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Cultiver la Patate

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dimanche 10 avril 2016

Le bôgosse du dimanche soir (3)

Ce bôgosse, je l'ai re-découvert à la faveur d'une série télé malheureusement mort-née après une seule pauvre saison de 13 épisodes (sortis en 2014 aux Etats-Unis) : Selfie.

Selfie.jpg
Cet arrêt prématuré est franchement dommage, si tu veux mon avis, parce qu'outre le fait qu'elle affichait le sus-nommé bôgosse au casting, la série était également légère, moderne, marrante avec quelques accès de loufoquerie, délicieusement moqueuse, et pleine d'un potentiel comique, satirique et romantique qui restera à jamais inexploré.
Et le potentiel - en particulier romantique - inexploré, c'est moche.

Que cela ne t'empêche pas de visionner cette seule et unique saison (Surtout si tu connais un peu l'univers des réseaux sociaux, certains trucs te feront bien marrer) car les scénaristes ont réussi à clore l'ensemble de façon plutôt chouette, un peu comme un film dont on peut s'imaginer une suite après le générique de fin.
(Ce qui était le cas de la plupart des films avant que l'industrie hollywoodienne s'avise de développer les "franchises", brouillant les limites entre le film cinéma et ...la série à épisodes de deux heures)

Et le bôgosse donc, c'est lui : John Cho, acteur américain d'origine coréenne.

John-Cho-Patate-miam.gif
J'ai passé tout l'épisode pilote à penser "ce mec me dit quelque chose" (En dehors du fait qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau à un de mes exs d'il y a 20 ans) (Note à moi-même : arrêter avec les références temporelles, ça va me trahir quand je commencerai à prétendre que j'ai 26 ans) avant de le gougueuler et de me rendre compte que je l'avais en effet déjà vu dans ce chef d'oeuvre du cinéma potache : Harold & Kumar go to Whitecastle.
Et non, je ne plaisante pas : oui j'ai vu ce film (Et même ses suites, si tu veux tout savoir, celui où ils s'évadent de Guantanamo, et celui tout pourri d'esprit de Nowel à la sauce ricaine), non personne ne m'a forcée, et oui je me suis bien marrée.
J'assume (Un jour je te parlerai de American Pie dont j'ai le DVD et 2 ou 3 CDs de la bande originale).

Déjà à l'époque, je l'avais trouvé plutôt canon et j'avais craqué sur sa voix suave.
Comme en plus, pour une fois, ce bôgosse-là a le bon goût d'être tout à fait "age appropriate" pour ton tubercule préféré - oui, parce qu'il a l'air d'avoir 30 ans (Comme mouaaaaa), mais en réalité il est né en 1972 ... Je t'en prie, laisse-moi fantasmer !

Et attendre patiemment de le revoir dans une prochaine série télé qui ne soit pas injustement tuée dans l'oeuf.


lundi 04 avril 2016

Patat'a vu Inside Out

(ou Vice Versa en VF)

Finalement pas au cinéma, vu que 1- c'est hors de prix et hors de mes priorités, et 2- le bruit, la foule, la procrastination, toussa toussa, mais j'ai ENFIN vu ce film d'animation des studios Pixar (On ne dit plus dessin animé, Pataaaate, ça fait ringard) dont tout le monde me vantait les mérites depuis quasiment un an; y compris toi, cher(e) patatophile qui t'es un jour fendu(e) d'un commentaire à ce sujet.

Et bien tu sais quoi ?
Tu avais RAISON : j'ai adoré ce dessin animé film d'animation.

Inside_Out.jpg
D'abord c'est Pixar, donc c'est mignon de partout, depuis les jolies couleurs acidulées jusqu'aux personnages trop choupi, en passant par la Lorraine avec mes saboooots (Pardon) l'intérieur du cerveau façon boîte à bonbons Haribo c'est bô la vie, pour les gr-... (Pardooooon !) et le dessin moderne et tout propret.
Aucune ironie ici : en tant que Patate-princesse qui chie des paillettes et chevauche une licorne dans sa tête, j'a-do-re.

Et puis c'est Pixar, donc c'est comme la boîte de bonbons sus-mentionnée : il y en a pour les grands et les petits.

Pour les petits évidemment, c'est un récit très littéral et néanmoins chamarré, qui m'a rappelé mon émerveillement de gamine devant "Il était une fois la vie" : tu sais vaguement que ça te parle de l'intérieur de ton corps (En l'occurrence, ton cerveau) mais pour toi c'est une aventure au premier degré où chaque personnage a une vie et un destin propres.
La bande d'émotions qui se disputent le tableau de commandes, la pov' petite Tristesse qui ne fait rien que des bêtises des bêtises quand t'as pas l-... (Non mais promis, j'arrête), les boules de couleur qu'il faut ranger à la fin de la journée - comme tes jouets, sauf que là tu appuies sur un bouton et elles se rangent toutes seules - dans des étagères multicolores, les courses-poursuites de nos héros au milieu d'immenses tours et d'un continent qui s'effondre sous les pas : l'a-ven-tu-re, quoi !
A la limite, si tu ne piges pas bien le rapport de tout cela avec la physiologie du cerveau ou bien la construction de la personnalité, ce n'est pas bien grave, tu t'amuses comme un petit fou parce que c'est mignon, loufoque et enlevé.

Mention spéciale à l'illustration ô combien géniale, du cerveau du chat lors du générique de fin : c'est TROP ça !!

Mais pour les grands...
Quelle richesse, quelle inventivité !
D'abord au niveau du scénario, qui conduit deux histoires en parallèle, l'une tout à fait réelle - la vie de la petite Riley - et l'autre 100% allégorique - la vie dans la cervelle de la petite Riley - , chaque événement dans l'une faisant écho à un événement dans l'autre, de façon tout à fait cohérente malgré la complexité de certains des concepts manipulés, pour parvenir à une narration commune tout à fait harmonieuse. Sans doute que Pixar n'a pas inventé l'eau chaude, mais ils réussissent à merveille à trouver la température idéale !

Et puis comme toujours, le second degré de lecture, quoi !
Les références à la physiologie du cerveau, aux phénomènes de la mémoire et des émotions, aux théories sur le développement de l'enfant ou sur l'éducation, sur le développement personnel, voire à des théories psychanalytiques... Que de clins d'oeils, que de recherche, que d'occasions de sourire, de s'émerveiller, ou de réfléchir.

J'ai vu ce film avec un pré-ado, qui a non seulement vibré pour Riley, l'injustice d'un déménagement qu'on n'a pas décidé, la difficulté de s'adapter à son nouvel environnement et de communiquer avec des parents qu'on découvre faillibles autant qu'imparfaits, mais qui a aussi très bien compris que l'on parlait d'adieu à l'enfance, et que les boules qui passaient du jaune au bleu illustraient cette terrible réalité de la vie : rien n'est jamais tout à fait heureux, il y a toujours du spleen dans l'idéal (Bon, il ne m'a pas cité Baudelaire, l'est encore un peu jeune, mais l'idée y était) (Ouais j'avoue, j'étais scotchée), et l'âge où l'on s'en rend compte n'est pas forcément facile à gérer "mais tu comprends Tata, la vie c'est comme ça, et puis ça n'empêche pas qu'on est content quand même, des fois".

Personnellement, j'ai retrouvé dans Inside Out une notion avec laquelle je me (dé)bats depuis des années : savoir reconnaître et accepter toutes ses émotions.
La tristesse en particulier, avec laquelle j'ai le plus de mal parce que justement... elle fait MAL; alors la douillette émotionnelle que je suis n'a qu'une hâte : la nier, l'ignorer, l'enfermer à triple tour dans un coffre enterré très profond avant de jeter la clé dans une faille sous-marine de son inconscient, sans vouloir reconnaître qu'elle continuera à faire du mal quand même, insidieusement (La tristesse pour moi, s'apparente un peu à un déchet nucléaire mal enfoui, tu l'auras remarqué) ni qu'elle refera surface au premier tremblement de terre.
oO0 (Amis de la métaphorie, bienvenue ici)

En cela, cette émotion personnifiée, cette petite nénette bleue qui semble indésirable et juste bonne à mettre le bazar partout, mais qui finalement trouve sa place et sauve même tous ses copains, c'est un beau message de développement personnel.
C'est en tout cas, celui qui m'est resté, et qui m'a donné envie d'écrire une blog-note.

Blog-note déjà très longue, donc je ne te ferai pas l'exégèse du film à travers le prisme du genre, mais un seul mot : girl-power et égalité ! (Oui je sais, ça fait deux)
J'ai trouvé ça merveilleux que mon petit neveu, déjà formaté à trouver que "les filles c'est trop bête et c'est nul" se prenne dans la face une héroïne trop badass (Sans être hyper-sexualisée façon Lara Croft) qui joue au hockey (Trop cooool, Tataaaaaa !) et que les émotions les plus positivement représentées soient également des filles. ET que tout ce petit monde n'ait pas besoin d'un héros masculin pour s'en sortir.

Des fois que tu n'aurais pas encore vu Inside Out, j'espère t'en avoir donné envie.


mardi 15 mars 2016

Demain : la blog-note

Pour une fois je n'ai pas procrastiné : j'ai vu le film hier, donc on est bien demain, et voici... la blog-note.

Demain-le-film-par-Patate.jpg
J'ai évidemment procrastiné le visionnage par rapport à sa sortie (Pas beaucoup hein, à peine 3 mois) mais j'étais un peu occupée que voulez-vous. Souvent j'avais Zumba ou course à pied ou bien acro-poney; ou bien encore, j'étais occupée à bloguer (En gros, lecteur de mon coeur, c'est de ta faute !).

Et puis il faut reconnaître qu'à force d'entendre tant de merveilles de ce film, de tous les côtés, par tous les canaux, avec moults adverbes et superlatifs, j'étais presque persuadée que ce n'était pas possible et que j'allais for-cé-ment être déçue.
Et bien si, avec Hassan Céhef Demain, c'est possible.

Du coup me voici là, à joindre ma voix au choeur de louanges et récompenses qui ne cessent de pleuvoir sur ce merveilleux documentaire qui fait tellement de bien.
A me dire que mes 8 € de ticket de cinéma sont un acte militant. A prévoir d'acheter le DVD quand il sortira, moi qui n'en ai plus consommé depuis tellement longtemps, parce que j'en suis convaincue depuis des années : on vote avec son porte-monnaie bien plus qu'avec un bulletin dans l'urne. Et là j'ai envie de voter pour soutenir ce film, cet humanisme, cet optimisme et cette vision alternative et pourtant si CONCRÈTE qu'il offre.

Tout a été écrit probablement, et je ne suis pas critique de cinéma donc je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais VRAIMENT c'est un film qui mérite d'être vu, diffusé et partagé, autant pour la qualité et l'esthétique que pour le message d'espoir.

Si comme moi vous êtes un peu pourri d'angoisses, cynique et désespéré de notre société, si vous êtes à la fois révolté par ce qu'on fait subir à la planète et totalement désillusionné sur l'avenir de l'espèce humaine, ALLEZ LE VOIR. Et si vous en avez marre d'entendre parler du réchauffement climatique, et de l'extinction des espèces, et des centrales nucléaires, et de la crise, et des industriels qui auront notre peau avec la complicité des hommes politiques, et des riches qui sont toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres et plus nombreux, etc etc etc parce que de toute façon on n'y peut rien et que les gens sont trop cons et que ça fait trop peur d'y penser... ALLEZ D'AUTANT PLUS LE VOIR.

Ce mignon petit film vous fera un bien fou.
Vous ne verrez pas passer les deux heures. Voire vous parlerez à vos voisins de strapontin au son du générique de fin (Je vous JURE ! Extrait : "C'était bien, hein ?" "Incroyable, j'ai adoré" "Ça me donne envie de planter des tomates" "Moi c'est fini, je n'irai plus au supermarché") au lieu de vous dépêcher de rentrer. Et vous aurez en sortant, cette folle impression que tout est possible et qu'il est encore temps.
Et que demain finalement, c'est déjà maintenant.

Et c'est une pessimiste patentée qui vous le dit.


lundi 01 février 2016

Monday

C'est aujourd'hui lundi, jour honni s'il en est.
Mais c'est aussi le titre de ce morceau de piano qui est, depuis quelques années, mon absolu-préféré-de-l'univers-du-monde-entier (Je ne sais pas si tu visualises bien le degré d'enthousiasme, là ?) : Monday.

J'ai du mal à croire que je ne t'en aie jamais parlé, à vrai dire - pure figure de style : vu mon talent de procrastinatrice en général, et en particulier bloguesque, j'y crois tout à fait - tellement cette pièce de piano m'a remuée la première fois où je l'ai entendue. C'était à la fin d'un cours de yoga que je suivais à l'époque, le prof mettait de la musique pendant le savasana***, et un jour il a mis cela.
(***la posture finale, dite "du cadavre", où l'on se relaxe, les yeux fermés, allongé sur le dos)

Je ne sais toujours pas l'expliquer, tout d'un coup en plein milieu de la salle et de ces cadavres inconnus occupés à respirer, une grosse boule m'est montée du ventre jusque dans la gorge, un truc de malade, totalement incontrôlable, et je me suis mise à pleurer.
J'avais les yeux fermés, les oreilles ouvertes, et je pleurais en silence, au son de ce morceau dont je ne connaissais pas encore le nom mais qui avait déclenché une telle tempête émotionnelle qu'après le cours, j'ai bravé ma timidité pour aller demander CE QUE C’ÉTAIT QUE CETTE MERVEILLE !


C'est Monday, de Ludovico Einaudi.
Et ça reste mon morceau de piano absolu-préféré-de-l'univers-du-monde-entier, même si depuis, j'ai gougueulé la discographie complète du bonhomme et que j'en adore les trois quarts. Je te cite Wikipedzouille : "compositeur et pianiste italien dont les pièces sont réputées pour leurs mélodies". Voilà, c'est tout à fait ça.

J'ajouterai qu'il est toujours vivant, je l'espère pour encore longtemps (Oui, c'est à toi que je cause, 2016 : tiens-toi à carreau !) et que j'étais apparemment la seule Patat'inculte à ne pas le connaître alors que nombre de ses compositions ont été récupérées par la publicité et le cinéma, notamment dans la BO du film Intouchables.
A ma décharge, je ne regardais déjà plus tellement la télé, et je n'ai vu Intouchables que longtemps après tout le monde.

Bref, il y a de grandes chances pour que tu connaisses déjà.
Ce n'est pas grave.

Je te laisse savourer ces quelques cinq minutes de piano, qui m'accompagnent souvent dans les écouteurs, quand j'ai besoin de mélodies réconfortantes pour supporter les transports en commun, couvrir le bruit de mes voisins... Ou tout simplement adoucir les lundis, les chagrins, voire les lundis chagrins comme celui-ci.


jeudi 14 janvier 2016

Hans Gruber forever !

Hans-Gruber.jpg

Pour moi, c'est là que tout a commencé (Je t'en ai déjà parlé, non ?).

Quand j'avais 12 ou 13 ans et que la voisine qui avait Canal Plus - un luxe, à l'époque - nous avait enregistré Piège de Cristal sur son magnétoscope.
Les d'jeuns auront du mal à se l'imaginer, mais avant le cable et le satellite et le streaming et les téléchargements sur internet, c'est comme ça qu'on voyait les films "en avant-première" quand on ne s'était pas déplacé au ciné : les multi-diffusions sur Canal, sans coupures pub et avec UNE diffusion en VO qu'il ne fallait pas rater.
(Bon, pour Piège de Cristal, on l'avait ratée. Je l'ai revu en VO depuis, mais rien à faire, rien ne sonne aussi bien que le "Yipikayé pauvre con" de ma jeunesse)

Sans doute que la cassette vidéo traîne encore chez Maman Patate qui ne jette jamais rien. Alors qu'elle n'a plus de magnétoscope depuis DES ANNÉES hein, mais "on ne sait jamais". Et puis je crois qu'elle garde toutes ces VHS artisanales car à l'époque, c'était sa petite Patate chérie qui remplissait étiquettes et jaquettes de sa plus belle écriture d'adolescente, avec des cœurs sur les i et tout et tout. (Elle a toute ma scolarité jusqu'aux lignes d'écriture de CP, aussi) (Hé ouais, j'ai une sacrée hérédité).

Bref.
C'est cette image qui me viendra toujours en tête. Hans Gruber forever !
J'ai décroché des Harry Potter avant que Snape ne devienne culte, il faut dire, donc je vibre moyen devant les photos de sorcier qui inondent Twitter depuis cet après-midi.

Piège de Cristal.
Robin des Bois, prince des voleurs.
Love Actually.

Pour moi c'est son tiercé gagnant et aucun de ces films n'eût été aussi bon sans la présence d'Alan Rickman.
RIP


Je possède très peu de DVD, mais coïncidence, ces trois-là font partie de ma maigre collection. Tu peux donc facilement deviner mon programme du week-end qui vient (Un indice au bas de votre écran : il y aura un chat, un canapé, probablement des litres de thé, et un écran télé).

Maintenant, si quelqu'un pouvait dire à 2016 d'arrêter les conneries...


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