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Cultiver la Patate

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dimanche 15 août 2010

Après la maman, la tata...

Je rebondis ici sur une blog-note de ...

Mon commentaire : les pédiatres ont tellement l'habitude de parler aux "pitin'enfants" en bêtifiant (Du moins le supposé-je) qu’ils font pareil avec les adultes. Ce doit être un mode automatique sur lequel ils switchent dès qu’ils arrivent au boulot (?)

J'en veux pour preuve l'anecdote suivante.
La dernière fois que j’ai amené mon neveu chez un homme de l'art (Car oui, sa Tata Patata s'occupe tout plein du mignon chérubin depuis qu'il est capable de soutenir un minimum de conversation et qu'il n'y a plus besoin de changer de couch'kipu), petit extrait de la conversation :

pediatre-neuneu.gif- Et vous êtes la maman gouzi gouzi gnan gnaaan ?
- Non Docteur, je suis la soeur d'un de ses parents
- Ah… alors vous êtes la tata… gouzi gouzi arrheuuu cui-cui

Heu ben non, je suis sa TANTE, Ducon !
(Je vous rassure, ça je me suis contentée de le penser, hein ! ;-))


mercredi 07 avril 2010

The blind side ou comment aux Oscars ils avaient fumé

blind-side.jpgJ'adore Sandra Bullock.

Depuis sa révélation dans Speed (Ah oué, ça fait 15 ans ?! Naaaaaaaan), j'ai vu beaucoup de sa filmographie et donc beaucoup de... navets, je le reconnais.
Mais j'assume : j'adoooore les navets avec Sandra Bullock dedans, cherchez pas, c'est comme ça.


J'ouvre d'ailleurs une parenthèse pour recommander très chaudement "The proposal" à celles et ceux qui aiment Sandra Bullock ET les comédies romantiques rigolottes et joliment ficelées ET les bôgosses avec plein d'abdos bétons et de pectoraux saillants : je l'avais vu au ciné et j'avais passé un très bon moment.
(Mais j'avais eu la flemme de le bloguer)
(Et puis ce n'est pas le sujet)

Le sujet aujourd'hui, c'est qu'après une loooongue carrière dans la soupe de navets le cinéma, Hollywood a enfin reconnu le talent culinaire de Sandra Bullock, et vient de lui décerner un Oscar de la meilleure actrice (Genre 2 jours à peine après qu'elle ait reçu le Razzie Award parce qu'elle était la pire, Ce grand écart c'est du grand Sandra !!) pour son rôle dans "The blind side".

Gnéééé ?
Fumage de neurone... Ze blind side... fouillage de tiroirs-mémoire... heu ben non, inconnu au bataillon. "Crottalors, j'ai donc hiberné si profond que ça ?", s'interroge la Patate ?
Il s'avère heureusement que je suis suis pas 'lzheimer précoce et que ce film je ne l'ai pas zappé : il n'est tout simplement pas sorti chez nous, les Ricains qui ne reculent pourtant devant rien, ne l'ont pas exporté. Ce n'est pas très bon signe côté qualité artistico-intellectuelle * hum hum hum *

Keuwaaa ?
Un potentiel navet avec ma Sandra préférée ?

Pas envie d'attendre pour voir si "l'effet Oscars" provoquera une hypothétique sortie en salles : je me le procure par des moyens sur lesquels vous êtes priés de ne pas m'interroger (ô joie bonheur et félicité, en VO sous-titrée), et un soir de cafard, je me vautre sur le canapé avec un bon thé fumant et un pitichat ronronnant.

Et depuis, je m'interroge : pourquoi un Oscar ? Pourquoi ce film-là ? Ils avaient fumé ou quoi ??!


Je ne dis pas que c'est un mauvais film, elle en a fait des pires, et celui-ci est loin d'être un navet : c'est juste une histoire à l'américaine, imprégnée de toute leur culture (Ouééé le football américain et les bourses d'université pour sportifs) et passée au prisme du semi-conte-de-fées où que même les méchants dans le ghetto ils sont pas vraiment méchants, tu vois.
C'est même une bonne histoire, les personnages sont attachants et bien campés, je n'ai boudé ni mon plaisir, ni mes sourires, ni mon émotion de spectatrice ultra-bon public qui se laisse toujours prendre à ce genre de sauce. J'ai bien aimé, donc.
(Quoi? Raconter l'histoire? Rhooo vot' Gogole il est cassé ou quoi ?)

Mais ho, les gars : un Oscar de la meilleure actrice ?
Z'aviez fumé quoi ce soir-là ? Personne d'autre n'a rien tourné cette année ?

Nan parce que si Sandra Bullock est égale à elle-même dans ce film, elle n'y est pas plus exceptionnelle que dans d'autres (Bon ok, elle le porte un peu à bout de bras, limite on ne voit qu'elle, mais ça lui est déjà arrivé, hein), et son personnage n'est pas si exceptionnel non plus.

Y a un truc qui a dû m'échapper...

vendredi 26 février 2010

Du rififi dans le potager

NOTE PATATESQUE: Ce billet est le fruit de la collaboration entre deux légumes, Dame Patate et la Courge Masquée. (D'où le titre, tu vois?)
Paske toute seule, j'avais trop la flemme (Le bouquin doit être fini depuis 2 bons mois), et tout seul il n'y aurait sans doute jamais pensé (Logique en même temps, c'est un chant de Patate ici) (Et non y a pas de fôte, c'est fait exprès).

Oué la Courge, c'est un homme qui est fan de Fred, et Fred Vargas, c'est une femme. C'est comme ça, faut pas chercher.
Je me suis contentée d'assembler le texte, de virer sa coquille les coquilles et d'y glisser mon tubercule comme cela: NdT (Note du Tubercule)


vargas.gifFred Vargas est une femme qui écrit des polars.
"Pars vite et reviens tard" est un polar, donc.

Un bon polar serais-je tenté d'ajouter, d'abord par la qualité de son intrigue.
Imaginez un crieur public installé pas loin de la gare Montparnasse. Comme son nom l'indique, il lit sur la place publique les annonces qu'on lui dépose dans une urne prévue à cet effet. Or, (NdT: merci la Courge de m'avoir épargné le "hors" tant honni!) voici que commencent à arriver des messages de prime abord un peu étranges puis de plus en plus inquiétants.
Tous vont dans le même sens : ils prédisent le retour imminent d'un fléau abominable censé avoir disparu depuis le Moyen-Âge...(Qui a dit "C'est l'Econome" !?)
Parallélement, un tagueur - pardon, un "graphiste urbain" - peint des "4" immenses et bizarres sur les portes de certains appartements parisiens...

Quel rapport entre ces 2 événements?
C'est ce que va tâcher de découvrir le flegmatique, froissé (NdT: oué non, il faut le lire pour en sourire), rêveur et souvent déroutant commissaire Adamsberg, flanqué de son fidèle adjoint Danglard (Alcoolique, méthodique, sarcastique) et des membres de sa toute nouvelle brigade pour le moins... hétéroclite. Mais il faut faire vite car les premiers cadavres débarquent et la psychose s'installe...


Si mes souvenirs sont bons, c'est avec ce roman que Fred Vargas a vraiment attiré l'attention du grand public. Il faut dire que la dame est très douée en général mais là, elle se surpasse. Tout est rigoureusement exact dans les faits historiques évoqués, l'intrigue est vraiment originale, prenante et jusqu'au bout le suspense reste entier. Son style inimitable, léger et maîtrisé, se savoure du début jusqu'a la fin (NdT: et jamais on ne s'ennuie!) surtout que l'humour est toujours de la partie malgré le cadre sombre du polar.

Elle a une espèce de don assez incroyable pour brosser un tableau aux personnages incongrus et qui pourtant, sont immédiatement crédibles (Mention spéciale a Joss le Guern, le crieur du Guilvinec). On s'attache également très vite à la troupe d'Adamsberg bien qu'elle soit légérement "improbable" elle aussi mais totalement irrésistible. Sans oublier l'apparition des "évangélistes" qui sont la vedette d'autres romans de Vargas car la dame aime les crossovers, comme qu'y disent les z'américains, et il n'est donc pas rare de croiser des personnages qui baguenaudent d'un roman à l'autre !
(NdT: cependant, comme me l'avait assuré la personne qui m'a prêté le bouquin, ça se lit très bien tout seul, c'est même un excellent opus pour découvrir Vargas)

Au final, ce que je peux dire, c'est qu'à peine posé ce livre, (Et s'il vous vient l'envie de le lire, j'espère que vous partagerez mon avis !), on a juste envie de passer au suivant ! Justement, ça tombe bien, il existe: il s'appelle "Sous les vents de Neptune" et si vous aimez les crapauds qui fument, les serial killers centenaires et les écureuils qui font office de portier, alors... n'attendez plus !

Bonne lecture !


NdT: merci à la Courge Masquée! J'ajouterai juste que j'ai raté mon arrêt, un soir alors que j'étais plongée dans les tortueuses réflexions du commissaire Adamsberg, et si ça c'est pô un gage de qualité!!


dimanche 21 février 2010

Avatar ... une migraine plus tard

avatar.jpg
Je n'aime pas être bousculée, quand je vais au ciné.
Ni faire la queue pendant 3/4 d'heures pour me retrouver au 1er rang d'une salle bondée de beaufs en train de machouiller qui son popcorn, qui ses chips, qui la paille plongée dans son soda avec lequel il fait de bruyantes bulles.

C'est donc deux mois après le monde entier que Dame Patate s'est décidée à visionner le dernier bébé de James "Titanic" Cameron.
Evidemment, il fallait que ce soit au ciné, parce que comme on me l'a confirmé sur Twitter, "le dévédé il sera pô en 3D, Pataaaate!", et une salle qui intègre la 3D, donc. Evidemment, en VO sinon rien. Evidemment ... la salle était quasi-vide, joie bonheur et félicité d'avoir tant patienté.

L'autre avantage d'avoir tant tardé, c'est que je ne vais pas me casser le tubercule à vous faire l'article sur le film, tout le monde en a déjà entendu parler en long en large et en travers. Je vais en revanche vous faire part de quelques réflexions patatesques.


D'abord Sigourney Weaver, si elle n'a pas pris une ride et se tient encore très bien de prime abord, atteint ses limites dès que ça devient un peu physique ... La voir peiner à la course le long d'une coursive quand hier encore elle gamabadait sur le Nostromo avec 3 kilos d'armes sur le dos, ça fait peine à voir!
RIP Ripley * minute de silence *

Ensuite monsieur Cameron, je voudrais te féliciter, ton film il est beau, tout bien léché, bien comme il faut, et la 3D c'est le pied (Si si si, c'est vrai, c'est vraiment beau) ... Mais tu avais besoin de le faire durer plus de 2h40? Tu avais fait un pari avec Spielberg et Lucas, c'est ça?

Parce qu'il est mâââgnifique c'est vrai, mais sois honnête mon petit James: ton scénar Christophe-Colomb-mâtiné-de-Star-Wars, il casse pas trois pattes à un canard, et ton histoire d'amûûûr intergalactique, elle aurait pu se contenter des 1h50 standard, non? Voui voui voui, même avec toute ta technologie à exhiber, tu aurais pu tout condenser en moins de 2 heures, tu pouvais le faire!

Ca m'aurait évité de me payer ma plus belle migraine post-ciné, parce que les lunettes 3D sur le nez pendant 3 plombes, ça fait maaaaal!
C'est louuurd une paire de lunettes 3D, ça pèse sur l'arête du nez, ça gêne pour se moucher (Et quand on sort un film en hiver mon petit James, 'scuse-moi de te le rappeler, il faut penser qu'il sera vu par une Patat'enrhumée). En plus c'est taille standard et moi j'ai un petit nez: ça n'arrêtait pas de glisser!
Et puis la 3D c'est bien mignon, mais c'est pas naturel, niveau vision: il faut constamment ajuster, accomoder, lutter pour ne pas loucher.
Bref, 2h40 plus tard, c'est une Patate bien mal en point qui a regagné ses pénates.

Mais sinon Avatar en 3D, je le recommande à ceux qui ne l'ont pas encore vu.
Il en reste?

lundi 15 février 2010

Pour le vampire, et le meilleur

(Je suis TROP fière de ce titre)
(Pitié, dites-moi que personne ne l'avait encore fait!)

trueblood1.jpg
La Patate a toujours adoré les histoires de vampires et ne manquait jamais de se coller devant la 6 à la grande époque de Buffy la tueuse (je confesse une coupable fascination pour Spike, le bad boy peroxydé à la canine aiguisée), elle est donc ravie de ce retour à la mode du suceur de sang.

J'ai vu les Twilight, comme tout le monde (On s'y laisse prendre mais c'est quand même un peu de la grosse daube à peine bien filmée, soyons honnêtes), je suis en train de lire les bouquins (Légèrement moins daubesques, si l'on excepte l'usage de l'imparfait du subjonctif ad nauseam dans le 1er tome ... Y a des traducteurs des fois, il faudrait leur couper les doigts!), mais nous n'allons pas ici parler de Robert "pré-ado" Pattinson dont il faut sans doute avoir 14 ans pour être fan.

trueblood2.jpgLe vampire bien lisse, propre sur lui et tout bien politiquement correct, très peu pour moi.

Nous alllons parler de Stephen Moyer, alias Bill Compton. Bill "vampire" Compton, le ténébreux suceur de sang du Sud ...

Hein que ça donne envie de se faire dévorer?

Manque de bol il ne vous touchera pas, il a décidé de se fondre dans la masse ("mainstreaming", que ça se dit, même) et de ne plus (trop) boire de sang humain.

Il faut peut-être préciser que les vampires sont sortis du placard et ont fait leur grand coming-out télévisé devant les humains: ils ne sont plus un mythe mais une réalité, qui fascine ou fout la trouille, selon que l'on est un(e) "fang-banger" (Argot désignant celles et ceux qui fréquentent les bars à vampires dans l'espoir de se faire baiser mordre) ou un prédicateur bigot qui appelle à l'extermination de ces créatures aux moeurs contre-nature (Toute ressemblance avec de l'homophobie n'est évidemment pas fortuite, et pan dans vos dents, les intolérants!!)

A la place de sang humain, les vampires se désaltèrent avec ceci ...
(Servi chauffé au micro-ondes à 37° dans tous les bars vampire-friendly)

trueblood4.jpg
(Et on prononce "twoubleuuud" siouplé, le "trrroubloude" façon ma belle-soeur, ça écorche pas mal les oreilles)

On regarde en VO évidemment, parce que à-mort-le-doublage-censurage et que la vraie voix veloutée de Bill le vampire, comment dire ... mmmmmh quoi!* frisson *

Assez perplexe au premier épisode, j'ai plongé tête la première dans l'univers de la petite ville de Bon temps (trou perdu du Sud des USA, tu imagines comme les gens y sont éclairés et tolérants envers leurs voisins vampires dont ils découvrent l'existence?) et j'ai complètement craqué. Il me faut la saison 2, et vivement la 3 qui doit être en cours de diffusion sur HBO (?).
Le postulat de départ est original (Et encore, s'il n'y avait que les vampires!), la galerie des personnages est extrêmement variée et le côté vénéneux de toute la clique vampiresque est franchement fascinant.
C'est plutôt sex and blood and rock'n'roll (Coincés du tubercule, s'abstenir), avec de vrais personnages qui se complexifient au fil des épisodes, et plein de ressorts comiques qui viennent alléger la tension ... mélange hautement addictif.

Sans oublier une jolie histoire d'amour romantique et torturée entre Bill et la jolie Sookie, pour ravir les Patates midinettes.
Sookie Stackhouse d'ailleurs, c'est un cas: jolie blonde à la voix super énervante et à l'air super niais, on apprend finalement à la connaître et à l'apprécier. (Surtout que contrairement à Bella ou Buffy, toute vierge qu'elle soit, elle ne joue pas les effarouchées, elle!).

Oh, et je vous ai parlé du générique de la mort qui tue??!!
trueblood3.jpg Et de Bill Compton le beau ténébreux à crocs dont je suis accro? (Oui elle est nulle, je sais, même pas honte)


Ah ouais, j'ai peut-être dû le mentionner en passant.


Mais avouez que ça donne envie d'être dévoré(e), non?

Je VEUX la saison 2 je vous dis!!



Grrrrr

Potato-Scriptum: on me souffle dans l'oreillette des commentaires que cette série est le nouveau bébé de monsieur Six feet Under ... pas étonnant qu'elle soit aussi bien léchée et que j'aie tout de suite accroché.


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