelle classe en tirant la langue comme une bonne petite Patat'appliquée.
Le plus grand kiff de toute ma scolarité ? Quelque part en primaire, j'avais reçu des étiquettes Sarah Kay et j'en ai collé absolument PARTOUT.

...Préparer son cartable en vue du grand jour.
Sans doute un signe précoce de la control freak / petite fille modèle que j'étais appelée à devenir, je n'aimais rien tant qu'aligner proprement toutes les fournitures pour le jour J dans mon cartable tout neuf ou tout nettoyé/brossé/lustré. Il était prêt DES JOURS à l'avance, et tous les soirs je le contemplais avec le sentiment d'avoir mis toutes les chances de mon côté.


Rituel pré-rentrée qui me permettait surtout d'apaiser l'anxiété.

Car ce que Petite Patate dé-tes-tait dans la rentrée, c'était le grand saut dans l'inconnu.
La trouille de ne pas être dans la même classe que ses copines (Puissance mille à l'entrée au collège, puissance douze mille lors de l'arrivée au lycée), l'angoisse de devoir se faire à de nouveaux profs (Et s'ils allaient me détester ?), de nouvelles matières (Et si je n'allais pas y arriver ?), de nouveaux décors (Et si je n'allais jamais m'y retrouver ?).
Même au primaire, alors que je vivais dans un petit bled paumé où il y avait tellement peu d'enfants en âge d'être scolarisés qu'on doublait systématiquement les niveaux (CE1-CE2, CM1-CM2) et que tu t'en doutes, on passait 5 ans dans les mêmes 3 salles, la même cour de récré, entourés des mêmes maîtresses et des mêmes camarades, à cette époque déjà j'étais pétrie d'inquiétude et de maux de ventre les quelques jours précédent la rentrée. Quant à la nuit d'avant, c'est tout juste si j'arrivais à fermer l'oeil.

Cette année, j'ai retrouvé un peu de la petite Patat'anxieuse que j'étais dans mon amour de petit neveu (Qui ne l'est plus tant que ça, vu qu'il entre au collège), qui s'inquiétait déjà cet été de comment il allait trouver la cantine pour manger le midi ou s'il allait réussir à se faire des copains, et qui m'expliquait ce week-end au téléphone que "quand même Tata Patata, la rentrée j'aimerai mieux quand ça sera passé, parce que j'ai un peu peur de ne pas y arriver".

Pauvre petit chou.
S'il savait que l'angoisse ne fait que commencer...


vendredi 18 octobre 2013

Je n'ai pas le Prince Charmant, mais j'ai la grenouille

Tu comprends que dalle ?
Ca va viendre attends, c'est normal. ;-)

Rewind.
L'autre jour, armée d'un post-it carré, alors que je travaillais tentais péniblement de me souvenir comment on fait les cocottes en papier ("Fastooooche ouais, on en faisait plein quand on était gamins !" ... c'est aussi ce que je me disais, avant de gâcher un demi-bloc de papier et de bien m'y énerver !) (Pendant ma pause déjeûner, oui rhooo, ça vaaaa !) , j'ai eu l'idée de jouer les Gogoles moi aussi, pour une fois.

Dis-moi, Gougueule mon ami, comment on fait les bébés les cocottes en papier ?

Gougueule est merveilleux, il m'a évidemment répondu en moins de temps qu'il n'en faut pour cliquer sur "valider"; même s'il se plante environ un site sur deux rapport au fait que les gens appellent trop souvent "cocotte en papier" la bête "salière" et pas du tout le pliage qui RESSEMBLE à un gallinacé (Je vous jure, #LesGens).
Et d'aventure en aventure, de train en train, de port en port, clic en clic, j'ai découvert que je connaissais le répertoire de Serge Lama par coeur tout un univers de vidéos sur l'art de l'origami.
Non mais comment n'avais-je encore jamais eu l'idée de les chercher ?!

Ci-dessous, lecteur (et surtout -trice) de mon coeur, devant tes z'yeux z'ébahis, parce que c'est vendredi et que tu vaux bien mieux qu'une bête cocotte en papier, je t'offre une grenouille à embrasser.
On ne sait jamais hein, des fois qu'elle se transformerait en Prince Charmant (Quoique, vu la matière première, tu te retrouverais plutôt avec un géant de papier) (Mea culpa si tu te mets à chanter, mais c'est 100% fait exprès).
Et puis si ça ne marche pas, tu peux toujours t'amuser à la faire sauter sur le bureau pour épater les collègues enfants.


Je connais certain petit neveu qui va a-do-rer ma prochaine visite. :-D
(Si avec ça je ne gagne pas des points pour être nommée Tata Patata la plus cool du monde entier de l'univers...)

vendredi 09 août 2013

1987

J'eusse préféré 1984, afin de faire un clin d'oeil à Orwell ou à Murakami - surtout que je suis présentement plongée dans le livre II de 1Q84 - mais non, le sort en a décidé autrement : ce sera mille neuf cent quatre-vingt-sept.

Minute Potato-Prof : * chausse ses lorgnons *
Rappelons que "mille" est invariable, que "cent" prend un S uniquement s'il est multiplié ET en fin de nombre, que "quatre-vingts" prend un tiret, et que le "vingt" ne garde son S que s'il n'est suivi par rien.

1987, donc.
C'est le nombre de mes "commentaires indésirables" actuellement en attente d'une vérification manuelle et ô combien fastidieuse, pour éviter que l'un de vos précieux (Et de plus en plus rares, sniff !) (Ça marche tu crois, l'apitoiement ?) commentaires ne passe à la trappe par accident. C'est rare, mais ça arrive, en particulier pour les adresses IP estampillées "US".
Ceci sans compter les nombreux spams qui passent à travers les mailles du filet et que je dois z'également t'éliminer (Trop de liaison tue la liaison, non ?) à la mano et à la sueur de mon clavier.
Plaignez-moi, non mais plaignez-moi !

1987 c'est également...
L'année de mes 11 ans. Je rentre en 6ème, c'est le grand chambardement : l'emploi du temps affiché sur le frigo, le cahier de textes à dompter, le cartable à préparer tous les soirs avant de se coucher; tout est mystérieux, tout est nouveau.
Première "liste de fournitures scolaires" de 3 pages et première course effrénée dans les rayons du supermarché, à la recherche du crayon à papier HB et des feuilles Canson de CE grammage précis exigées par la - tarée, on le découvrira plus tard dans l'année - prof de dessin, terrorisées (Maman Patate tout autant que sa Patate de fille) à l'idée que tout mon avenir soit gâché si je n'ai pas le cahier 21x27 à petits carreaux ET marge à droite réclamé par le prof de maths en sus du compas de compétition et du rapporteur-et-ta-soeur, ou le classeur 4 trous / 12 intercalaires nécessaire au cours d'histoire-géo.

1987 c'est aussi...
Joe le taxi qui va pas partout et qui marche pas au soda. Je mettrai des années avant de comprendre que non, il n'y a aucun rapport entre un saxophone jaune et le plan des rues de la ville de Paris.
A peu près le même nombre d'années que pour décider de qui je préfère entre Vanessa Paradis et Elsa, ou pour comprendre les paroles de La isla bonita et de La bamba. Ils étaient cools, les numéro 1 du Top 50 en 87 (Bon ok, je passe sous silence Francis Lalanne et Licence IV, tu permets, j'ai une réputation à préserver je ne peux pas avouer que j'ai encore le 45 tours de Viens boire un p'tit coup à la maison qui traîne quelque part dans la maison familiale, tu comprends).

1987 c'est du nouveau dans ma télé...
D'abord une Petite Patate scotchée tous les samedis après-midi (Ou était-ce le dimanche ? Je ne sais plus) devant le petit écran, à baver d'admiration devant les prouesses scientifico-démerdardes et la belle gueule de Richard Dean Anderson : Mac Gyver a débarqué sur A2 en janvier.
Ensuite, la toute première - et malheureusement pas la dernière - campagne nationale d'information sur ce nouveau virus qui fait tant de ravages. Comme beaucoup de ma génération, on m'aura parlé SIDA avant même que j'aie eu l'occasion ou même l'envie d'embrasser "pour de vrai" un garçon.
Enfin, la kitschissime mais tellement mignonne publicité pour le Trèfle parfumé !, sans oublier Aldo Maccione qui se fait mater par les mômes abraCarambar.
Et au cinéma ? La sortie de Dirty Dancing, même si je ne le verrai que 2 ans plus tard, en cassette vidéo avec des copines aussi gloussantes et rougissantes que moi (Et sans avoir encore embrassé de garçon !)

1987 c'est ... une blog-note 100% improvisée !


lundi 24 juin 2013

Les rescapées du temps passé

Il y a 20 ans de cela, alors que les dinosaures vivaient encore Patat'adolescente avait économisé son argent de poche pendant des mois pour s'offrir une mini-chaîne HiFi. Avec lecteurs CD, silvouplé !
(Mon petit neveu de même pas 10 ans, celui qui m'a un jour demandé comment c'était quand les dinosaures vivaient encore, p'tit con ! a reçu du Père Nowel une télé à écran plat pour sa chambre... Autre temps, autres moeurs...)

Cette petite merveille de modernité - qui me ferait sans doute bien ricaner aujourd'hui - disposait d'une platine double-cassette auto-reverse AVEC DOLBY "noise reduction"... Le top du top de la technologie, je vous dis ! Ce qui me permettait de "repiquer".
Car oui, lecteur de moins de 20 ans qui "rippe" des mp3 à tout va, dans les années 90 nous, on jardinait repiquait la musique qui nous plaisait mais qu'on n'avait pas les moyens de s'acheter : sur des cassettes vierges comme celles-ci...

Cassettes-audio.jpg
(J'étais déjà maniaque à 15 ans, je photocopiais les jaquettes de cassettes)
(Pour l'autre je n'avais pas pu, c'était un CD de la médiathèque : pas le bon format)

Je les ai retrouvées l'autre jour en débordélisant.

Il y a encore 6 ou 7 ans, je disposais dans la Patate-mobile du dernier survivant de mes lecteurs de cassettes, je les y aurais donc emmenées pour agrémenter mes trajets de quelques notes de nostalgie, mais aujourd'hui... Je n'ai PLUS RIEN qui permette de lire les cassettes. Ces petites chéries sont devenues des dinosaures de la technologie. * soupir *

La logique voudrait que je les balance sans aucun regret, mais je ne sais trop pourquoi, j'ai du mal à m'y résoudre. Elles m'encombrent pour rien, elles ne sont même pas assez jolies pour décorer, mais elles m'émeuvent étrangement; témoins d'un passé révolu qui dépasse largement le cadre de ma petite vie.
Un jour, comme ces anciens qui te racontent l'arrivée des premières télés, je pourrai dire "j'y étais, moi aussi je repiquais !"


dimanche 30 décembre 2012

Petit jeu macabre de fin d'année

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, les gens, mais dans la Potato-family, quand on se retrouve réunis en fin d'année, on joue.
Beaucoup.
A la belote ou au tarot (Ça c'est les oncles et les tantes) (Autrefois il y avait les grands-pères aussi... * soupir *), au rami avec les mamies, au Uno ou au Cluedo avec neveux et cousins. Bref, on s'éclate bien.

Mais il y a aussi Nathaliiiiie, dam di dou dam un petit jeu macabre qui nous occupe en général entre la poire et le fromage, quand les petits ont depuis longtemps supplié pour sortir de taaaaaable (Par un accord tacite, les plus jeunes gagnent le droit de jouer en entrant au collège) (Autant te dire qu'on ne redouble pas beaucoup en primaire, dans la Potato-family) : le kicéki-est-décédé-cette-année.

C'est pas compliqué, il suffit de lister toutes les célébrités qui ont cassé leur pipe au cours de l'année écoulée. (Hein qu'on sait s'amuser ?!)
Fastoche pour celles et ceux qui ont eu le bon goût de défunter en fin d'année (Paix à ton âme, JR Ewing), mais qui se souvient encore que Maguy Maaaaguy, voilà Maguyyyy était passée de l'autre côté en janvier ?

En général, ça se termine en grandes empoignades pour savoir si oui ou non Machintruc est bien décédé cette année (Tonton : "Mais non, je te dis qu'il est mort l'an dernier !" ...Mamie : "N'importe quoi, je m'en souviens quand même, j'avais rendez-vous chez l'ophtalmogue/le cardiologue cette semaine-là ! C'est quand il m'a dit que j'avais ma cataracte qui me faisait monter la tension du cholestérol" ... Kévin-le-cousin : "C'est qui ce mec, d'abord-heu ?"), en réminiscences sur la carrière d'acteurs ou de chansonniers inconnus au bataillon des plus jeunes (Et c'est là que tu te sens bien vieille, Patate, quand ton cousin Kévin te demande qui c'est cette Maguy qui, quand son coeur s'enflamme, te joue toute la gamme) (Cousin qui te regarde un peu effaré quand tu te mets à chanter le générique, avec sa mère et sa tante qui font les choeurs), et en paris de mauvais goût sur qui y passera l'année d'après.

Par le passé, certains ont quitté la table fâchés, suite à un désaccord sur la date de décès de telle ou telle célébrité (Oui parce que Carlos d'abord, il est mort en quelle année ?) (Sans tricher !), voire après en avoir enterré quelques unes vivantes (Car non, Charly Oleg n'est pas mort !) (Kévin-le-cousin : "Putain c'est qui ce Charlie ?!").

Cela se réglait alors quelques semaines plus tard, par une coupure de journal envoyée par La Poste, barrée d'un "je te l'avais bien dit !" rageur en guise de voeux de bonne année (Oui, parce qu'en plus, dans la Potato-family, on ne jette RIEN ! Même pas les vieux journaux).
Heureusement, il y a Findus désormais les smartphones et la 3G, pour éviter que d'aucuns se fassent la gueule pour la nouvelle année. En particulier le moche mais très complet "JeSuisMort.com" qui réconcilie tout le monde avant qu'arrive le café.


(Et c'est en 2008 que Carlos est décédé)
(Ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame)

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