(Tu noteras mes z'efforts z'orthographiques pour éviter les hordes de Gogol'obsédés déçus de ne finalement rien trouver de croustillant à se mettre sous la... dent)
Sans doute que vous avez déjà tous fait ça dans votre vie, gros cochons de lecteurs de mon coeur, je ne prétends pas inventer l'eau chaude ici, mais il se trouve que votre tubercule préféré est une sainte nitouche délicate princesse qui n'a commencé à apprécier l'alcool que tardivement. Et toujours modérément bien aidée il faut dire, par le fait qu'après 2 verres je commençais déjà à marcher de travers.
Je n'avais donc encore jamais eu le douteux privilège d'être bien grave beurrée, limite ivre morte.
Oh, un peu pompette, oui (Spécial dédicace à Florence Foresti); jusqu'à passer la soirée à rire comme une clé à molette avant de ronfler m'endormir délicatement sur un coin de canapé (Oui oui, la fille qui bave ronque sur le tas de manteaux dès le milieu de soirée, c'est moi !) ou jusqu'à renverser quelques verres/assiettes dans l'enthousiasme d'un discours ébrieux.
Parfois même sacrément pompette; jusqu'à passer la soirée à rire comme une clé à molette avant de rouler des pelles à droite à gauche (Apolitique, je suis) pour finir par tituber vers un coin de canapé et m'y mettre à ronfler endormir délicatement, au grand dam du propriétaire de l'autre langue qui se voyait déjà en haut de l'affiche d'un porno starring Dame Patate (Sauf que le tas de manteaux, les ronflements, la bave aux lèvres, va savoir pourquoi, ça ne l'emballait pas).
Mais grave beurrée au point de ne plus tenir debout et de manquer vomir sur les chaussures du gars en train de me peloter les nichons ? Alors là, jamais !
Bon, il m'était aussi déjà arrivé de faire du seske dans un léger état d'ébriété.
Même que c'est plutôt sympa, ça fait sauter 2-3 inhibitions, on voit la vie en rose bonbon, on trouve tout super rigolo (Même quand ta petite culotte reste coincée dans le talon de l'escarpin et que tu finis le strip tease en sautillant sur une jambe à travers la pièce, hu hu hu, ho ho ho, trooop le fun !).
Et puis on ne se prend pas trop la tête sur des détails comme "oh merde je suis pas super-épilée" (T'façon les mecs en pleine bandaison s'en fichent comme de leur première branlette chaussette) ou bien "c'était quand ma dernière douche, déjà ?", ou encore "va-t-il voir ma couche de cellulite de 2 millimètres s'il me prend en levrette ?" (Réponse : non, t'façon il ne voit même pas tes poils au mollet, faut-il le rappeler ?).
Et si au petit matin on n'a pas trop envie de revoir le coup d'un soir, l'excuse est toute trouvée : on était gentiment bourrée mais là ça va pas être possible, pas êtreuh possibleuh on reste copains ? Allez, tchô hein !
Mais me retrouver je ne sais trop comment, ivre morte et à poil sous un gars qui fait sa petite affaire sans trop se préoccuper de savoir si je suis encore assez consciente pour l'apprécier, non, cela ne m'était jamais arrivé. Et ce n'est pas aussi sympa que l'on veut bien le faire croire dans les films underground ou les romans branchés.
Est-ce la sensation un rien schizophrène de flotter hors de ton corps tandis que le lit, la fenêtre, la porte, tanguent tout autour et que tu observes froidement ce qui arrive à l'autre Patate, sous les draps tout là-bas en bas ?
Est-ce la nausée qui revient à chaque coup de reins et qui te fait considérer la très réelle possibilité de bientôt lui vomir à la figure tout l'alcool de la soirée si cela ne s'arrête pas ? (Sans même s'inquiéter que merde, ce sont MES draps !) (La Patate qui flotte tout en haut le note d'un air détaché, la Patate qui se fait "secouer" tout là-bas en bas ne s'en soucie même pas, occupée qu'elle est à contrôler son estomac)
Est-ce le soupçon de honte à l'idée que si tu fermes la bouche, ce sera beaucoup plus facile de ravaler ton vomi plus vite fini que si tu commences à expliquer pourquoi finalement tu ne t'éclates pas plus que ça ? Ou ce soulagement qui te submerge quand enfin, il se rhabille et disparaît par la porte d'entrée, et que ouf ! tu ne vomiras pas sur tes draps ?
No lo se.
Mais je peux te dire que la gueule de bois, le lendemain, est bien pire si en plus d'être malade comme un chien, tu te réveilles avec l'impression que c'est fini pour toi et que le seske ne sera plus jamais aussi bien.

P.Q.R = délicate et branchouille abbréviation de "plan cul régulier" (variante : PCR, pour les puristes de l'acronyme), ayant de nos jours remplacé le désuet "amant" de nos aïeux ou le vulgaire "plan baise" de la génération précédente.
Donc, j'ai 



